If everyone is not special, maybe you can be what you want to be

Beau Woolf
Eleve sang-mêlé
Eleve sang-mêlé
Beau Woolf
Messages : 7
Points : 15
If everyone is not special, maybe you can be what you want to be Mar 20 Aoû - 17:26


Beau Woolf
Prénom et nom — Beau Woolf
Surnom(s) — Beowulf
Âge — 16 ans
Orientation sexuelle — Hétérosexuelle
Origine — Écossaise
Sang —Sang-mêlé
Particularité — /
Année d'études — 5e année à compter de septembre 2029
Options ou licence — ASPIC option arts magiques
Avenir — Honnêtement qui sait ? Le futur est incertain. Apprécions le présent !
Avis sur les cracmols et moldus à Poudlard —Il faut absolument les protéger. Ils méritent leur place ici, comme nous. Malgré ce que certains puissent dire, ils sont comme vous et moi.
Maison — Gryffondor
Avatar —Asamiya Saki -- Sukeban Deka

Baguette magique — Taillée en bois d’ébène au cœur fait d’une tige de dictame, la baguette est considérée comme étant exceptionnellement longue, atteignant un superbe 34 centimètres, un record pour la famille. Elle est fine et extrêmement rigide. Beau la garde donc toujours bien rangée de peur de la voir se briser.
Épouvantard — L'épouvantard avait simplement disparu, sans qu'elle n'ait rien eu à faire. Beau en avait alors simplement conclut en rigolant qu'elle n'avait peur de rien. Lorsqu'elle s'est rendue compte que toutes les personnes dans la pièce avaient disparu et s'étaient volatilisées comme par magie pour la laisser complètement seule, elle ne rigolait plus du tout.
Patronus — Buffle noir d'Afrique
Reflet du miroir de Risèd — Le miroir ne montre rien.
Odeur de l'Amortentia — Une étrange odeur qui pourrait allier une odeur de transpiration et de parfum de femme. Elle préfère dire que c'est l'odeur de la cigarette.
Matière favorite — Sans aucun doute les sports moldus.
Bonbon favori — Rien n'a jamais vaincu un bon caramel.
Créature inspirante —Honnêtement, est-ce que le gryphon n'est pas la créature la plus belle, la plus majestueuse, la plus-- Le gryphon. Le gryphon sans aucun doute.
Animal de compagnie —Une Hermine nommée Blaireau.
Don't act like you know me

« Beau ? Beau chérie ? »

Madame Woolf appela deux fois, pas une de plus. Elle savait que sa fille adorée ne se faisait jamais désirer quand elle était appelée. De toute manière, dans la petite demeure de campagne des Woolf, il était difficile que quelqu’un puisse ne pas en entendre un autre criant son nom dans la maisonnée. Et, comme elle l’avait prédit, la petite tête hirsute de sa fille apparut en haut des escaliers.

« J’arrive, j’arrive ! »

Beau était en train de dévaler les vieux escaliers de bois en transportant ses valises et celles de sa sœur, un véritable poids que Madame Woolf n’aurait jamais pu transporter toute seule. Mais sa fille, elle, en était parfaitement capable. Beau n’avait jamais hérité du physique plantureusement féminin de sa mère, ni du physique frêle et plutôt pathétique de son incapable de père (que son autre fille, Florence, avait cependant récupéré malgré elle). Non, Beau, Beau était superbe. Sa poussée de croissance faisait d’elle la personne la plus grande de la famille, atteignant un formidable mètre quatre-vingt-dix. Elle avait la force d’un homme, l’intelligence d’une femme, et rien ne pouvait rendre une mère comme Madame Woolf plus fière.

« Tu sais, je viens de recevoir la lettre du ministère, dit Madame Woolf d’un air extatique pendant que sa fille descendait les escaliers. J’ai été acceptée pour remplir le post de directrice du département des accidents et catastrophes magiques, tu te rends compte ?
-Oui, oui maman, c’est bien, répondit simplement Beau en replaçant un sac sous son aisselle.
-Ça veut dire que je serai très occupée ces prochaines semaines, mais imagine les responsabilités, dès qu’il y aura un accident majeur, c’est moi qui m’en occuperai-- » Sa tirade fut interrompue par une chute monumentale de sa fille qui finit de dévaler les dernières marches la tête la première.




« Ahhhh… » lâcha simplement Beau en se relevant doucement. Sa mère l’aida à se relever à avec empressement, mais remarqua la figure apeurée de la petite Florence en haut des escaliers.
« Tu n’aurais pas pu l’aider, toi, au lieu de rester plantée là comme une idiote ? » Beugla Madame Woolf.
« Ça va, ça va, j’ai juste trébuché. » La coupa Beau.
« Sur une de ses fichues babioles sans doute, si tu savais le nombre de fois que je—mais… tu saignes ! »

Beau regarda sa mère d’un air interrogatif, puis l’observa se saisir de sa main, en effet sanglante, d’où une petite blessure commençait à envoyer des signaux de douleur jusqu’à son cerveau. Elle prit tendrement la main de sa mère et la retira de la sienne.

« C’est rien, maman, c’est rien.
-Où est ma baguette ? Il faut soigner ça !
-Maman, dit Beau d’un air exaspéré, tu ne vas tout de même pas utiliser ta baguette juste pour ça ? Je vais mettre un bandage, c’est tout.
-Et si ça s’infecte ?
-Je vais mettre du désinfectant, ne t’inquiète pas. » Tenta de conclure Beau en se dirigeant vers la salle de bain.
« Tu l’applique bien avec du coton et tu—
-Je sais appliquer un bandage, maman, merci.
-Oui, oui mais tu ne veux pas simplement que je—pourquoi tu fermes la porte ?
-J’en profite pour aller aux toilettes, je peux aller aux toilettes ? » répondit Beau sèchement, mais avec le plus beau sourire du monde.
« Euh. Oui. Oui bien sûr ma chérie. Mais ne sois pas trop longue, ton père doit vous amener à la gare et il se fait déjà tard.
-Oui maman, je serai brève. » Conclue Beau en refermant la porte une bonne fois pour toute.

Une fois la porte fermée, la jeune fille se laissa tomber en arrière pour s’adosser à la porte en soufflant.




Pauvre pute.




Beau s’avança vers l’évier et se passa de l’eau sur le visage. Elle avait failli perdre son calme. Ça faisait deux mois, deux mois qu’elle se tapait cette vieille peau sans arrêt, toujours sur son dos, toujours après elle, toujours à lui mettre le crochet dessus. Elle n’avait plus qu’une seule envie, c’était de partir, de partir bien loin d’ici. Une promotion ? Encore heureux. Plus elle sera occupée, mieux Beau s’en portera.

Elle prit un instant pour s’observer dans le miroir.

Un jour elle partira pour de bon. Elle prendra un billet de train, de bateau, d’avion peu importe. Elle prendra un billet et elle dégagera de ce trou à rat. Elle les laissera tous derrière. Son père, sa mère et…

Elle eut un petit sourire.

Bien sûr qu’elle emmènera Florence avec elle.

Elle s’appliqua le désinfectant, et entoura sa main droite du bandage blanc si peu utilisé en temps normal. Cette année Florence venait avec elle. Cette année, c’est une lettre par mois pour que la vieille harpie n’aille pas fouiner, et c’est tout. Cette année, elle fait un pas de plus vers le fait d’être libre.






« Beau ! Beau !
-Cassandra ! Viens-là putain ! »

Les deux amies effectuèrent leur check plus que raisonnablement compliqué en rigolant. Quelques tapages de mains, de poings, des claquements de doigts et un culbutage de hanches pour conclure. ‘La base’. Une grande accolade suivit leur première introduction.

« Oh tu m’as manquée espèce de petite garce ! laissa échapper Beau.
-Et toi alors grande abrutie ! T’as survécu pendant tes vacances ?
-De justesse ! » Elles échangèrent un rire.

Cassandra Twain était une élève moyenne sortant d’une famille moyenne de Londres, avait des notes moyennes, un physique moyen, une attitude moyenne. Mais elle était loyale. Et il se trouve qu’elle et Beau s’étaient retrouvées dans le bureau du directeur de leur maison ensemble en deuxième année pour avoir déclenché un véritable combat de rue contre des Serpentards. Depuis, elles savaient tout de la vie de l’autre, et la deuxième n’était jamais loin de l’ombre de la première. Cassandra était à Poufsouffle, et il avait fallut attendre les premiers cours avant qu’elles puissent vraiment se retrouver pour de bon. Ainsi, elles rattrapèrent immédiatement le temps perdu en traversant les couloirs de l’école en pouffant de tout et de rien. Cassandra raconta ses vacances au Brésil, Beau cracha sur la brochette de « fils à papa » qui venaient d’arriver en première année.


Plusieurs fois, en croisant leurs amis, elles s’arrêtaient et échangeaient quelques nouvelles en rigolant. Il était plus que ressourçant pour Beau de revenir ici. Elle voyait du monde qui lui manquait, pouvait changer d’air, se changer les idées. Il n’y avait ici que quelques choses qui lui tapaient vraiment sur le système. Outre les professeurs et leurs maudits devoirs écrits il y avait—

« Tiens, attends deux secondes. » Beau interrompit Cassandra en pleine emphase et se décala de quelques mètres dans le couloir presque vide de l’école. Presque vide, car à part elles-deux, il n’y avait qu’un seul autre joueur sur le terrain. Elle agrippa gentiment l’épaule du jeune Colins, un Serdaigle de deuxième année. Celui-ci leur était passé devant les yeux rivés sur son livre, et ne les avait juste pas remarquées.

« Colins. Salut. » entama Beau avec un grand sourire.
« Ah, euh, salut Beau. » Colins répondit en accélérant le pas. Beau lui agrippa l’épaule un peu plus fort et le tira doucement vers elle, sourire aux lèvres.
« Attends un peu. Comment tu vas? Tu as eu ton année ?
-Oui.
-Ahh, c’est super ça !
-Oui…
-Pas trop dur les premiers cours de deuxième année ? dit Beau en passant son bras par dessus sa nuque. Pas trop débordé ?
-N—non…
-Vraiment ? Ça tombe bien, parce que tu sais, vraiment le début de l’année pour moi, c’est très stressant.
-Tu—tu sais Beau, je suis pas mal occupé et j’ai pas forcément le temps de-- » Il s’interrompit en sursautant lorsqu’elle le poussa contre les casiers collés aux murs. Le bruit métallique soudain résonna dans le couloir.
« Tu es toujours aussi bon en biologie des créatures magiques je crois ? » continua Beau comme si de rien n’était.
« O—oui…
-Tu sais le prof nous a donné ce devoir sur les sirènes et, vraiment, j’ai besoin d’aide.
-Peut-être que tu devrais demander à quelqu’un de ta classe de-- » Sans y prêter la moindre attention, Beau frappa violemment contre le casier juste au-dessus de sa tête. Si elle dominait tout son espace vital, l’avant-bras droit appuyé contre le métal près de lui et la tête penchée sur sa petite carrure, elle n’avait pas une posture particulièrement agressive d’un point de vue extérieur, la main gauche reposant tendrement sur sa propre hanche, tout en arborant un grand sourire calme et reposant.
« C’est à toi que je demande. » Reprit-elle calmement.

Il y eut comme un silence. Colins tourna la tête vers quelques troisièmes années qui passaient par là. Aucun d’entre eux ne semblait prêt à intervenir.


« Je… je peux toujours y jeter un coup d’œil… » Finit-il par dire avec défaite.
« Parfait, dit Beau en sortant un papier de sa poche et en le collant contre son torse. Il me faut les dix pages pour demain soir.
-D-dix pages ? » Sans l’écouter, Beau passa la main dans son dos et le poussa dans la direction où il allait originellement.
« Je passerai les chercher. A demain Colins. »

Et sans y prêter plus ample intérêt, elle retourna aux côtés de Cassandra qui reprit immédiatement son fil de pensée, sans émettre le moindre commentaire sur ce qui venait de se passer.






« Mais si je te jure.
-Non, non je te crois pas, c’est pas possible.
-Mais si, je l’ai lu.
-Tu l’as lu où ?
-Sur internet.
-Je cherche l’article.
-Et tu crois tout ce que tu lis sur internet, toi ?
-Pourquoi pas ?
-Je trouve pas.
-Tu cherches pas au bon endroit, montre.
-Jason, je REFUSE de croire qu’il existe une preuve scientifique que la merde de gryphon ait des vertus médicinales.
-Attends, j’ai trouvé.
-Ah tu vois ?
-Non, fais voir ! »

Beau remarqua une petite forme familière du coin de l’œil. « Je reviens tout de suite, j’arrive. » Elle s’extirpa du groupe d’amis et se dirigea d’un pas rapide vers sa petite sœur.

« Salut toi ! » engagea-t-elle avec un grand sourire. Florence répondit avec un sourire encore plus grand, et les deux sœurs s’enlacèrent. « Tu t’installes ? » La petite fille fit un grand oui de la tête.

Comme elle était contente de la voir ici, avec elle. Ça changeait tout. Elles allaient enfin pouvoir passer du temps ensemble, comme avant, sans avoir à faire ça avec le reste de la famille. Beau était extatique à cette idée, et ne pouvait s’empêcher de le montrer.

« Tiens ! » continua-t-elle en sortant une tablette de chocolat de son cartable. « Maman m’a envoyé ça. C’est au lait, prend-la. » Florence se saisit doucement de la tablette, puis offrit un immense sourire de tendresse à sa sœur. « On va pouvoir se voir tout le temps maintenant ! » s’expliqua Beau avec joie. « Si tu n’as pas trop de devoirs on pourra—
-Beau ! On y va, tu fais quoi ? » appela Cassandra derrière elle.
« J’arrive ! répondit Beau sans se détourner de sa sœur. Je dois y aller. Si tu as besoin de quoique ce soit tu m’appelle, hein ? » Florence ouvrit la bouche pour répondre, mais finit par la refermer simplement sans en avoir émis le moindre son. Beau sourit doucement, frotta tendrement les cheveux de sa sœur, puis laissa un petit baiser sur ton front. Elle alla rejoindre ses amis, mais pas avant de se retourner une dernière fois vers sa sœur en faisant un signe téléphonique avec sa main, et en murmurant « call me » accompagné d’un clin d’œil taquin.

Elles allaient pouvoir se voir tout le temps maintenant.


Oui.


Tout le temps.







Un rapide mouvement du poignet, et l’eau chaude et accueillante se déversait sur la peau nue de la jeune fille. Elle resta un instant sans bouger, à laisser le liquide tomber sur son visage, puis couler le long de son corps, réchauffant doucement chaque partie de celui-ci. Comme à son habitude, elle coupa sa respiration quelques secondes, puis souffla en frottant l’eau hors de ses paupières, afin de les ouvrir sans peur d’être surprise par l’eau de la douche. Personne d’autre n’était présent à cette heure-ci dans les douches communes, ainsi commença-t-elle tranquillement à s’appliquer shampoing et savon. Elle prenait toujours ces moments pour repenser à sa journée. Les premières semaines suivant son arrivée à Poudlard, ces moments servaient plus à s’échapper un instant, rester loin des autres, des gens meilleurs qu’elle. Maintenant, non, ce n’était plus pour s’échapper c’était pour…


Pour quoi d’ailleurs ?


Cette année démarrait bien. Elle était loin de ses parents, proche de sa sœur et de ses amis. Des amis elle en avait plein. Cassandra, Ilys, Jason, Idris, Hugo… elle en avait tellement qu’elle avait du mal à tous les voir convenablement. Elle avait des bonnes notes en cours. Enfin, des notes suffisantes pour que personne ne l’embête vraiment là-dessus. Elle n’avait pas besoin d’être la meilleure après tout. Juste assez pour faire ce qu’elle avait envie de faire. Oh ! Bientôt, les cours de sports moldus reprendront, elle avait hâte de s’y remettre. Il faudra qu’elle fasse la réinscription en clubs aussi. Elle y passera demain. Peut-être qu’elle pourrait essayer de voir Sandra aussi, elle lui enverra un message.

Un peu d’eau lui atteint soudainement les yeux. Ça ne lui fit pas mal, mais elle fut surprise. Elle se l’essuya hors des yeux.

En tout cas c’est sûr, tout allait pour le mieux. Elle avait tout le support nécessaire de la part de sa famille, bien qu’elle s’en moqua, sa sœur était désormais à portée, et elle avait plus d’amis que jamais.

De nouveau, de l’eau lui frappa les yeux. Bon sang, c’est pas possible. Elle se l’essuya à nouveau, avec plus de véhémence.

Oui. Elle allait superbement bien.

L’eau ne voulait définitivement pas la laisser tranquille. Surtout qu’elle n’avait même plus la tête sous le pommeau.


Tout allait bien.



Alors pourquoi, putain pourquoi elle pleurait ?



Elle tenta tant bien que mal d’essuyer les larmes qui coulaient de ses yeux sans vouloir s’arrêter, alors que son visage se contorsionnait dans une grimace désespérée. Elle frottait ses yeux tant bien que mal, espérant attraper les larmes avant même qu’elles ne puissent sortir de ses paupières. Mais rien n’y fit. Elles venaient, de plus en plus nombreuses. Tellement que, finalement, elle abandonna l’entreprise, et se cacha simplement les yeux d’une main, bien que personne ne fut présent.

Tout allait bien. Elle devait juste respirer un peu, rien de plus.

« Merde… » fut tout ce qu’elle put dire en gémissant, alors qu’une force invisible sapa celle de ses jambes. Elle s’écrasa et se recroquevilla doucement sur elle-même en chialant de manière de plus en plus pitoyable. Elle tomba sur le carrelage blanc des douches, calée contre le mur, ses doigts agrippant ses cheveux et son crâne. L’eau de la douche se mêlait à l’eau de ses yeux tandis que de rapides convulsions faisaient vibrer son corps dans un rythme irrégulier. « Merde, merde, merde… » aurait-on pu l’entendre gémir si on s’était trouvé à proximité.





Un rapide mouvement du poignet, et l’eau chaude et accueillante cessa de couler. Elle eut un petit frémissement de froid en s’enroulant dans sa serviette. Elle essuya un peu d’eau qui perlait à son cil, puis se tourna vers la sortie.

Elle se figea.

Quelqu’un était là, et la regardait.

C’était quelqu’un de sa promotion, elle ne la connaissait pas bien mais… depuis quand était-elle là ?


Est-ce qu’elle avait vu ?


Elle ne la regardait pas comme quelqu’un regarde un inconnu dans une douche commune. Elle la regardait avec intérêt, elle la regardait avec pitié, elle la regardait comme quelqu’un qui savait.

Beau enroula sa deuxième serviette autour de ses cheveux sans perdre le contact visuel avec l’inconnue, puis fit son chemin vers la sortie. En passant près d’elle, elle se heurta délibérément à l’épaule de la fille pour la faire tituber. Elle lui donna un regard froid et violent.

Si tu en parles à qui que ce soit, je te bute.

Le genre de regard qui fait réfléchir. Le genre de regard qu’on n’oublie pas. Le genre de regard qui la plaçait, elle, Beau Woolf, au-dessus de cette inconnue.



Là où elle devait être.

Because you don't

« Dr Sabrina Queen, date : 14 Juin 2029. »
(bruits de micro)
« Alors, Beau, comment ça va aujourd’hui ?
-Bien.
-Rien de nouveau ?
-Non.
-
-Non, non rien.
(long silence)
-Tu n’as rien de particulier à me dire ?
-… Non.
-Pourquoi tu ne me parle pas un peu de ta première année ?
-Ma première—Pourquoi vous voulez toujours tout savoir sur ma première année ?
-Je pense que c’est un bon endroit pour commencer.
-Mais on en a déjà parlé de ma première année.
-J’aimerais qu'on en parle à nouveau.
-Je comprends pas pourquoi on parle toujours du passé, on devrait pas se concentrer sur le présent ?
-Tu as des choses à me dire par rapport à ce qui s’est passé ?
-… Non.
-Alors j’aimerais que tu me parle de ta première année.
- (silence, puis moins confiant) Je suis arrivée en Septembre 2026—
-2025.
-Vous voyez, vous en savez plus que moi sur—
-Beau. S’il te plaît.
-… Y’a rien à dire.
-Tu avais beaucoup d’attente, non ?
-Beaucoup d’attente… (petit rire ironique) Beaucoup d’attente… (bien plus énervé) Ma mère avait beaucoup d’attente. C’est normal, j’étais première de ma classe. Partout. En littérature, en mathématiques, en histoire, en sport surtout.
-Et ici ? À Poudlard ?
-Que dalle. Le sport ça vaut que dalle. Ici c’est juste à quel point t’es fort en magie. Tout le monde est pas né avec la capacité de faire voler des marmite ou de transformer des verres en rat putain. Ma sœur par exemple, elle est—
-Et tu as été déçue ?
-Si j’ai été déçue ? … Vous savez ce que c’est, d’avoir grandi avec des applaudissements pour la moindre de vos actions ? Vous avez un bon point en maths, tonnerre d’applaudissement, vous arrivez à faire faire une petite pirouette à une fourchette avec votre nouvelle baguette, tonnerre d’applaudissement, vous passez le mur de la gare sans reculer, tonnerre d’applaudissement. Et quand vous arrivez ici, vous avez du mal à contrôler votre balai, que dalle. Vous avez du mal à transformer une tasse en perroquet, que dalle. Vous avez du mal à prononcer les sorts correctement, que dalle. Pendant toute votre en enfance on vous fourre dans le crâne que vous êtes la meilleure, que vous êtes promis à un grand avenir, que vous allez devenir l’une des plus grandes sorcières de tous les temps. Et quand vous arrivez à la case départ, vous vous rendez compte que tout le monde est déjà loin devant. Vous savez ce que ça fait ?
-Non.
-Non, bien sûr que vous savez pas. Dans ce genre de moments y’a qu’une seule idée possible qui fleure dans votre esprit.
-Qui est ?
-Personne est spécial. Personne est promis à un grand avenir. Personne mérite quoique ce soit. Tous ces putain de fils à papa, fils et filles de grands sorciers, on leur sert leur viande sur un grand plateau d’argent. Ils le méritent pas. Ils le méritent pas parce qu’ils ont rien fait pour l’avoir, à part être nés.
-Tu trouves ça injuste ?
-Injuste ? C’est putain de dégueulasse !
-C’est pour ça que tu as envoyé Ulysse à l’infirmerie ? Parce que c’était un fils à papa ?
-
-Aucune lettre n'a été envoyée à tes parents.
-
-Ils attendent mon avis, savoir si ça risque de devenir problématique, ou non. Et donc ? Ulysse ?
-…Non. C’est pas pour ça.
-Pourquoi alors ?
-Parce que c’est un con.
-Ce n’est pas une raison pour—
-Il a agit comme un con avec Cassandra. Vous voulez pas que je vous fasse un dessin ? Pourquoi vous la voyez pas elle ?
-Tu aurais pu simplement en parler avec un membre du personnel de l’école.
-Il méritait pire que ce qu'il a eu.
-Ce n’est pas à toi d’en juger.
-Et pourquoi pas ? Qu’est-ce qui lui donne le droit d’agir comme il l’a fait ? J’ai pris les choses en main parce que je le pouvais, et personne pouvait le faire à part moi.
-Je croyais que personne n’était spécial ?
-Mais personne n’est spécial ! C’est pour ça. C’est pour ça. Personne ne mérite qu’on lui donne les choses. Alors moi, je les prends. Et lui il méritait pire que ça. Ce putain de premier de la classe de merde méritait que je lui éclate la gueule contre une colonne et il s’en est juste tiré avec une dent cassée.
-Ah, je crois qu’on touche au problème. Le vrai problème n’était pas une simple vengeance pour ton amie. Tu n’aimais pas Ulysse, n’est-ce pas ?
-Non, c’est pas ça.
-Parce qu’il était meilleur que toi.
-Non.
-Parce qu’il est ce que tu n’as pas pu être en arrivant à Poudlard.
-(explosant) Ça n’a rien de putain à voir et vous le savez, je lui ai pété sa dent de fils de chienne parce qu’il le méritait !
-(calme) Parce que tu voyais une meilleure version de toi en lui.
-(bruit de chaise qui tombe) Putain ! (bruit de verre qui se brise) Bordel de merde ! »

(tempête)

(coupure)

(reprise, très calme)

« Pourquoi tu l’as frappé ? Avec tes poings je veux dire.
-(petit rire ironique) Vous savez ce que c’est le pire de tous ces gens-là ? Les sorciers, ceux qui sont doués. Ils ont plus aucun sens commun. Je connais un mec dans ma classe, il est incapable de faire la vaisselle. Genre vraiment, il savait même pas qu’il fallait mettre de l’eau après avoir mis le produit. Dans sa tête, il plaçait la vaisselle sale à côté de l’évier, le produit pas loin, il agitait sa baguette et ça se faisait tout seul. Jamais il a appris. Et c’est ça pour tout. Ils savent rien faire sans leurs sorts. Moi mes parents sont sorciers mais ma sœur… on a appris à faire pas mal de trucs ensemble. Et j’ai compris un truc. C’est que finalement, ils savent pas se battre. Sans compter l’éventuel sportif, aucun de ces mecs ne sait se battre. Ulysse… Ulysse j’ai juste avancé vers lui. Il a sorti sa baguette. Il avait pas le droit, techniquement, j’ai bien vu qu’il voulait l’utiliser pour me lancer quelque chose. Mais il était trop lent. Je l’ai prise de ses mains et je l’ai jetée loin. Je l’ai même pas cassée, je l’ai juste jetée. Et puis j’ai vu sur sa gueule, il était pas serein. Il tremblait de partout. Moi ça m’a fait plaisir, je me suis dit, ça y est, c’est bon, tu vas prendre ce que tu mérites. Et je lui ai donné. J’ai hésité. Je me suis dit, d’abord les couilles. Mais j’avais vu, ça commençait à couler, il avait déjà mouillé son froc. Ça me faisait chier de frapper là où y’avait de la pisse. Je voulais juste pas mettre de la pisse sur ma jambe. Alors je l’ai juste frappé. Je l’ai frappé fort, juste une droite pour commencer. Mais vu que j’ai hésité, le coup est mal parti. Ça a frappé moins fort que prévu. Juste assez pour que ça fasse du bruit et que ce soit impressionnant de l’extérieur, je l’ai bien vu, les autres ils étaient impressionnés, mais pas assez pour lui faire vraiment mal. Mais là il a mal réagit le con. Je l’ai vu dans ses yeux, sur son visage. Il a pensé que finalement, il pouvait s’en tirer. Il a même du penser que j’allais pas vraiment le faire. Après tout, il est plus vieux que moi, j’ai beau être grande, il pourrait répliquer, juste pour faire le fier. J’ai pas eu peur. J’ai juste pas eu envie qu’il pense qu’il avait une chance. Alors là je lui ai attrapé le col, pour être sûr de bien l’avoir ce coup-ci, je lui ai attrapé le col, et puis je l’ai frappé en plein dans son nez. Là je sais que le coup est bien parti parce que y’a eu du sang. Il a un peu crié, mais c’est surtout ses copains, c’est eux qui ont eu le plus peur pour lui. Je sais qu’ils ont eu peur parce qu’ils ont pas osé me toucher, après, quand j’avais terminé. Mais vu que je tenais toujours son col je me suis dit, je vais finir ça bien. J’ai attrapé sa nuque, et j’ai refrappé, un peu plus bas. Normalement faut pas viser là, c’est trop dur, et j’aurais pu me faire mal sur ses dents. Mais je sais pas trop comment, je me suis bien démerdée. Il est tombé tout sec. Je sais vraiment pas si c’est ce coup-là ou si c’est quand il est tombé sur la marche, mais c’est dans ces eaux-là qu’il a cassé sa dent. Il était par terre, j’ai attendu qu’il se relève. Il s’est pas relevé, ça m’a énervé. J’ai voulu le frapper au sol. Mais y’a les pions qui sont arrivés. Ça m’a un peu troublé, parce que je savais pas si j’avais bien terminé. J’ai même pas eu le temps de lui dire pourquoi je faisais ça. Ça fait juste violence gratuite dit comme ça. Mais ça l’était pas. C’était justifié. C’était mérité.
-
-Si ma mère l’apprend je suis foutue.
-… Beau, en tant que femme, je comprends. Mais en tant que psychologue…
-
-Écoute. Je vais mettre que c’était une bagarre entre vous, et que ça n’allait pas plus loin. Si vous en restez-là, je ne pense pas que ce soit nécessaire de prévenir tes parents. Mais si, et seulement si. Tu me promets de continuer des sessions l’année prochaine.
-Vous voulez qu’on continue à se voir ?
-Pas moi, non. Je démissionne.
-Hein ?
-Enfin… j’ai été prise dans un autre domaine, à Beauxbâtons. Mais je ne suis pas la seule psychologue ici. Promets-moi que tu prendras rendez-vous pour des sessions dès septembre prochain.
-Parler comme ça… à quelqu’un d’autre ?
-Oui. Ça sera la même chose, sans aucun doute.
-
-Promets-moi.
-


(fin de l’enregistrement)





Écoute-moi bien, toi. Mon nom c’est Beau Woolf. Y’a peu de choses que j’aime pas en ce monde. Si tu penses que je devrais savoir qui t’es t’en fais probablement partie. Alors fais bien attention à toi. Si t’as un problème, viens me voir. Si tu demandes gentiment, on pourra le régler ensemble. Si t’as un problème avec moi, alors viens me voir quand même. On règlera le problème ensemble. Ensemble. Je serai ravie de te montrer ce qu’on apprend au club de boxe. Tu perdras tes grands airs plus vite que tu n’aies pu les prendre. Tu finiras la gueule la première, et tu tomberas de haut. Pas par tes propres conneries, mais bien par moi. Mon nom c’est Beau Woolf. Touche-moi et c’est fini pour toi. Touche à mes amis et c’est fini pour toi. Touche à ma famille et t’es mort. Mon nom c’est Beau Woolf et j’ai peur de rien. De rien. Et surtout pas de toi. Qui que tu sois.
hi it's me again
Pseudo — C'est Florence! J'ai changé de pseudo héhé, maintenant c'est Ernest. Mais Beau ou Florence c'est cool.


Dernière édition par Beau Woolf le Lun 2 Sep - 2:43, édité 2 fois
Rachel O'Sullivan
Mrs. Scamander
Mrs. Scamander
Rachel O'Sullivan
Messages : 282
Points : 708
En couple avec : Orphan Scamander (mariée).
Re: If everyone is not special, maybe you can be what you want to be Ven 23 Aoû - 19:04




Bienvenue sur Dabberblimp !

Ok faut savoir un truc la colère c'est genre l'émotion qui me fait le plus vibe dans les écrits et elle en déborde tellement j'ai eu des débuts de frissons à plein de moments de la lecture. Je dois avouer que c'est tjs difficile pour moi de lire des fiches très longues j'ai mes raisons mais j'ai vraiment aimé. J'avais déjà aimé Florence jsp tes personnages respirent qqchose de vrai qui est extrêmement touchant
Sur ce rebienvenue rub
(bon normalement on accepte pas qu'on choisisse soi-même sa maison c'est à nous de faire la répartition mais comme c'est la soeur de Flo et que tu en avais déjà parlé c'est au même titre qu'un prédéfini quoi)(et puis elle aurait pas atterri ailleurs ptdr )


Te voilà validé, tu peux dès à présent créer ta fiche de lien, ainsi que ton téléphone portable (des modèles sont mis à ta disposition). Tu dois aller faire recenser ton avatar et tu peux aussi faire une demande de rp, ou aller sur la CB te trouver un éventuel partenaire. Tu peux aller t'inscrire dans un club de Poudlard et aussi aller zyeuter la liste des postes.


Ollie Zeleznik
des murmures au creux des songes
des murmures au creux des songes
Ollie Zeleznik
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Re: If everyone is not special, maybe you can be what you want to be Ven 23 Aoû - 19:27

jarrive après la validation jsp si j'ai le droit mais après avoir entendu parler de beau jui trop content de lire tout sur elle lilibel
surtout le twist remise en question j'aime bcp comme c'est amené et écrit et la plume est toujours aussi top
rebienvenue !! hug
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Re: If everyone is not special, maybe you can be what you want to be

If everyone is not special, maybe you can be what you want to be
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