Nosce te ipsum ○ feat Cole.

Vanille Orfeo Marchisio
Professeur d'étude des moldus
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Vanille Orfeo Marchisio
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Nosce te ipsum ○ feat Cole. Sam 3 Aoû - 20:33

PEACEFUL
 
feat cole tucker
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Parfois, le silence n’était pas synonyme de malaise. Parfois, il était apaisant et laissait libre cours aux interlocuteurs, le temps de réfléchir, d’organiser ses idées, arguments, et cætera. La sorcière chérissait ces moments d’accalmies à leur juste valeur, car pour elle, ils étaient aussi rares qu’intenses. Pour une empathe, être seule dans sa tête était parfois impossible. La réflexion était souvent interrompue par une émotion qui venait de nulle part. Une véritable plaie. Le prétexte était ainsi tout trouvé pour la demoiselle, d’éviter la grande salle le plus possible. Parfois, elle ne franchissait même pas la porte ; se contentant d’utiliser la magie pour lui apporter à manger.

Et bien qu’elle n’avait aucunement l’intention de montrer ses talents, elle y fut obligée. Car une fois encore elle n’eut ni l’envie ni la motivation de pénétrer dans cette immense mare d’émotions. Toujours en compagnie du gamin qui ne l’avait pas quitté d’une semelle, la sorcière aux cheveux cendrés usa de ses talents pour faire venir de quoi manger. Il fut sans doute déstabilisant pour certains élèves de voir de la vaisselle et de la nourriture léviter jusqu’à l’extérieur de la salle… mais la plupart y étaient habitués. Après tout… dans un monde fait de magie où tout était possible, y’avait-il encore de la place pour la surprise ? Qui sait…

Une fois arrivés à la hauteur de la demoiselle aux cheveux cendrés, les aliments prirent leur place respective sur deux assiettes. Vanille en confia une à son compagnon d’un soir, non sans lui adresser un clin d’œil amusé, devant les quelques regards dubitatifs des élèves non loin d’eux. D’un signe de tête et toujours sans prononcer le moindre mot, Vanille intima le gamin de la suivre. Ensemble, ils parcoururent le chemin en direction des parcs, avant de finalement trouver un banc pour s’installer. L’heure du couvre-feu n’étant plus très loin cependant, il y avait encore quelques élèves qui traînaient par là, mais ceux-ci vaquaient à leurs occupations et ne semblaient pas se préoccuper le moins du monde de la sorcière et de son acolyte flemmard.

Enfin pas tout à fait. Sur son passage, Vanille capta occasionnellement des regards en sa direction, ou celle de Cole, elle les ignora. Elle était bien trop occupée à faire léviter son assiette jusqu’à lui trouver une place adéquate : entre elle et Cole. Pour frimer un peu, elle s’amusa à attirer une pomme de terre jusqu’à sa bouche, avant de la dévorer goulûment. Sa malice ne connaissait donc t-elle aucune limite ?

Et enfin, après de longues minutes sans dire un mot, elle prit la parole ; cassant le silence à coup de marteau, d’une déclaration qui dicta instantanément la teneur de cette conversation : le sérieux.

Pose tes mirettes sur moi gamin. On va faire un petit exercice très simple. Lorsque tu poses tes yeux sur moi, qu’est-ce que tu vois ? Parle sans détour, je veux une franchise à toute épreuve. Pas de mensonge, pas de langue de bois et surtout pas de démagogie. Pour toi, qui je suis ?

Directe, autoritaire presque despotique, Vanille avait lancé un ultimatum au jeune homme comme un coup de poing en pleine figure. Toujours se méfier de l’eau qui dort… la tempête n’était jamais véritablement très loin après tout.

À quoi cela rimait donc ? Une seule personne en avait la réponse. Et celle-ci avait figé son regard dans celui de son interlocuteur. Le regard lourd, les premiers éclairs apparurent dans les saphirs de la demoiselle aux cheveux cendrés ; annonciateurs d’une imminente tempête. Avait-elle assujetti le gamin à son autorité pour autant ? Cela restait à voir.  
Cole Tucker
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Dim 4 Aoû - 4:02



nosce
te ipsum
o s e a


ici
l'étau des côtes semble plus leste,
camaïeu estival enflammant le ciel le dégradé toujours écœurant d'habitude mais ce soir les teintes lui plaisent
presque.
regard dans le vague assis sur le dossier du banc plutôt que comme il faut son assiette sur les genoux les bonnes manières aux oubliettes
cole picore avec les doigts ;
pour la première fois depuis des jours,
le môme a enfin de l'appétit.
oh il a remarqué les œillades rien qu'un peu insistantes
la curiosité des élèves éveillées par le moindre écart de l'ordinaire. étrange duo on s'interroge ; lequel des deux a l'esprit suffisamment vrillé pour qu'ils se retrouvent à s'accompagner ?
mais ça cole en a franchement rien à foutre.
les grésillements de l'esprit troublé enfin chassés
branché sur les ondes de vanille
enfin l'acalmie.

tour de magie dans un coin de sa vision cole hausse un sourcil en voyant vanille utiliser sa baguette plutôt que des couverts, le regard l'air de dire
les sorciers
vraiment tous des f l e m m a r d s

garde le clapet fermé histoire d'éviter les réprimandes de l'adulte qui trouverait sûrement pas très poli d'être insolent la bouche pleine, il
se contente de pousser un souffle rieur.
avant que les grands espaces ne dévorent à nouveau toute son attention.

c'est vrai qu'entre les murs millénaires
on a tendance à oublier les bouffées d'air propres au verdoyant,
qui ravivent les fragments innocents plutôt que de souffler sur les braises des colères adolescentes.
et c'est pas bien grave si on ne s'est rien dit encore
c'est pas plus mal
ça change de la grande salle et son torrent de voix démentiel dans lequel on se noierait trop facilement,
ça (le) change du silence qui règne dans sa chambre si épais comme de la mélasse qu'on étouffe à chaque inspiration.

bribes de répliques et éclats de rire lointain au loin les jeunes gens magiques s'amusent encore un peu avant l'extinction des derniers rayons sonnant le glas du couvre-feu
ça lui fait penser qu'il est bien heureux d'échapper à cette partie du règlement
il voudrait pas rater le moindre rendez-vous avec la nuit tombée.
les conversations inaudibles et le bruissement des feuilles et les exclamations au loin et
la voix de vanille qui se plante dans tout ça tout à coup.

regarde
moi
qu'est-ce que
tu vois

barrage sur le flot tranquille des songes vagabondes cole interrompt le moindre geste pour reporter une œillade désemparée sur l'adulte pour une fois c'est lui qui baisse rien qu'un peu la tête
il avait
peut-être
pensé à ça en se perchant sur le dossier
(plutôt qu'à coté de toi, vanille).
des mélodies peu familière dans l'octave choisie pour interroger est-ce que c'était de la méfiance ou bien un défi lancé pour de vrai ? ça sonne comme
une mise à l'épreuve
il croit.
t'aurais encore des envies de te battre vanille après tout ça ?

mastication en cours le coup d'œil se fronce une seconde et cole s'accorde du répit en baissant les yeux le temps de s'essuyer les mains
il réfléchit
réfléchit réfléchit
à ce qu'il voit chez toi vanille
se demande même s'il est la bonne personne pour te répondre c'est dire à quel point la question le prend de court.

— c'que t'es bizarre ce soir, vraiment
je sais plus quoi penser.


secoue la tête une fois avant de froisser la serviette en papier entre ses doigts les iris distraites s'accrochent à tout
les grands arbres au loin et l'immense étendue d'eau et le ciel incendie, les pensées qui affluent
cole en sourit de dépit.

— ...... honnêtement jusqu'à aujourd'hui ? ça m'filait de l'urticaire de t'avoir sous les yeux vanille, genre... je sais bien que je donne envie de foutre des claques des fois mais j'sais pas
t'es ni ma mère
ni mon tuteur légal je veux dire, on a rien signé tu vois ? je te dois rien tu me dois rien et pourtant tu fous des coups d'pied dans l'ordre des choses et ça me semblait gratuit parce que je pigeais pas ce que t'y gagnais.


les pupilles ailleurs jusque là
reviennent sagement dans l'assiette après s'être égarées et le môme déchire dans le cœur d'un quignon de pain un morceau de mie qu'il gobe,
active la mâchoire comme si ça pouvait l'aider à façonner les mots.
les traits de l'enfant sont si sérieux
à l'instant.

— mais j'suis pas sûr d'avoir vu juste jusque là. 'fin...
ok t'as pas grand chose à y gagner.
mais je pense pas que tu sois une mauvaise personne.


au contraire
pensé fort.
il faudrait peut-être pas se méfier de tous les adultes, finalement.
le dos de la main passe sur les lèvres
et le regard revient finalement à vanille
qu'est-ce qu'il voit ?

— alors je crois que j'vois...
une nana un peu bourrue parce que les pensées elle sait les cracher sans filtre mais les émotions même si elle reçoit toutes celles des autres, c'est pareil qu'avec les siennes, elle parvient pas toujours à décoder. et tu manques franchement de tolérance des fois
genre
relax vanille sérieux,
même si j'me doute que t'as tes raisons. enfin,
ça veut sûrement dire que t'as des principes donc tant mieux écoute.


une pause.
retour de la risette.

— puis c'est plutôt marrant à certains moments.

haussement d'épaule
la désinvolture feinte pour ne pas trop expliciter les batailles qui se sont livrées dans le cœur après ta question,
cole se donne tout de même la peine de reprendre sa fourchette pour recommencer à piquer dans son assiette, récupère son regard par la même occasion.

— ... je vois pas une ennemie en tout cas.

incertain quant à qualifier les répliques sans détour de bonne idée.
Vanille Orfeo Marchisio
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Dim 4 Aoû - 13:32

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Déstabilisé. Chamboulé par l’agressivité d’une sorcière au pouvoir de persuasion parfois diaboliquement efficace, Cole se livra. Il suffit d’un rien, un ultimatum déguisé en une question curieuse, et le garçon commença à se livrer. Vanille n’en demandait pas tant, mais elle avait obtenu des résultats à une vitesse fulgurante alors elle ne fit pas la fine bouche. Bien au contraire, elle savoura cet instant. La carapace du jeune homme s’effilochait peu à peu, pour le plus grand plaisir de la demoiselle aux cheveux cendrés. Elle fut peut-être un peu trop directe dans son attitude et ses propos, mais cela eut le mérite d’être efficace. Elle ne pouvait rien demander de plus.

L’ordre de se dévoiler déguisé en une simple question avait eu l’effet d’une bombe dans l’esprit du garçon. Ne sachant pas comment esquiver cette fois, Cole n’eut d’autre choix que de dire ce qu’il avait sur le cœur. Parfois c’était aussi simple que ça ; prendre son interlocuteur à défaut et le voir se décomposer en quelques secondes. La sorcière avait beau garder sa contenance, elle avait un tantinet du mal à cacher sa satisfaction. Les émotions qu’elle capta furent vives, intenses et surtout… sincères. Bien qu’avec elle il était impossible de falsifier une émotion, la demoiselle n’en restait pas moins joie de voir que son don était aussi affûté et tranchant qu’une lame de rasoir.

Elle en savait maintenant un peu plus sur cette étrange relation qu’elle entretenait avec le jeune homme. Comme il l’avait si bien fait remarqué : Vanille ne lui devait rien et n’était en aucun cas responsable de lui. Il avait à la fois raison et tort. Mais elle garda ses pensées pour elle, se contentant de prêter une oreille attentive aux déclarations du flemmard. Un peu trop exigeante ? Vrai, elle pouvait être aussi intransigeante si la situation l’exigeait. Car lorsqu’elle plaçait de bons espoirs en quelqu’un… elle n’aimait pas être déçue. Est-ce que le fait de voir les gens la décevoir blessait également son ego ? Il n’était pas impossible de se l’imaginer.

Après tout… sa démarche d’aider les gens était-elle vraiment sans artifice ? N’était-ce pas simplement un simple écran de fumée pour cacher ses véritables intentions : la soumission d’une personne à sa volonté. Car la reconnaissance d’une aide apportée pouvait parfois être synonyme d’un contrôle apposé sur un individu, qui n’osait alors plus contredire la personne qui l’avait tiré de ce mauvais pas, quitte à la décevoir.

Vanille ne se voyait pas ainsi. Lorsqu’elle apportait une aide néanmoins, son objectif était à la fois altruiste et égoïste. Elle n’aidait pas les gens de manière totalement désintéressée… et cela à cause de son don. Elle n’attendait pas d’eux une reconnaissance quelconque, ne voulait pas flatter son ego, non loin de là… elle apaisait les maux pour avoir la paix. La quiétude d’un esprit guéri de sa maladie permettait à la sorcière aux cheveux cendrés de ne plus avoir à supporter la négativité constante des émotions qu’elle n’avait d’autre choix que d’absorber. Ainsi elle faisait d’une pierre de coup, elle soignait les autres pour aussi s’aider elle-même, pour avoir l’esprit enfin tranquille.

La vérité crue la voila. Vanille n’aidait pas les gens par un altruisme pur, mais aussi pour elle-même. Sa démarche était-elle perverse pour autant ? Elle n’en avait pas l’impression, tant qu’elle obtenait des résultats après tout… qui pouvait se plaindre ? Cette vérité, elle ne la dévoila pas à Cole, du moins pas d’une manière aussi directe. Elle attendit patiemment de le voir extérioriser tout ce qu’il avait gardé à l’intérieur en premier lieu, avant de répliquer :

Et tu as parfaitement raison de ne pas me voir comme une ennemie. Mon intention n’est pas de te faire du mal… ni d’apposer mon contrôle sur toi. En effet, toi et moi n’avons signé aucun contrat, mais ne te méprends pas… je ne suis pas une mauvaise personne certes, mais pas une sainte pour autant.

Elle marqua une pause, puis réfléchit quelques instants aux propos qui allaient suivre, avant de reprendre :

Je n’aide pas les gens uniquement par gaieté de cœur ou parce que c’est une vocation. Mes intentions ne sont pas aussi pures que les larmes d’une vierge si tu me passes l’expression graveleuse. Néanmoins, est-ce que cela atténue mes résultats pour autant ? Non. Mes méthodes sont parfois excentriques… mais elles ont le mérite d’être efficaces dans la plupart des cas. Je ne compte pas changer qui je suis, à mon âge, c’est peine perdue.

Et après ce léger préambule, les propos qui suivirent furent aussi viscéraux que dénués de toute malice :

Quand je pose les yeux sur toi, j’y vois un adolescent paumé. Il fait ce qu’il peut pour garder sa contenance, mais se retrouve soudain dans une situation où sa répartie ne peut plus le sortir d’affaire aussi facilement qu’auparavant. J’y vois un garçon qui n’a aucune idée de ce qu’il veut faire de sa vie à cause de sa condition aussi unique qu’inconfortable, alors il se dit sans doute que foutu pour foutu, autant se laisser aller. Quelle utilité de lutter après tout… si c’est peine perdue et que ta vie est déjà foutue avant même d’avoir commencé, pourquoi se fatiguer ? Ce genre de comportement… ça m’énerve.

Clair Net et précis.
Avait-elle raison, tort, qui sait. C’est ainsi qu’elle voyait son interlocuteur et se fit un plaisir de lui dire ce qu’elle pensait de lui. Pas question de lui passer la pommade, cela n’était pas son rôle. Elle tenu tout de même à clarifier certaines choses :

Je pense que la plus grande différence entre toi et moi est la suivante : moi je sais parfaitement qui je suis. Même si je ne sais pas forcément où je vais, j’avance petit à petit quitte à me prendre des échecs en pleine poire. Sans jamais m’avouer vaincue pour autant. Noscte te ipsum : connais-toi toi-même. L’épreuve la plus difficile de la vie : se connaître et s’accepter. Et toi gamin, tu peux en dire autant de toi ? Tu sais qui tu es ? Le cas échéant, tu es capable de t’accepter ? Je suis curieuse.

Cruelle.
Poser une question pareille à un adolescent. Mais elle ne pouvait plus reculer maintenant. C’était trop tard. Avait-elle réellement foncé sans réfléchir aux poids de ses paroles ? Allons allons, il ne fallait pas se fier à son côté bourru ; ce n’était là qu’un camouflage… Vanille n’était pas stupide, mais impétueuse. La différence était énorme.
Cole Tucker
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Lun 5 Aoû - 4:26



nosce
te ipsum
le désavantage des regards trop facilement déchiffrables il se demande si les pensées y résonnaient si fort que tu devines les paragraphes derrière les mots bredouillés
vanille
il n'a pourtant pas parlé de se prendre des coups au corps ou au cœur ?
rien que de se faire un peu trop fort la guerre.
mais tu assures tout de même que tu n'as jamais voulu faire mal. et après ta première réplique cole reste silencieux, se demande
si malgré les crocs qu'il montre à chaque fois qu'un sorcier dégaine sa baguette face à lui on décèle encore des peurs ancrées dans la peau qui font frissonner l'être en entier, c'est
pas sa faute tu sais ces moments là déclenchent des réminiscences désagréables, réveillent les fragrances d'objets importants réduits en cendre sous ses yeux,
les mélodies discordantes d'enfants cruels qui se moquent de cole parce que c'est si facile de le faire flancher, si facile de l'abîmer sans le toucher.
alors tant mieux vanille
les saintes c'est tellement barbant de toute manière et cole s'est toujours méfié des angéliques alors il préfère tes expressions et méthodes atypiques,
elles ont le mérite d'être sincères même si elles foutent en rogne parfois.

l'introduction conclue cole hoche doucement la tête et la courbe de ses lèvres s'inverse se change en sourire tout à coup tandis qu'il étouffe un rire, sans te regarder
c'est étrange il a l'impression d'avoir un peu perdu à un jeu sans jamais avoir été prévenu du début de la partie.

— aah.. donc les résultats sont bons c'est ça ? faut croire que ta manière de faire fonctionne alors. après si je peux me permettre en tant que "cas" traité : les coups d'pied au cul c'était légèrement superflu.

mais bon, si c'est ça, la touche d'excentricité, on s'en remet facilement.

et
il sentait la suite arriver
cole (instinct)
avait soudainement envie de rappeler qu'il ne t'avait jamais retourné la question.
de marbre l'expression le regard de vanille vers le sien fuyant souffle la risette
entre ses mains l'assiette la serviette en papier cole la tient entre ses doigts la plie
en deux
en trois
en quatre
fébrile car on lui a dérobé ses songes les plus intimes.
ces mots qu'il connaît par cœur prononcés par vanille la sorcière repasse au stylo des phrases déjà calligraphiées
la feuille pas bien épaisse
l'encre va finir par traverser c'est sûr.
paumé, quelle utilité, peine perdue
à quoi bon
à quoi bon ?

"ça m'énerve"
toi
(et lui).

et si l'adulte avait ponctué d'un point final la tirade là tout de suite
si tu l'avais laissé avec les poèmes lus et relus mille fois
cole se serait levé sans hésiter
sans attendre
(les esquisses de réponse que tu lui livres enfin).
pourquoi crois-tu que cole interroge parfois sans se soucier des bonnes manières vanille ?  avide de savoir (comment) (pourquoi)
toi t'as l'air de savoir la marche à suivre pour pas devenir dingue à cause de tout ce monde qui fait jamais vraiment sens et
c'est ça, qui change tout ?
ce qui diffère entre vous ?
palpitant désaccordé l'assurance ébranlée une seconde
rire
(nerveux).

— putain j'étais sûr j'aurais du prendre latin au collège merde si j'avais su

je serais peut-être
capable de te répondre.
qui je suis ?

tu l'as si bien résumé vanille.
cole
n'a plus très faim.
soupir
l'assiette abandonnée sur le banc entre eux après un long moment en suspension
le môme passe ses mains sur son visage au moment de briser le silence.

— ... quoi, maintenant je suis sensé dire tout haut que tu m'as déclenché une prise de conscience post-introspection ?

le truc c'est que ça avance pas vanille, du putain de sur-place tout ça...
peut-être que si le débile que j'étais à onze piges avait pas déchiré sa lettre, ou si on m'avait laissé rester avec les gens pas extraordinaires, ça serait différent. sauf qu'aujourd'hui je suis là, à trier des bouquins auxquels je comprendrai jamais rien. et même ça c'est pas assez.


sous les doigts qui effleurent les lèvres, coudes posés sur les genoux, cole y trouve un rictus malgré la tournure des répliques.

— le jour du référendum pour l'utilisation de leur espèce de vaccin qui "guérit" les cracmols, mes vieux ont glissé des scrutins où y avait marqué "oui" dans les enveloppes. sans hésiter.

t'aurais avancé comme tu l'as fait vanille si on t'avait dit un jour qu'on pouvait te délivrer des milliers de voix qui polluent tes pensées ?

— comment tu veux que j'accepte quoi que ce soit ? c'est juste-

à vomir

j'veux dire.
ça rime à quoi ?


les ricanements moqueurs
(envers lui)
interrompus parce que sa gorge le serre
vanille
t'as mis le doigt où ça saigne encore.
et cole secoue la tête une fois avant de plonger une main dans la poche de sa veste, en extirpe un paquet cabossé dont il tire un bâtonnet empoisonné
coince le filtre de la cigarette entre ses lèvres
l'allume sans magie avec un briquet en couvrant la flamme une seconde au creux de sa paume
avant de souffler la première bouffée par le nez
ça permet de défaire au moins un peu le nœud qui enserre la trachée.
plus un bruit le gamin les yeux dans les yeux avec les étendues devant eux
si
insatisfait de sa réponse
ne revient pourtant pas sur le choix des mots.

— j'suis tout le temps en colère j'crois.

ça, il l'accepte. mais pas le reste
car accepter le reste ce serait cesser l'effusion et cole
il ne sais pas comment fonctionner autrement (encore).
tu crois qu'on peut faire quelque chose de ça vanille ?
Vanille Orfeo Marchisio
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Lun 5 Aoû - 20:12

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Un cas traité.
Vanille déglutit lorsqu’il prononça ces mots. Elle voulut le reprendre, mais préféra garder le silence, laissant le gamin extérioriser ses émotions. Inutile de dire que tout ce qui émanait de Cole à cet instant ne respirait en rien l’assurance dont il faisait preuve en temps normal. Appréhension, rejet de soi, rien de bien folichon. La sorcière garda un silence de plomb, écoutant avec une attention toute particulière ce qu’il avait à dire. Car elle avait beau savoir ce qu’il ressentait, elle voulait savoir pourquoi. Cela lui permit à la fois de confirmer ses soupçons et d’en apprendre plus sur le gamin au passage. D’une pierre deux coups.

Pour Vanille, le problème ne venait pas véritablement de lui, mais de ce qui l’entourait. Cole était comme un poisson qu’on avait tiré hors de l’eau, le monde des sorciers lui avait visiblement été imposé et il semblait avoir développé une certaine aversion pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la magie. Paradoxalement, il n’avait pas l’air de mépriser tous les sorciers, la preuve : il se livrait actuellement à une sorcière ; une née-moldue certes, mais détentrice de pouvoirs magiques sans aucun doute et plutôt deux fois qu’une.

Nosce te ipsum. Une notion fondamentale pour le développement d’un être humain. Comment être épanoui sans savoir qui l’on est, sans s’accepter ? Pour la demoiselle aux cheveux cendrés, c’était tout bonnement inconcevable. Elle en savait quelque chose, elle en était la preuve vivante. Vanille avait mis du temps avant de concevoir l’idée d’accepter sa condition… beaucoup de temps ; mais aujourd’hui elle était fière de dire que son abyssale remise en question l’avait mise dans le droit chemin.

Cole était un cas différent. Qu’il était dans le mauvais endroit ou bien entouré des mauvaises personnes, Vanille estimait que le problème ne venait qu’en partie de lui. Elle aurait pu amèrement regretter d’avoir demandé au gamin ce qu’il pensait de tout cela, mais finalement, plus de peur que de mal.

Les coups de pied au popotin ne sont peut-être pas bons pour ton derrière, mais c’est bon pour mes nerfs. Ça me soulage parfois de cogner un peu les gens, faudra t’y faire gamin.

Elle ricana. La plaisanterie n’eut en aucun cas le but de détendre l’atmosphère… car au final cela n’était pas vraiment une vanne, juste une condition sine qua non pour traîner avec elle : parfois, fallait cogner pour se calmer. Brutal, mais efficace.

La cigarette dans la bouche du gamin, la demoiselle ne s’offusqua pas bien au contraire. Cependant, il fumait quelque chose qui n’était pas au goût de la sorcière… et naturellement, elle ne se fit pas prier pour le lui faire remarquer… à sa façon.

Il ne suffit que d’un claquement de doigts. Plus de cigarette. Celle-ci s’évapora en même temps que la fumée qui s’échappa de la bouche de son interlocuteur. Celui-ci, surpris, tourna le regard vers la demoiselle et remarqua qu’elle n’avait pas sa baguette dans les mains. Dubitatif, Vanille s’empressa alors de lui fournir une explication.

J’ai beaucoup voyagé. J’ai notamment passé quelques années avec une Africaine qui avait étudié à Uagadou. Une descendante d’une longue lignée de sorciers purs très attachés à une utilisation différente de la magie : sans baguette. Celle-ci n’étant considérée que comme un outil chez eux, elle apprit la magie différemment. Je fus à la fois curieuse et dubitative de constater qu’avec l’entraînement adéquat il était possible de lancer des sortilèges uniquement avec les mains. Il m’a fallu du temps, mais j’ai appris quelques petits trucs… même si sans ma baguette, je suis vite perdue.

Elle marqua une pause, puis refit une démonstration de ce qu’elle avait appris. De sa poche sortit alors un petit récipient en métal de deux pouces de largeur et de longueur. La boîte s’ouvrit et un joint vint alors se coincer entre les lèvres de la sorcière. Celle-ci tendit la main vers Cole dans un regard l’intimant de lui prêter son briquet. Par chance, le gamin comprit vite et la demoiselle put allumer son petit plaisir du soir. Dans un clin d’œil espiègle, elle fit ensuite léviter le briquet jusqu’à la minime du jeune homme, avant de reprendre la parole, tout en tirant une latte sur son joint :

Ta cigarette empestait.

L’odeur du tabac ne la rebutait normalement pas, mais celle que consommait Cole, c’était une autre histoire. Le joint coincé entre son pouce et son index, elle le tendit en direction du petit et insista lourdement pour s’en libérer :

Tire là-dessus gamin, ça va te détendre. Je ressens ta colère et elle me met mal à l’aise. Alors, tire et ne pense même pas à crapoter sinon je te refais le portrait à coup de talons. Normalement ça aide aussi à délier les langues, mais… on a déjà passé ce stade.

Message reçu visiblement.
Alors que Cole pouvait penser que la sorcière avait oublié ses paroles, Vanille ôta la moindre bribe d’interrogation à l’aide de sa prochaine tirade :

T’as quoi gamin… 15-16 piges ? Peut-être plus ? Tu t’attends à quoi au juste ? Tu penses que tu vas trouver la réponse à ma question comme ça en claquant des doigts ? T’es con ou tu le fais exprès ? Huh… nom de nom… si tu veux mon avis sur la question, je pense que tu n’es pas véritablement à blâmer, sinon ne je perdrais pas mon temps avec toi. Je pense que tu es au pire endroit possible pour toi. Tu sembles ressentir un profond dégoût du monde magique et je peux le comprendre. Est-ce que cela va durer ? Qui sait. Je suis une sorcière et tu ne me détestes pas, preuve qu’il est possible pour toi de cohabiter avec ce qui touche à cet univers finalement. Tu es encore très jeune alors tes choix sont limités… mais lorsque la palette de tes options commencera petit à petit à s’élargir, pourquoi pas tenter ta chance ailleurs ? Pour le moment ? Encaisse, sois courageux, garde la tête haute en toute circonstance. Évacue ta colère du mieux que tu peux. Et à la moindre occasion… tourne le dos à tout ce qui cristallise ta haine et ton dégoût.

Elle réfléchit quelques secondes… puis conclut :

Mais ne tourne pas le dos à ceux que tu aimes… même s’ils font partie de ce monde que tu sembles tant détester. Ne me tourne jamais le dos… ou sinon tu connais la musique pas vrai ? T’en fais pas, si l’on en vient aux mains, ça se fera sans baguette, pas besoin de ça pour te mettre une branlée après tout.

Directe, franche, encore une fois fidèle à elle-même.
Du Vanille dans le texte.
Cole Tucker
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Jeu 8 Aoû - 7:36



nosce
te ipsum
ça n'a même pas fait d'étincelles c'est
comme si on avait pressé ctrl + alt + del dans la vraie
un bug dans la matrice
disparue la nicotine.
battement de cil l'impression d'avoir rêvé cole l'enfant colère oublie une minute d'être furieux.
c'est qu'il a du mal à s'en empêcher malgré l'instinct de survie qui lui hurle de fuir le surnaturel à tout prix parfois il a envie d'assister à l'inexplicable.
il a (presque) l'air curieux lorsqu'il t'écoute expliquer ton petit tour de magie vanille
(c'est pas courant un prestidigitateur qui révèle le "truc")
c'est
rare un sorcier qui prend le temps de l'éduquer. d'habitude on se dit que cole de toute manière ça le regarde pas qu'il est sûrement un peu trop bête un peu trop différent pour s'intéresser.
et pourtant
malgré l'organisme privé de sa détente à fumer malgré les doigts qui se joignent et s'entrecroisent nerveusement tandis qu'il reste patient
cole finit par esquisser une risette faiblement divertie par le passe-passe original de l'adulte.
le feu dans les mains de vanille
c'est bien ce qu'il croit ?
le môme s'amuse en voyant l'ainée tirer une latte sur un autre genre de bâtonnet empoisonné.

— ... c'est là-bas aussi qu'on t'a appris à en rouler des comme ça ?

ricanement narquois
avant de hausser un sourcil face aux encouragements
(quasiment un ordre).
l'orage qui menace les émotions (toujours) gronde un peu trop fort à ton goût vanille alors cole se contente d'acquiescer
hoche une fois la tête avant de saisir le cône entre le pouce et l'index
porte la douceur à ses lèvres
inspire
doucement
le regard bas.
fumée sereine envahit les poumons anti-cyclone équilibre la météo des émotions
le souffle
bloqué quelques secondes
le temps pour la substance d'envahir le sang correctement
et cole ferme les yeux au moment d'expirer lentement.
écoute docilement les paroles sages.

n'importe quel adulte lui aurait dit ça il aurait prit peur il se souvient de sa mère de son père à l'unisson qui le suppliaient d'être courageux
de prendre les bonnes décisions
les discours moralisateurs qui cristallisaient systématiquement l'effroi
réveillaient aussitôt des pulsions de résistances.
mais cette fois avec tes mots bien trop chargés de vécu ça sonne pas creux ce que tu lui dis vanille c'est pas pour jouer la grande personne au courant de tout
les incertitudes et les sentiments honteux assumés
ce n'est pas
grave
de ressentir tout ça
on a le droit d'être en colère parfois.

muet le garçon
les yeux rouverts depuis un moment qui fixent un point quelque part aux pieds du banc où vous êtes assis cole entend
pas seulement
cole écoute, cole comprend
pour une fois
fume en silence tandis qu'il n'a pas l'air résigné
(conciliant, plutôt).
les derniers mots qui troublent le visage impassible malgré lui les lippes se crispent avant d'autoriser un sourire et
cole baisse la tête
se retrouve à rire par ta faute vanille même si c'est très sérieux ce que tu dis il sait bien
ne tourne pas le dos à ceux que tu aimes
(ne me tourne pas le dos)

gamin espiègle tout à coup regard railleur revient à toi.

— haha ça y est vanille t'es convaincue de m'avoir amadoué ? ce que t'as l'air sûre d'avoir une place dans mon cœur !

le môme pouffe de rire un instant mais c'est que tout ça dédramatise la situation il a quasiment envie d'y croire
(au fait qu'on peut se débrouiller sans trop savoir comment)
et puis si toi tu y vois un peu d'espoir
alors ça ira
il pense.
dernière latte
et cole rend ce que tu lui as offert
l'attitude plus limpide il admet.

— mais ouais, à toi je peux faire la promesse j'imagine. nos bagarres me font marrer mais je préfère quand ça s'arrête un peu des fois.

comme tu dis
je te déteste pas vanille loin de là.
regard en direction du château une fois que c'est toi qui a de quoi fumer à la main cole joint les siennes entre ses genoux
songeur quelques secondes
les épaules se haussent pour ponctuer.

— on verra bien...

... tu sais tout me fout pas en rogne ici. y a quand même des choses que je trouve sympa.


souffle rieur.

genre ton petit numéro d'un claquement de doigt.

rien que pour ça il voudrait bien tenter d'être sorcier cinq minutes.

— nan je sais pas, des fois quand je m'ennuie à la bibliothèque et que t'es pas sur mon dos je me promène
j'entends des bribes de cours
et dans le parc y a toujours des élèves qui s'exercent pour le quidditch ou bien l'autre sport de sorcier bizarre sur les bestioles à moitié cannassons qui volent ;
je peux pas dire que ça m'intrigue pas quand même un peu.. même si ça demande des efforts et qu'ils ont l'air de lutter tout le temps pour tout... au final tout le monde a l'air de s'amuser.


d'être à sa place.
silence la faute à l'esprit qui vagabonde
jusqu'à ce qu'il reporte son attention sur ses doigts entremêlés
avant de tourner la tête vers l'adulte
point d'ancrage bien réel dans l'univers parfois trop vague du château.

— y a sûrement des choses que tu pourrais m'apprendre nan ? vider des étagères ou faire apparaître des bédots d'un coup de baguette magique c'est cool mais j'm'en fous un peu.. mais des trucs utiles, p't'être.

et il te regarde à moitié, cole,
(mange les syllabes de ses mots comme s'il était honteux de les prononcer en entier)
la requête peu assurée lui qui se sert sans demander d'habitude
hésite tellement.
Vanille Orfeo Marchisio
Professeur d'étude des moldus
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Jeu 8 Aoû - 21:24

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Sans juger, sans prononcer le moindre mot, Vanille écouta les dires du garçon. Les dissonantes émotions qui habitaient le jeune homme semblèrent s’harmoniser au fil des minutes qui passèrent ; au rythme des lattes qu’il tira. Le regard dans le vide, la sorcière songea aux propos de son interlocuteur. Au fil du temps il se dévoila davantage et cela ne fut pas pour lui déplaire. Il ria, s’exprima avec un enthousiasme qui donnait un peu de baume au cœur de la demoiselle. Celle-ci n’avait pas achevé son travail pour autant… elle se doutait bien que celui-ci allait être de longue haleine.

Mais ainsi soit-il. Vanille ne reculait devant aucun défi. Elle l’avait fait une fois, plus jamais. Elle s’en était fait la promesse, n’avait aucunement l’intention de la briser. Elle avait bien des défauts, mais abandonner lorsque la difficulté semblait trop grande ? Jamais de la vie. Sa volonté d’acier pouvait déstabiliser. La passion dont elle faisait preuve pouvait impressionner, peut-être même rebuter, mais elle ne changeait pas ce qu’elle était pour autant. Elle ne s’adaptait pas à ses interlocuteurs, elle les forçait à se plier à ses termes. Lorsque cela ne fonctionnait pas, elle entrait en conflit, sans peur, car les émotions auxquelles elle était confrontée ne lui faisaient plus peur désormais.

Cole en tout cas, semblait accepter cette ardente détermination. Il s’était jeté dans le volcan et ne semblait plus avoir peur. Vanille ne pouvait dire avec certitude qu’il lui faisait totalement confiance, mais une chose était certaine : Cole tenait la professeure en haute estime. Sans doute parce qu’elle était franche, lui délivrait la vérité nue de tout artifice. Et c’est ce dont il avait besoin. Pas d’une berceuse pour l’endormir, mais du marteau pour lui matraquer la tête à coup d’ondes positives, dissimulées dans des railleries et des coups de pied aux fesses… à l’occasion un petit joint de temps en temps, soyons fous !

Que pouvait-elle lui apprendre ? Elle ne sut quoi lui répondre, alors elle se contenta de répondre à sa toute première question d’un ton amusé :

Nan, les joints c’est ma mère qui m’a appris… enfin pas tout à fait, c’était une sale habitude qu’elle avait : rouler de bons gros bedos devant ses gosses. Peut-être que je l’imite aujourd’hui par simple mimétisme. À l’occasion lorsque je fume, je pense à elle et cette sale manie. Étonnement, ça me donne le sourire. Il faut savourer les petits plaisirs de la vie Cole… parce qu’elle passe vite, parfois plus vite qu’on ne le croit, on qu’on le voudrait.

La gorge de la demoiselle se serra l’espace d’un instant. Elle avait depuis longtemps fait le deuil de la perte de sa chère et tendre maman ; jamais elle ne l’avait oublié néanmoins. Sur son lit de mort, elle lui avait juré une chose : être heureuse. Alors Vanille trouva son bonheur dans les petits plaisirs du quotidien et cela lui suffisait. Elle n’avait pas besoin de plus.

La sorcière s’éclaircit la gorge. Sachant qu’elle avait laissé une interrogation en suspens, elle y répondit comme d’habitude, avec franchise :

Des trucs utiles hein ? Ça dépend de ce que tu juges utile gamin. Ça dépend de ce que tu veux faire. T’es encore trop jeune pour te poser ce genre de question. Et si à ton âge tu ne sais pas claquer des doigts, c’est qu’il y a un truc qui tourne pas rond chez toi.

Elle ricana, puis reprit :

Tu me surestimes peut-être un peu garçon. Te pousser au cul pour que tu fasses ce qu’on te demande de faire, sans problème. Mais j’ai pas la réponse à toutes tes questions et une partie de mon savoir est gardé jalousement, pour de bonnes raisons. Je peux peut-être t’apprendre des choses… mais tout dépend de toi et de ce que tu veux. Je ne compte pas t’apprendre un truc dont tu te foutras royalement, j’ai pas que ça à faire de mes journées non plus. Tu ne veux pas me filer un coup de main et réfléchir à ce que tu veux ? Tu me dois bien ça.

En tout cas lui apprendre à rouler un joint je pense que ça ne sera pas nécessaire. Quoique… huh… qu’est-ce que je raconte moi. J’vais tirer sur le bedo au lieu de raconter des conneries.


Dernière édition par Vanille Orfeo Marchisio le Dim 11 Aoû - 12:29, édité 1 fois
Cole Tucker
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Dim 11 Aoû - 5:09



nosce
te ipsum

les grandes personnes sont effrayantes car elles ont toutes l'air de nier le meurtre de l'enfance c'est peut-être pour ça que cole se méfie trop des adultes
ils jouent les innocents alors qu'ils ont tous du sang sur les mains mais
à coté de lui il entend des mots de petite fille
écoute vanille
qui parle de sa mère
qui a l'air d'avoir le cœur qui se serre
un peu
quand même.
et les mots manquent sur le coup il se demande toujours s'il faut dire quelque chose dans ces moments-là il a envie de répondre que c'est effrayant de grandir il trouve mais ça c'est une mélodie que tout le monde connait et puis
on a pas le choix.

— moi j'aurais bien aimé que la mienne m'apprenne ça. heureusement que tu fais comme la tienne alors c'est un peu grâce à elle si on fume le calumet de la paix du coup.

t'inquiète vanille cole sais claquer des doigts et même siffler et il a jamais appris à faire du vélo avec les petites roues alors on aura pas à passer cette étape non plus.
on est plutôt bon il est pas loin d'être un homme un vrai là nan ?
ta modestie le fait sourire faut pas s'en faire il cherche pas la réponse à la grande question de l'univers
enfin peut-être un peu des fois mais seulement la nuit tombée.
et il réalise les intentions dissimulées au sein du vœux
"apprend-moi"
les sens antiques  
résonnent au cœur du mot où il est question de saisir
ce serait plutôt une supplique
une prière de môme en chute libre qui hurle pour qu'on l'attrape au vol.

il ne sait pas, cole, ce qu'il a envie d'apprendre
il répète depuis toujours sans se lasser
rien rien rien
rien ne m'intéresse rien ne me fait envie après tout je suis pas doué à grand chose
(presque à rien même)
mais
c'es pas tout à fait vrai.
alors il hausse les épaules.

— j'en sais rien, c'est juste qu'à la maison, à partir du moment où j'ai dit "non" on m'a plus jamais posé la question. ma mère, mon père, mon frère, personne me parlait de magie comme si c'était interdit ou
inutile de me faire participer de toute manière. et
maintenant c'est un peu tard je me doute
et puis dans tous les cas j'ai pas envie de revenir sur les décisions que j'ai prise
jamais
jamais de la vie,
mais..


comme tu dis
le temps passe si vite
le garçon est déjà trop écœuré par le goût amer
de ce qui n'a jamais été
de ce qui aurait pu être
ce serait vraiment triste d'en rester là.

— .. j'sais pas des fois je me dis que j'aurais bien aimé être un peu moins bête. genre.
quand j'entends parler d'un mec important dans l'histoire des sorciers, ça me saoule de jamais réussir à suivre.
puis l'astronomie et la divination ça va c'est plutôt cool. ça pourrait me servir. je comprends pas pourquoi les magiques l'utilisent pas pour gagner au lotto par exemple.
et les potions, ma mère en préparait des tas, avant d'entrer au ministère elle était médicomage. mais elle a jamais voulu m'expliquer.


il a détourné son regard du château pour observer ses mains qui s'entremêlent nerveusement
cole
se demande sérieusement ce qu'il est capable de faire de ses dix doigts.

— 'fin... c'est p't'être pas possible, j'ai sûrement loupé le coche.

lueur d'incertitude dans les yeux
ce n'est
pas bien grave
il croit ?
Vanille Orfeo Marchisio
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Dim 11 Aoû - 14:20

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Le calumet de la paix… les traits de la demoiselle s’étirèrent dans un sourire amusé. Les réactions  de Cole avaient le mérite de la distraire, c’était déjà ça. Il pouvait peut-être faire humoriste ? La demoiselle chassa cette idée puérile de sa tête en la secouant. Dans les déclarations de Cole, elle pouvait y ressentir beaucoup de regrets, mais paradoxalement, il avait aussi cette envie d’aller de l’avant. Son véritable problème étant qu’il n’avait aucune idée du chemin à emprunter. Et si Vanille voulait jouer la carte de la franchise ; elle non plus n’avait pas la moindre idée de ce que l’avenir pouvait lui réserver.

Elle disait souvent que la pire chose dans la vie n’était pas qu’il lui arrive quelque chose, mais qu’il ne lui arrive rien. Elle avait toujours avancé sans véritablement s’interroger sur la marche à suivre, sur son avenir. Elle avait fait au gré de ses envies, des passions, ses pulsions, sans jamais élaborer de plan. Elle se demanda pourquoi pendant quelques secondes, puis lui vint une citation qu’elle aimait tout particulièrement, et qui était plus ou moins sa philosophie de vie :

« La vie c’est le truc qui passe pendant qu’on multiplie les projets »… d’où ça vient déjà ? Je crois que ça vient d’un musicien… si ma mémoire est bonne. Huh… pas moyen de me souvenir. Où je voulais en venir déjà ? Ah oui !

Le joint n’aidait pas vraiment pour réfléchir correctement. Mais c’était peut-être un peu trop tard. Elle prit une légère inspiration pour rassembler ses pensées et les ordonner le mieux possible, avant de reprendre la parole :

Advienne que pourra. J’ai toujours vécu comme ça. Je n’ai jamais véritablement élaboré de plan, j’ai toujours avancé dans la vie sans me soucier de ce qu’il pouvait y avoir devant ou derrière moi. Vivre au jour le jour en somme. Je sais que je suis supposée montrer l’exemple en tant que prof… mais je ne peux pas faire ça, non mieux, je ne veux pas. Je ne suis pas la bonne personne pour te dire quoi faire de ta vie garçon, j’ai déjà du mal avec la mienne.

Une nouvelle fois sa gorge se serra, certains souvenirs refirent surface, mais elle continua de parler malgré tout :

J’suis le genre de personne qui est terrifiée de tombée amoureuse parce qu’en tant qu’empathe, je connais la dure réalité des choses et je sais qu’à partir du moment où l’amour n’est plus réciproque… ça ne sert plus à rien d’essayer. Ma confiance en moi a beau être inébranlable… pour ce qui est de ma confiance envers les autres, c’est une histoire différente.

Une nouvelle fois elle secoua la tête comme pour chasser ses pensées le plus loin possible. Sentant son cœur s’accélérer, elle ralentit le rythme de sa respiration pour essayer de se calmer. Puis, elle reprit la parole, souhaitant revenir sur les déclarations du gamin :

Gagner au loto… si c’était aussi simple. Enfin je dis ça, je n’en sais rien. Je n’ai jamais aimé la divination. Connaître mon avenir, mon destin, pfff, mon cul. Je déteste cette idée de ne pas être aux commandes de ma vie. Comme-ci tout était écrit, bah voyons ! J’pense que rien n’est gravé dans le marbre Cole. J’pense que tu exècres la magie et que ce n’est pas la peine de te forcer. Essaye autre chose, trouve autre chose. Quelque chose qui n’a rien à voir avec la magie. Un truc de moldu quoi !

… un truc de moldu ? Mais, c’est pas con ça ! S’il est de toute façon incapable d’utiliser la magie, pourquoi ne pas s’en détourner et faire autre chose ? La seule question étant : quoi donc ? Allez, on va retirer sur le joint, ça ira mieux après.

Cole Tucker
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Mar 13 Aoû - 6:27



nosce
te ipsum
la houle dans le cœur qui se lève et commence à déformer l'onde à peine calmée
non
ce n'est pas ça
ce n'est pas ça qu'on est sensé lui dire ce n'est pas ça qu'il veut entendre cole il veut pas qu'on lui raconte des histoires d'errances qui n'en finissent pas de s'étirer d'un bout à l'autre d'une vie
des contes qui s'achève jamais vraiment.
cole
n'est pas empathe
mais lorsqu'il pose les yeux sur vanille il voit la gorge qui se serre

ça se devine au milieu des clavicules c'est ce creux qui trahit la tristesse lorsqu'il bat une fois.
le môme refuse de croire qu'on passe tous nos vies à ravaler des chagrins, il doit bien y avoir un moyen de cracher le sang qui vous remplit la gorge à un moment
ce n'est pas rassurant tout ça vanille au contraire c'est trop grand c'est trop vaste si bien que même toi ça te dépasse
effrayant
et injuste
injuste injuste injuste

— pourquoi tu dis ça toi aussi ? tu dis la même chose que mes parents vous dîtes tous la même chose comme si tout le monde était plus au courant alors que la preuve même toi tu l'avoues
personne sait jamais rien !
ça veut rien dire tout ce que vous racontez
tu me montres des tours de magie tu fais disparaître des choses d'un claquement de doigt sous mon nez et après-
après tu me jures qu'il vaut mieux que je m'intéresse à autre chose !


les mots brusques comme pour se dégager de l'emprise de tes paroles vanille
cole ne sait pas bien pourquoi mais il a l'impression que les choses devraient se passer
autrement
qu'il n'est pas le seul à se tromper
l'agacement peut-être vain tant il est naïf mais il vaut mieux ça que de se laisser paralyser par l'appréhension alors
l'enfant embraye
le moteur des songes à toute allure.

— j'veux dire
qu'est-ce qu'on fait là alors si t'es pas la bonne personne, si c'est pas le bon endroit ? si je t'écoute-
si je t'écoute on passe les prochains mois sur ce putain de banc dans ce putain de parc à bouffer froid et à fumer des joints et il se passe rien
moi je reste dans la bibliothèque à tout remettre à demain et puis toi tu finis seule parce que t'as peur d'aimer les autres
et rien aura changé
vu que "c'est pas la peine".


faire des étincelles quand on est pas magiques et redémarrer les cœurs éteints c'est si impossible que ça ? il a tellement eu de résignés sous les yeux que cole n'a plus la patience de les dévisager.
le dos voûté jusque là le port de tête se fait droit lorsque le garçon se redresse et quitte ton regard pour lever une œillade dépitée sur ce qui vous entoure
pense pense pense encore
avant de tirer la conclusion suivante.

— si cette année je dois trouver comment me rendre utile sans magie
bah toi t'as qu'à tomber amoureuse j'sais pas
je fous rien si tu fous rien vanille
je vois pas l'intérêt sinon.
Vanille Orfeo Marchisio
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Re: Nosce te ipsum ○ feat Cole. Jeu 15 Aoû - 14:13

PEACEFUL
 
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Assourdissant. Un flux d’émotions incapable à quantifier, à gérer. Une émotion trop intense à supporter… tout ce que Vanille avait en horreur. Tout ce qui la chamboulait. Elle ne fuyait pas cela comme la peste, mais elle en avait peur malgré tout. Et ce que ressentait Cole à cet instant précis… c’est ce qui s’approchait le plus de ce que la sorcière n’aimait pas. Ce sentiment d’injuste exacerbé, cette impuissance qu’il ressentait… Vanille l’éprouvait aussi. Le souci étant : rien de ce qu’elle pouvait dire ou même faire n’allait changer cette immuable réalité.

Cole était un cracmol. Sans magie, avait-il réellement sa place dans un monde où celle-ci était omniprésente ? Sans s’en rendre compte, Vanille avait bafoué ses principes, avait contredit ses paroles… tout cela pour affirmer ce qu’elle ne croyait pas elle-même. Après tout… elle était extatique des choix du duo Scamander. Elle était convaincue que tout le monde avec sa place dans ce monde magique… moldus, cracmols, sorciers… tout le monde.

Et tandis qu’elle écoutait les paroles du jeune homme la remettre à sa place, elle tentait tant bien que mal de gérer les nausées que l’intensité émotionnelle de son interlocuteur était en train de produire. Et puis finalement, au moment où celui-ci termina son discours, Vanille éleva la voix pour calmer la situation… ou pas :

Ah, mais arrête de raconter des conneries tu me déconcentres ! Huh… j’ai horreur de ces émotions intenses… ça me met toujours mal à l’aise.

Mais il avait raison. Ce discours aseptisé qu’elle avait eu quelques instants auparavant… cela ne ressemblait pas du tout à la sorcière aux cheveux cendrés. Elle n’avait pas la réponse : alors il faut la trouver coûte que coûte. Elle ne savait pas de quoi l’avenir pouvait être fait : alors, faisons en sorte qu’il soit bon. Ne pas savoir dans quelle direction aller ne voulait pas dire qu’il valait mieux faire du sur-place pour autant. Les mots du jeune homme résonnèrent en écho dans la tête de la demoiselle… en écho à ses propres propos, sa façon de voir les choses.

Pas question de bafouer ses principes maintenant. Oh ça non. Elle secoua la tête comme pour conjurer le mauvais sort, puis reprit la parole :

Tu me fais rire gamin. C’est toi qui vas me trouver quelqu’un peut-être ? Je ne crois pas non. Mais… huh… t’as raison. Je suis allé peut-être un peu vite en besogne. J’ai toujours cru que tout le monde avait sa place ici à Poudlard, je ne vois pas pourquoi tu ferais exception. T’as raison, c’est bien trop tôt pour jeter l’éponge et passer à autre chose. Ne pas savoir quoi faire ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire pour autant. Quitte à se planter, au moins tenter le coup. Ok gamin… je t’aiderai dans la mesure du possible.

Même si elle n’avait foutrement aucune idée du comment… elle se devait d’essayer. Si elle s’était promis de ne jamais détourner le regard face à la souffrance des autres et tenter d’aider son prochain lorsque c’était en son pouvoir… elle ne pouvait décemment pas faire d’exception même quand elle était elle-même perdue. Depuis quand elle refusait un défi ? Jamais de la vie.
Et surtout pas maintenant.


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