écume — AlexielっAntigone

Antigone Fawkes
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écume — AlexielっAntigone Jeu 20 Juin - 1:23


écume
Antigone & Alexiel
Le soleil avait mordu sa peau toute la journée depuis trois jours, le sable avait dessiné des arabesques sur la plante de ses pieds nus et la soie de sa robe blanche avait entamé une nouvelle danse ce soir-là où le vent en légères brises s'était levé pour embrasser ses cheveux qui chatouillaient ses bras. L'horizon s'était habillé de couleurs du crépuscule et Antigone ne put s'empêcher de penser à Aster et à ce orange qui lui allait si bien.

Il y avait dans son cœur des mélodies de mélancolie, qui chantaient sous la forme de sourires et d'amours des sons de tristesse. Si loin de tout, aux brises de l'été qui lui était si doux, elle se sentit tout à coup lourde de maux dont elle ne s'expliquait les origines.

Elle fit un léger mouvement de la tête lorsqu'un bruit derrière elle vint s'inviter dans l'orchestre des vagues et du vide. Elle tendit son bras vers l'arrière, ses doigts ouverts, appelant à l'aide.

« Serre-moi fort. »

Elle se retourna doucement, pour voir son visage, et sur le sien s'était peint un sourire qui ne voulait rien dire sinon qu'elle était heureuse d'être là ; avec lui ; malgré toute la tristesse qui plombait ses jambes et son cœur las.

« Serre-moi dans tes bras, je suis malade ce soir. »
Alexiel K. Prewett
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Re: écume — AlexielっAntigone Jeu 20 Juin - 11:35



Dans l'océan de tes yeux



Tes pieds nus s’enfouissent dans la chaleur du sable alors que le vent fouette ton visage, emmêle tes cheveux dans une danse folle contre laquelle tu n’as pas la force de lutter. Les mots de ta belle-mère repassent dans ta tête.

« Tu vas encore t’amuser ? » avait-elle dit avec cet air pincé qui est le sien, cette lueur de dégoût qui est la sienne.
« Ne vous inquiétez pas, madame, je prendrais soin de profiter en votre honneur. » avais-tu répondu.

Ça avait été un échange pour le moins banal, sur le ton habituel. Tu avais aimé voir cette étincelle furieuse dans son regard, parce que tu savais très bien ce qu'elle comprenait de tes mots et ça t'en amusait. Tu avais cessé depuis longtemps de vouloir briller à ses yeux. Comme dirait Clark, cette femme était moins Prewett que tu ne le serais jamais. C'était ta petite victoire, ton petit moment de mesquinerie face à cette personne qui n'avait jamais pris le temps de te connaître, jamais pris le temps de t'aimer, d'être une mère. Même le bâtard hybride vaut mieux que la pièce rapportée. C'était une victoire que personne ne pourrait t'enlever. Tu parcours la plage, profitant du temps, de ce moment suspendu loin de Poudlard, loin du manoir. Ici, tu es chez toi. Un petit coin de paradis, dans un temps qui n'était que votre. À toi. À elle. Parce que tu n'es pas venu seul, Alexiel. Tu ne viens jamais seul nulle part. Ton regard émeraude se pose sur sa silhouette magnifique au loin, sur la blancheur du tissu de sa robe qui vole au grès du vent, dévoilant ses jambes superbes, ce corps à l'origine de bien des maux. Elle est comme toi. Maudits ensembles. Contraints de vivre la même malédiction. Poison qu'il est interdit de goûter. Tout comme toi, Antigone est une rose pleine d'épine. Antigone est, tout comme toi, maudite. Et c'est peut-être cette malédiction partagée, c'est peut-être cette compréhension mutuelle qui fait que tu ne peux pas te passer d'elle. Antigone te comprend, Antigone sait comment fonctionne un cœur vélane pour en avoir un. Tu ne peux imaginer de vacances dans lesquelles elle n'est pas.

Tu t’approches d’elle, elle tend le bras. Tes doigts s’entremêlent aux siens. Tu n’as pas besoin qu’elle le dise pour le savoir. Tu connais ce regard. Tu connais cette lourdeur, cette lassitude, ce vide qui est le vôtre. Condamnés à ne jamais connaître l’amour lorsqu’on est demi humain… N’y a-t-il pas de plus grand maux ?

« Je sais. »

Tu tires cette main délicate vers toi, tu serres ce corps fragile contre toi. Vos cheveux bataillant contre le vent, tes lèvres cherchent son front, puis sa joue. C'est dur de la voir comme ça, c'est te faire mourir à moitié que de la voir aussi diminuée. Tu connais le poids d'une telle malédiction. Mais Antigone, ce poison elle veut le goûter. Cette maladie mortelle, pour vous, qu'on appelle l'amour, elle veut la contracter. Toi, tu es effrayé à l'idée d'y succomber un jour. Aimer, c'est vous condamner. Tu ne veux pas la voir condamner. Pourtant, pourtant, Antigone est telle un cheval fou dont tu ne peux arrêter la course. Et ça te tue. Et ça te rend malade. Les coups qu'elle reçoit, tu les reçois aussi. Antigone est comme une extension de ta chair, de ton sang, de ton être. Antigone, tu pourrais détruire le monde pour elle. Antigone est comme Avalon, une conséquence de ta malédiction, un reste, une force contre laquelle tu ne peux te battre. Elle est là, sera toujours là. Que tu n'es pas succombé ne change rien au fait que, tel le chevalier, tu es liée à elle par un serment intime que tu ne veux et ne peux pas briser.

« Que puis-je faire pour te prendre un peu de ton mal ? Dis-moi, Antigone, et je ferais. »


feat Antigone

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Re: écume — AlexielっAntigone Ven 9 Aoû - 18:25

Antigone avait toujours été fière de sa nature ; sa race ; son sang. Elle était fière de sa mère sans l'avoir connue, fière du nom qu'elle aurait porté, fière de son identité. Devant les autres, les sorciers, elle n'aurait jamais avoué que ça lui faisait tant de mal ; elle n'aurait jamais avoué avoir, en fait, honte ; elle n'aurait jamais avoué pas par orgueil mais par dignité. Avec Alexiel elle pouvait le dire, avec lui elle pouvait tout être, entièrement elle-même. Il n'y avait pas de danger à se confesser.

« Je veux que tu m'aimes. »

Elle ferma les yeux. Être une enfant adoptée n'avait jamais été facile à vivre : même si elle savait pour ses parents, les blessures étaient réelles et demeuraient intactes, malgré tout le baume qu'elle pouvait mettre dessus. Sa détresse était irraisonnable.

« Je veux que tout le monde m'aime, mais pas comme ils m'aiment parce que je suis belle. Je veux qu'ils m'aiment pour de vrai. »

Elle secoua la tête. Peut-être que c'était vrai, que l'amour lui apporterait une quelconque rédemption ; cependant au fond d'elle elle savait qu'elle se leurrait. Ce qu'elle cherchait n'était pas à l'extérieur et ne venait certainement pas des autres.

« Je veux aimer. »

Elle ferma les yeux, se laissa bercer par les bras de Alexiel qui l'enserraient. Elle se sentait toute petite, toute peureuse au creux de cette détresse qu'il était le seul autorisé à contempler de manière si décomplexée.

« Je veux tomber amoureuse. Mais ça fait si peur, Alexiel, c'est si dur d'accepter que mon coeur batte. »

Un sanglot s'échappa d'elle avant d'être suivi par un sourire.

« Comment tu fais pour ne pas en vouloir ? Je n'arrive pas à comprendre. Moi, c'est comme si l'amour m'appelait, tout le temps, et que je rêvais de me jeter dans ses bras, mais que c'était impossible. »
Alexiel K. Prewett
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Re: écume — AlexielっAntigone Ven 9 Aoû - 19:45

Ecume
Les amants maudits

Tu la berces comme une berce une enfant, tu viens caresser son dos, embrasser son front. La voir pleurer, Antigone, c’est te marquer dans ta chair, c’est de poignarder, te mettre à vif. Antigone ne devrait jamais avoir à pleurer, pas elle, n’importe qui tu accepterais, mais pas elle. Tu sais Antigone fragile, tu sais que sous sa carapace, sous cette armure qui oublie et trouble il y a cette fleur délicate, tellement fragile, qu’un rien peut faire mourir. Cette fleur a besoin d’un environnement particulier, elle n’est pas adaptée au monde qui l’entoure. Cette fleur, portant magnifique, pleure sa beauté, elle en souffre, elle s’épanouit dans sa souffrance, dans le regard faussé des autres. Tu le sais, parce que tu es une fleur semblable, Alexiel. Semblable, quoi que bien plus laide. Alors tu la berces, Antigone, tu embrasses de nouveau sa tête, tu respires le parfum enchanteur de ses cheveux, tu fais appel à toute la douceur dont tu es capable. Tu ne permets à personne de ne lui faire du mal, mais tu es incapable de lui interdire de s’en faire. Tu prends garde à laisser cette frustration, presque viscérale, loin dans le fond de ton crâne.

« Je sais. » répètes-tu doucement.

Alors tu la berces encore, tu sais que tu ne peux punir personne, tu ne peux pas régler ce problème à coup-de-poing ou d’humiliation. Ce serait extérieur, tu t’en serais donné à cœur joie pour réduire en poussière l’être ou la chose responsable de ses maux. Seulement ce n’est pas extérieur, c’est totalement intérieur. C’est dans ses veines, dans sa tête, dans sa chaire. C’est comme ça, c’est une fatalité contre laquelle tu ne peux pas te battre. Pourtant, dieu seul sait ce que tu aurais été capable de faire contre cette fatalité si tu le pouvais. Tu renversais le monde. Tu le brûlerais si tu en avais l’occasion. Mais tu ne peux pas. Impuissant, tu ne peux que regarder la fleur d’amour d’Antigone s’épanouir dans la tristesse. Alors tu la sers en peu plus. Il y a quelque chose que tu peux essayer de faire, cependant. Quelque chose que tu ne veux qu’avec de rares personnes. Tu peux lui être honnête franc. L’amour… Toi aussi, tu le ressens.

« Une partie de moi en a envie, t’as même pas idée à quel point. » Lâches-tu dans un murmure douloureux pour ton égo. « Tu sais, Antigone, il y a des gens dont je suis amoureux. Enfin… Amoureux, c’est un attachement particulièrement fort, gravé dans ma chair, ce n’est pas de l’amour comme ce que cette partie de moi voudrais avoir, mais j’appelle ça comme ça, pour me tromper un peu, je pense. C’est tout comme en tout cas, c’est un attachement…. Limite. Il me suffirait d’un pas pour me laisser aller… Mais je ne peux pas. Parce que t’as raison, je suis mort de trouille à l’idée d’aimer, réellement aimer. »

C’est pour ça que malgré ton cœur qui battait la chamade, tu as rejeté Avalon. C’est pour ça, également, que tu as été franc avec Amael, dans cette tour. Tu ne peux pas donner ce que les gens attendent de toi et surtout, tu ne veux pas leur imposer ça. Parce qu’il te semble qu’aimer, ce serait de dédier tout entier à cet être unique, ce serait rejeté tout le reste, n’exister que pour lui. Hors, tu as si peu confiance en l’homme que tu te refuses de prendre ce risque. Le cœur humain et changeant et peu fiable, il trompe et blesse ses congénères, mais tue l’hybride qui est en toi. Tu ne veux pas mourir, tu as trop peur de souffrir, trop peur d’étouffer. Pourtant, tu ne peux pas ignorer la tentation que tu ressens quand tu croises Avalon, la chaleur particulière qui se dégage quand tu embrasses Amael. Tu pourrais, tu pourrais faire ce pas. Tu pourrais, mais tu as fait le choix de ne pas le faire, parce que, Alexiel, tu préfères la solitude à la déception. Tu te détaches légèrement d’elle, ton amie, ton âme-sœur, te fleure jumelle. Tu te détaches d’elle et tu colles doucement ton front au sien, tu caresses ses joues du pouce, doucement.

« Respires, Antigone. Je sais… Je sais ce que c’est que cette souffrance. Veux-tu que je te la fasse oublier un peu ? »

Antigone est comme toi, plus que n’importe qui tu sais le calvaire qu’elle traverse, le mal qui la ronge et que le commun des mortels ne peut comprendre. C’est pour cette raison que si elle te le demandait, tu serais prêt à devenir exclusif, à répondre à ses caprices, à l’épouser si elle en ressent le besoin. Pour qu’elle n’est plus à rougir de sa solitude, pour qu’elle puisse tromper le monde, se tromper elle-même. Tu pourrais lui offrir le monde, parce que s’il t’est impossible de bâtir quoi que ce soit avec Avalon et Amael il te serait possible de le faire avec elle. Parce qu’il n’y a qu’un maudit pour comprendre et endurer une malédiction. Tu pourrais te tromper toi-même, s’il est possible pour un vélane de tomber amoureux d’un autre peut-être même que ce serait pour le mieux. Seulement, là aussi tu ne peux pas. Parce que tu sais qu’Antigone ne te désir par toi, tu sais que son cœur insolent se tourne vers d’autres images, d’autres horizons et tu te doutes qu’elle ne veut pas se retrouver face à un reflet plus brisé que le sien. Alors tu ne peux qu’attendre, exécuter ses ordres, la soulager et la servir comme tu sers ta famille. C’est ta compensation, le prix que tu payes pour ne pas être cet autre chose qu’elle recherche. Tu la sers comme tu servirais Avalon si elle te le demandait. Tu sers, parce que tu ne sais rien faire d’autre.

« Tu sais que je t’aime, hein ? Pas pour ta beauté, pour toi. Tu le sais, n’est-ce pas ? »

Antigone # ïle privée du swag (on est riche) # été 2029


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Re: écume — AlexielっAntigone Sam 10 Aoû - 21:21

Alexiel avait toujours été chevalier. Elle le savait, elle l'avait vu, il lui avait montré et dit. Il était toujours celui qui ployait le genou et jurait allégeance. Devant lui elle était comme reine d'un monde qui leur appartenait. Elle se planta devant lui, le regard lourd, la mine triste. Ses lèvres entre-ouvertes, le souffle calme, elle l'avait regardé de sous ses longs cils noirs, le silence perturbé par le seul fracas des vagues.

Il aurait tout fait, elle le savait. Il lui aurait tout fait croire, et il s'y serait tenu jusque dans sa tombe, si elle lui demandait. Il lui aurait fait vivre un idylle parfait, où ils auraient vécu la plus heureuse des vies. Et l'idée l'aurait séduite, Antigone ; elle aurait certainement aimé ça.

Elle avait avancé d'un pas pour que la distance qu'elle avait instauré une seconde plus tôt ne soit plus et ses deux mains partirent embrasser ses joues.
Elle avait approché son visage du sien.
La fièvre avait monté et entre eux une limite avait été occultée.
Au moment où ses lèvres effleurèrent les siennes, un rire bref souffla sur sa peau et creusa ses fossettes. Elle s'était éloignée sans s'être liée à lui, et secouant la tête légèrement.

« Ce n'est pas juste. »

Elle baissa les yeux et ses mains se croisèrent sur sa poitrine, quittant le visage de Alexiel. Évidemment que ça ne l'était pas. Son coeur ne lui appartenait pas.

« Je ne suis pas amoureuse de toi. Tu n'es pas amoureux de moi. Pourquoi on ferait ça ? Est-ce que ça nous rendrait heureux? »

Antigone ne voulait pas vivre dans le mensonge.
Mais entre se mentir et être éternellement triste, le choix était vite fait. Elle serra les dents.

« J'aimerais pouvoir y croire. S'il y avait un moyen, j'aimerais, crois-moi ; tomber amoureuse de toi et qu'on vive un amour éternel et sans failles, un amour qu'on aurait créé et dans lequel on se complairait. J'aimerais que ce soit si facile. »

Elle avait gardé ses yeux baissés. Il devait bien y avoir quelque chose, une potion, un sortilège, n'importe quoi. Et l'idée du Corbeau traversa son esprit, songeant que, peut-être, son pouvoir était tel qu'il pouvait la faire vivre dans un mensonge. Elle avait ravalé sa salive, chassant ces idées en secouant la tête légèrement.
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Re: écume — AlexielっAntigone Lun 12 Aoû - 15:12

Ecume
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Frisson. Ses mains sur tes joues, sa peau contre la tienne. Si c’est ce qu’elle veut, si c’est ce qu’elle souhaite, tu accepteras, sans aucune hésitation. Si elle t’en donne la permission, l’ordre, même à-demi formulé, tu lui feras oublier son chagrin, même si ce n’est que temporaire, tu es assez bien rodé dans cet art, dans cette pratique sur laquelle les tiens ferme les yeux. La chaleur humaine apporte un réconfort, bien que passager. Tu peux, tu sais que tu serais capable. Et si elle ne veut plus que ce soit passager, si elle veut que ça devienne permanant, tu t’exécuterais aussi. Tu deviendrais… Son exclusivité. Et peut-être… Peut-être alors que tu oseras le franchir ce fameux pas. Peut-être que… Peut-être que tu pourrais lui offrir ce que tu n’as offert à personne d’autre. Tu pourrais… Tu pourrais, si elle te le demandait, l’aimer sincèrement. Tu pourrais. Tu pourrais parce que tu ne supportes pas de la voir dépérir, se noyer dans cette malédiction qui est la vôtre. Quitte à être maudit, tu es près à prendre l’entièreté de cette malédiction sur toi. Tu pourrais mettre ton cœur, ta vie, en jeu si c’est ce qu’elle veut. Toi. Toi, tu ne peux pas vivre pour toi. Antigone, elle, mérite de vivre pour elle. Tu veux lui être utile, panser ses plaies, cicatriser les blessures. Tu veux prendre soin d’elle, parce que tu l’aimes. Parce qu’il y a ces sentiments limites et ambiguës, les mêmes que tu as pour Avalon et Amael. Mais Avalon et Amael sont inaccessibles et tu ne crois en rien à un avenir centré sur eux. Mais Antigone, Antigone, tu pourrais, parce que vous êtes maudits ensemble et que tu sais que mettre ton cœur en jeu ne serait qu’un juste prix pour soigner ses maux. Tu as, dans un sens, plus de confiance en elle qu’en le reste du monde. Elle se détache de toi, tu laisses un soupir franchir tes lèvres. Ton regard est neutre, ton corps calme. Elle est soumise aux houles, Antigone et elle est ballotées par des vents violents et contraires. Elle se recroqueville, souffre, et tu contemples ça impuissant.

« Heureux, ça pourrait si on ose. »

Les mots franchisent le bord de tes lèvres. Si vous aviez été des humains à part entière, vous auriez pu essayer, parce que chez les humains essayer n’engage à rien. Pour vous c’est tout le contraire. Et pourtant.

« Partager cette chaleur avec quelqu’un de cher, à défaut de rendre heureux sur le long terme, ça apaise. Ça trompe la solitude, ça te procure ce sentiment de réconfort et ça remplie quelque peu le vide que tu ressens. Ce que tu comptes faire de cette chaleur ensuite, ça ne tient qu’à toi. Tu peux la fuir ou la maintenir à distance pour ne pas la considérer sérieusement, comme moi je peux le faire. Ou tu peux l’embrasser totalement. »

C’est un choix. Un choix que vous devez faire, un choix contre lequel vous ne pouvez lutter at vitam eternam. Tu es toujours calme, Alexiel, tu fermes les yeux pour peser le pour et le contre de tes mots. Au bout de quelques secondes tu les ouvres de nouveau, tu t’agenouilles, tu lui prends la main. Il y a des sacrifices, que pour elle, tu es près à faire.

« Ce que je ressens pour toi… C’est fort. Tu es spéciale, chère à mes yeux Antigone. Quand je dis que je t’aime ce n’est pas à moitié. Quand tu souffres, je souffre, quand tu ris, je ris aussi. Les gens disent que tu es belle mais tu n’es pas seulement ça. Tu es… Tellement de choses, Antigone. Moi je le sais, parce que moi je te vois indépendamment de ton charme vélane. Si tu me le demandes, je peux te donner cette chaleur qui peut te soulager temporairement. Je te la donnerai autant de fois que tu en ressentiras le besoin. Et… Et si tu veux que cette chaleur soit permanente et bien… Je le ferais. Je te donnerai ça… Je peux. Je peux t’aimer comme tu voudrais qu’on t’aime. Si je dois un jour donner cela à quelqu’un, alors autant que ce soit à toi, parce que tu mérites ça plus que n’importe qui d’autre, Antigone. »

Antigone # ïle privée du swag (on est riche) # été 2029


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