Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio]

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Jonas Sandström
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Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Mer 7 Aoû - 0:12

Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon
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Flashback d'une discussion ayant eu lieu vers le mois de mars 2029, au cours de la septième année ~

Jonas et les moldus, ce n'était vraiment pas un bon contraste. Non pas qu'il n'aimait pas ces derniers ou qu'il avait une certaine haine envers eux, voir même rancune, ce n'était rien de tout ça. Jojo, c'est un homme méfiant, qui n'aime pas qu'on le retire de sa bulle confortable et qui préfère rester entouré de choses qu'il connaît bien, n'aimant pas aller vers l'inconnu, les découvertes, l'aventure, ça le tente vraiment pas. Pourtant, il pourrait certainement en apprendre davantage grâce à eux, mais ce n'était pas dans son délire que de faire le premier pas envers un moldu, puis ce n'est pas comme s'il éprouve une certaine attention envers eux, plutôt rêver que de laisser croire ça à quelqu'un. Du coup, le fait qu'il soit dans l'obligation de suivre des cours en rapport avec les moldus, ça le met plutôt de mauvaise humeur et c'est une des matières dans laquelle il n'excelle absolument pas, ne comprenant rien à leur façon de faire. Le petit John préfère ses habitudes, ses manières, sa vie, plutôt que la leur. Pourquoi est-ce qu'il devrait s'embêter à essayer de les comprendre alors que eux ne font même pas l'effort de s'intégrer correctement au sein des sorciers ? Que ce soit sang-mêlé ou sang-pur, on voit rarement des moldus avec eux. Faut dire aussi que pour ceux qui ont le sang pur, c'est une autre question et il faut avouer que ce sont des cas particuliers pour une grande majorité, étant plutôt prétentieux, usant de leurs pouvoirs pour faire la loi. Bon, le septième année est aussi prétentieux par rapport à ses capacités, mais ça ne l'empêche pas de redescendre sur terre de temps en temps.

Enfin, c'est surtout grâce à sa petite Linn s'il arrive à rester de marbre face aux autres, alors qu'avant, c'était un peu plus conflictuel avec les autres, ne sachant comment s'y prendre pour faire plaisir, pour montrer son affection, tout cela s'est appris avec le temps, doucement mais sûrement, et voici le résultat aujourd'hui : un jeune homme en pleine forme, avec un peu trop de confiance en soi, un brin prétentieux et hautain, mais qui reste gentil dans le fond. Faut juste avoir la patience d'apprendre à le connaître, même s'il n'en a aucune de son côté. Le professeur qui animait le cours d'étude des moldus était une certaine madame... euh un nom quelconque, sympathique comme tout et bien trop passionnée par ces créatures sans pouvoirs, enfin chacun son délire. S'il voulait des renseignements par rapport aux moldus qui résidaient à Poudlard et surtout par rapport à leur façon de s'y prendre avec l'inconnu, ce serait auprès d'elle qu'il réussirait à en obtenir. Par contre, les professeurs sont du genre à défendre les moldus, évitant que tout être confondu ne les critique, surtout elle, d'après ce qu'il avait pu voir quand quelqu'un s'était moqué d'un moldu lambda, ça n'avait pas tardé à faire long feu. Non pas qu'il tenait à sa vie, mais quand même un peu et ce serait dommage de mourir durant sa septième année, alors qu'il lui restait à passer l'ASPIC en fin d'année. Puis il avait un rêve qu'il souhaitait réaliser, donc mourir n'était pas dans ses options. Niveau exagération c'était pas mal sur cette longueur, même si ce dernier hésitait à aller voir cette prof.

Bon, il n'avait pas vraiment le choix que d'aller la voir, sa curiosité le poussait à aller demander des informations mais sa langue de vipère allait forcément lui créer des problèmes avec le professeur en question, surtout que ce n'était pas quelqu'un qui avait la langue dans sa poche ! Jonas se dirigeait donc vers la classe en question, vérifiant avant d'entrer que personne n'était là sauf la prof, préférant largement discuter avec elle seul à seul plutôt que d'attirer la foule autour d'eux. Une fois que sa vérification fut accomplie, ce dernier entra en toquant légèrement, mais n'attendant nullement la réponse, n'ayant pas de temps à perdre avec des futilités de ce genre.

« Bonjour professeur, ce serait pour vous parler une minute des moldus, si vous voulez bien ? » questionna le jeune homme en s'avançant dans la petite pièce, espérant avoir une réponse positive.
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Dernière édition par Jonas Sandström le Jeu 8 Aoû - 23:54, édité 3 fois
Vanille Orfeo Marchisio
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Mer 7 Aoû - 21:08

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Des élèves, il y en avait de toutes sortes. Des grands, des petits, des bruns, blonds, roux, pléthore de styles différents. Naïve, Vanille crut que tous portaient un intérêt tout particulier à sa matière… son avis changea rapidement. Elle dut se douter que si certains étaient vraiment curieux, d’autres venaient là pour passer le temps, se faire de bonnes notes facilement ou autres raisons obscures. Pouvait-elle les blâmer ? Bien évidemment que non. De son temps elle avait choisi cette matière parce qu’elle voulait obtenir de bons résultats sans se fouler.

Bien qu’entre temps elle y avait développé une véritable passion, son intention de départ fut de ne rien foutre. Pour la sorcière, à partir du moment où personne ne gênait son cours plus que de raison, elle passait sous silence les intentions des uns et des autres. Sans cacher sa condition d’empathe, elle ne le disait jamais ouvertement. Soit elle laissait les autres deviner, soit elle le dévoilait lorsqu’elle jugeait le moment propice. Lors de ses premiers mois d’enseignement, elle avait vite fait comprendre qu’il était impossible de lui mentir… certains ont essayé… elle n’a pas été tendre avec eux, loin de là.

Depuis, le bruit court facilement à Poudlard que Vanille fait partie des professeurs à qui il ne faut SURTOUT pas chercher des noises. Car en plus de ne pas avoir la langue dans sa poche, son caractère volcanique en avait brûlé plus d’un. Elle avait décidé il y a bien longtemps de cela, de laisser le politiquement correct là où il devrait être : aux oubliettes. Lorsqu’elle avait quelque chose à dire, elle était frontale. Sans ambages, elle s’exprimait, évacuant ses émotions ainsi que celles des autres par la même occasion.

Avec l’expérience, elle s’est légèrement assagie, évitant de démarrer au quart de tour à chaque fois que quelque chose lui déplaisait ; mais, chasser le naturel et celui-ci revient au galop, celui de la demoiselle prenait rapidement le pas sur elle lorsque la situation devenait tendue. Elle donnait parfois l’impression de ne pas réfléchir à ses propos… mais ce n’était que fabulation ; elle avait simplement l’esprit vif et une répartie aussi foudroyante que cinglante lorsque l’envie lui prenait.

Et lorsqu’après l’un de ses cours, l’un de ses élèves vint lui poser une question aussi inattendue que saugrenue… elle ne rata pas l’occasion de taper là où ça fait mal :

Bonjour Jonas. Oui je vais bien, merci de poser la question. Je te rappelle juste que tu assistes à mes cours, là où nous ne faisons QUE parler des moldus. C’est un peu le but au cas où tu ne l’aurais pas remarqué. Si tu as une question spécifique, rien ne t’empêche de la poser en classe, tu sais cet endroit où je n’entends jamais le son de ta voix ? Huh… tu peux t’asseoir, je t’écoute.

Mordante, la professeure montrait souvent l’image d’une main de fer dans un gant de fer. En de rares occasions, du velours venait recouvrir la ferraille. Ce fut le cas à cet instant précis. Son regard s’adoucit l’espace de quelques secondes. Elle s’adossa contre son bureau, croisa les bras et attendit.

J’ai comme un mauvais pressentiment.  
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Mer 7 Aoû - 22:11

Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon
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Cette femme... beaucoup de rumeurs circulaient sur elle. Jonas n'avait pas pour autant peur de la confronter à la réalité de ce monde, mais il risquait certainement de perdre quelques plumes car ce professeur était plutôt réputé pour son caractère. Il avait entendu pas mal de gens se plaindre, comme quoi elle n'irait pas par quatre chemins et qu'elle n'avait pas la langue dans sa poche. Tant mieux ! Le jeune homme détestait quand les adultes prenaient des pinces avec les plus jeunes, c'était quand même mieux de les confronter en face à face et d'utiliser des mots acerbes, c'était ça dont il voulait, pas d'une femme qui lui fasse la morale en lui disant que c'est mal de parler ainsi des moldus, non.

En ce qui concerne la réputation de la jeune femme, il paraît aussi qu'on ne peut pas lui mentir. Après tout, le septième année avait bien vu certains tenté leur coup, et la réaction de Vanille durant ses cours, ça avait peut-être été la seule source d'amusement à ses yeux ? Non pas qu'il voulait se montrer sarcastique avec elle, mais c'était une personne qui avait l'air d'apitoyer les moldus plutôt que de les choyer, enfin à son goût car après tout, qui irait vers eux simplement pour les aider et sans arrières-pensées ? Personne, donc elle devait forcément avoir un but caché et c'était ça que le John voulait savoir, même si se renseigner sur les moldus serait un bon moyen que de gagner des potins en plus dans son inventaire.

La méfiance ? Jojo connaît bien ça, il ne peut s'empêcher de se montrer méfiant car pour lui, la gentillesse innée n'est pas normale. Le monde dans lequel il vit n'est pas adorable, confortable et ouvert à tous, bien au contraire, c'est un lieu où le plus faible se fait écraser par les plus forts et le fait que les moldus soient venus ici, à Poudlard, c'était limite du suicide à ses yeux. Bah ouais, des personnes sans pouvoirs qui se retrouvent face à des êtres magiques, ça ferait fuir n'importe quel moldu sauf ceux de cette école. Ils avaient l'air de croire qu'ils était en sécurité ici, mais ce n'était que de simples illusions futiles à son goût.

Oh ? Il était simplement entré dans la pièce en posant une question assez idiote en soit, c'est vrai, mais la répartie de ce professeur l'intriguait encore plus. Est-ce que c'était une de ces gamines qui s'offusquaient à la moindre occasion sur le manque de politesse qu'une personne pouvait montrer ? Que d'ennui à l'heure actuelle. Ce dernier esquissa un sourire narquois, la tête légèrement penchée sur le côté, regardant la femme d'une manière qui laissait à désirer. Non pas qu'il aimait les conflits le loulou, mais quand on l'envoyait chier de cette façon, ça ne marchait pas dans le sens désiré, donc forcément, il se sentait attaqué le jeune homme. Reprenant bien vite constance car ce dernier n'avait pas envie de créer un conflit ici et maintenant, celui-ci s'adossa au mur, les mains dans les poches, le regard vers le plafond.

« Je posais simplement la question pour y mettre les détails nécessaires. Qui sait, j'aurais très bien pu être un de ces mecs qui viennent voir les professeurs comme vous pour demander leur numéro de téléphone, donc ce n'est pas si bête que cela, n'est-ce pas, chère madame ? » fit ce dernier en se laissant glisser lentement contre le mur, s'asseyant par terre.

Les chaises, c'est pas son truc au loulou, il préfère la fraîcheur du sol. Il hésitait à poursuivre sa réponse, n'aimant pas forcément faire de vagues, et surtout pas avec un professeur. Faut dire, s'il venait à mal s'entendre avec cette femme, ce serait mauvais pour lui. Autant penser méticuleusement avant de s'aventurer sur un chemin où il ne pourrait pas faire demi-tour. Jonas bailla longuement, se demandant comment il allait bien pouvoir s'y prendre avec elle, surtout ce caractère qui s'avérait être bien plus... sauvage que ce qu'il pensait.

« Je ne savais pas que vous aviez une obsession secrète pour ma voix ? Si je ne parle pas, c'est que je n'en ai pas envie, tout simplement » répondit le jeune homme en poussant un soupir, se demandant si ça valait vraiment la peine que de discuter avec elle.
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Jeu 8 Aoû - 20:47

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Éreintée par sa journée, il ne fallait plus grand-chose pour mettre en colère la sorcière aux cheveux cendrés. Jonas performa comme jamais pour lui mettre les nerds en pelote en l’espace de quelques secondes. Le sourire narquois, l’insolence dont il faisait preuve dans un calme olympien qui plus est… Vanille en avait déjà assez de cette conversation ; qui n’avait pas réellement débuté soit dit en passant. Soupirant longuement, Vanille se mordit la lèvre inférieure, contenant du mieux qu’elle le pouvait une réplique assassine à destination de son élève. Celui-ci avait pris place contre le mur. Assis, il reprit la parole rebondissant sur les propos de la demoiselle.

Celle-ci, déjà bien agacée, se contenta de garder le silence. Elle sembla chercher les mots adéquats pour l’envoyer balader dans la politesse la plus convenable possible. Finalement, elle n’en fit rien, se contentant d’absorber les bribes d’émotions émanant du jeune homme pour essayer de deviner quelles étaient ses intentions. Elle sentit chez lui une pointe d’agacement ainsi qu’une certaine méfiance à son égard… ce qui attisa sa curiosité instantanément. Il était vrai que Jonas était silencieux, peu de choses semblaient stimuler son intérêt suffisamment pour le voir ouvrir sa bouche.

Et là… aussi étonnant que cela pouvait paraître, il était là pour satisfaire une soif curiosité qu’il pouvait normalement étancher rien qu’en écoutant les cours de Vanille. Et du fait qu’il n’avait pas l’air de dormir pendant ses leçons, l’enseignante s’interrogea sur la question du jeune homme. Elle avait forcément un sens caché ou bien ses mots avaient étés mal choisis.

La sorcière passa une main dans sa chevelure légèrement ébouriffée, enroula une mèche autour de son index et joua la carte de la perplexité pendant quelques secondes. Elle s’approcha alors du garçon, s’accroupit pour mettre son visage à la hauteur du sien et le regarda droit dans les yeux. Pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas l’intention d’y aller de main morte avec lui, elle reprit les hostilités aussitôt. Tapotant de la paume de sa main sur le sommet du crâne du jeune homme, elle déclara d’un ton goguenard :

Oh le gentil garçon il est tout mignon il ne parle pas à tort et à travers. C’est bien jeune homme, tu es sage, tu dois faire la fierté de tes parents.

Aucune intention de le ménager, aucune intention de passer pour ce qu’elle n’était pas, Vanille durcit le ton et reprit :

Les professeurs comme moi ne donnent pas leur numéro au premier venu, aussi séduisant puisse-il être d’ailleurs. Cette allusion ne me plaît guère, garde tes réflexions pour toi si tu le veux bien jeune homme. Maintenant je vais me permettre d’être directive, car c’est aussi ce qu’on attend de moi en tant que prof : qu’est-ce que tu veux savoir que je ne divulgue pas pendant mes cours ? Tu y assistes depuis suffisamment longtemps pour savoir à peu près comment vivent nos chers moldus. Tu as donc une interrogation spécifique en tête… laquelle ?

Perdre du temps en frivolités ? Que nenni ! Elle n’avait pas de temps à gaspiller avec lui, à moins d’une conversation à minima intéressante. Seul le temps pouvait le dire.
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Ven 9 Aoû - 15:18

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C'est vrai que Jonas n'avait pas l'habitude d'ouvrir sa bouche durant les cours de Vanille, car ça ne l'intéressait pas forcément, les moldus faisaient leur vie, il faisait la sienne dans son coin. Pourtant, aujourd'hui, il était venu voir ce professeur dans le but de lui poser des questions, mais c'est surtout parce qu'il écoutait très peu les cours de cette femme, préférant rêvasser dans un coin plutôt que de dormir sur la table, c'était bien mieux que de gaspiller son temps à imaginer des choses que de récupérer un sommeil qui est déjà comblé la nuit. Par contre, s'il avait su que cette femme serait aussi langue de vipère, peut-être qu'il se serait abstenu de venir inutilement, et il faut dire que ce dernier hésitait à repartir d'où il venait, ne désirant pas s'humilier devant cette dame. Pourtant, faire demi-tour reviendrait à abandonner, et ce n'était pas son genre au jeune homme que de fuir devant la moindre difficulté. Ce professeur était peut-être encore plus rigide que lui, mais elle avait l'air d'en savoir toute une panoplie sur les moldus, surtout qu'elle semblait aussi intelligente et réfléchie, ce qui ne pouvait que faire du bien à Jonas que d'avoir une conversation avec la jeune femme.

Enfin, c'est ce qu'il pensait avant de constater que cette dernière s'était accroupie pour lui faire des tapes sur la tête, comme si c'était un chien obéissant. Ce dernier rejeta son bras de manière brusque, n'aimant pas qu'on le traite comme s'il était un enfant. Obéissant, lui ? Il ferait la fierté de sa famille ? Lui, sage ? C'était vrai d'un côté, le septième année respectait les règles, il ne faisait jamais un pas de côté, méticuleux jusqu'au moindre détail, mais ce n'était pas la peine de le traiter ainsi. Soupirant longuement, Jonas ne savait pas quoi lui dire. Les paroles qui suivirent lui glacèrent le sang, ce n'était absolument pas ce qu'il voulait dire pour le numéro de téléphone, il ne l'avait pas accusé elle d'être ainsi, mais plutôt certains élèves qui n'avaient aucune honte pour draguer les professeurs. Maintenant même s'il venait à lui préciser ce détail, ça ne serait pas très utile, surtout que la femme semblait bien en colère après lui, alors autant partir d'ici avant de se faire éjecter par elle ? Tiens, c'était étrange, il n'avait plus envie de lancer une de ses répliques venimeuses dans la figure de cette femme. Tant pis, ça lui arrivait par moment, et il ne fallait pas qu'il s'emporte trop rapidement dans des conflits.

Tss, ce n'est pas comme s'il allait se laisser écraser les pieds ainsi, mais au moins, cette femme avait compris que son but n'était pas vraiment de comprendre les moldus, mais plutôt de savoir leurs intentions au sein de Poudlard, où ils se regroupent la majorité du temps, ce qu'ils font en secret, parce que tout le monde possède des secrets, c'est certain. Jonas est quelqu'un de méfiant, il pense que tout le monde fait des choses en secret, derrière les murs, dans un endroit sombre de l'école et celui-ci pense que cette femme serait au courant, puisque ça fait partie de sa matière que de dévoiler le côté obscur des moldus. Faut dire, y'a pas que les sorciers qui sont des connards, le jeune homme est certain que les moldus ont aussi une sombre histoire qu'on ne nous enseigne pas forcément, qu'on tente de cacher aux yeux des élèves pour éviter que les maltraitances envers les élèves sans pouvoirs ne s'aggravent. Mais lui, de nature curieuse et surtout, désirant des potins, c'est pas son genre que de rester assis sur une chaise à attendre que ça vienne à lui.

"Bravo, vous êtes intelligente au moins, il est vrai que je viens ici pour recueillir des informations sur ce que vous évitez de dire sur les moldus. Entre nous, vous voyez bien ce que je veux dire, non ?" fit ce dernier en la regardant, sans aucune pointe de moquerie dans sa voix.

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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Sam 10 Aoû - 11:50

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La réaction ne se fit pas attendre. D’un geste brusque, Jonas repoussa la main qui le taquinait quelques secondes auparavant. Vanille la ressentit aussitôt : cette pointe d’agacement. Elle avait réussi à arracher une réaction spontanée au jeune homme et à l’agacer dans le même temps. Pour autant, elle n’eut pas l’impression qu’elle l’avait découragé bien au contraire. Il tenait donc réellement à poser sa question. Jonas avait donc la volonté d’atteindre ses objectifs et ne reculait donc pas au premier obstacle. Un point intéressant que la sorcière garda dans un coin de sa tête pour plus tard.

Alors elle attendit. Ne pipa pas le moindre mot. Elle patienta sagement, attendant que le jeune homme se décide à ouvrir la bouche pour clarifier son propos. Et lorsqu’encore une fois il se montra trop évasif au goût de la demoiselle, celle-ci soupira longuement. Elle se releva d’un bond et se dirigea vers le porte-manteau où était rangée sa veste, tout en marmonnant quelques remarques désobligeantes à destination du blondinet :

Je ne suis pas assez payé pour supporter des morveux pareils.

Dans sa veste, elle alla chercher dans sa poche intérieure. Elle y sortit une petite boîte en carton dans laquelle il y avait des cigarettes. Elle en mit une dans sa bouche, puis l’alluma dans un second temps. Comme elle n’avait foutrement aucune idée si la fumée pouvait déranger le gamin, elle ne prit pas de risques. Dans un claquement de doigts, l’une des fenêtres de la salle de classe s’ouvrit. Elle se positionna à côté et commença à fumer, sans prêter attention au jeune homme. Qu’il soit intrigué par son petit tout de passe-passe ou pas, elle n’en avait cure.

Jonas pouvait penser qu’elle l’ignorait, ce ne fut pas le cas. Elle cherchait les mots adéquats pour enfin lui tirer les vers du nez. Elle n’aimait pas tourner autour du pot, ça l’énervait. Alors elle décida de lui poser un ultimatum… la perte de temps avait assez duré comme ça.

Intelligente je ne sais pas, mais patiente ? Pas assez pour supporter tes cachotteries. Si tu as quelque chose à dire, quelque chose à demander parle clairement et ouvertement. Je n’en ai pas l’air, mais je sais aussi écouter et comprendre. En revanche, j’ai horreur que l’on me fasse perdre mon temps. Et bien que j’ai une petite idée sur ta question, je veux l’entendre de ta bouche, pas de la mienne.

Et elle surenchérit d’un ton désinvolte :

Huh… comme-ci ma journée n’avait pas été suffisamment longue comme ça.

Sous-entendu ? Magne-toi gamin, ma patience a atteint ses limites.
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Sam 10 Aoû - 13:41

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Le jeune garçon n'avait pas forcément envie de faire perdre le temps du professeur, mais il ne savait pas vraiment pourquoi il était venu ici, pour poser quelles questions précisément, tout ça n'était qu'une grosse perte de temps et s'éterniser ici ne ferait que gêner les deux, donc est-ce qu'il devait lui avouer qu'il était venu sur un coup de tête (même si ce serait étonnant pour un mec studieux et ordonné), ou bien il continuait à faire durer le suspens en mettant sa tête en danger ? Le tempérament de cette femme, c'était vraiment quelque chose, il avait jamais vu ça. Bah, le septième année avait bien quelque chose à lui demander, mais ce serait peut-être trop indiscret que d'aborder le sujet. Parler des moldus, ça ne lui ressemblait pas au Jojo, donc est-ce que c'était tant une bonne idée que ça que d'ouvrir sa bouche sur le sujet ? Ce dernier n'avait même pas répondu aux provocations de la femme lorsqu'elle s'était accroupie pour lui caresser la tête comme un chien. Bon, ça l'avait agacé mais il n'avait rien dit de spécial sur ça, ce qui pouvait paraître étonnant. Il est pas du genre à faire des vagues le lycéen, donc autant laisser couler un peu.

Voilà que le professeur commençait à perdre patience, se dirigeant vers le porte-manteau. Est-ce qu'elle allait partir ? Si c'était le cas, ça pourrait résoudre les problèmes de Jojo actuellement, qui hésitait à aller lui poser des questions sur les sombres secrets des moldus. Ce dernier est persuadé que si les sorciers se sont mal conduits à une période de l'histoire, alors les sans pouvoirs aussi ont dû vouloir faire une révolution ou un truc du genre pour palier leur misérable condition. Tiens donc ? Elle n'était absolument pas partie, mais celle-ci avait pris une cigarette avant de retourner au bureau et d'ouvrir, comme par magie, une des fenêtres. Est-ce qu'elle pensait à la santé du jeune homme ? C'était assez étonnant de sa part, surtout avec sa langue de vipère qui n'hésitait pas à placer une provocation d'un côté à l'autre, mais voilà que la femme venait d'ouvrir les fenêtres juste pour pouvoir fumer tranquillement sans risquer quoi que ce soit.

Fin bref, ce n'était pas le problème actuellement. Jonas n'avait même pas fait attention à la remarque sortie un peu plus tôt, comme quoi elle n'était pas assez payé pour les cas dans son genre car, à vrai dire, il s'en foutait pas mal de son salaire. Haha, voilà qu'elle venait même de lui poser un ultimatum, perdant petit à petit patience. Bon, par où commencer ? Autant ne pas éterniser cette conversation inutile et futile.

"C'est peut-être stupide, mais j'aimerais juste en savoir plus sur les moldus, par rapport à leur passé. Nous apprenons aussi l'histoire des sorciers, mais surtout leurs erreurs. Et en ce qui concerne les sans pouvoirs, on ne nous dit rien de spécial en matière de guerres, révolutions, etc. Vous en savez peut-être un peu plus ?" questionna ce dernier en tournant légèrement sa tête de manière à pouvoir regarder la femme dans les yeux.

Peut-être que c'était stupide comme question, il s'en foutait bien de l'avis de ce professeur. On pouvait le narguer pour sa naïveté, c'était pas ça qui allait l'arrêter.
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Sam 10 Aoû - 14:59

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En voilà un qui souhaitait être en avance sur le programme. Enfin… le programme de la sorcière. Celle-ci, impassible, n’émit pas le moindre son. Pas la moindre onomatopée. Elle resta silencieuse après la question du blondinet. Évacuant la fumée d’un souffle en direction de l’extérieur, elle ne répondit pas tout de suite aux dires du jeune homme. Beaucoup de pensées se bousculèrent dans son esprit, elle avait besoin de faire le tri avant de lui répondre. La curiosité du jeune homme était parfaitement compréhensible… la demoiselle aux cheveux cendrés se doutait bien qu’un bon nombre de jeunes sorciers n’étaient instruits que sur leur propre histoire… et pas celles des moldus.

C’était aussi le rôle de l’enseignante de renseigner les curieux sur ce qu’ils ne savaient pas à propos d’eux. Cependant, elle avait pour principe de ne pas divulguer ces informations tout de suite. Dans la mesure du possible, elle ne le faisait que pour les élèves en DEMA. Et cela pour une bonne raison : ils sont majoritairement bien plus capables de prendre du recul et surtout… Vanille n’y va pas de main morte lorsqu’elle perçoit que l’animosité ne fait que grandir entre sorciers et moldus. Il y va de sa responsabilité. Car elle, elle avait été instruite… elle avait su prendre du recul. Elle avait voyagé, avait recueilli les avis des uns et des autres à travers le monde.

Et voilà qu’un élève sortait de nulle part et souhaitait en savoir plus. Vanille ne savait plus trop quoi penser. Elle comprenait cette interrogation, la respectait, mais n’avait aucune idée de comment y donner suite. Son naturel allait de toute façon reprendre le dessus sur elle, alors autant ne pas essayer de lutter. Son mégot dans la main, elle le fit disparaître d’un geste de sa main libre. Celui-ci s’évapora dans une fumée noire et la demoiselle alla s’adosser contre une table proche du mur sur lequel Jonas avait pris position.

D’une voix douce, elle prit la parole :

Je n’ai jamais aimé ces appellations : moldu, no-maj, cracmol etc… comme-ci le fait de posséder des pouvoirs magiques avait fait de nous des élus… des êtres supérieurs. Le truc Jonas, c’est que je sais que ce n’est que foutaise. Tu dois te demander comment je le sais… tu dois peut-être même penser que j’ai tort, libre à toi de croire ce que tu veux. Le débat n’est pas là.

Elle marqua une pause, puis claqua une nouvelle fois des doigts pour attirer l’attention du blondinet. Pour ces prochaines paroles, elle voulait le regarder dans les yeux. Ses saphirs fixèrent le jeune homme, l’intensité de son regard s’accentua fortement. Son expression aussi. Bien plus sérieuse qu’il y a quelques minutes. Vanille n’avait aucunement l’intention de manier la langue de bois, elle reprit :

Ce que tu veux savoir. Cela fait partie de mon programme. Mais normalement uniquement pour les DEMA. Vois-tu, j’aborde l’histoire de nos semblables ; oui je les appelle nos semblables, si tu as un problème avec ça c’est tant pis pour toi ; bref. J’aborde leur histoire avec de jeunes adultes pour une raison fondamentale : ils sont bien plus capables de faire preuve de réflexion que des adolescents souvent emportés par la fougue de l’adolescence. Ce n’est pas le cas pour tout le monde… mais majoritairement c’est le cas. Je l’estime en tout cas.

Et cette fois le ton changea. Les prochaines déclarations sonnèrent comme un nouvel ultimatum :

Si tu veux vraiment le savoir, je veux bien t’en dire un peu plus. Que tu choisisses de suivre mes cours en DEMA ou pas, ça te regarde. Mais je me permets de te prévenir sur une chose : tu dois être capable de faire preuve de recul et de ne pas juger les générations contemporaines et futures pour les erreurs et atrocités que certaines ont pu commettre avant eux. Tu peux me promettre ça ?

Toute autre réponse qu’un oui catégorique pouvait sonner comme la fin immédiate de cette conversation. Et le meilleur dans tout cela ? Jonas n’avait aucunement la possibilité de mentir. Oui… parfois être une empathe pouvait être utile. Définitivement.
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Dim 11 Aoû - 1:40

Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon
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Le professeur ne lui avait pas tout de suite répondu, ce qui avait interpellé le jeune homme. Est-ce qu'il avait été trop loin dans son questionnement ? Est-ce que ça l'avait blessé quelque part ? Ce n'était pas son but premier que de l'embêter, il s'intéressait juste à l'obscurité de l'histoire de moldus, c'est tout. Si jamais ça ne plaisait pas à cette femme, ce dernier pouvait très bien s'arrêter ici et partir en revenant au point de départ, probablement qu'il irait voir sa soeur chérie pour se remonter un peu le moral après un échec cuisant. N'étant pas du genre à abandonner, pour une fois, il oserait tourner les talons, mais seulement si cette dame aux cheveux blancs le lui demandait. Il n'y avait pas vraiment de raison pour qu'elle le vire, surtout que celui-ci n'avait fait aucune provocation pour une fois, il avait simplement posé sa question. Bon, au moins, Jonas se rassurait en se disant qu'elle ne s'était pas foutu de sa gueule, qu'elle avait respecté sa question et sa personne en prime, rien que pour ça, le Jojo la remerciait intérieurement. Le John, c'est quelqu'un d'un peu fragile au fond, qui peut se briser à la moindre réflexion, mais vous n'en saurez rien.

Voilà que celle-ci venait de laisser un long blanc, ce qui mettait le stress au septième année. Bah, il se doutait que c'était une sorte de revanche pour le suspens qu'il lui avait donné durant quelques minutes, mais là, ça devenait long. Au moins, il savait qu'il ne devait plus lui faire la moindre réflexion qui pourrait se montrer vague. Bref, ce dernier ne cessait de la fixer, se demandant ce qu'elle pouvait bien penser dans sa tête. Est-ce qu'elle réfléchissait à la réponse qu'elle s'apprêtait à lui donner ? Certainement, ça devait être quelque chose dans ce style parce que sinon, la femme l'aurait déjà viré de la salle s'il avait été trop curieux ou même insolent avec elle, surtout par rapport à son caractère, elle n'aurait pas hésité une seule seconde à le foutre dehors en lui foutant un coup de pied au cul, alors que là... la miss semblait calme, en train de réfléchir. La question posée par Jonas montrait quand même que celui-ci était un minimum intéressé par le fonctionnement des moldus, malgré le fait que ce dernier persistera à dire qu'il s'en fiche, mais si c'était vraiment le cas, il ne serait pas venu ici aujourd'hui pour obtenir des détails.

Voilà qu'enfin, cette femme venait de rompre le silence, et que Jonas pouvait de nouveau entendre le son de sa voix. Le jeune homme était toujours adossé au mur, assis par terre, mais ça ne le dérangeait pas d'être comme ça. Si ça avait été le cas, celui-ci se serait levé pour aller s'asseoir sur une chaise, histoire que ce soit plus confortable, mais non. Le Jojo avait remarqué que celle-ci s'était approché bien avant de commencer à parler, pour qu'elle soit plus proche du septième année, et elle avait même fait disparaître sa cigarette. Bon, c'est que ça allait devenir sérieux, il le sentait. Elle lui expliqua qu'elle n'aimait pas les noms qu'on donnait en général, que ce soit les moldus, les cracmols, etc, et il pouvait comprendre cet avis, ce n'étaient pas vraiment des noms qui pouvaient plaire d'une certaine manière. Il ne jugeait pas le professeur pour ça, et celui-ci venait de garder cette information dans un coin de sa tête, pour ne pas brusquer son interlocutrice pour ses futures paroles. Mieux valait la garder dans sa poche que d'en faire une ennemie, ce serait chiant de la supporter tous les jours avec son caractère bien trempé là.

Celle-ci commença même à lui expliquer que l'appellation des sorciers pouvait leur faire penser qu'ils étaient des élus, des êtres supérieurs, mais le professeur n'était pas de cet avis, et elle savait que c'était faux. Bon, Jonas n'ouvra pas sa bouche jusqu'ici, préférant l'écouter parler plutôt que de l'interrompre en lui disant qu'elle délirait totalement, alors qu'au fond, le jeune homme savait parfaitement qu'elle disait la vérité. Posséder des pouvoirs ne faisait pas de lui un être supérieur à un moldu, mais c'est simplement dans la société actuelle, tout le monde pensait ça. Surpris par un claquement de doigts, ce dernier releva vivement la tête, regardant d'un œil mauvais cette femme qui venait de lui faire peur. Il était justement dans ses pensées, à se dire qu'elle avait raison et ça l'énervait à un point pas possible qu'on le sorte de sa réflexion comme ça. Tss, c'était vraiment un comportement qui laissait à désirer parfois.

Le professeur commença à lui expliquer que ce qu'il désirait savoir faisait parti du programme des étudiants, et qu'elle enseignait ça à de jeunes adultes seulement parce qu'ils étaient en quelque sorte plus matures. Encore une fois, elle n'avait pas tort. La fougue de l'adolescence pouvait parfois donner des problèmes, c'est certain... il en savait quelque chose. Non pas qu'il était du genre à causer des problèmes, mais le jeune garçon avait déjà assisté à des scènes où les sorciers maltraitaient les sans pouvoirs. Ce n'était pas rare que de croiser des situations semblables. Oh non, encore un ultimatum qui lui arrivait dans la figure, ce n'était plus un gosse le Jojo, il avait pas besoin qu'on lui parle comme si c'était quelqu'un qui n'était pas capable de comprendre ce qu'on lui disait quoi. Est-ce qu'il était capable de ne pas juger les actes d'autrui par le passé ? Bien sûr. Après tout, est-ce qu'il avait jugé ceux des sorciers à l'époque ? Non.

"Vous pouvez compter sur moi, je ne suis pas un élève qui juge par de simples paroles. On ne peut juger que si on vit la chose, pas si on l'écoute" fit ce dernier en haussant les épaules.
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Dim 11 Aoû - 13:30

DISCORD
 
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Elle pouvait l’affirmer avec certitude : Jonas ne mentait pas. D’un côté elle était rassurée de l’autre, elle n’en avait jamais vraiment douté. Pourquoi cherchait-il absolument à détenir des informations pareilles ? Vanille n’en avait vraisemblablement pas la moindre idée. Ses intentions, sans être mauvaises, n’étaient pas limpides pour autant. Une chose fut certaine cependant, la sorcière n’avait aucunement l’intention de divulguer l’entièreté de son programme à un adolescent qui se pointait comme une fleur. Non. La spécificité d’un programme venait justement du fait que tout ne s’apprenait pas en quelques heures.

Alors il fallait condenser au maximum. Être transparente, sans tout dévoiler non plus. Il y avait une énorme différence entre le mensonge… et l’omission. Vanille ne comptait pas tout lui dire, mais lui donner un aperçu. Sans doute pour lui donner envie de suivre ses cours en DEMA, mais aussi parce que… pour être tout à fait honnête, elle n’avait pas envie de voir cette conversation s’éterniser.

Au moins tu es honnête Jonas. C’est une bonne chose. Je compte également sur ta discrétion, bien que je ne compte pas te dévoiler l’entièreté de mon programme en quelques minutes, j’ose espérer que tu garderas le peu d’informations que je peux te donner pour toi.

Et cette fois le garçon n’eut même pas besoin de répondre. Vanille avait travesti ses paroles d’un avertissement qui pour elle, ne souffrait d’aucune ambiguïté. La sentence pour une hypothétique désobéissance pouvait être terrible. Surtout avec la rancune qu’elle pouvait traîner la demoiselle. Bref, celle-ci ; sans faire confiance au jeune homme, avait toutefois la nette impression qu’il était tout sauf stupide. Alors elle se garda de menacer le garçon davantage et réfléchit à ce qu’elle pouvait dire. L’objectif étant de lui donner un aperçu suffisant pour le satisfaire, mais également pour éventuellement lui donner envie de suivre ses cours l’année prochaine.

Elle ferma les yeux et se plongea dans ses pensées. Elle tria les informations qu’elle voulait divulguer et décida finalement de présenter la chose sous un autre angle. Sans forcément parler d’histoire, elle se cantonna à quelque chose qui ressemblait plutôt à une morale. Elle avait l’intention de répondre aux interrogations du blondinet, mais sans trop en dire. Une sorte de bande-annonce.

L’histoire est violente. Celle des moldus l’est tout particulièrement. Aujourd’hui encore, des conflits existent dans notre monde… des dictatures subsistent, des chefs d’État despotiques également. Je ne souhaite pas te faire diaboliser ces individus, parce qu’au final, ils sont humains comme toi et moi. Vois-tu, si tu dois blâmer quelque chose, blâme la nature humaine. Nous sommes tous, à des degrés différents j’entends, assujettis à nos émotions, nos désirs, nos pulsions. Je pense que le paroxysme de cette violence a été atteint au cours du XXe siècle. Avec des événements qu’on a nommés la première et seconde guerre mondiale.

Même en faisant preuve de recul, certaines atrocités commises font encore écho dans la mémoire des gens, comme les périodes les plus extrêmes des temps modernes. Vanille s’était instruite toute seule sur ces périodes et avait été profondément marquée par certains reportages qu’elle avait pu voir. La cruauté humaine pouvait parfois atteindre des sommets qu’elle n’imaginait pas être atteignables. Et pourtant si. On compare souvent la férocité humaine à la sauvagerie animale… pour la sorcière, tout ceci était purement et simplement incomparable. L’animal lui… ne tue jamais pour le plaisir, mais la survie. Et cette différence était abyssale.

Les tueries de masse, les génocides, tout ce qu’il y a eu de plus barbare, l’humain en est responsable et ces périodes ont étés particulièrement violentes. Mais de cela mon cher, nous en parlerons, mais uniquement si tu suis mes cours en DEMA. Je ne veux pas être désobligeante, Jonas, mais j’ai pas envie de dévoiler t’entièreté de mon programme là maintenant. Je n’ai ni le temps ni l’envie. Mais peut-être que tu souhaites me poser des questions spécifiques ? Je me ferais une joie d’y répondre. Je veux bien te donner un peu de mon temps… mais c’est donnant donnant jeune homme. J’attends une implication bien différente de ta part pendant mes cours et si je te vois l’année prochaine, encore plus. Qu’est-ce que tu en dis ? Deal ?

Une petite pirouette pour couper court à la conversation ? Oui et non. Mais comme elle avait si bien fait remarquer quelques instants auparavant. On n’a rien, sans rien.

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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Dim 11 Aoû - 21:16

Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon
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Est-ce que le jeune homme avait de mauvaises intentions depuis le départ ? Bien sûr que non et, à vrai dire, il ignorait le pourquoi du comment celui-ci s'était dirigé ici pour poser une question aussi stupide que celle de l'histoire sombre des moldus. Pourquoi est-ce qu'il désirait savoir tout ça au fond ? Est-ce que c'était vraiment juste pour récolter quelques informations histoire de ne pas être largué sur le sujet ou bien, est-ce que c'était pour avoir une raison de plus pour détester ces gens ? Il n'en savait rien, et il préférait arrêter de se poser toutes ces questions inutiles auxquelles il n'arrivait pas à répondre, ça ne faisait que lui donner un mal de crâne pas possible. Autant laisser les questionnements de côté et voir où cette discussion allait le mener. Ce professeur avait peut-être un caractère assez grincheux, mais ça n'empêchait pas qu'elle soit maline et intelligente, surtout sur le fait de faire promettre à Jonas qu'il ne jugera pas les actes du passé.

Elle savait de nombreuses choses, donc il valait mieux la garder à ses côtés plutôt que de chercher à lui tourner le dos, rien de mieux pour ça que de montrer son intérêt pour la matière. Il faudrait pour cela que le septième année se motive dans ses cours pour la fin de l'année, histoire qu'elle apprenne à lui faire confiance petit à petit, pour ensuite lui confier plus d'informations. Autant se faire son réseau, c'était toujours un petit plus, surtout en ce qui concernait les professeurs, ça avait accès à des choses confidentielles, mais plus difficilement manipulables que les élèves. Mais bon, dans le cas de cette femme, ce dernier n'avait pas envie de la poignarder dans le dos ou de lui mentir, alors il lui avait juste dit la vérité et cela semblait plaire à cette dame aux cheveux blancs, lui indiquant qu'elle savait qu'il n'avait pas menti. Encore heureux, le mensonge, ce n'est pas vraiment sa tasse de thé donc autant s'en éloigner un maximum.

Cette dernière lui expliqua qu'elle ne comptait pas lui dévoiler tout son programme, mais Jonas savait déjà ça, ce n'est pas comme s'il avait espéré que ce professeur lui dévoile tout alors qu'elle ne savait absolument rien de lui. Enfin bref, ce dernier hocha la tête pour lui faire comprendre qu'il avait bien saisis le message, et qu'il n'avait jamais espéré tout apprendre en une seule conversation, bien au contraire, le petit Jojo savait comment ça se passait quand on venait après un cours demander un renseignement. Elle lui expliqua aussi que ce qu'elle allait lui dévoiler, elle espérait bien que ça ne sorte pas de sa bouche. Bon, le John n'avait pas que ça à faire que d'aller balancer des informations de ce type au premier passant qu'il verrait et c'était plutôt quelqu'un qui gardait tout pour lui, donc il n'y avait aucune raison d'avoir peur pour si peu. Le jeune homme poussa un léger soupir d'agacement, se demandant s'il était vraiment nécessaire que de lui faire la morale sur le fait de garder secret une discussion.

"Autant faire plus simple. Si vous n'avez pas confiance en moi, et je parle simplement en matière de savoir garder une discussion pour moi, alors vous n'avez pas besoin de vous lancer dans des explications" fit celui-ci en continuant de regarder le professeur, un air agacé sur le visage.

C'est vrai quoi, ça l'agaçait que de voir qu'elle ne lui faisait pas confiance. Fin ça se comprenait quelque part, mais autant ne rien lui dire dans ce cas précis, parce que ça l'énervait juste. Bon, voilà que la femme venait de fermer les yeux comme si elle était en train de penser à ses futures paroles, et Jonas attendait toujours une réponse à sa question au lieu de recevoir des menaces à droite à gauche. Quand elle commença enfin à lui raconter ce qu'il voulait savoir, celui-ci remarqua qu'elle se montrait plutôt vague sur ses propres, abordant des sujets qu'elle n'allait pas approfondir en citant des événements, des actes, rien de tout ça. C'était maigre, faible comme informations, mais bon, autant commencer par se contenter de ça. Blâmer la nature humaine ? Bien sûr que les êtres humains sont la cause du chaos et de la destruction dans ce monde, les sorciers y compris d'ailleurs, ce n'était pas nouveau. La nature humaine n'engendre que des mauvaises choses, que ce soit entre les membres de cette même espèce, ou bien aux autres espèces. La soif de pouvoir gouverne l'idéologie de beaucoup, ce qui amène les gens à prendre le mauvais chemin, à vouloir avoir le monde à leurs pieds. La première et la seconde guerres mondiales ? Ouais, il en avait aussi entendu parler, deux guerres et tellement de victimes. Tout ça pour quoi ? L'étendue des territoires. Tss, ça le répugnait mais ce dernier se gardait bien de faire un quelconque commentaire, l'ayant promis à la femme au début.

"La nature humaine ? Ce serait mieux si nous n'étions pas venus au monde. Le monde aurait su garder sa paix initiale" répondit le jeune garçon, le regard vaguement perdu dans le vide.

Voilà que celle-ci venait justement d'aborder ce qui interloquait Jonas, mais sans continuer davantage, lui précisant que s'il désirait en savoir plus, il faudrait qu'il vienne suivre ses cours en DEMA. C'était une blague ou quoi ? Une forme de chantage ? Hors de question pour le bonhomme que de venir suivre ses cours... quoi que, si c'était dans le même cycle que les matières littéraires, il n'aurait pas vraiment le choix, mais ce dernier espérait qu'il n'y aurait pas de cours sur les moldus, ça lui éviterait de se poser trop de questions sur eux.

"Un professeur faisant du chantage, pas mal, vous avez vos armes à ce que je vois" fit Jojo en esquissant un sourire narquois, avant de reprendre constance. "Mmh, c'est à voir, vous êtes plus intelligente que la majorité des professeurs donc ce serait intéressant."
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Jeu 15 Aoû - 13:31

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Le blondinet avait tous les droits de se sentir agacé par la demoiselle aux cheveux cendrés. Mais celle-ci avait ses raisons de se montrer méfiante. D’excellentes raisons même. Et quand bien même elle ressentit la frustration du jeune homme en écho à ses paroles, Vanille garda sa contenance et continua ses explications avant d’entamer son récit. L’adolescent ne fit pas de commentaires, mais releva tout de même un passage.

La nature humaine. Son affirmation était tout à fait légitime : peut-être que l’humain aurait mieux fait de ne jamais fouler cette terre. Mais maintenant il était bien trop tard pour cela. Vanille haussa les épaules lorsqu’elle entendit les déclarations du blondinet. Ne voulant pas ignorer sa remarque pour autant, elle lui répondit de la façon la plus honnête possible :

Tu vas un peu vite en besogne Jonas. Il est vrai que l’humain est sans doute la créature la plus dangereuse n’ayant jamais foulé la terre, mais nous réduire tous à une bactérie qu’il faudrait éradiquer… c’est un dangereux raccourci. Mais qui sait… peut-être qu’un jour nous serons tous exterminés et que la nature reprendra ses droits. Mais si tu veux mon avis… ce n’est pas pour tout de suite.

Et encore heureux d’ailleurs. Il y avait aussi du bon dans l’humain. Il n’était pas que destruction, haine et volonté de dominer son prochain… et cela Vanille pouvait l’affirmer. Bien qu’elle savait pertinemment que le caractère manichéen de la nature humaine n’était qu’une fable que certains voulaient faire avaler au monde entier… cela ne l’empêchait pas non plus de se dire qu’il y a effectivement certains individus qui n’auraient jamais dû venir au monde. Mais cette affirmation… elle la gardait pour elle et ne comptait pas la divulguer.

Et Jonas releva alors la tentative de chantage de la sorcière. Un sourire narquois sur le visage, il complimenta néanmoins son interlocutrice avec sincérité. Vanille se contenta une nouvelle fois d’un haussement d’épaules. La flatterie ne lui faisait pas d’effet particulier. Qu’elle était véridique ou pas… cela ne l’émoustillait guère.

En revanche, elle répondit à la seconde affirmation du blondinet, toujours dans une franchise irréprochable :

Huh… plus intelligente que l’un, par forcément plus que l’autre ; je dissocie surtout l’intelligence du savoir. Ce n’est pas parce que tu sais des choses que tu es intelligent pour autant. Et souvent, de nombreux individus font le raccourci. Ce qui compte réellement ce n’est pas l’information que tu détiens… mais comment tu vas la divulguer. À qui, comment, dans quel but ? Maîtriser le timing, ça, c’est faire preuve d’intelligence.

Un peu comme ce qu’elle faisait actuellement. Jouer les énigmatiques n’était pas forcément son intention ; mais finalement ça l’amusait un peu alors elle continuait. Le blondinet n’avait pas répondu à sa question pour autant… mais la sorcière aux cheveux cendrés avait une petite idée sur ses intentions. Ses émotions le trahissaient… et la professeur savait qu’il n’était pas forcément enclin à accepter sa requête.

Sans avoir la volonté de l’influencer, la demoiselle se permit cependant de se dévoiler un peu plus, pour attirer l’attention du jeune homme :

Dis-moi Jonas. Tu sais pourquoi la première chose que je vous ai dite lorsque vous avez démarré mes cours avec moi était que vous étiez tous dans l’incapacité de me mentir ? Que je le saurai quoiqu’il arrive… je me posais la question à l’instant. Crois-tu que tous autant que nous sommes, nous avons des intentions cachées ? Le cas échéant, quelles seraient les miennes ?

Avait-elle l’intention de faire tourner son interlocuteur en bourrique ? Peut-être. Ou bien cherchait-elle simplement à satisfaire sa curiosité ? Car encore une fois… il y avait une énorme différence entre savoir ce qu’une personne ressentait… et ce qu’elle pensait. Et Vanille n’osait l’admettre… mais sa curiosité était parfois un peu malsaine.

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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Ven 16 Aoû - 10:53

Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon
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Le jeune homme allait peut-être vise en besogne comme le lui signalait son professeur, mais c'était sa manière de penser. Bien sûr que tout le monde n'était pas mauvais, et ce dernier n'avait pas envie que l'espèce humaine disparaisse, parce qu'il venait d'avoir un moment de réflexion par rapport à sa fratrie, n'ayant pas envie de les perdre à tout jamais, ce serait impensable. Certes, il avait été rapide à faire ses conclusions, mais d'un côté, le futur étudiant n'avait pas tort, et la femme lui confirmait bien que l'humain était la créature la plus dangereuse. S'ils n'avaient jamais foulé la terre, alors peut-être que les choses se seraient déroulées autrement... mais aux yeux de Jonas, heureusement qu'ils étaient venus au monde, car si ça avait été le cas contraire, il n'aurait jamais pu avoir une telle fratrie qu'il aimait profondément, et le septième année était quand même fier d'avoir une si belle famille, ainsi que des amis sur qui il pouvait compter.

Alors oui, peut-être que c'était égoïste de raisonner ainsi, mais Jojo était content d'être ici à l'heure actuelle, encore vivant et en pleine forme. Après, jusqu'à combien d'années ? Il espérait qu'il mourrait le plus tard possible. Celui-ci secoua légèrement sa tête pour éviter d'avoir des pensées comme celle-ci, n'aimant pas vraiment avoir cette attitude morose, il préférait largement penser à des choses plus joyeuses comme les vacances, sa famille, la Suède... La dame aux cheveux blancs venait de lui expliquer que c'était dangereux de penser que l'espèce humaine n'était qu'une simple bactérie à éradiquer de la planète, mais celui-ci n'avait jamais voulu dire ça dans ce sens. Quoi que, il avait terminé par le penser pour certaines personnes, mais certainement pas pour tous. Il est vrai que la nature finira par reprendre ses droits, et ce sera alors équilibré pour une fois. Jonas ne cessait d'essayer de penser à une solution pour que les humains restent sur cette planète tout en cohabitant avec la nature, ce serait peut-être une bonne façon de procéder ? Aucune idée, puis il n'avait pas envie de tout exposer non plus.

Celui hochait la tête aux dires du professeur, ne rajoutant rien de plus, ce ne serait qu'une perte de salive que de répéter ce qu'elle venait de dire en précisant qu'elle avait raison, alors autant juste lui faire comprendre qu'il avait compris où elle désirait en venir. D'ailleurs, Jonas venait de remarquer qu'il n'appelait jamais cette femme par son nom ou même son prénom, dans son esprit bien évidemment. Pourtant, son nom venait tout juste de lui revenir : Orfeo Marchisio. Il n'était pas étonné que de l'avoir oublié au début, c'était assez long et pas si facile que ça à retenir. Heureusement que ce dernier possédait une bonne mémoire, puis c'est surtout parce qu'il avait eu pas mal de cours avec elle qu'il avait pu se souvenir du nom entier. Tant mieux, au moins ça lui éviterait de poser la question directement, surtout en plein milieu d'une conversation comme celle-ci, ça lui posait un problème de moins. Le septième année venait de remonter ses lunettes qui étaient en train de glisser le long de son nez, souci régulier pour ceux qui ont des lunettes, ça finit toujours par glisser et il est dans l'obligation de les remonter avec ses doigts. Limite si ça n'allait pas devenir un tic.

Enfin, le lycéen écoutait le professeur parler, n'ayant pas envie de l'interrompre en plein milieu d'une phrase. Elle lui expliquait ce que c'était que la véritable intelligence, comme s'il était un élève en primaire qui ne connaissait rien au savoir, ni à la dissociation entre ce dernier et l'intelligence. Il n'était pas bête le Jojo, il savait parfaitement que les gens n'étaient pas intelligents simplement parce qu'ils connaissaient des choses, bien au contraire. S'il lui avait dit cela, c'était justement parce qu'elle avait choisi le bon tempo pour commencer le chantage, surtout connaissant le serpentard qui avait envie de savoir. Elle avait été juste à la limite en ce qui concernait les informations, pour que ce dernier puisse avoir envie d'en apprendre plus et donc, par conséquent, finisse par assister à ses cours. Mais ce n'était pas gagné d'avance car le jeune homme n'avait pas vraiment envie d'entendre parler des moldus tout au long de sa huitième année, il préférait largement écrire, utiliser son imagination.

"Je disais ça parce que vous aviez choisi la limite pile lorsque vous avez fait votre chantage, histoire que je ne tienne plus en place, que je désire savoir l'au-delà de vos propos, et donc, que je finisse par assister à vos cours d'une manière ou d'une autre" expliqua le blondinet en la fixant, l'air de se demander si elle le prenait pour un débile.

Ce dernier poussa un léger soupir, se demandant si ça avancerait à quelque chose que de continuer à parler avec elle, surtout si celle-ci le prenait pour un idiot stupide qui ne connaissait rien à rien. Non pas que ça blessait son estime, ce n'était pas le problème principal ici, juste que le jeune homme était venu pour écouter des choses de la part d'un professeur, et il se retrouvait avec une leçon sur l'intelligence. Comme si on ne lui avait pas déjà assez répété ce qu'elle venait de lui dire, il avait l'impression de revenir en arrière et ce n'était pas une sensation agréable à ses yeux. Le garçon venait de se relever, pour ensuite aller s'asseoir sur une table, non loin du professeur. Il était assis de manière à ce qu'il puisse voir l'extérieur, non loin du bureau initial de la femme. Un peu plus tôt, avant de s'asseoir, celui-ci était passé à côté de la dame, pour ensuite continuer son chemin. Peut-être est-ce qu'elle avait pu penser qu'il allait partir, mais non, dommage pour elle !

Voilà qu'elle venait de lui adresser la parole, lui demandant pourquoi est-ce qu'on ne pouvait lui mentir. Le serpentard le savait bien, il l'avait remarqué depuis un bon moment déjà, et heureusement qu'elle venait de mettre le sujet sur le tapis, mais savoir qu'elle possédait cette capacité ne faisait rien au jeune homme. Non pas que ce ne soit pas intéressant, au contraire, mais ce dernier n'était pas du genre à idolâtrer les autres. Elle était certainement empathe. Jojo avait déjà entendu pas mal de trucs au sujet des empathes, comme quoi ils ressentaient les intentions des autres, qu'ils pouvaient voir la couleur des auras ou des âmes ? Il ne savait plus trop, mais en tout cas, ces derniers savaient quand quelqu'un pouvait leur mentir. Après, peut-être que le septième année faisait fausse route depuis le début par rapport au professeur, mais autant tenter cette réponse, ça passerait crème.

"Empathe, certainement" répondit le garçon, ne prêtant pas plus attention que ça à ses paroles. "Peut-être que vous désirez me mener le plus loin possible de vous, histoire que je ne vienne plus vous faire chier avec mes questionnements ?" fit le jeune homme en regardant vite fait par la fenêtre, observant ce qu'il se passait à l'extérieur durant quelques secondes, avant de reporter son attention sur la dame.
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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Lun 19 Aoû - 1:41

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Elle pouvait le ressentir. À mesure qu’elle s’exprimait, elle sentait cet agacement chez le blondinet. Sans rebondir dessus pour autant, elle continua ses explications et semblait assez contente de son petit méfait. C’était certes un tantinet mesquin de lui faire du chantage, mais la demoiselle jouait avec ses armes. Bien qu’elle se rendait peu à peu compte que c’était purement puéril… elle n’avait pas encore décidé de couper court aux négociations.

Le jeune homme quant à lui s’en retrouvait légèrement exaspéré. Il avait tous les droits de l’être, Vanille pouvait être clivante lorsqu’elle le voulait. Elle plus que quiconque savait qu’il était impossible de faire l’unanimité, que ce soit au sein des élèves comme celui des membres du personnel. Mais chercher à plaire était le cadet de ses soucis. Elle avait des cours à assurer, rien de plus, rien de moins.

Et même si parfois elle souhaitait aider ses élèves, ou les gens en général… elle n’en tirait réellement aucune autosatisfaction. Elle calmait simplement le bruit des émotions qui se faisait parfois trop fort à son goût. Celui de Jonas semblait s’intensifier de plus en plus. Raison pour laquelle elle avait détourné l’attention de son interlocuteur avec cette question. Avec celle-ci, elle détermina si le jeune homme avait réalisé ce qu’elle était… ce fut le cas.

Empathe en effet.
La demoiselle eut un sourire amusé. Elle applaudit brièvement le jeune homme avant d’éclater de rire à la suite de sa remarque. Il était honnête au moins. Le langage était à revoir, mais Vanille ne s’offusqua point de cette petite touche de vulgarité… elle était bien pire lorsqu’elle le voulait.

Après son éclat de rire, la sorcière arrangea un peu sa chevelure cendrée, avant de répondre à son interlocuteur, en toute sincérité :

Mon cher, tu me prêtes des intentions qui ne sont pas les miennes ! En effet je suis une empathe. Et tu sais donc que tu ne peux pas me cacher grand-chose ? Comme cet agacement qui croît au fur et à mesure que notre discussion avance.

Et qui n’avait fait que croître à la suite des réponses de son interlocutrice. Vanille n’avait pas spécialement été coopérative bien que les intentions du jeune homme n’étaient pas mauvaises. Au final, il ne méritait sans doute pas ce traitement de la part de l’enseignante. Celle-ci se dit alors que l’embêter ainsi n’était finalement pas la meilleure des solutions.

Elle consentit donc à faire un effort, pour une fois. Elle s’approcha du blondinet puis reprit la parole :

Qu’est-ce que tu croyais Jonas ? Que j’allais tout te déballer comme ça, sans avoir, ne serait-ce qu’une once d’idée sur tes intentions ? Mais je reconnais que j’ai peut-être été un peu trop chiante avec toi. Je te propose un compromis… dit-elle dans une douce voix. Une fois à la hauteur du jeune homme, elle reprit : je répondrai à tes questions, sans ambages, tu as ma parole. Mais pas ici et pas maintenant. Désolé si ça te frustre, mais j’ai besoin de me reposer après cette longue journée. Je préfère parler avec toi de tout cela à un autre moment. Donc on va oublier cette histoire de chantage, mais nous allons tout de même différer notre entretien à plus tard. Deal ?

Un compromis acceptable ? Seul le blondinet en avait la réponse.  

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Re: Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio] Mer 21 Aoû - 13:51

Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon
Ft. Vanille Orfeo Marchisio
Jonas n'était pas quelqu'un qui allait répondre aux provocations, surtout celles de ce professeur. C'était pathétique et d'une bassesse encore jamais vue, mais celui-ci ne relevait pas, préférant largement se concentrer sur son objectif du départ. Pourtant, le jeune homme savait bien que la femme ne lui apporterait pas les réponses qu'il désirait, mais il continuait de rester dans cette salle de classe, assis sur la table, en train de regarder la dame aux cheveux cendrés. Est-ce que c'était parce qu'il se sentait bien en sa présence ? Peut-être que oui, malgré le fait qu'elle possédait un caractère bien trempé et une langue pendue comme jamais, sa présence était quand même agréable, et ce n'était pas gênant à supporter, quoi que légèrement agaçant, mais ça passait. Le chantage qu'elle lui avait fait ne l'avait même pas atteint, il n'avait prête que peu d'attention aux paroles pour le "deal", surtout que ce n'était pas un garçon qui était du genre à accepter un marché proposé comme ça, sans rien derrière, sauf une parole. Qu'est-ce que valait la parole du professeur ? Jojo ne la connaissait pas assez bien pour lui faire entièrement confiance, surtout quand il entendait des promesses ou bien des marchés qui ne tenaient qu'à la parole, et non à l'acte. Enfin, il s'était compris dans ce raisonnement, c'était le principal.

Peut-être que son exaspération était trop visible après tout ? Il s'en fichait pas mal si le professeur venait à remarquer son stade d'agacement, parce que c'était de sa faute avec les multiples provocations s'il en était arrivé à ce stade. Certes, le blondinet ressentait une certaine lassitude par rapport aux remarques, mais s'il était vraiment agacé à un haut point, il aurait déjà tourné les talons et serait sorti de la pièce sans attendre l'autorisation de cette femme. Est-ce qu'il restait par respect ? On pouvait dire que oui, mais il y avait aussi la curiosité d'en apprendre davantage, même si c'était impossible et que le futur étudiant le savait bien. Les yeux de cette dame expliquaient très clairement qu'elle ne dirait rien de plus sur les moldus, ce qui était bien dommage. Néanmoins, ce n'est pas pour autant que le Jojo était parti, bien au contraire, il était toujours là en train de l'écouter blablater. Il fallait dire aussi que c'était lui qui était venu le premier dans cette salle, qui avait cherché les emmerdes au début avec ses paroles blessantes surtout pour le numéro de téléphone et ce, même s'il n'avait aucune intention de la vexer donc maintenant, il fallait rester jusqu'au bout pour une question de respect.

Voilà qu'elle venait de rire et même de l'applaudir lorsqu'il avait deviné qu'elle était empathe. En fait, depuis ce moment où elle avait dit que personne ne pouvait lui mentir et que Jonas lui avait dit la vérité, un peu plus tôt, ce dernier avait compris cette évidence qui s'offrait à lui. Il avait lu beaucoup de livres par rapport aux empathes, désirant en apprendre plus sur cette capacité qui semblait à la fois utile et douloureuse, surtout en ce qui concernait de recevoir les émotions des autres, ça devait être un vrai casse-tête ! Bon, le fait qu'elle aille jusqu'à l'applaudir, c'était un peu gênant pour lui, et celui-ci détourna la tête, un air boudeur sur le visage, n'aimant pas qu'on le traite comme un enfant qui venait tout juste de s'ouvrir au monde et de comprendre que la dame était empathe. Tss, ça l'énervait de voir qu'elle se moquait encore de lui alors que le jeune garçon essayait d'être sympathique. Peut-être que ce professeur avait obtenu ses diplômes, avait terminé ses études, et exerçait désormais un métier, mais ce n'était pas une raison suffisante pour se moquer de lui, encore étudiant à Poudlard.

La dame venait de lui expliquer qu'elle n'avait pas ce "type" d'intentions, et qu'elle était en effet une empathe. Ce dernier haussa un sourcil, se demandant pourquoi elle éprouvait le besoin de le confirmer, alors que son sourire et ses applaudissements lui avaient clairement fait comprendre qu'il avait visé juste. Enfin, ce n'était pas son problème si la dame gaspillait sa salive pour dire des choses que Jonas comprenait déjà. Celui-ci poussa un léger soupir lorsqu'elle lui expliqua qu'elle savait aussi pour son agacement qui ne faisait qu'augmenter au fil de la discussion, mais ce n'est pas pour autant que le septième année chercha à se justifier ou à cacher son air agacé, puisque depuis le début de la conversation, il était ainsi. Quoi que, au début, c'était beaucoup plus nuancé mais la conversation avait bien évoluée depuis. Le blondinet avait ensuite hoché la tête pour lui affirmer qu'il savait que ça ne servait à rien que de lui cacher quoi que ce soit, mais ce n'était pas son but de toute façon et depuis le départ, ce dernier n'avait rien caché du tout à la miss.

"Je le sais bien, je ne cache rien de spécial" fit celui-ci en haussant les épaules, balançant dans un même temps ses jambes, l'une après l'autre.

Le John était plutôt surpris lorsque la miss s'était approchée de lui, il ne s'attendait pas à ce qu'elle revienne une fois de plus dans sa direction, et celui-ci s'attendait au pire. Une petite remarque bien placée et qui fait mal à l'ego ? Une moquerie pour lui rappeler à quel point il n'était rien face à elle ? Ah là là... il ne s'attendait pas vraiment à ce qui venait de suivre. La dame lui avait redemandé s'il pensait vraiment qu'elle allait lui fournir des informations sans savoir ses intentions, mais ce qui avait suivi était assez bouleversant et surprenant, à vrai dire. Le jeune homme avait un air surpris sur le visage, limite dans l'incompréhension. La miss venait de lui dire qu'elle avait peut-être été un peu trop chiante. Comme quoi, un professeur pouvait reconnaître ses torts ! Par contre, est-ce que c'était à son tour de se faire pardonner pour son attitude tout aussi chiante que la sienne ? Argh, le Jojo n'aimait pas vraiment devoir s'excuser, ça lui passait en travers de la gorge, et il y avait toujours cette histoire de fierté mal placée.

Celui-ci, avant d'enchaîner sur les paroles du professeur, décida d'attendre qu'elle lui parle de ce fameux compromis, ce qu'elle fit après avoir marqué une pause. Elle venait de lui promettre qu'elle répondrait à ses questions, mais un peu plus tard, histoire qu'elle puisse se reposer après cette journée de cours. Ce dernier hocha la tête en signe de compréhension, décidant de rebondir sur les paroles de celle-ci.

"Très bien, ça ne me dérange pas. Merci alors" fit le jeune homme en observant la femme, reconnaissant de cette soudaine proposition. "J'ai été un peu chiant aussi, je le reconnais" répondit le blondinet en détournant le regard, préférant ne pas observer le reflet de sa personne dans les yeux du professeur.
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Quand l'habitude est écartée et que quelqu'un est tiré de son cocon [Ft. Vanille Orfeo Marchisio]
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