Deux conceptrices, deux âmes à l'ouvrage ! [Ft. Florence Woolf]

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Deux conceptrices, deux âmes à l'ouvrage ! [Ft. Florence Woolf] Sam 17 Aoû - 21:32

Scène avancée dans le temps, ayant lieu quelques jours après la rentrée 2029 ~

La demoiselle venait de grimper les escaliers qui permettaient d'accéder aux tours, et ça n'avait pas été du gâteau pour cette miss qui n'était absolument pas sportive, préférant éviter les activités physiques du mieux qu'elle pouvait. Alors qu'est-ce qui avait provoqué une certaine motivation pour monter toutes les marches ? Tout cela pour accéder à la salle commune des Serdaigles ? Non, c'était simplement parce que ce coin lui plaisait, malgré le fait qu'elle y trouvait parfois des gens inconnus, mais cela permettait de se faire des connaissances de temps en temps, quand elle était d'humeur à parler.

La jeune fille observait la grande salle qui était difficile d'accès, probablement la salle commune la plus difficile à atteindre, c'est pour cette raison que Moranka était contente d'être venue ici, se disant qu'elle n'avait pas fait tout ce chemin pour rien. Cette dernière espérait qu'il n'y avait pas trop de monde, et heureusement pour elle que non, sinon elle serait redescendue de la tour, n'aimant pas quand une grande majorité des gens de sa maison étaient présents. Le silence était parfois apprécié, mais ce n'était pas l'endroit le plus silencieux de cette école non plus, quelle idée que d'aller ici pour tenter de se reposer et de réfléchir sur la suite des événements.

Celle-ci, avant d'entrer, avait fait le nécessaire pour pouvoir y aller, parce que l'énigme, le mot de passe et tout, ça faisait un bail qu'elle connaissait ça ! Ce n'était pas pour rien qu'elle allait arriver à sa neuvième année d'apprentissage au sein de Poudlard, le temps passait bien vite à son goût. Tout ça pour devenir une créatrice accomplie après... Qu'est-ce que ça lui apporterait que de créer sa propre entreprise ? La serdaigle ne savait pas quoi penser de tout ça, se demandant si c'était vraiment sa passion que de dessiner des poupées, de les créer avec les matériaux nécessaires, de les rendre attrayantes, et si ce n'était pas simplement pour faire plaisir à son père que celle-ci faisait tout ça, même si son géniteur n'avait pas parlé avec elle durant de nombreuses années, ayant décidé de la poignarder dans le dos lorsqu'elle était plus jeune.

La miss lui en veut toujours, mais c'est beaucoup mieux que quand elle était arrivée en première année. Son évolution avait eu tellement de positif sur sa manière de penser, mais aussi un peu de négatif avec le fait que c'était devenu une véritable aguicheuse de première, essayant de faire passer son ennui en le remplaçant par du sexe. C'était vulgaire, pathétique, et d'une bassesse incroyable, mais ce n'est pas pour autant qu'elle était prête à changer son attitude. Au contraire, la demoiselle ne fait même plus attention aux critiques des autres, continuant son propre chemin sans s'occuper des avis, autant vivre sa vie librement que d'être contrainte à se tenir correctement.

Enfin bref, la neuvième année s'était simplement assise sur un fauteuil qu'elle trouvait particulièrement confortable, ayant toujours ce fameux regard pointé vers le vide, preuve qu'elle était en pleine réflexion. Son avenir, ses études, sa bi-licence... Est-ce que ça avait été une bonne idée que de prendre deux licences ? Est-ce qu'elle allait assumer pour les examens de fin d'année ? C'était trop compliqué à son goût, mais celle-ci n'avait aucunement l'envie de revenir en arrière, ayant déjà fait son choix depuis longtemps. C'était ainsi et pas autrement, interdiction d'abandonner à la moindre difficulté, ce n'était pas le bon état d'esprit que d'avoir des pensées comme celles-ci.

Voilà que c'était d'ailleurs la rentrée 2029, et ce, depuis quelques jours. Adieu les vacances si douces et reposantes où les grasses matinées étaient autorisées. Maintenant, c'était un levé tôt, les cours toute la journée, la pause du midi, le temps libre, des activités banales, les chambres, etc. Toute cette ambiance ne lui avait pas forcément manqué durant les mois de juillet et d'août. Malheureusement, le retour à la réalité était assez éprouvant pour elle, n'aimant pas se retrouver entourée après deux mois de solitude, ça lui laissait une drôle d'impression.

Tiens ? Tout à coup, la miss aurait juré entendre quelqu'un... mais elle ignorait d'où provenait le bruit.
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Re: Deux conceptrices, deux âmes à l'ouvrage ! [Ft. Florence Woolf] Sam 17 Aoû - 23:03

« Tu peux bouger s’il-te-plaît ? »

Malgré son ton inquisiteur et impatient, la voix du jeune Connors ne parvint pas à sortir Florence de son travail. Plongée dans la conception d’une babiole à roue, elle semblait dans une bulle invisible mais infranchissable. Elle était assise tout en haut des escaliers menant à la salle commune des Serdaigles. Au moment où la folle envie de travailler sur quelque chose l’avait prise, il y avait un monde et un boucan insupportable dans le lieu de vie commune de ses camarades de classes. Ainsi, elle avait préféré s’installer non loin, dans un endroit où elle était sûre de ne pas avoir à subir la moindre question ou interjection d’un autre élève de l’école. Bien sûr, si elle ne s’était pas immédiatement renfermée sur elle-même comme à son habitude, elle aurait remarqué qu’elle avait choisit l’escalier le plus pratiqué pour rejoindre le fameux lieu qu’elle tenait désespérément à éviter. De nombreux étudiants passèrent près d’elle en bougonnant, quelques un s’arrêtant rapidement pour jeter un coup d’œil à ce qui pouvait bien absorber une telle enfant, mais jamais sans y prêter réelle attention.

Ce n’était pas le cas d’Hendrick Connors, un élève de Serdaigle âgé de 17 ans. Petit mais plutôt bien fichu, il était de ces gens qui cherchaient à assoir leur autorité partout, tout le temps, et pour n’importe quelle raison. Et pour quelqu’un venant d’une famille telle que les Connors, il était absolument impensable qu’une petite enfant reste assise sur son chemin telle une clocharde et refuse de lui laisser la place qu’il demandait pour finir de franchir ces escaliers. Oh bien sûr il y avait toute la place du monde pour passer à côté d’elle. Mais ce n’était même plus vraiment une question de possibilité, mais plus une question de principe.

« Oh ! Je te parle ! »

Son ton était de plus en plus énervé. Qu’est-ce que c’était que cette petite plouc qui ne semblait même pas calculer sa présence ? Il n’avait pas l’habitude d’être ainsi ignoré. Il n’avait pas vraiment l’habitude de tomber sur quelqu’un de si passionné par son travail que le reste du monde semblait totalement lui échapper. Ça aurait presque été attachant si ça ne l’avait pas mis dans une rage folle. Une cracmol ? Qui ose l’ignorer ? Lui ?

Il saisit son bras et le secoua un grand coup en hurlant.

« Tu te prends pour qui, espèce de petite… de petite… » Ses mots se perdirent dans phrase, se rendant compte que les injures qui lui venaient n’étaient vraiment pas correctes pour parler à une enfant, aussi rustre soit-elle.

Florence, ayant l’habitude d’un tel comportement avec sa mère, ne fut pas surprise pour le moins du monde. Elle prit doucement le temps de retirer ses lunettes de protection pour les placer sur son front, afin de jeter un bon coup d’œil à la personne qui était en train de la secouer. Elle analysa son visage, son expression, ses vêtements. D’un point de vue sociétal, il était très beau, soigné, bien peigné, il sentait une odeur de parfum très cher, et la qualité de ses vêtements laissaient présager une famille plus qu’aisée. Le petit pin en or accroché à son costume laissa penser à Florence que c’était quelqu’un qui pouvait avoir des contacts avec des gens importants. Quelqu’un à ne pas froisser.

La petite Woolf elle, venait d’une famille n’ayant jamais connu la pauvreté. Mais on ne pouvait vraiment pas dire qu’elle était riche. En tout cas, l’enfant avait grandi dans un environnement plutôt commun. Et d’un point de vue très pragmatique, l’argent, le pouvoir… elle s’en fichait.

Et c’est en voyant le visage de Connors se décomposer qu’elle comprit que ça se voyait un peu trop sur sa gueule, qu’elle s’en fichait. Le garçon devint tout rouge de colère, et manqua de la jeter au sol. Et c’est à ce moment-là qu’elle regretta amèrement sa décision de ne pas lui adresser un peu plus de respect. Le souvenir récent de ce qui s’était passé avec un certain Serpentard, à à peine quelques pas d’ici ne l’enchantais guère. Ça ne l’empêcha pas de recevoir tout le mépris social du monde en pleine figure.

« Non mais tu sais qui je suis espèce de petite écervelée ? Je peux te faire virer en un instant espèce de petite idiote ! » Sur ces mots, il la secoua un peu trop fort, et la babiole sur laquelle Florence était en train de travailler tomba au sol. Au son, ça ne présageait rien de bon pour la survie de l'engin. « Tu mériterais une bonne raclée pour te rappeler d’où tu viens espèce de pauvre cloche ! Eh bien ? Répond-moi espèce de petite attardée ! » Il leva la main comme le ferait un père pour menacer son enfant d’une bonne claque. Par réflexe, Florence leva les mains pour se défendre. « Répond-moi ou je te jure que je—
-Il se passe quoi ici ? »

Elle ferma les yeux dans l’attente du coup, mais il ne vint jamais. Curieuse, elle les rouvrit pour découvrir l’origine du son de cette deuxième voix inconnue. Elle n’avait jamais vu cette personne de sa vie. Elle n’eut pas vraiment le temps de l’analyser, puisqu’elle se sentie tomber au sol. Si elle manqua de se faire très mal en tombant sur une marche, Connors ne s’en soucia pas.

« Ah, euh, salut Moranka haha. Tu vas bien ? » Sa conduite venait de changer du tout au tout. S’il était toujours rouge tomate, il semblait plus l’être de gêne que d’énervement. Florence se releva en s’époussetant le veston, tandis que le garçon faisait un travail supplémentaire pour se ridiculiser encore un peu plus. « Rien, rien d’important hein t’inquiète pas ahaha. Mais tiens euh tu tombes bien, je voulais savoir… enfin pas savoir, mais je me demandais… enfin je pensais peut-être… on pourrait aller boire une bièraubeurre un de ces quatre ? Si, si tu veux bien, bien sûr. Je ne veux pas paraître—enfin je ne veux pas forcer haha ! »

La petite Woolf, désormais invisible aux yeux du garçon, dévisageait maintenant d’un regard plus qu’interrogatif le nouveau joueur qui venait d’entrer dans l’échiquier de sa vie.
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Re: Deux conceptrices, deux âmes à l'ouvrage ! [Ft. Florence Woolf] Dim 18 Aoû - 18:39

Dire qu'elle était tranquillement assise dans le fauteuil, quoi que pas d'une manière si tranquille que cela, car certains de ses camarades étaient un peu trop bruyants à son goût, ce qui l'énervait légèrement, mais elle ne disait rien car celle-ci savait que si elle avait un problème pour rester dans cette pièce, alors c'est la jeune fille qui devrait partir, ceci étant une salle commune. De plus, quelques regards étaient portés sur elle, ce qui ne lui plaisait pas. C'est vrai qu'elle avait une sale réputation d'aguicheuse, donc c'était plutôt quelques mecs qui jetaient des regards indiscrets, comme si cette dernière n'était pas capable de voir cette lueur dégoûtante dans leurs yeux. C'est pour cette raison qu'elle avait posé son regard dans le vide, pour éviter de se rendre compte à quel point la miss avait fait des conneries, à quel point le fait d'en avoir traîné un ou deux n'avait pas de point positif. Cette dernière avait rouspété mentalement lorsque des bruits jasaient... et Moranka venait de se rendre compte que c'était derrière elle, probablement à l'entrée de salle commune.

Une voix lui semblait bien familière, même un peu trop fière à son goût, c'était sans aucun doute ce putain de chien en chaleur qui traînait parfois ici. Rien que son timbre de voix était reconnaissable, pas de bol pour ce misérable. La demoiselle décida de se lever d'une manière élégante, repoussant sa longue chevelure flamboyante en arrière, histoire que ça ne la gêne pas au niveau de la vue. Ouais, elle avait envie de voir cette tête, sa réaction lorsqu'elle interviendrait, ce serait marrant que de le voir la queue entre les jambes. Momo avait deviné depuis un bail qu'il voulait faire ça avec elle, ce n'était pas quelqu'un de stupide la miss, elle savait repérer ce genre de loser. Mais bon, autant aller jeter un coup d’œil à ce qu'il se passait à l'extérieur, parce que c'était tellement bruyant que tout le monde dans la salle s'était retourné en se demandant ce qu'il se passait. Est-ce qu'elle était crainte des autres ? Parfois oui, mais généralement, ce n'était que du désir qu'elle voyait. Même pas une lueur sincère, rien que cette envie malsaine, mais c'était aussi un peu de sa faute, à force d'aller voir vers tous les côtés, ça lui revenait dans la figure.

Enfin, la demoiselle fit le nécessaire pour sortir de la pièce, remarquant alors le garçon qu'elle avait en tête depuis toute à l'heure. Comme quoi, son ouïe ne la trompait pas, c'était bien ce misérable animal qui se pensait au-dessus de tout le monde grâce à sa famille réputée, tss. Autant le remettre bien à sa place lorsqu'elle en aurait l'occasion, parce que là... la miss avait écouté une grande majorité de la conversation jusqu'ici, sachant que la scène qui s'offrait devant ses yeux lui permettait clairement de comprendre la situation dans un ensemble global. Tout d'abord, le véritable problème semblait être cette jeune élève qui se trouvait assise en plein milieu des marches de l'escalier permettant d'accéder à salle commune des serdaigles, étant en train de toucher à un objet. Est-ce que c'est bien ce que pensait Momo ? Est-ce que cette demoiselle était en train de créer quelque chose ? Cela semblait être le cas, pour le plus grand bonheur de la neuvième année. Dire qu'elle avait enfin trouver une personne semblable à elle, qui semblait aimer la conception ! Pour l'instant, ce n'était pas le sujet principal, mais la jeune femme comptait bien lui parler de ça après avoir réglé la situation.

La serdaigle écoutait donc la conversation, sans rien dire pour le moment, aimant bien observer pour comprendre, pour ensuite intervenir. Tout un cercle vicieux qui lui servait à ne pas se méprendre inutilement sur une situation, même si c'était clair dans ce cas-là. Heureusement que les deux jeunes gens ne l'avaient pas remarqué, sinon ça aurait été moins drôle. Oh non, le petit Connors venait d'user du pouvoir de la réputation de sa famille en menaçant la fille aux cheveux bleus, lui expliquant qu'il pouvait la faire virer en un claquement de doigts s'il le désirait. Tss, tellement pathétique que d'user du nom de ses parents pour tenter de se faire respecter, mais c'était aussi mignon d'un côté que de ne pas savoir comment riposter sans mentionner le pouvoir, la réputation, tout ça. Encore un enfant qui comptait trop sur ses parents. Il l'insultait de tous les noms qu'il trouvait dans son faible esprit, espérant que ça provoquerait une réaction de peur chez la petite miss, mais ce n'était absolument pas le cas, elle semblait même habituée à ce genre de traitement. Est-ce que Moranka avait pitié de cette jeune enfant ? Certainement, ça lui rappelait sa jeune enfance où elle était maltraitée par ses parents.

Alors que le Hendrick avait un peu trop pris la confiance en s'apprêtant à frapper la jeune fille, la neuvième année avait décidé d'intervenir en lui demandant ce qu'il se passait ici. C'était drôle, c'était exactement cette réaction qu'elle avait désiré voir, incroyable ! Cette rougeur de gêne, qui signifiait qu'il éprouvait de la honte que de s'être montré ainsi devant la serdaigle, c'était magnifique. Momo ne pouvait s'empêcher de rigoler intérieurement, surtout qu'elle avait posé une question rhétorique, sachant parfaitement ce qu'il s'était passé entre les deux, puisque ça faisait un moment qu'elle était accoudée à l'entrée, en train d'observer la scène. Le petit Connors venait de changer du tout au tout, et il lui avait même demandé si elle allait bien, en la saluant au passage. Au diable les fausses salutations, la jeune femme ne savait pas vraiment ce qu'elle allait lui dire, mais celle-ci avait bien envie de s'amuser et de lui faire payer pour ce qu'il venait de faire à cette enfant.

Alors, autant s'amuser jusqu'au bout ! Le petit garçon tout mignon venait de lui demander si elle serait d'accord pour l'accompagner boire un de ces quatre, mais elle connaissait parfaitement la motivation derrière cette jolie formule de politesse, cette demande de sortie n'en était pas vraiment une. C'était simplement pour s'emparer de son corps, certainement. Il la convoitait depuis tellement longtemps maintenant que ça devenait une habitude d'entendre ça. Autant lui répondre cette fois-ci ! Par contre, Moranka avait bien remarqué qu'avec ce changement de comportement, la jeune enfant était tombée par terre, se relevant par la suite en enlevant la poussière de son veston. Comment dire... ça ne lui avait pas plu ce qu'il avait fait un peu plus tôt. C'est alors que la demoiselle venait d'aborder son air hautain, avec ce sourire narquois, son habitude devant les gens comme lui.

"Mais qui voilà ? Hendrick Connors, le merveilleux élève de cette école" fit la miss en s'approchant dangereusement du garçon, passant un bras autour de ses épaules. Oh, mais serait-ce une invitation pour... ?" questionna la jeune femme en s'approchant de son oreille, lui murmurant la fin de sa question.

Trop drôle, trop exquis que de voir toute cette rougeur sur ses joues ! Il était rouge comme une tomate ! Moranka ne comptait pas s'arrêter là, jetant un coup d’œil à l'enfant, lui faisant un petit clin d’œil discret, histoire que le garçon ne voit pas ce qu'elle était en train de trafiquer. Cette dernière continuant son jeu de séduction, entraînant l'homme vers les escaliers, juste au bord de ceux-ci. Il n'avait fallu que quelques pas ! Voilà, c'était parfait. Une main sur le torse du garçon, et c'était le coup fatal : elle venait de le pousser de toutes ses forces en arrière, histoire qu'il tombe dans les escaliers et qu'il aille rouler jusqu'à une certaine distance. Durant cette action, la miss avait fait son plus beau sourire de psychopathe, chuchotant quelque chose par la suite : "Tu croyais vraiment que j'allais m'abaisser à quelqu'un comme toi ? Pauvre fou". Ce n'était absolument pas correct, ni même normal que de pousser quelqu'un dans les escaliers, surtout avec une telle violence alors qu'on pouvait régler les choses de manière calme, mais Moranka en avait décidé autrement. Celle-ci se retourna vers la demoiselle qui était debout, non loin d'elle. C'est ainsi que Momo se dirigea vers elle, un sourire plus doux aux lèvres.

"Tout va bien ?" demanda la fille aux cheveux rouges, tout en s'abaissant pour ramasser la babiole sur laquelle cette enfant travaillait plus tôt. "On dirait que c'est cassé" fit celle-ci en agitant l'engin, l'observant sous divers angles pour voir où était le problème majeur.


Dernière édition par Moranka L. M. Huggins le Lun 19 Aoû - 13:35, édité 3 fois
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Re: Deux conceptrices, deux âmes à l'ouvrage ! [Ft. Florence Woolf] Dim 18 Aoû - 23:50

Tout était allé très vite.

Florence avait bien observé la scène. Elle avait bien tout suivi. Elle avait suivi du regard la jeune femme qui venait d’entrer dans la conversation et qui semblait tout d’un coup en tenir tous les tenants et aboutissants.

Cette dernière s’était alors approchée, et avait commencer à… eh bien… oh, c’était un peu gênant pour la petite Woolf. La faible violence physique, elle connaissait. Rien de particulièrement horrible bien sûr, mais tout ce qui était claque, fessée, poussage, tirage de cheveux, oui, elle avait subi, elle avait survécu. Mais ça… c’était… nouveau. Eum…

Florence avait fini par détourner le regard. Elle cherchait quelque chose pour ne pas avoir à assister à quelque chose qui lui paraissait si, eh bien, malgré tout, il fallait le dire : vulgaire.

Vision enfantine d’une enfant, bien sûr. Malgré son temps sur internet, elle ne s’était que très peu intéressée à ce genre de choses. Dès qu’elle commençait à s’y retrouver confronté, elle éteignait tout, et faisait une petite sieste, histoire de supprimer ça de son esprit et de repartir à zéro. Mais là, faire une sieste, c’était complexe.

Ses yeux finirent par se poser sur sa petite construction. Ah. Elle avait l’air ruinée. Elle descendit d’une marche et entama le mouvement pour se baisser, afin de saisir l’objet. Mais quelque chose la devança. Une masse passa devant elle, et commença à dévaler les escaliers à une vitesse plus que problématique. Cette masse, c’était Hendrick.

L’air innocent de Florence disparut, et laissa place à l’horreur. Le jeune homme avait chuté, et n’avait pas l’air d’avoir bien atterrit. Elle eut un moment de vide. Son corps ne bougeait plus, et son esprit passa à blanc. Comme si elle essayait de s’empêcher de comprendre correctement ce qui venait d’arriver.

Elle se retourna vers la fille. Comment elle s’appelait déjà ? Moranka. Elle avait un de ces sourires. Non, il n’avait pas chuté. Elle… elle l’avait poussé. C’était sûr. Florence dut détourner le regard de ses yeux. Elle fixa le corps du garçon qui se trouvait en bas des escaliers. Elle n’était pas bien sûre de s’il bougeait encore.


Après une grande inspiration, elle descendit d’une marche.


Puis d’une autre.



Puis une autre.



Le corps du garçon se rapprochait de plus en plus. Elle ravala sa salive.



Elle voulut descendre d’une marche en plus mais… son corps refusait de—

« Oh mon dieu, Hendrick ! »

Des étudiantes venant de plus bas se projetèrent sur son corps. « Madame Pommefraîche, vite ! » réagit la plus vive des trois. Les deux autres se mirent à dévaler les escaliers, les pieds devant cette-fois-ci. Celle restée plus bas leva les yeux et échangea un regard avec Florence. Cela ne dura qu’une seconde. Mais la petite eut l’impression que cela dura une véritable éternité.

Elle ne pensait tout de même pas que--

« Tout va bien ? »

Ces mots firent tressaillir Florence. Ils étaient si froids, si sereins. Comme si rien ne venait de se passer. Très doucement, comme face à un serpent prêt à attaquer, elle se retourna, pour faire face à cette fille. Moranka. Elle tenait la babiole dans sa main désormais.

« On dirait que c’est cassé. »


Florence la regardait droit dans les yeux. Elle parlait de la babiole ou de..?

Non. Non, surtout pas.


Elle observait la création de la petite Woolf sans même se soucier du garçon qu’elle venait probablement d’envoyer en soins intensifs pour les prochains mois à venir. Et plus que tout, elle semblait... attendre une réponse, d’elle ? Quand leurs yeux se croisèrent encore, Florence ne put rien y faire.


Elle descendit d’une autre marche.


Non pas pour réduire la distance entre elle et Hendrick.


Mais pour en créer entre elle et Moranka.



Elle avait peur.



Celle qui la dominait sous tous les points avait intérêt à avoir une excellente explication si elle voulait réparer le vase qu’elle venait de casser. Ce n’était plus la babiole le problème.



C’était ce sourire.
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