if we ever meet again feat. Serafim

Joy McCullen
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if we ever meet again feat. Serafim Sam 31 Aoû - 0:30

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L’été avait passé à la vitesse de l’éclair – toujours occupée, entourée, c’était si facile de s’abandonner. Entre deux phases de repos tu t’étais adonnée à tellement d’activités juste pour éviter de penser, juste pour ressentir cette euphorie qui grimpe lorsque tu es avec ceux que tu aimes et qui supplante tout le reste. La douleur, la peur, la tristesse. Ces trois émotions n’ont pas eu leur place de toutes les vacances, si bien que t’étais revenue à Poudlard avec la ferme intention de tourner la page sur l’année passée. Cœur emballé, déterminée à passer une belle année, rien ne pouvait mal aller.
Le seul qui pouvait mettre de l’ombre sur le tableau était censé avoir fini ses études alors pourquoi se soucier de lui désormais? Tu pouvais réellement commencer à neuf partout, remettre l’ardoise à zéro pour prendre de bonnes bases – c’est Andy qui serait fière de voir que pour une fois, tu comptes bien t’impliquer dans tes cours. Une première en neuf ans.

La majorité des autres Gryffondors dormant, tu étais descendue au salon commun – désert à cette heure - pour appeler ta famille, les rassurer sur les cours qui avaient commencé quelques jours plus tôt. L’appel sitôt terminé, t’étais plongée dans quelques échanges de SMS avec tes amis lorsque tu entends quelqu’un approcher. Peu intéressée, t’as le visage penché vers l’écran illuminé jusqu’à ce que tu réalises que les pas se sont arrêtés.
Là, drôlement, tu te demandes qui peut bien vouloir du salon commun à cette heure.
Et ton regard croise le sien. Fige. Serafim.

Tu avais mis tellement de distance entre vous depuis votre rupture, par peur de le voir t’assaillir de questions auxquelles tu ne voulais pas fournir de réponses, par soucis de le pousser à passer à autre chose plus rapidement pour son propre bien, que t’en viens à plus savoir comment réagir.
Mais si tu voulais remettre les compteurs à zéro cette année, ça devait nécessairement inclure ta relation avec ton ex.

« … Salut Sera. » Un doux sourire étire tes lèvres. Depuis tout ce temps… Ton cœur se serre moins qu’avant à sa vue, et même s’il battait désormais pour un autre tu ne pouvais nier que tu avais toujours son bien-être à cœur – c’est bien pour ça d’ailleurs que t’avais fini par rompre, pour qu’il trouve mieux que toi et tes problèmes, pour l’éloigner de cette douleur lancinante qui t’avait longuement déchirée. Loin de toi, il n’aurait pas à vivre ta peine avec toi sans comprendre, c’était déjà ça.
« T’as passé un bel été? » Voix douce qui se porte jusqu’à ses oreilles, t’espère qu’une conversation normale détendra l’atmosphère entre vous et vous permettra de réellement prendre de zéro. Parce que si l’amour avait été fort mais bref, l’amitié elle aurait peut-être sa chance?
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Re: if we ever meet again feat. Serafim Sam 31 Aoû - 12:42

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La rentrée m'avait fait l'effet d'une immense gueule de bois. Entre le Bal, le corbeau, j'avais la sensation de ressortir d'un mauvais rêve alcoolisé, d'un trip sous acide. Pourtant, il n'en était rien. La Gala avait bien eu lieu, et j'avais désormais la marque du crow profondément ancré sous ma peau. Le retour à Poudlard me semblait presque irréel, ça faisait déjà deux mois. On aurait pu croire à un début de fin du monde ce soir-là et pourtant nous revoilà de nouveau ici, dans cette même école, dans cette même salle, dans ce même dortoir. Les choses avaient, à la fois, profondément et pas du tout changées. Irréelle, floue. Voilà ce qu'était la rentrée.

Penché sur le premier devoir de l'année (une traduction d'un texte en langue être de l'eau) je gribouille des formes abstraites, perdu dans un flot de pensés qui ne s'est en rien tari depuis l'épisode du Poudlard Express, il y a deux mois de cela. Serafim H. Marinos dans le camp des méchants… Incroyable. Jusque-là, j'avais tenu mon rôle à la perfection, j'avais sauvegardé ce mensonge. Avoir pénétré dans le camp ennemi était un fait que je ne pouvais pas divulguer, sous aucun prétexte. Pour des raisons de sécurités, tout d'abord, mais aussi et surtout parce que personne n'approuverait mon choix. En même temps, quand on voit les têtes de glands qu'on se trimballe… Entre Bergling et Sobki, normal qu'on nous prenne pour de dangereux psychopathes. Et pourtant… J'avais fait le bon choix, n'est-ce pas ? Si tout n'était pas bon à prendre, tout n'était pas bon à jeter non plus. J'étais dans le juste, j'avais fait un sacrifice, mais il était nécessaire, n'est-ce pas ? Je ne me suis pas trompé, malgré la présence de Nour et de Declan dans nos rangs, je ne m'étais pas trompé. C'était pour le mieux, pour bâtir quelque chose de nouveau, de plus propre, de plus sain. C'était logique, non ? Pour bâtir quelque chose de neuf, il fallait détruire l'ancien. Puis, j'avais essayé. Personne ne pourrait me reprocher de n'avoir pas essayé de jouer selon les règles, d'avoir essayé de gagner de façon juste, à la loyale. Notre erreur à Andy et à moi avait été de croire que notre adversaire serait aussi à cheval sur les règles que nous. Oui, je ne suis ni comme Nour, ni comme Declan. Je ne me bats pas pour mon profit personnel, je ne me bats pas par égoïsme, par frustration. Je me bats pour les autres, parce qu'il le faut, parce qu'on ne peut pas gagner face à un ministère qui triche. Je teste une autre méthode. Pour Andy, pour Enoch, pour Ethan, pour tous ceux qui n'ont pas leur place. Ce que je fais est juste, je dois arrêter de douter de moi.

Je repousse mon parchemin du doigt en lâchant un soupir. Ouais, faut vraiment que j'arrête de me prendre la tête. Je vais me prendre un café, un thé, un truc à boire. Ou mieux, je vais aller piquer une tête quelque part. Il est tard, ouais, mais ce ne sera pas la première fois que je transgresse les règles et tant que je ne me fais pas prendre, Andy ne me tombera pas dessus. J'embarque donc mon sac, mes baskets et je descends la tour du dortoir à petites enjambées pour rejoindre la salle commune. Elle est vide à cette heure, évidemment, les gens ont mieux à faire. Elle est vide. Du moins elle devrait l'être. Elle ne l'est pas. J'avais soigneusement évité son regard, son visage, sa silhouette dans les couloirs. Par lâcheté, par soucis de me garder de la douleur qui me rongeait alors. Une partie de moi aurait voulu ne plus jamais la voir et pourtant. Je l'avais aimé, réellement. Sans doute que je l'aimerai toujours, parce qu'on n'oublie jamais son premier amour. Elle est toujours aussi belle, son sourire semble plus sincère, l'éclat de son regard qui m'a rendu fou plus d'une fois n'est plus aussi éteint. Elle semble aller mieux, avoir repris du poil de la bête. Je crois voir dans ses traits, la Joy pour qui j'aurai retourné le monde, il n'y a pas si longtemps de cela.

« Hey, Joy. »

Je te souris, Joy, je te souris parce que je ne souffre plus autant qu'avant désormais. Je te souris parce que je ne peux pas t'en vouloir indéfiniment, parce que je n'en ai pas envie, dans le fond. Tu as été pour moi, mon tout, mon essentiel. Ce ne sera probablement plus jamais le cas, je ne me fais pas d'illusion. Néanmoins, tu auras toujours une place spéciale, j'aurais toujours de l'amour pour toi, du désir pour toi. J'aurais toujours cette envie de te voir heureuse, épanouie. C'est peut-être aussi un peu pour toi que je me bats. Pour que les gens comme toi puisses montrer leur richesse, pour que les gens comme toi ne se fassent plus trahir, jamais.

« Irréaliste comme été, mais c’était bien. Je peux m’asseoir ? » Je prends place près d’elle. Je me rends compte que son visage m’avait manqué, son odeur aussi. « Et toi ? Je devine à tes yeux que ça va mieux depuis la dernière fois. »

Depuis notre rupture, depuis l'incompréhension, depuis les pleurs. Je souris un peu plus. Je ne comprends toujours pas les raisons qui t'ont poussé à demander notre séparation, mais si tu as réussi à faire du tri dans tout ça, alors j'imagine que je devrais me réjouir pour toi.

« Tu as réussie à régler tout ce qui n’allait pas ? »
 

Joy # Salle commune # Septembre 2029


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Re: if we ever meet again feat. Serafim Mar 3 Sep - 4:50

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C’est peut-être son sourire qui te rassure ou le fait qu’il ne se fâche pas à ta vue, mais t’es soudainement drôlement détendue. Ne plus voir le reproche au fond de ses prunelles doublé d’un point d’interrogation bien présent allège quelque peu l’atmosphère, autrefois si pesante qu’elle a lentement creusé le ravin qui prendrait place entre vous par après. Mais si sa question se veut bienveillante, il a tôt fait de te réenligner sur le but réel de son interrogation. Et c’est plus fort que toi, comme un réflexe bien ancré tu te braques, tu te crispes sous l’intrusion que tu ne voulais pas subir à nouveau. C’est une habitude que tu avais perdue avec l’été, de tenter de repousser tous ceux qui étaient trop curieux, mais tes traits se sont tout de même adoucis, tout comme tes barrières heureusement avec le pansement que le temps avait appliqué sur la cicatrice Kain.

« Ça va mieux oui. » Regard obliquant vers le sol, tu replaces une mèche derrière ton oreille avec nervosité. « Le temps commence à faire son effet j’imagine, je sais pas si je peux dire que tout est réglé mais j’me sens mieux alors c’est tout comme faut croire. » C’était peut-être l’amour des autres au fond qui avait pu t’aider à passer à autre chose, ou celui que tu éprouvais – ou encore ce chagrin que tu avais finalement noyé sous des litres d’alcool. Quelque chose dans tout ça avait fonctionné, mais il n’était pas question d’en parler à Serafim, parce qu’il n’en sait pas assez et parce que t’as pas envie de tout ressasser, la douleur comme la guérison.
Tu joins tes mains et frotte tes doigts nerveusement – le stress d’être dans une position délicate face à lui alors que tu avais caché si longtemps la nature-même de ton mal, c’est normal Joy – et ce sera sûrement perçu comme de la gêne, parce qu’on te voit rarement gênée, encore moins stressée. Et ce serait pas tout à fait faux, vu tous les non-dits que tu lui as fait subir, tu lui devrais tellement d’explications et au lieu de répondre à ses questions tu t’étais murée dans un silence de plomb.

Il aurait pu t’haïr mais non, tu hérites plutôt de sourires. La chance dans la malchance. T’es passée par-dessus tout ça – dans la mesure où tu ne revois pas Kain, tout ira bien – alors heureusement, tu ne perds pas trop le sourire, tu compatis simplement davantage. « J’suis désolée Sera. De t’avoir rien dit et d’avoir dû m’éloigner sans explication. Je sais à quel point c’est dur et je m’excuse, vraiment. » Hésitante, tu élèves le regard pour croiser le sien, incertaine de ce que tu y lirais. T’avais eu besoin de cet évitement, ça aurait pas été possible autrement de guérir et tu aurais détruit tout le monde au même rythme que tu te gelais les neurones.

Ce n’était pas du regret, mais au moins tu reconnaissais que tu lui avais fait du mal, comme Phoebus avec toi auparavant. C’était bien la moindre des choses.
Mais en silence, regard rivé au sien, tu attends son verdict. Maintenant tu étais prête pour les excuses. Maintenant tu étais assez stable pour discuter sans t’effondrer. Maintenant que la page était tournée, que l’ardoise repartait à neuf, tu étais prête, tout simplement.
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En couple avec : La déception, mais au moins ma maman elle m'aime
Re: if we ever meet again feat. Serafim Mar 3 Sep - 17:59

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Tu te tends, tu détournes le regard. Est-ce que la plaie est si profonde que ça ? Est-ce que le couteau qui a lacérée ta peau était aussi tranchant ? Je ne peux rien dire, impuissant. Ce n'est pas la curiosité qui manque, j'aurais des milliards de questions à te poser, Joy, des milliards de réponses à entendre. Il y a de zones de floues, de zones vide dans notre histoire, tellement j'ai abandonné l'idée de recomposer seul le puzzle. Je ne peux pas. Il y a trop peu de choses que je sais. Il n'y a que toi, Joy, qui détient les réponses à ces questions. Ces réponses, tu n'as pas voulu me les donner ce jour-là, je comprends que tu ne me les donneras pas plus aujourd'hui. Je comprends, il y a des secrets qu'on emporte dans la tombe, j'ai moi aussi les miens. Ce serait malhonnête d'exiger de toi la vérité quand, moi-même, je me suis mis à mentir. Je n'ai pas le droit ou plutôt je ne l'ai plus.

« Tant mieux, je suis content d’entendre que tu t’es remise sur pied. »

Sourire, peut-être un peu tendre, mais frustration de l'intérieur. Il y a une partie de moi qui enrage encore de n'avoir pas pu aider. Parce que je t'aimais, Joy, j'aurais voulu être là pour toi, qu'importait le prix ou la place que tu acceptais de me donner dans ta vie. J'aurais été là. Je voulais être là. Avec le recul, je me dis que tu avais peut-être raison. Une relation comme la nôtre, le flou qui s'en suit, moi et mon entêtement, ça n'aurait sûrement pas fait bon ménage. Et pourtant, pourtant, j'aurais voulu avoir ma place, mon rôle à jouer dans tout ça. Parce que j'aimerais faire partie de ta vie. Mais ça, ce n'est peut-être pas quelque chose que je peux dire, pas comme ça, pas maintenant. J'ai bien compris qu'il y avait encore certains détails qui te bousculaient, certaines choses qui te touchaient encore. Ce genre de pas, ce n'est pas à moi de les faire. Je ne veux pas être intrusif, c'est pas mon rôle. Je me frotte l'arrière de crâne, aussi gêné que toi.

Il y a ce silence, ce besoin de dire quelque chose, mais de ne pas savoir quoi. Il y a ce que je ressens, mais j'ai compris qu'il y a aussi ce que toi, tu ressens, ce que toi, tu veux ou pas entendre. Je ne peux plus agir comme avant, de façon idiote, égoïste, sans réfléchir. Quand il est question de toi, de gens comme toi, je veux faire les choses bien. Quand tu ouvres la bouche, Joy, je redresse la tête. Tes excuses, Joy, elles me touchent. Elles me touchent, parce qu'à l'époque, te voir tourner des talons ça m'avait tué.

« Je t'en ai voulu, tu sais. Au début. Pas parce que tu as rompu, mais parce que tu l'as fait pour les mauvaises raisons. » J'ai joint mes mains, nerveusement. Sans doute avais-tu besoin d'entendre la vérité. Peut-être que c'était ce qu'ils nous manquaient pour enfin nous pardonner. « J'aurais tout accepté, toutes tes excuses. Tu aurais pu me dire que tu avais trouvée mieux ailleurs ou que j'étais tout simplement plus assez bien pour toi. J'aurais dit ok à tout, tant que tu l'aurais fait pour toi. Pour ton bonheur perso. Sauf que tu n'as pas rompu pour toi, mais aussi un peu pour moi, je me trompe ? Parce que y a des choses que tu ne voulais pas m'imposer. »

T’es toujours aussi belle. Dieu que j’ai aimé ton visage, dieu que j’ai aimé tes yeux. Je ne peux pas détourner mon regard de ce visage.

« J’étais furieux, parce que je ne comprenais pas. J’étais frustré, je ne supportais pas d’être dans l’ignorance vis-à-vis de toi, alors que… Que tout ce qu’on partageait ensemble avait un véritable sens pour moi. Je t’ai détesté, Joy. » Pour quelqu’un qui déteste, ma voix est étrangement douce. « Mais plus maintenant. Parce que j’ai compris que, même avec toute la bonne volonté du monde, je ne pourrais pas te haïr plus longtemps. T’avais tes raisons. Je ne les connais pas, mais je te fais confiance, je sais que tu ne pensais pas à mal. Tu as fait ce qui te semblait juste pour nous deux, sur long terme. J’ai compris que… Que je ne pourrais jamais t’en vouloir. Parce que je n’ai jamais aimé personne comme toi. Parce que pour la première fois de ma vie, j’avais la sensation d’être autre chose qu’un gamin con. Tu m’as rendu meilleur, Joy, tu m’as appris ce que c’était d’être réellement heureux. C’est bien plus que tout ce qu’on a pu m’apporter dans ma vie. Alors j’ai compris que je ne devrais pas te détester, mais au contraire te dire merci. »

Parce que notre histoire avait donné du sens à beaucoup de choses. J’ai réalisé, que si de tels bonheurs étaient possibles dans une vie, on se devait de les protéger. J’ai compris que je devais me battre, pas pour imposer, mais pour protéger. Protéger ma Vision du Monde, protéger tous ces petits bonheurs qui ont donné à ma vie, à ma personne du sens. Pour qu’ils puissent se produire de nouveau, pour que d’autres personnes puissent les vivres aussi. Je me bats pour qu’un monde, où des gens comme toi et moi puissent être heureux existe. Et c’est grâce à toi, juste grâce à toi.

« Alors merci, de m’avoir aimé comme tu l’as fait. »

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Re: if we ever meet again feat. Serafim Mar 8 Oct - 0:18

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Tu t’attendais à tout. À des reproches, à de la colère, de la tristesse. T’es pas surprise d’apprendre qu’il t’en ait voulu, tu avais réagi de la même façon des années plus tôt, et tu accueilles chaque mot stoïquement, la culpabilité s’étant fait la malle après une centaine de verres, quand t’as compris que t’avais probablement juste besoin de cheminer un peu sans lui pour te retrouver dans ta peine. Ce n’était peut-être pas la bonne raison pour l’écarter de ta vie, pour le balayer aussi simplement que tes doigts qui font glisser quelques cheveux épars derrière la barrière de ton oreille, mais ça t’avait fait du bien au final.

Ton regard s’accroche à ses traits, détaillant celui que tu avais aimé si fort des mois auparavant, avant de fondre dans le second canapé, soudainement remuée par une culpabilité dévorante lorsqu’il te remercie. Merci. Après tout ce qu’il avait enduré par ta faute, il avait réussi à trouver du positif dans sa douleur, et ça, ça surpasse tout ce que tu aurais pu imaginer.
Il avait trouvé la force de dire merci.
Ces cinq lettres qui témoignaient de son cœur si pur et sincère, exactement ce qui t’avait fait craquer pour lui lorsqu’Andy te l’avait présenté, et qui te chamboulait à nouveau à cet instant.

L’eau te monte aux yeux, tellement naturellement.
Touchée.
Renversée.
Coupable.
Reconnaissante.

« Sera… » Un rire s’échappe de tes lèvres. Sans humour, juste pour souffler le trop plein d’émotions qui t’habitent. « Je sais pas quoi dire. » Regard rivé sur lui, franc. Embué.
Doucement, tes doigts glissent sur sa main. Ça rappelle tellement de souvenirs, et pourtant ce n’est pas de la nostalgie qui brille dans tes prunelles. Plutôt de la reconnaissance qu’il t’ait aimée et qu’il soit la meilleure personne de vous deux. « Tu aurais dû me détester. J’aurais compris, ça aurait été normal vu comment j’ai rompu. » Nouvelle caresse de ton pouce sur sa peau. « Pourquoi il faut que tu sois aussi gentil? »

Tu t’esclaffes et détaches vos doigts délicatement. « J’espère que quelqu’un d’autre aura la chance de t’aimer. J’ai eu de la chance d’avoir quelqu’un comme toi dans ma vie Serafim Marinos. » Une petite lueur espiègle brillant dans les yeux, tu te penches finalement pour poser tes lèvres sur sa joue. Marque d’un nouveau chapitre entre vous.
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