équinoxe † w/lune

Ollie Zeleznik
des murmures au creux des songes
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Ollie Zeleznik
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équinoxe † w/lune Dim 1 Sep - 2:07



equi
nox
sur les cendres de l'été danse le ciel en liesse ça valse sans un bruit dans les drapés d'éther ici
malgré le bal qui se déploie sous ses yeux
on se passe toujours de mélodie.
au creux de l'azur comme un second soleil qui n'a pas à rougir face au vrai elle se dresse fièrement teinté d'orangé ;
les camaïeux de la lune ont changé pour fêter
l’équinoxe.

sol froid des coursives de la tour d'astronomie contre les omoplates ollie se demande à quelle vitesse ça voyage une œillade car il n'est pas sûr que les siennes aient vraiment le temps d'arriver jusqu'aux étoiles au dessus de lui
c'est qu'il surveille de temps à autre l'accès à la tour d'astronomie. car ce qu'il aime chez les nébuleuses
(et toi)
c'est le coté volatile des auras
si l'on n'est pas au bon moment au bon endroit on court le risque de manquer des instants hors du monde.
lorsqu'on t'envoie des messages la nuit c'est comme avec ces galaxies dont la lumière vacille, une éclipse un nuage et tu t'échappes
sauf qu'ollie reconnaîtrait ces pas entre mille
(la faute à leur mélodie gracile).

il attend encore
rien qu'un peu
car comme en astronomie c'est une question de timing
jusqu'à ce que tu sois suffisamment proche de lui pour se rassoir en tailleurs. le sourire qui ferait mille fois le tour de la tête s'il était en orbite suffirait sûrement pour comprendre que l'été sans vérifier si tu brillais toujours autant lui a paru long
mais il faut toujours qu'il rajoute des mots, ollie.

— ça a été l'ascension ? je me suis dit qu'ici ça irait, on n'est pas si loin du perchoir des serdaigles.

lune (la vraie) accroche les rayons de l'avant-nuit les boucles ivoires comme rétro-éclairée
ce n'est pas la même gravité qui régit ton être c'est sûr
comme éthérée, lune.

— ce soir c'est un peu particulier
lune
tu sais, c'est

celui là, il le connaît par cœur il
replie tous les doigts de la main gauche sauf deux
le pouce sous le menton, l'auriculaire tendu devant soi
tandis l'autre main fermée vient s'arrêter au dessus du front.

— la lune-
euh

le second, il se souvient moins bien
c'est qu'il l'a appris tout à l'heure.
s'égrènent deux, trois secondes, avant que la risette signale qu'il se rappelle, ollie tend une main devant lui
avant d'y passer l'autre
comme pour récolter des blés imaginaires au creux de la paume.

— des moissons.

elle a pris des teintes carmin un peu de celles que tu portes souvent sur les lèvres. le souffle rieur pour se moquer de lui-même car
les signes ce n'est pas encore ça.
il aimerait bien pourtant mais il n'y a pas grand monde dans les parages pour pratiquer. assis l'un à coté de l'autre ce ne serait pas pratique alors lorsque tu le rejoins ollie se tourne rien qu'un peu
histoire de partager le face à face entre le cosmos et toi. signe en pliant deux doigts vers lui.

ça va toi ? tu as passé l'été ici ?
rictus dépité
c'est pas ma saison l'été, c'est les trois mois où j'ai la mauvaise manie de disparaître.
ponctue la réplique qui sonne comme une excuse, l'index et le majeur viennent sous l'œil avant de désigner devant lui
de te désigner toi.
— ça me fait plaisir de te voir.
à sainte-mangouste pour tuer le temps
ollie a appris de nouveaux mots silencieux
tu vois.
Lune Choi
Eleve sang-mêlé
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Lune Choi
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Re: équinoxe † w/lune Lun 2 Sep - 18:31


les rendez-vous opportuns et tous ces manèges sociaux qui hurlent au cœur d’être à l’écoute mais aux oreilles de prendre leur repos, quelle affaire. il fallait, de temps à autre, s’oublier pour mieux se concentrer sur l’autre. prendre l’envie et les heures qu’il faut pour regarder ces étoiles qui nous entourent, s’oublier certainement, lune ou pas lune ; aimer à outrance. leur dire qu’ils sont précieux pour polir leur éclat, pour qu’ils restent attachés au ciel et à mes côtés. pour qu’ils s’aiment et qu’ils m’aiment, pour vivre heureux.
à croire que naître d’un prénom si céleste ça donne des envies astrales à chaque matin. étrange, mais pas bizarre ; de quoi peut-on rêver si ce n’est des autres et de nous ?

romantique et dangereux, pourtant désirable comme un trésor. les marches s’effritent sous quelques-uns de mes pas, mais l’impatience est solide. j’ai gravi le danger – sereine, car la lune ne saurait chuter au milieu de son propre univers, et le voilà comme un soleil de ses cheveux dorés, de son sourire divin, de cet air si réconfortant, comme un voile de chaleur sur la peau en plein hiver. ollie. mon sirius, ma perle. mon étoile à regarder sans toucher.

« ça a été. tu m’as manqué.  » sans complexité non, rien que des mots sans « r » et sans embarras. l’éclat du trop vrai sans écorcher l’essentiel, dieu merci nous avons des mots importants que l’on peut prononcer même sans les entendre. dieu merci, il m’a laissé les yeux pour te lire, confondu entre hésitation et patience. si la plupart pense toucher le ciel en ralentissant leurs tirades, ollie, tu es de ceux qui atteignent la lune en parlant par mes mots. le sourire en expansion alors que ton poing presque fermé rejoint ton menton. lune. sans écorchure. « hm ? » le second prend son temps avant de venir à tes mains, mais un peu plus encore avant de venir à mon esprit ; il y a de ces mots qu’on utilise peu et qu’on oublie souvent – signer ce n’est pas comme parler, ce n’est pas quelques 34 sons ou plus mis bout à bout mais bien des mots tout entiers qui bougent à leur façon. « ah ! moisson ? oh ! » le rire aérien.

sourire à sourire je m’installe en tête à tête sans craindre l’éclat trop lénifiant de cet homme qui n’aura jamais sa place parmi les autres… non ollie n’aura jamais mes lèvres, car de poison il n’a pas besoin.

« non, j’ai été un peu pa-tout cet été.  » (une main balayant l’espace pour palier à cette cassure phonétique)

ne pas entendre le timbre de ta voix qui peut-être se dissémine quand tu sembles triste sauvera peut-être quelques larmes. mais ce sourire si honnête à ton cœur, me hurle d’être là pour l’apaiser… mais comment ? des astres malades il y en a tant, et j’ai peur de ne voir ta mort que des années après l’éclatement de tes sanglots. une étoile se meurt mais brille encore trop de temps pour qu’on puisse se résoudre à pleurer sa perte ; et ça m’effraie de savoir que ton éclat cache peut-être d’indénombrables maux.

« tu ne dispa-ais jamais v-aiment ollie.  » deux mains l’une sur l’autre, qui soudainement s’écartent, claquant mes pouces contre le reste de mes doigts. ce terme semblait important, tu devais pouvoir me le dire même sans parler. « tu -enais juste. je me suis inquiétée tu sais.  » gigotant cinq doigt à côté de ma tempe, le regard noyé dans tes deux prunelles. « tu veux en pa-ler ? »

honnêtes entre nous.
doucereuse lune je m’aime quand je pense aux autres sans toujours penser à lui.


Dernière édition par Lune Choi le Ven 20 Sep - 18:43, édité 1 fois
Ollie Zeleznik
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Re: équinoxe † w/lune Mer 4 Sep - 16:43



equi
nox
ses yeux dans les tiens (les tiens dans les siens) qui passent des iris à tes mains
défient la loi de l'attraction et s'éloignent l'une de l'autre les pouces aux doigts liés ça c'est
disparaître.
il aimerait bien connaître le signe pour renaître même si celui-ci résonne de poésie, incline la tête
et le regard s'abaisse à la seconde où l'on s'inquiète dans les deux langues.

— c'est juste que..
je m'absente pour faire taire les sales voix dans la tête et quand je reviens il y en a d'autres bien trop vraies qui n'ont que des tragédies à m'apprendre.
qui s'amusent à lister les absents et les disparus
rappellent inlassablement que des êtres aimés ne monteront plus jamais au sommet des tours pour embrasser les étoiles à ses cotés
comme tu le fais
des fois-
des fois j'en ai marre d'entendre
un poing lié, sur lequel l'autre main passe le geste agacé, vient ensuite près de l'oreille pouce index et majeur joints, se quittent une fois avant de vite se retrouver.
tout court.

les prunelles contrariées fixant le sol entre vous reviennent à toi
le rejet pour le monde qu'on entend et dont les mélodies jamais ne t'atteignent, même s'il le pouvait ollie hésiterait à te l'offrir car ce serait ne pas pouvoir t'épargner de certains accords discordants ;
il souhaite même cruellement qu'ils ne te soient jamais audibles.
battement de cils après tout, ça ne lui plaît pas que tu te fasses du soucis jusqu'au creux des paumes,
il hausse les épaules parce que ça ne fait rien il vaut mieux
en sourire.

— enfin
si jamais ça devient trop et que je décide de tout réduire au silence
tu seras là pour m'apprendre à signer aussi bien que toi pas vrai ?

lune rien que le reflet d'un astre dans le ciel qui s'approprie les rayons et pourtant la voix des hommes résonne mille fois pour elle
lune les poètes et les ménestrels depuis des siècles à ses pieds
crée bien plus de dévots que le soleil
tu es comme celle dont tu as hérité le nom
c'est dangereux d'être aussi belle.

— dis-moi des bonnes nouvelles lune, raconte-moi des choses dont on peut se réjouir.

dis-lui qu'au lieu de perdre tu as gagné
qu'ici tu as trouvé des gens à aimer
malgré tout.
Lune Choi
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Re: équinoxe † w/lune Ven 20 Sep - 18:42


sourire en expansion oui et puis il y a aussi le cœur en déclin. c’est dur de lire la tristesse, peut-être plus dur que de le ressentir de tout son être – c’est inquiétant et ça ronge toute la chaire, ça se débarrasse du bonheur comme on jette des bouteilles à la mer. ça prend, ça laisse immobile. ça nous fait comprendre qu’on est si petit, face à l’immensité des émotions qui gouvernent. ça me dit aussi qu’ollie tes voix je ne les entendrais jamais contrairement à toi. supplice partagé pourtant bien différent, et comment te comprendre, alors ?
moi je mens à dire qu’entendre c’est pas la priorité. je mens comme une enfant, forte dans ses caprices. je suis lune, stellaire, je suis l’astre tout puissant, et pourtant, je voudrais renaître étoile, t’écouter pleurer, rire, chanter. t’écouter. l’écouter.
main sur la tienne, liant deux paumes un peu gauches et chaudes.

« si un jou- ça te fatigue de tou-ner en o-bite, viens me le di-e. on p-endra une pause, on tou-ne-a plus. y’au-a que toi dans mon unive-s égoïste. » que sirius aussi fort que le soleil, pour resplendir un instant rien que pour nous. on vivra des heures enfantines et on fera taire tes hantises : des voix on en entend jamais dans l’espace.

on signera tous les mots qui te plaisent, on signera même des accords séraphiques si tu tiens tant à user tes mains.
et tu te réjouiras d’être aimé comme je suis heureuse d’aimer autant de lumières. il y a les amis qui crépitent dans la lueur de l’aube, les amours en jardin, éclosent et fanent comme des fleurs toutes très jolies. et puis archibald. pas une fleur lui non, tout un monde.

« je suis – » rire étouffé, j’ai pouffé en me découvrant trop honnête.

les pouces rejoignent le bout des autres doigts, c’était presque mimer deux marionnettes en tête à tête – mais la réalité était plus doucereuse. grand rictus avant de reprendre ma démarche, il me fallut un instant avant de pincer mes lèvres (comme cette mode révolue, la bouche en canard). qui s’était permis d’élaborer un signe si ridicule pour un mot si vertigineux ?

amoureuse

éclat de lumière dans mes prunelles et je m’étale à tes côtés, dévorée par l’enfant qui forge mon cœur de cratères. la lune dont l’orbite est dite « subtilement » perturbée par le soleil n’oserait plus mentir maintenant que les faits sont avérés.

« c’est biza--e ! moi… mon ca-actè-e léger, t-op libé-ée… t-acassée de -ien, tu te -ends compte ? il y en a finalement un pou- me rend-e folle... tu sais ce que c’est, ollie ? l’amou- comme ça, celui qui veut s’enc-er dans tes veines… »

finalement plus très assurée la lune tremblote à l’idée d’être le satellite le plus vulnérable de notre système solaire. mais à tes côtés – quête de conseil. pourvu qu’ollie sous le voile de sirius puisse calmer les battements de ce cœur en expansion que je ne saurai maintenir avec fierté.

s’il te plait, puisses-tu m’avertir de tous les dangers.
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