little dark age † florence

Cole Tucker
roi du coup d'tête balayette
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Cole Tucker
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little dark age † florence Sam 7 Sep - 5:17

little
dark age
✚ florence
regarder les loups souffler sur les frêles chaumières sans broncher ou bien se ranger de leur coté quand il est en colère c'est à peu près tout
ce que cole sait faire.
il n'est pas de ceux qui tendent la main.
(personne ne lui à jamais montré comment s'y prendre) et
à force de mordre la poussière on s'habitue au goût du fer on apprend juste à se relever par soi-même
à épousseter les chagrins pour retrouver des airs bien fiers.
peut-être
peut-être qu'il aurait du se taire pour que t'apprennes plus vite  après tout on laisse bien les bambins trébucher pour qu'ils sachent un jour mettre un pied devant l'autre
mais
un des balanciers à vide ça n'aura jamais atteint l'équilibre
face à lucie
ni la magie ni les mots,
c'est un tableau difficile à supporter

(des airs d'auto-portrait).

depuis, cole se demande s'il est le seul à ne repenser qu'à ça ; si, face au sorcier garnement il s'y est pris
comme il faut,
s'interroge lorsqu'il te voit
est-ce que ça va.
l'attention en alerte les gestes brusques l'interpellent il se surprend à distinguer dans les foules ceux qu'on bouscule et ceux qui jouent des coudes
a croisé plusieurs fois ton regard au détour d'un rayon de livre ou bien d'un couloir (éthéré, qui s'éclipse aussitôt).

sur le point de tourner le dos lorsqu'il voit la marrée de première année envahir le hall pour emprunter les escaliers.
pourquoi est-ce qu'il reste planté là pour
quoi déjà
pourquoi toi surtout ? même ton nom cole ne le connait pas et puis des persécutés il aurait pu en épauler cent il en a évincé mille
mais
rien qu'une fois en échange de toutes celles où il se résigne
cole inspire avant de se faufiler parmi la foule des plus jeunes.

interpelle
hé- ehm
-toi !
à défaut de savoir comme tu t'appelles.
aux pieds des escaliers enfin c'est là où lui il est
à toi il accorde quelques marches histoire que ça te change de ceux qui regardent de haut et
déjà les petits camarades se tiennent prêt à se dresser comme des boucliers devant cole
qui lève alors rien qu'un peu les mains pour chasser les doutes.

— fais pas cette tête-là
voler des chaussures c'est la passion de lucie, pas la mienne.

sourcils froncés des lueurs courroucées dans les iris en prononçant le prénom des turbulences c'est difficile de ne pas faire la grimace
tique une seconde avant de croiser les bras.

— ... il te fout la paix maintenant, pas vrai ? il est pas revenu te voir depuis l'autre jour ?

l'œillade agacée mais
c'est qu'en posant enfin les yeux sur toi
cole se sent d'avoir du soucis
(les ecchymoses sous le menton ne sont pas tout à fait parties).




Dernière édition par Cole Tucker le Ven 20 Sep - 19:50, édité 1 fois
Florence Woolf
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Florence Woolf
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Re: little dark age † florence Dim 8 Sep - 1:45

« Eh, Florence ! Dis donc ça fait longtemps ! Quelques jours quoi haha, tu vas bien ? »

On dit souvent « qui se ressemble s’assemble. » Les fruits ne tombent jamais loin de l’arbre fruitier. Les chiens font des chiens, les chats font des chats. Quand des personnes ont des choses en commun, elles ont tendance à se réunir entre elles pour les partager. La nature s’est développée ainsi, et c’est de cette manière que les espèces vivantes se sont développées. Mais on dit aussi « les opposés s’attirent. » Concept immémorial. L’ombre n’existe pas sans la lumière, le mal sans le bien, les criminels sans les lois qui les restreint. Les pôles s’évitent sauf quand ils sont opposés. C’est ce qui fait que certains duos impensables par leur nature ont fini par pulluler ensemble. C’était la vie, c’était le cycle naturel et infernal de celle-ci. Ainsi, par ces dictats, les gens se côtoient en bonne société.

Pour Florence bien sûr, ces idées ne l’intéressaient guère, après tout, elle ne côtoyait absolument personne.

Mais si en ce moment précis elle avait pu brûler le yin et le yang elle l’aurait fait, car face à elle se tenait Jessica Herald, toute souriante de ses petites dents blanches, et toute contente d’arborer à qui voulait bien le voir que sa nouvelle maison était en réalité Serpentard. Maintenant, ceux qui suivent depuis quelques jours maintenant les aventures de la petite dernière de la famille Woolf savent que les Serpentard sont à l’inverse même de ce que Florence voudrait considérer comme « sympathique. » Jess ne dérogeait pas à la règle, après tout, elle était bruyante, parlait pour ne rien dire, sentait bon la menthe et surtout, elle était fière.

« hey jess, it has been a long time. I take it you’re doing okay? »

Éviter le conflit. À tout prix éviter le conflit. C’était sa règle maintenant : ne jamais engager un conflit qu’elle pouvait éviter, surtout avec un Serpentard, on savait tous comment ça pourrait se finir. Erreur dramatique. Engager le conflit aurait été un sort bien plus clément que celui qu’elle dut endurer. Voyant le simple message de courtoisie comme une invitation à la conversation, la petite blonde s’empressa de lui raconter  l ’ i n t é g r a l i t é  de ses premiers jours de cours, de la simple visite de l’école jusqu’à ce qu’elle avait décider de goûter dans la grande salle lors de la cérémonie de répartition, ainsi qu’à tous les petits déjeuners, déjeuners et dîners qui ont suivi. Doucement mais sûrement, Florence pouvait sentir son énergie vitale être aspirée par le flot incessant de mots qui sortait des lèvres brillantes de sa consœur, et elle priait intérieurement pour que quelque chose, n’importe quoi, vienne la libérer.

Qui l’eut cru ? L’aide la plus incertaine vint à nouveau à son secours.

« Hé-ehm. Toi ! »

En se retournant, le regard de Florence s’illumina de mille feux.

Cole.

Tucker.

Ange gardien venu des plus clément des cieux, de retour pour un sauvetage en règle ! Seulement voilà. Le « Toi ! » lancé avec une assurance certaine n’était pas dirigé vers Jessica (que Florence espérait voir emmenée loin d’elle), mais bien vers la jeune Serdaigle. Le faux sourire qu’elle avait réussi à garder durant toute l’escarmouche avec Jess s’effondra en instant. Il venait lui parler. A elle. Directement. Sans raison apparente. Raison apparente ? Elle avait fait quelque chose de mal ? Elle avait fait quelque chose de mal. Oh non, ça ne présageait rien de bon. Elle avait fait une bêtise, une énorme bavure, une erreur fatale qui lui était encore inconnue mais qui allait lui être révélée d’ici quelques secondes à peine. L’ange gardien ressemblait de plus en plus à un cavalier de l’Apocalypse. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire ? Quelqu’un avait fini par se plaindre de son habitude à laisser traîner ses babioles un peu partout ? Non, pire que ça encore. L’école avait finalement décidé de renvoyer tous les cracmols chez eux. Pis encore ! L’école avait décidé de la renvoyer elle et de garder tous les autres cracmols, juste pour l’exemple ! PIRE ENCORE-

Jessica, elle, était profondément ennuyée d’être interrompue ainsi dans son exaltant récit, et ne se le cachait pas du moins du monde en affichant une moue boudeuse. Elle hésitait à dire quelque chose à cet incompétent inconnu qui osait ainsi stopper la sublime, la superbe Jessica Herald, future sorcière de renom, du haut de ses 11 années d’existence.

Pour toute réponse, le jeune homme leva les mains pour couper court aux intentions des deux gamines d’un coup :

« Fais pas cette tête-là, voler des chaussures, c’est la passion de Lucie, pas la mienne. »

Ces mots sortirent Florence de sa transe. Ce nom l’envoya dans une autre transe tout à fait similaire.

Lucie ? Lucie + chaussure = … Non, non, non, elle préférait ne pas y penser de trop. Mais enfin tout de même, si Cole, stagiaire cracmol parlait d’une Lucie, ça devait forcément être Lucie Leroy. Après tout, elle ne connaissait pas d’autre Lucie, encore moins une qui avait pour passion de voler les chaussures. D’ailleurs il ne lui avait pas vraiment volé. Quoiqu’après tout, il lui avait subtilisé son bien par la force, ce qui correspondait effectivement à la définition qu’on pouvait trouver dans un dictionnaire. Mais puisqu’il avait été obligé de lui rendre immédiatement, c’était plutôt un emprunt illégal et malhonnête qu’un véritable vol. Lucie ne volait donc pas, il empruntait. Ça ne le rendait pas plus sympathique mais ça posait tout de même la question : pourquoi diable s’appelait-il Lucie ? Après tout, c’est un prénom de fille. Pas qu’elle ait un problème avec ça, non non non, bien de loin l’idée, mais après tout, s’il voulait vraiment passer pour un dur, peut-être qu’il devait utiliser un autre nom, non pas utiliser, subtiliser par la force, emprunter un nom. Comme Régis. Non, Régis n’était pas vraiment effrayant. Peut-être… Jack. Ou Jason. Cain. Oh, oui, se faire emprunter des objets par quelqu’un s’appelant Cain serait bien plus embêtant que par quelqu’un qui s’appelait Lucie. Peut-être que ses parents l’avaient justement appelé ainsi en prévision de ses futurs actes d’espièglerie. Mais cela voulait dire que ses parents possédaient le don de voir dans l’avenir-

Minute.

Tout cela était bien beau mais… pourquoi Cole parlait-il de Lucie ? Était-il dans les parages ? Ils se trouvaient au troisième étage, à l’entrée de la librairie, c’était absolument impossible. Probablement. En tout cas Cain n’avait- Lucie n’avait pas l’air d’être le genre à y traîner. Ou alors… oui, ça devait être ça ! Cole venait sans aucun doute s’assurer qu’elle allait bien. Ils s’étaient croisés plusieurs fois dans les couloirs, souvent en se ratant (principalement parce que Florence avait peur d’engager la conversation mais-). Mais alors cela voulait dire que-

« Il te fout la paix maintenant, pas vrai ? Il est pas revenu te voir depuis l’autre jour ? »

Bingo.

Elle n’avait pas vraiment envie de le faire (peut-être que si), mais si ça pouvait la sauver de l’autre, alors c’est un lancé de dé qu’elle était prête à faire.

Ni une ni deux, elle se retourne vers la petite blonde en tapant furieusement sur son clavier. « sorry jess this teacher obviously needs me to come with him i’ll catch up with you later bye » Montre-t-elle à la concernée avant de saisir la manche du jeune homme et de l’entraîner à l’intérieur de la libraire, quelques marches plus bas.

Entre deux rangées de bouquins, Florence jette un coup d’œil pour vérifier que Jessica Herald (terreur diurne) n’était plus dans les parages. C’est bon. Fini la torture. Maintenant elle était là, dans la librairie. Seule. Avec Cole. Qu’elle avait.

Emmené.

De force.


Elle devint soudainement toute rouge en se rendant compte de ce qu’elle venait de faire, et ne savait soudainement plus où se mettre. Ça lui arrivait, parfois. Elle avait tout d’un coup une poussée de confiance en soi et de détermination, qui lui menait souvent à effectuer des actions qu’elle regrettait fortement ensuite. Si elle avait pu, elle se serait platement excusée, mais à la place, elle se mit simplement à tirer sur son uniforme, comme pour défaire un pli qui n’existait pas. Ce n’était pourtant pas bien compliqué, elle n’avait qu’à lui parler. Qu’à lui expliquer ce qui venait de se passer. Ce n’était pas bien compliqué. Allez.

Parle-lui.

Rien à faire.

Elle se mit à tirer sur la laine si fort qu’elle était sûre de l’abîmer. C’est vrai qu’elle n’arrivait jamais à parler avec les gens. C’était d’ailleurs très embêtant puisqu’elle n’arrivait simplement pas à communiquer. Que faire ? Comment faire pour lui parler ? Et puis, finalement, comme une feuille morte tombe sobrement sur le lac, elle sentit venir l’épiphanie. Elle fouilla ses poches, trouva son gros téléphone, puis tapa simplement dessus.

« sorry. sorry about that. »

Elle n’arrivait pas à le regarder dans les yeux. C’était décidément bien gênant. Pas humiliant juste… gênant. Elle se sentit virer tomate en tapant lentement ses nouveaux mots.

« i haven’t seen him since. »

Les prochains, elle hésite. Ça équivaudrait à ouvrir la boîte de Pandore.

Peut-être est-ce le reste de sa poussée de détermination.

Peut-être est-ce un appel à l’aide.

Peut-être est-ce un peu des deux.


« i’m scared to. »
Cole Tucker
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Re: little dark age † florence Sam 21 Sep - 1:06

little
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la poigne de fer sur le tissus du gilet. cole a beau être le plus grand ça l'entraîne aussitôt - c'est que tes pas sont si décidés à fuir l'autre tête blonde de type sangsue - enfin, à ta place il aurait couru plus vite encore. avec des poings serrés comme ça et un peu d'élan il se dit que tu aurais pu lui en décrocher des correctes dans les dents, à lucie - il y a de quoi faire taire les pestes dans tes impulsions.

fuir se mettre à l'abri comme s'il pouvait toujours y avoir de la menace qui rampe le long des murs du château - les livres, eux au moins, n'ont pas la parlotte agaçante et si l'on se confie des secrets ils ne diront rien à personne. à l'ombre des rayons il n'y a toujours pas de réponse alors qu'il pensait qu'on s'était éclipsé parce qu'il fallait du silence pour les entendre
c'est calme toujours trop calme ici
et planté là tandis qu'il retrousse la manche dont on a tiré les mailles il t'observe, un sourcil froncé une virgule à ses questions posées dans les escaliers
il en d'autres, un peu plus qu'avant
qu'est-ce qu'il y a qu'est-ce qu'il se passe
en plus de la chaussure lucie t'aurait dérobé ta voix ?

mais c'est lorsqu'il inspire, les lèvres entrouvertes prêtes à siffler des inquiétudes, qu'il s'arrête
se fige face à l'agitation sous ses yeux, de l'effervescence sous le silence
et puis il voit. le fil rouge entre toi et les autres le petit appareil qui sert à remplacer les inflexions, toi qui pianote sur le clavier pour exprimer tout ce qui peut se passer en dedans.
sorry. deux fois.
des "désolés" dactylographiés.

— ...

il n'arrive pas à taire une expression contrariée tout à coup.
alors c'est comme ça.

battement de cil - faut se reprendre, cole -
le regard papillonne face à l'écran rétroéclairé, pour finalement revenir parmi vous.

— ça fait rien.

lui aussi a du mal à dévisager proprement les yeux dans les yeux. la faute aux ainés qui ont toujours manqué de bienveillance quand c'était à son tour d'être encore un enfant et il manque d'exemples pour être le plus grand comme il faut, cole.
mais subir les courroux de ceux qui n'ont pas de scrupule à s'en prendre à plus frêle il connait. pas cœur même.
quand il lit qu'on n'a pas recroisé le turbulent, il pense à lui avant, qui comptait les jours jusqu'à la prochaine vague.  cochait les cases sur le calendrier avant le retour de son frère de l'école de sorcellerie. encore un mois deux semaine un jour avant les vacances de cassi'.

c'est encore pire quand on ne connaît pas la date buttoir.
toi au moins tu as le courage d'avouer que c'est effrayant.

de la rage fauve qui s'éveille dans la cage ça fait les cents pas derrière les barreaux en se languissant de montrer les crocs. lucie le nom de fille
mais la perfidie ça n'a pas de genre c'est universel cette saleté.

— un sale con, c'est vraiment un sale con.

un sale con qui fait peur.
il aurait du briser en deux la baguette de malheurs
les pestes quand ça pleure ça a de l'amertume diluée, le poison distillé ça hésite à attaquer de nouveau.

le visage se froisse,
la faute aux mots sur l'écran mais pas à toi directement, alors il fait l'effort de chasser les troubles du front en y passant une main avant d'oser lever les yeux.

et il sait. il sait qu'il ferait mieux de trouver les bons mots, ceux qu'il aurait aimé entendre. assurer que ça ira, que les loups ne viennent qu'une fois avant de disparaître à tout jamais dans les bois,
qu'il ne faut pas avoir de terreurs c'est inutile.
mais il n'est sûr de rien, cole.
son loup à lui ne s'est jamais découragé. ériger des enclos solides il ne sait pas faire tout ce qu'il a c'est des lances et des pieux, il ne connait que l'assaut. tout le corps qui se tend il tourne la tête un instant triture nerveusement une mèche de cheveux comme si attendre trois secondes pourrait suffire à ce que ça redescende
mais non.

— tu veux que j'aille le voir, moi ? pour lui dire ?

il a la voix, il a les mots, il en a tout un tas qui crève de percer les autres.
il te dévisage à nouveau tu peux lui faire comprendre rien qu'avec un regard si tu préfères.

si tu veux j'y vais là. maintenant. je vais le trouver et on règle ça pour de bon.

il y a plus rassurant que lui et ça le désole de voir que c'est jeté en pâture à ses colères.


Florence Woolf
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Florence Woolf
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Re: little dark age † florence Sam 21 Sep - 2:17

Lucie tomba au sol, le nez en sang, le visage brouillé par la violence de l’acte de son adversaire. Sa baguette, aussi faible et chétive que lui, rompue et brisée comme son utilisateur. Rien n’aurait pu le sauver car il avait scellé son destin à la seconde où il avait décidé de se mesurer à la grande et impétueuse Florence Woolf. Son acolyte, Cole Tucker, exécutait sa volonté de fer. Personne n’oserait plus jamais se mettre en travers de son chemin.

Oui. Ça serait bien.

Florence sortit subitement de sa transe. Elle s’était laissé tenter par l’idée, le doigt recroquevillé sur son menton, les yeux en l’air. Mais son air pensif se mua rapidement en une gêne urbaine excitée. Elle devint soudainement toute rouge et secoua rapidement les bras face à son interlocuteur en faisant de grands non de la tête. Dans une maladresse rare, elle se saisit de son téléphone et commença à taper sur l’écran, cette fois en cherchant ses mots, et en effaçant sa réponse à plusieurs reprises.

« no! please do not go beat someone up. »

Surtout pas ! Non, bien qu’il le mérite, ce n’était pas bien malin d’aller chercher vengeance. Et puis non, c’était le dernier des soucis. Régler ça ? Et comment ? En le frappant ? En lui cassant sa baguette ? Non, non surtout pas. Il n’en était pas question. Non, Florence ne voulait pas que… enfin elle ne voulait pas…

Pas de violence.

Juste pas de violence.

C’est vrai, ça. La violence appelle la violence, et il suffisait de briser le cycle. Et puis quand bien même Lucie méritait d’être mis à terre, elle ne voulait pas que ça soit fait en son nom. Elle ne voulait pas qu’on lui fasse du mal. Elle ne voulait pas qu’on fasse du mal à qui que ce soit. Elle voulait juste l’oublier, et passer à autre chose. Oui, si tout le monde pouvait l’oublier, laisser passer l’incident, ça serait bien mieux.
Mais elle le voit dans son regard. Il ne lâchera probablement pas l’affaire. Pourquoi fallait-elle qu’elle soit honnête avec lui ? Ne jamais être honnête, elle le savait pourtant.

« look, i appreciate the thought. » Pouvait-on lire sur l’écran qu’elle pointait en sa direction. Elle commença à écrire la suite de son message quand un résonnant « PARDON. » éclata derrière elle. Son téléphone manqua de lui échapper des doigts, et passa plusieurs fois de sa main à droite à sa main gauche, et vice-versa, avant de se stabiliser entre ses petites paumes. Une fille pas bien plus grande qu’elle lui passa devant, s’arrêta entre la petite Woolf et le moyen Tucker, porta son doigt à la tranche de plusieurs livres, puis finit par en choisir un qui paraissait faire le quart de son poids. L’inconnue se tourna vers Cole en bougonnant « Faut pas rester dans les allées... » avant de disparaître au coin de la rangée.

Et juste comme ça, Florence et Cole se retrouvaient assis à l’une des plus petites tables de l’immense bibliothèque de Poudlard. Face à eux les rangées s’ouvraient comme une sorte de clairière de savoir, où différents élèves passaient en silence, livres en main. La tension semblait s’être effondrée mais… Florence n’osait tourner son visage vers la droite, où était assis le membre du personnel qui l’avait désormais sauvé de situations épineuses plus de fois qu’elle n’avait pu le remercier. Après un moment, sans vraiment savoir si lui comptait déclarer, quelque chose, elle fit glisser son téléphone sur la table face à lui.

« so… do you read a lot? »
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