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 Looking for a knight // Faust

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S.A Fallen Blackwell
Dame de l'Aube noire (et propriété de Venus)

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Points : 108
Date d'inscription : 04/04/2017
MessageSujet: Looking for a knight // Faust   Mar 13 Juin - 1:04





Need help to be human

HAVE YOU SEEN THE TEARS ? HAVE YOU SEEN THE SADNESS ? SEE HOW I DO, I STEPPED ON THAT PAIN AND STOOD UP AGAIN AT THE MOMENT I FELT IT WAS THE END



Un océan de noirceur, une vague d’amertume et une perdition totale. Fallen errait à l’aveugle, abandonnée de ses sens, plongée dans ce sommeil artificiel. Mais le monde reprend toujours contact. Un jour il faut se sortir du monde dans lequel on est, du cocon qui nous protège. Un jour il faut grandir, grandir et s'échapper. Un jour, il faut grandir pour souffrir. Les ténèbres accommodantes finissent par se briser, il faut s'éveiller et ressentir. Se battre contre le marasme d'émotions, contre la langueur foudroyante. Et à partir de ce moment-là, c’est survie qui devient maîtresse​ des vies. À ce moment-là le coeur est condamné à l’errance et l’esprit à l’indifférence.


C’est le matelas confortable et moelleux que Fallen ressent en premier. Cette douceur réconfortante, comme si sa mère la prenait dans ses bras. Comme si tout allait bien. Cette vague de tendresse maternelle que tous les enfants devraient connaître. Ça la fait rêver Fallen, de percevoir cette chaleur humaine. Mais elle sait aussi, elle réalise très vite que ce n’est qu’une illusion, une utopie que son esprit lui offre. Cela fait longtemps que sa mère ne la pas serrée dans ses bras.


Les sons lui parviennent étouffés alors que la luminosité agresse ses rétines fatiguées. Fallen voudrait dormir, Fallen voudrait repartir dans cette délicieuse insouciance, dans ce qu'est l’oubli. Mais quelque chose la tiraille, quelque chose l'éveille et l’oblige à avoir mal. Alors Fallen ouvre ses yeux émeraudes et contemple le plafond de l’infirmerie. Et il lui suffit de cette pensée pour que tout s’effondre.


C’est un tsunami d'émotions qui viole le barrage qu’elle s'est imposé. Elle se noie, encore et encore, se fait malmener par les remous de colère, transpercer par une amertume sévère, achever par une tristesse sanguinolente qui lui donne envie de pleurer, de hurler, de saigner. De saigner pour faire s’écouler le mal qui la taraude, pour se soulager de la présence qui l'immobilise. Et Fallen s’agite encore, ses mains se serrent et se desserrent alors qu’elle réalise le pourquoi elle est ici.


Et Fallen a envie de mourir, Fallen a envie de repartir.


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Faust H. Holdstock
L'électron de la conquête

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MessageSujet: Re: Looking for a knight // Faust   Jeu 15 Juin - 2:34



Il était là, derrière la porte. Il n'avait aucune hésitation, aucun doute quand au fait d'intervenir; mais cela n'empêchait pas la peur d'infester ses entrailles ; de s'y nicher comme dans un cocon. Qu'est-ce qu'il aurait aimé en avoir un, lui, de cocon ; une protection à toute épreuve dans laquelle il pourrait s'enliser ; entraîner d'autres âmes peinées, incessamment martelées ; couvertes de balafres, cousues de cicatrices boursouflées. À ce moment-là, nul doute que le Risèd lui aurait dévoilé une cabane isolée, loin du monde et de ses infamies. Mais il avait besoin d'émotions pour fonctionner ; et il semblait que la négativité, sous toutes ses formes, était son seul, véritable kérosène. L'espoir qui le hantait était aussi futile que fugace ; son second prénom était un fugitif qu'il n'avait pas le mérite de porter. Il ne cessait de voler plus haut ; plus vite ; alors que seule la tempête l'accueillait. Bien des jours, il était persuadé que ce n'était pas tout ce qu'il y avait. Mais ce n'était pas un de ces jours-là. Car une mélasse indigeste régnait sur son estomac ; car tout semblait abdiquer sous le poids d'une funeste malédiction ; car jusqu'à son cœur était cadavérique et éteinte était sa perception.

La poignée abdiqua sous sa prise, un signe de tête distrait à l'infirmier, et c'est avec des enjambées erratiques qu'il se dirigea vers le lit recherché ; c'est sans jeter un regard qu'il poursuit son chemin ; c'est avec une figure désolée qu'il atteint son dessein ; qu'il se pose sur le siège à ses côtés. Ceux de Fallen ; aux boucles d'ébènes qui s'étalent sur l'oreiller ; au teint pâle et à l'esprit encore embrumé ; par la potion, par l'absence qui la hantera chaque jour. L'espace d'un instant ; il a l'impression que ses traits sont d'une raideur figée, son épiderme exsangue ; l'espace d'un instant, il a l'impression qu'elle a subit le même sort que sa sœur. Mais c'est volatil; et un poids quitte son cœur lorsque l'éclat de vie surgit dans sa vision ; lorsqu'il aperçoit ses poings se clore et éclore. Puis c'est l'éveil, tandis qu'il la scrute ; tandis que tout tourbillonne et coule à flots; amertume, douleur, tristesse, des plais béantes qui recrachent tout le pus de son âme. Ça l'envahit, s'empare de lui comme d'un pantin et ses yeux se plissent, sa mâchoire se serre; alors que son cœur se crève et déverse sa putridité à l'unisson avec l'autre gryffon. Les palabres sont absentes et inutiles; car leur entente est autre, leurs essences trop similaires pour nécessiter des mots. Alors il se rapproche, prend appui sur le matelas de ses bras; cherche l'émeraude de ses prunelles, comme si s'accrocher à l'instant pouvait la libérer des tourments – peut-être un peu, mais pas assez. Il n'ose la toucher ni l'effleurer, tandis que les mots viennent et, une fois de plus, il déplore n'avoir jamais appris à mêler miel à ses paroles; à être autre qu'abrupt, abrasif. Mais s'il y a une chose qu'il sait, c'est encaisser – à sa manière bien singulière ; s'il y en a une autre, c'est que Fallen comprend, ou comprendra. Alors il se lance.

« Fallen. » Et sa voix est éraillée, tronquée ; éraflée par le nœud logé dans sa trachée. « Grenat est morte. » Mais elle le sait, il le sent. « Fallen. » Et tout est informe ; couleurs floues et volumes troubles. « Explose. » Ce n'est pas un ordre ; c'est une imploration sous couvert de conseils ; c'est un Fais-moi confiance. Pas d'implosion ; de maîtrise ; pas cette fois, pas encore. Ne pas laisser les émotions macérer, pourrir, la décimer. Il veut lui montrer un autre chemin; celui qu'il a toujours utilisé, aussi lorsqu'il était endeuillé; son regard toujours planté dans le sien, affichant une assurance qu'il ne ressentait en rien; perdu dans l'étrange mixture de leurs émotions.
 
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S.A Fallen Blackwell
Dame de l'Aube noire (et propriété de Venus)

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MessageSujet: Re: Looking for a knight // Faust   Dim 18 Juin - 15:06



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HAVE YOU SEEN THE TEARS ? HAVE YOU SEEN THE SADNESS ? SEE HOW I DO, I STEPPED ON THAT PAIN AND STOOD UP AGAIN AT THE MOMENT I FELT IT WAS THE END



Quelques mèches blanches aux pointes ébènes, on dirait le pelage d’un chien, se dit-elle, mais la pensée irréaliste à ce moment disparaît, se noie dans l’absurdité de sa langueur, se dissout dans le malheur qui l'accapare. Elle accroche les pupilles noires, si bien connues et tant aimées. C’est Faust qui est là, Faust penché par-dessus elle. Un ange, dirait-on l’espace de quelques instants, venu lui apporter libération et apaisement. Alors elle le supplie du regard, elle l’appelle à l’aide de ses billes vertes dans l’abysse insondable, et tout son corps lui crie, tout son âme lui hurle, sauve-moi, sors-moi de ça, je ne supporte plus. Fait que tout cela cesse. Mais Faust n’est pas là pour lui accorder grâce qu’elle attendait, pour devenir le baume de ses déchirements. Faust est là pour lui montrer la voie, pour lui apprendre ce qu’est réellement souffrance. Et de ses yeux corbeau, de son regard perdu dans le sien, de cette connexion empathique dissonante et étonnante, Fallen sait qu’elle n’obtiendra pas la paix, pas celle qu’elle espère.

Ses mots sont un poignard planté dans le cœur, quatre bruits, quatre lances qui atteignent leur cible. Fallen en serait morte sur le coup, mais c’est son esprit qui subit l’attaque et rien d’autre. D’une seule phrase, le silence se fait, comme si même le maelstrom reprenait son souffle. Les deux camps se regardent hésitants, presque prêts à abandonner leurs armes. Mais Faust continue, Faust enfonce les pieux, Faust libère les démons et le silence se fait remplacer par un rugissement. Ça tremble là-dedans, ça s’agite, on sent venir les choses. Les liens se rompent, les relations se délitent, Fallen n’est qu’un assemblage d’atomes en fusion, une multiplication d’émotions enflammées et de nerfs à vif. Il faut exploser, lui dit-il, mais Fallen ne sait pas, à ce moment, Fallen sait plus faire grand-chose. Et se libérer est au-dessus de ses moyens, au-dessus de tout ce qu’elle a accompli.
Ses yeux vert émeraude se vident de toute vie, et elle rentre en catatonie, repliée sur elle-même comme une enfant perdue et apeurée. Elle se cache Fallen, elle laisse ses boucles noires la dissimuler même du regard de Faust, elle se cache à l’intérieur d’elle, au plus profond, recherchant son jardin d’Eden. Mais Eden n’est plus, ne reste que champs rasés, que nature d’enfant malicieuse et joyeuse décimée. Et Fallen comprend, Fallen saisit qu’il est temps de grandir, que plus rien, plus rien ne sera jamais pareil.

  « Non. »



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Faust H. Holdstock
L'électron de la conquête

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Date d'inscription : 01/05/2017
MessageSujet: Re: Looking for a knight // Faust   Dim 25 Juin - 13:52



C'est l'espoir qui la quitte et les mots qui l'abîme, c'est l'abysse qui l'habite et la peine qui l'envahit ; et Fallen se rétracte, hérisson sortant ses épines ; elle s'inonde de sa noirceur capillaire et mine dans son esprit jusqu'à la cavité de ce qui n'est pas, plus. Faust aurait souhaité pouvoir faire autrement, la recueillir dans ses bras et lui souffler des phrases réconfortantes ; mais il n'est pas sauveur, il brise, pousse, influence, et parfois protège, sans laisser de répit – ni à lui, ni aux autres. Il a abandonné la douceur et les gestes salvateurs, malgré les regrets qui s'accumulent face à tant de blessures qu'il ne peut faire cicatriser. Il écoute, attend, ressent, avec l'aspiration qu'une autre syllabe perturbe le silence – mais non ; tandis qu'il la scrute,  arrache aux ténèbres des fragments de sa peau, des éclats de ses traits. Il absorbe, encore toujours; ce qui l'entoure, et. Ça déteint, ça pénètre, la peur et l'absence déjà ressentie, le creux dans l'esprit. L'existence révolue; ses conséquences et son importance, sa véhémence.  Ce tant qui n'est plus.
Et les souvenirs surgissent, les impressions surviennent ; cercueil et prunelles creusées, vidées. Sa présence n'est plus dans la salle ; elle est autre, lointaine ; dans les pages d'un autre chapitre, dans les dessins d'une autre vie, les murmures d'autres récits. Il est embaumé, imprégné du passé et du présent; de ces sentiments qui l'amènent à un autre temps. « Je ne me suis jamais entendu avec mes parents. Avec ma mère. » Sa voix est terne, timbre fatigué ; trop las pour que tout s'exprime. Et tout s'étend sous ses yeux, les murs de son enfance s'étalent, les meubles et. Les cris, le rejet, les remontrances, continuelles, constantes ; le doute et la colère, l'amertume ce poison qui l'emplissait sans jamais déborder, le pourrissait de l'intérieur. Alors il s'était mis à hurler, se battre et se débattre ; à extérioriser, sans fin, sans chemin. « Quand elle est morte, mon père a voulu tout enfouir. Pas une larme. Pas un cri. Le néant. » Il ne sait même pas pourquoi les mots s'écoulent – il ne le sait jamais. Ils glissent avec son instinct qu'il suit, les yeux fermés ; l'esprit rejetant jusqu'à l'idée de penser, de relativiser. « Il s'est tué l'âme. Ils l'ont fait tous les deux.  Tu les aurais vu, à parader dans leur indifférence, à se vanter de leur intelligence qui ne les aidait en rien, à se remettre à la logique salvatrice de tous les maux. Tu les aurais vu, à se détruire en tout relativisant, en se refusant à ressentir, à vivre. »  Un rire aigre, plus jaune que jamais ; plus étrange et clair obscur. Il n'en voulait pas de tout ça; il n'en veut toujours pas, et à jamais. Peu importe qu'il ne faille jamais dire jamais; il brave les interdits et conventions; campé sur ses talons et rage au ventre. Et c'est ça qui renaît, parmi la douleur, la tristesse poignante, étrangement chaleureuse, c'est ça qui apparaît. « Je ne te laisserais pas agir comme ça. » Il se redresse, de toute sa hauteur, de toute sa maigre splendeur; née dans l'amertume, la misère, la brutalité antinomique. « Pour ton bien Fallen, ne les retiens pas, quoi que tes émotions soient. Tu mérites bien plus que de devenir comme ça, comme eux. » Il aimerait pouvoir les prononcer, les je t'assure que c'est la bonne voie, les tu ne seras pas seule, les je, non, on t'aidera à te sortir de là. Mais il les laisse à flotter entre eux; dans le silence fugitif, il les laisse là en espérant qu'elle les capte, qu'elle s'y accroche, que Fallen s'étende et se libère de l'antre de sa chevelure; prison protectrice. Mais il l'attend, il l'espère; car à elle, il ne veut pas lui tourner les talons; pas comme il l'a fait à son père. Alors il lui tend la main; il lui propose et impose l'aide, insuffle en ses phalanges abîmées l'envie d'être pilier; alors il lui souffle que la douleur est guérison, qu'il se fondra dans ses émotions pour la mener à la salvation, l'absolution – qu'il foulera le chemin en même temps qu'elle lors de sa cicatrisation, aussi tardive puisse-t-elle être. L'espoir au cœur et la douleur au poitrail, ce n'est plus compas colère mais compas misère, et l'aiguille tourbillonne à l'écoute des prévisions; les réponses affûtées, abhorrées, convoitées.
 
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