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 I felt it was the end // Felix

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S.A Fallen Blackwell
Dame de l'Aube noire (et propriété de Venus)
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Dame de l'Aube noire (et propriété de Venus)

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MessageSujet: I felt it was the end // Felix   Lun 26 Juin - 15:38




Need help to be human

HAVE YOU SEEN THE TEARS ? HAVE YOU SEEN THE SADNESS ? SEE HOW I DO, I STEPPED ON THAT PAIN AND STOOD UP AGAIN AT THE MOMENT I FELT IT WAS THE END



Fallen avait cru qu’elle pourrait échapper à la sentence, qu’elle pourrait fuir ses actes du moins pendant un temps, histoire de trouver une porte de sortie. Mais elle ne pouvait fuir, partir loin d’eux, échapper à son nom, échapper à son temps. Le retour en train avait été une torture malgré les rires et l’aides de ses compagnons rouge et or. La tension avait grimpé dans son corps, pas à pas, une goutte après l’autre alors que le véhicule avalait des kilomètres et que la nuit, lentement tombait. Et Fallen angoissait, Fallen se rongeait le sang, triturant son bracelet. Lorsqu’elle avait vu le quai, elle avait cru fondre en sanglot. Elle souhaitait plus que tout retrouver Adam ou Venus, Venus qui ne quittaient plus ses pensées même si, en arrière-plan, Blue la hantait toujours. Etait-ce normal d’avoir le cœur autant partagé ?  Fallen était à bout de souffle, à bout d’émotion, si vide, si fragile qu’il aurait suffi de l’effleurer pour la briser. Et ses morceaux, qui déjà partait refusait de coller malgré ses efforts, malgré les efforts des autres. Parce que Fallen ne voulait plus, ne pouvait plus. ll aurait suffi d'une parole, d'un regard, d'une foule trop grande et soudainement, elle se faisait  happer, engloutir dans ses peurs, émotions incontinentes et sentiments désaxées. Elle s'était faite enfermer dans son corps sans moyen d'en sortir et elle frappait depuis des heures imaginairement sur la vitre invisible qui l'empêchait de parler, de bouger, de se soulager. Fallen s’enfermait toujours plus loin , couler encore et encore alors que quelque secondes plutôt elle riait, criait et parlait. Fallen tombait en morceau, s’effaçait au fil de ses pas. Pour la première fois depuis longtemps, Fallen chutait. La poudre de cheminette l’avait enveloppé pour la ramener chez elle, dans ce manoir cossu, chaleureux et pourtant si froid à ses yeux. Il manquait quelqu’un à ses côtés, une ombre, une moitié de pièce, un complément. Et ça l’achevait Fallen de savoir que Blair n’était plus là et qu’elle ne le serait plus jamais.

Un elfe de maison, Eva, celle qui l’avait élevé plus petite, lui avait annoncé d’une voix douce et serviable que ses parents étaient absents pour affaire et qu’ils reviendraient seulement la semaine suivante. Et ça avait le soulagement pour Fallen de savoir qu’il lui restait un temps de répit, un temps de préparation à ce qu’elle devrait affronter plus tard. Et Fallen avait profité, s’était soignée, avait commencé à panser le trou que Blair avait laissé. Elle était rentrée dans sa chambre, peinte aux couleurs des serpents, car elle savait sa sœur fière de sa maison. Cette pièce qui bientôt sonnerait si vide. Elle avait demandé aux elfes de lui apporter des coffres. Ils lui avaient proposé de l’aider à nettoyer, à ranger mais Fallen avait refusait, conscience aigüe que cela devait être son œuvre ; come un dernier au revoir, une marque d’adieu. Et les larmes avaient coulé alors qu’elle rangeait, retrouver des morceaux d’une vie partie. Et Fallen se sentait seule, abandonnée au milieu des loups, survivantes d’une guerre qu’elle ne gagnerait jamais. Et Fallen commençait à haïr, à s’haïr d’être là elle aussi, alors que sa sœur était passée de l’autre côté.  Et les larmes, sanglot en tempête, maelström de passions, la secouait un peu plus alors que les mains tremblant de haine, de peur et surtout de tristesse faisait chuter les bibelots. Et Fallen continuait son chemin, implacable, déterminé. Elle avait récupéré la veste favorite de Blair, son parfum, cherchant à sauvegarder son odeur tant et si bien qu’elle avait fini par s’endormir dans le lit de sa sœur, roulé en boule, serrant contre son cœur son pull préféré.

Et la semaine s’était écoulée, le temps imperturbable à son chagrin, et Fallen se rendait bien que la vie continuait que rien ne l’attendrait si elle refusait de marcher, qu’elle ne pouvait pas s’arrêter. Alors le cœur sertie d’or et de rouge, de courage et de justice, elle s’était mise à réfléchir, à supputer, créant idée sur idée plan sur plan pour s’échapper, pour ne plus subir mais faire subir, pour changer la donne à cette famille décadente et nauséabonde. Dans l’équation revenait Adam, encore et toujours Adam, qu’elle ne pouvait abandonne . Fallen savait que lui seul pourrait être nommé héritier à sa suite et elle savait qu’il serait parfait mais pouvait-elle seulement lui imposer cette charge ? La petite fille devenue femme bien trop temps avait vu son père lentement s’écrouler sous la charge, presque abattu par la Tyran qu’était sa femme et la mère de Fallen. Fallen, au fur et à mesure de ses réflexions décousue de logiques, de sauvegarde s’était déclarée, promis, presque juré qu’elle ne pourrait pas continuer, qu’il était temps de prendre les armes, de lever le flambeau et les fourches et d’aller débusquer les monstres. Fallen devait abattre l’hydre et en prendre la relève. Fallen devait partir.

Mais un matin, elle avait eu la triste et dangereuse surprise de voir que sa mère était rentrée. Et c’est là que Fallen avait cédé, c’est là que les sang-pur s’étaient vengés. Il y avait d’abord eu les demandes d’explications, puis les explications sur qui était ces gens, comment les connaissait-elle et comment diable avait-elle eu vent de Mephisto Blackwell, bâtard et squelette honteux du placard familiale. Et sa mère voulait des noms, toutes les informations. Et de ses interrogations Fallen ressortait les lèvres collées et silencieuse sans jamais rien apprendre à sa mère. Alors, cette femme qui avait porté Fallen était passé à l’étape supérieur et Fallen avait ressenti pour la première fois ce qu’était la vrai peur et surtout l’effroyable douleur, lorsqu’elle lui avait ordonné de se mettre dos nue. La chaire avait été lacérée, déchirée de maints coups, tombant en lambeaux par endroit, si bien qu’elle ne cicatrisait plus vraiment mais se contentait de pulluler. Et le père n’était toujours pas rentré.

Les premiers temps, Fallen avait résisté vaillamment, consciente qu’elle payait pour son insolence, mais lorsque l’épiderme s’était faite brûlante, charogne infectée et puante, Fallen se demandait si elle faisait bien de se taire et d’accepter. Car la folie guettait, s’ajoutant à une fatigue écrasante, sa peau ayant du mal à cicatriser. Il s’était fait plus difficile d’enfiler des vêtements, plus dur de se laver, de bouger, de marcher. Lentement, son corps cédait à l’afflux t de coup trahissant l’esprit. Puis sa mère l’avait giflé une fois, deux fois, lui ouvrant la lèvre, marquant son visage en plus de son dos. Mais Fallen était resté, incapable de fuir, même plus en capacité de réfléchir. Et lorsque le sang de son sang s’était décidé à user à utiliser d’un crucio, Fallen avait céder, s’était immerger dans les vagues de souffrance. Un hurlement court, long déchirant, bien plus strident que les gémissements qu’elle poussait habituellement. Parce que la douleur était un monstre qui ravageait ses nerfs, arquait son corps, et brisait son mental. Et à l’intérieur tout s’effondrait. C’est à ce moment-là que Fallen compris qu’elle ne tiendrait jamais, qu’elle se parjurait et que les autres expieraient à sa place ses erreurs.

Alors un matin très tôt, le jour suivant le sort interdit, elle s’était saisi de sa baguette, de quelques affaires choisi vite et d’un transplanage avait fui, branlante et épuisée, le visage marqué par les coups et la peur. Elle s’était laissé guider par son instinct cherchant une aide auprès de quelqu’un qui comprendrait ce qu’elle avait vécu car il le vivait depuis des années. Et alors qu’elle se tenait sur le perron du lieu d’habitat, les genoux tremblant, les yeux rougis, les cheveux sale et presqu’incapable de tenir, la porte s’était ouverte, révélant un visage familier et aimer.

« Felix… »

Parler lui faisait presque autant mal que tout le reste.

« Je suis désolée, j’ai besoin de toi »


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M. Felix Gaunt
Lucky Kitten et Futur mari d'Andy
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MessageSujet: Re: I felt it was the end // Felix   Lun 26 Juin - 17:42

I FELT IT WAS THE END
"Consuming all the air inside my lungs. Ripping all the skin from off my bones. I'm prepared to sacrifice my life, I would gladly do it twice."
Tu n’as pas eu l’occasion de te réjouir.
Tu n’as pas eu l’occasion de passer encore quelques heures de plus avec tes amis, de rire avant cet Été.
Il était là. T’attendant sur le quai du Poudlard Express à Poudlard même. C’était un cauchemars. Tu savais que sa présence ici, en ce lieu, ne présageait rien de bon. Tu as marqué un temps d’arrêt, tout le monde l’a vue. Puis tu t’es avancé, lentement, mais sûrement. Tu es allé droit devant, te jetant sans ménagement dans la gueule du loup, suivant la route menant à tes ténèbres grandissants.
Edgy, un des elfes de maisons travaillant pour Ramsay s’est chargé de prendre tes bagages et de les conduire jusqu’à la voiture qui attendait plus loin, sur l’allée principale de l’école. Tu n’as pas accordé le moindre signe de courtoisies à ton grand-père, tu savais que cela le mettait en rage, tu la voyais briller dans ses yeux, mais au point où tu en été, ce n’était pas ça de plus ou de moins qui allait transformer la situation.

Le trajet te sembla durer une éternité, le silence pesant te donnais envie de hurler. Pourtant il ne se passa rien et les jours suivants non plus à vrai dire. Ramsay s’était renfermé dans un mutisme que tu ne connaissais pas. Il t’accordais à peine un regard par jour lors des repas. En fait, tout le monde au manoir étaient bien trop calme. Tout été bien trop silencieux. N’importe qui se serait dit qu’il avait décidé de ne pas te punir, mais tu n’étais plus dupe et cela depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il ne fallait justement pas que tu baisses ta garde. Il n’attendait que ça, que tu montres un semblant de joie, un semblant d’espoir, d’esquiver à la punition, mais c’était affreusement dur d’attendre. D’attendre qu’il se décide à t’appeler pour… te battre probablement. C’est ce qu’il fait toujours quand il est en colère.
Pourtant un soir, après le dîner, il te demanda de la suivre à la bibliothèque sous le regard médusé de la famille. Tu étais étonnement surpris qu’il ait réussi à tenir plus d’une semaine, mais Ramsay doit savoir se faire extrêmement patient pour arriver à ses fins. Cette pensée te donne envie de gerber.
Tu le suit avec un temps de latence, pas vraiment pressé de le rejoindre et l’envie de le rattraper n’est pas prête d’arriver.
Quand tu arrives il t’attend devant se semblant d’arbre généalogique, juste sous ton portait qu’il a fait faire l’Été dernier. Tu hausses un sourcil en t’approchant, restant légèrement en retrait derrière lui, ta baguette non loin de ta main droite.

Morpheús Felix Gaunt. Hérité de Ramsay Thomas Gaunt. Il jette un regard par dessus son épaule dans ta direction. Est-ce que tu sais ce que cela signifie ?
Oui, mais cela ne m’empêche pas de ne pas comprendre pourquoi moi, Esteban ferait un si meil…
Parce que cela doit être toi Morpheús, c’est ainsi. Laisse moi te parler de ce que cela signifie réellement.

Il t’invite d’un mouvement de la main à t’asseoir.
Pendant un instant tu refuses catégoriquement de bouger, mais son regard de glace s’intensifie et tu comprends qu’il est temps de poser ton cul sur ce fauteuil de cuir qui doit valoir une fortune. Il ne s’installe pas en face de toi, il reste debout, appuyé contre le fauteuil en face du tient. Tu restes si droit Felix, prêt à bondir à la moindre occasion.

On ne te demande pas grand-chose en tant qu’hérité Morpheús, crois-moi, c’est en réalité assez simple. Tu dois faire en sorte que le blason de cette famille soit toujours respecté d’autrui, tu dois donc de par ce fait honorer son sang, te souviens-tu de ce que cela veut dire ?

Ramsay est le genre de personne qui attend des réponses quand il pose des questions, mais tu es septique Felix, tout cela il te l’a déjà dis. Vous avez déjà eu cette conversation, il y a des années, dans cette même pièce, installé de la même façon. N’importe qui se serait demandé s’il ne perd pas la boule, mais toi mieux que quiconque sait que le jour où Ramsay Gaunt sera sénile n’est pas prêt d’arriver. Alors tu réponds, tu vas dans son sens, pour voir jusqu’à quoi cela te mènes, parce qu’il y a forcément une raison obscure à cette étrange conversation.

Oui, je dois épousé une sang-pure et assurer une descendance saine à ma famille.

Des mots qui écorchent ta bouche.
Ramsay aborde un sourire malsain et tu te demandes s’il n’était pas à deux doigts de t’applaudir comme la première fois où vous avez eu cette conversation. En attendant il s’en garde bien et continu dans sa lancé.

Exact et tu vas épouser Sinistra Artémis Fallen Blackwell, la sang-pure qui t’as été donné. Tu lui fera bien entendu des enfants, qui prendront ta suite et ainsi de suite.

Les mots qu’il emploi te révulse.
Tu te crispes.
Il parle d’elle comme si elle n’était qu’un objet.
Tu vas pour te relever Felix, pour hurler que non, mais soudainement, il ajoute des phrases qu’il ne t’avais jamais dites jusque ici. Des phrases et des mots qui te laisses plus que jamais surpris, plus que jamais sur le cul et la bouche entre-ouverte avec les yeux écarquillés.

Mais cette condition ne t’empêche pas d’avoir d’autres conquêtes, tant que tu sais rester discret et que personne ne s’en doute Morpheús, sinon, tu sais ce qu’il se passe… Tu peux faire des enfants à qui tu voudras, inviter qui tu le souhaiteras dans ton lit, du moment que personne ne le sait, pas même ta femme et que les éventuels bâtards que tu engendreras sachent fermer leur claper, sinon, tu sais aussi ce qu’il se passera… Il s’était approché de toi et pour la toute première fois il te caressa les cheveux. Tu verras Morpheús, avec le temps, tu n’auras que faire de courir à droite et à gauche, Sinistra te suffiras. Tu es jeune encore, mais tu comprendras, parce que je sais qu’une part de toi comprends déjà.

Il s’éloigne.
Tes yeux restent fixés sur ce point invisible que seul toi peux voir. Tu es confus, profondément perturbé par ce qu’il vient de te dire et alors qu’il s’apprête à quitter la bibliothèque, tu te redresse avec empressement, comme si soudain tu étais possédé.

Pourquoi me dire cela ? Pourquoi me le dire aujourd’hui ? Pourquoi est-ce que vous ne vous énervez pas contre moi comme vous l’avez tant fait par le passé ?! Pourquoi êtes-vous si calme par Merlin ?!!

Il se met à rire.
Ramsay explose de rire sous tes yeux ébahis.
Délicatement il se tourne à nouveau vers toi, son éclat de rire encore présent à la commissure de ses lèvres fines.

Il n’est plus utile de te frapper Morpheús. Tu t’es révélé être à la hauteur de ma grandeur, d’avoir une capacité hors norme à te redresser malgré la force des coups, à surmonter à la douleur. Esteban est bien trop fragile, alors que toi… tu es parfait. Tu as surmonté chaque difficulté, chaque obstacle, tu es le bâtard le plus pur qu’il m’est été donné de voir Morpheús et probablement le meilleur Gaunt qu’on ai jamais façonné.

Tu restes sans voix Felix.
Complètement dépassé par tout cela.
Il t’as battu limite à mort pendant des années juste pour voir si tu étais digne de porter son nom ? De lui succédé avant même ses enfants légitimes ? Mais alors que tu te demandes une énième fois pourquoi aujourd’hui, pourquoi maintenant, tu le vois dans le bleu de ses yeux. Tout étais calculé au millimètre prêt. Chaque rebellions de ta part, chaque choses que tu as voulu entreprendre contre lui il l’avait plus ou moins prévu. Il te connaît mieux que tu ne te connais toi et ça te fait paniquer, ça te fait sortir de tes gonds.

VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE ?!! VOUS M’AVEZ BRISÉ DE LA TÊTE AUX PIEDS POUR VOUS CONSTRUIRE UN IDÉAL !! ESPÈCE DE MALADE ! Je ne veux même pas savoir si votre père vous à fais subir le même sort, mais sachez, que JAMAIS mes enfants ne vivront cela et JAMAIS ils ne porteront le nom de Gaunt ! JAMAIS !!

Il ricane encore derrière son sourire.
Il hausse nonchalamment des épaules.
Il sort et s’en vas, mais avant d’être dévoré par l’obscurité du couloir, il te jette un dernier regard et une phrase encore pleine de sens.

Nous verrons bien Morpheús, nous verrons bien.

* * *
Les jours ont passés sans que tu ne puisses te sortir cette scène de la tête. Les mots de ton grand-père encore frais dans ton esprit. Te demandant vainement si c’était une blague, encore un mauvais tour de sa part ou juste un cauchemars des plus réalistes.
Les jours ont filés et plus le temps courait, moins tu trouvais d’oxygène dans ce manoir pourtant si grand. T’as fini par appeler Robin un soir, lui demandant si tu pouvais venir chez lui le lendemain, passer quelques jours loin de ses murs que les gens appellent chez toi. Venir chez lui passer l’Été. Il avait accepté, Robin Avery était sûrement la personne la plus apte à te comprendre et chez qui tu serais un minimum en sécurité.

Le lendemain matin tu as mis plusieurs affaires et notamment des objets auxquels tu tenais dans ton sac à fond extensible et tu t’es dirigé vers la porte de sortie, mais quand tu l’as ouvert tu es tombé sur un visage des plus familiers.
Un visage dévasté.
Fallen.
Sa voix était tremblante.
Elle n’avait pas besoin de te le dire, tu savais, tu le voyais. Tu avais l’impression d’avoir affaire à un spectre, une réminiscence du passé.
Les Blackwell ont osés.
Délicatement tu la prends dans tes bras et souffle dans ses cheveux tendrement, que tu caresses. Tu connais sa douleur et tu ne réalises pas qu’ils aient pu lui faire ça, alors qu’ils l’aiment, alors qu’ils n’ont plus qu’elle… puis les mots de Ramsay te reviennent une nouvelle fois et tu prends conscience qu’il y a en réalité beaucoup de choses qui n’ont pas de réelle explications ou qui cachent des choses insoupçonnées.

Viens, suis moi.

Doucement tu glisses ta main dans la sienne et tu vous transplannent dans tes appartements et plus précisément ta chambre. Lentement tu l’obliges à s’asseoir sur ton lit. Ton regard la scrute de la tête aux pieds. Tu as peur d’imaginer ce qu’ils ont bien pu lui faire.

Fallen, dis-moi ce qu’ils t’ont fait et… si jamais, je m’occuperais de tes plaies, s’il y en as ?

Tu n’espères pas, mais tant qu’à être en médicomagie, autant se servir de ce que tu as appris et aussi d’être à son écoute. De lui venir en aide du mieux que tu le puisses, même si tu aurais aimé que ce genre de choses n’arrives jamais.
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S.A Fallen Blackwell
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MessageSujet: Re: I felt it was the end // Felix   Mar 27 Juin - 19:16




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Douceur éphémère et repos insensé, voilà ce qui lui offrait. Et alors qu’elle le regardait, les yeux éteints et le corps tanguant, alors qu’elle sentait la chaleur rassurante d’une caresse et d’un je suis là, Fallen su qu’elle pouvait se poser, que pour le moment tout irait bien au lieu d’aller mieux. Les larmes s’accumulèrent aux coins de ses yeux, retenus par un semblant de honte, de faiblesse qu’elle voulait prétendre pouvoir soumettre. Et Felix est doux, comme s’il aspirait à apaiser un animal sauvage, qui risque de le blesser au moindre danger. Et Fallen se pli, Fallen se calme et laisse sa main se glisser dans la sienne.

Le monde bascule quelques instant et ça lui donne envie de vomir, recracher tout ce que se corps retient, la bile, l’acide, ses tripes entières. Elle tremble, et observe la chambre de Felix, hagarde. Dans un meilleur état, elle aurait pu être gênée ou moqueuse, mais rien ne lui venait outre le sentiment de sécurité qui l’habitait et lentement, dégeler son ventre, déverrouiller ses muscles. S’assoir est compliqué et tiré sur tes chairs maltraitées mais tu te laisses faire, Fallen. Tu n’es plus qu’un pantin abîmé aux fils déliés. La tension qui disparaît, seconde après seconde, la fait presque s’effondrer et les larmes, les larmes s’échappent et silencieusement dévalent les courbes de son visage, créant des sillons humides. Tout se relâche, Fallen n’est plus qu’une enfant, victime d’horreurs interdites. Et Fallen se demande comme Felix a fait pour survivre, grandir. Et par-dessus l’amour, par-dessus tout, Felix est celui qu’elle tient le plus en respect, car elle comprend maintenant ce qu’il a enduré.

« C’est ma mère »

Et les mots s’étranglent dans sa gorge, incapable de prononcer, incapable d’avancer la moindre petite explication. Les souvenirs reviennent enflammant ses plaies qui se réveillent, amplifiant le flot de larme qui ne s’est toujours pas stopper.

« Elle est rentrée après une semaine, j’avais fini de ranger les affaires de Bl..Grenat et elle était furieuse.  Elle travaille au ministère et a dû subir des remarques ou des allusions par rapport à mon comportement, ainsi que des autres familles.»

Une main vient essuyer ses larmes et elle se racle la gorge.

« Elle voulait me punir autant que des réponses sur qui était ceux qui m’accompagnaient et … je ne voulais rien dire. »

La mémoire lui revient d’un seul coup, comme un fouet qui lui vrille le cerveau. La douleur s’amplifie et Fallen manque de se replier sur elle-même. Secouée de sanglot, incapable de se contrôler, Fallen frémit, gémit presque.

« Mon dos »  


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M. Felix Gaunt
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MessageSujet: Re: I felt it was the end // Felix   Lun 11 Sep - 1:39

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"Consuming all the air inside my lungs. Ripping all the skin from off my bones. I'm prepared to sacrifice my life, I would gladly do it twice."
Tu le vois aux traits de son visage.
Tu n’as pas besoin de mots Felix, tu sais.
Mieux que personne.
Pourtant quand elle dit ces trois mots, tu es saisi d’effrois. Tu essayes vainement d’imaginer le sentiment que tu aurais ressentis si c’était ta mère qui t’avais fait vivre le calvaire que tu as vécu pendant des années.
Un frisson te parcours l’épiderme.
Tu es près d’elle Felix, assis sur le lit, tu l’écoute, tu attends.
Même si tu sais.
Tu as cette horrible impression de soudainement voir ton reflet en la regardant dans les yeux, les première fois. Il y a des la tristesse, de l’incompréhension, de la douleur et bientôt il y aura aussi de la colère. Une rage sourde et dévastatrice.
Fallen poursuit son histoire, elle évoque sa défunte sœur jumelle et tu baisses les yeux vers le sol un instant. Tu t’en veux un peu. Tu t’en veux Felix de les avoir enviaient quand vous étiez petits, toi aussi tu aurais voulu une sœur, un frère… tu aurais beaucoup donné pour ça, puis tu as fini par comprendre que tu n’aurais jamais supporté que Ramsay porte la main sur ton sang.
Elle pleure et d’un délicat geste de la main, d’un seul doigt, tu essuies la larme qui coule le long de sa joue. Soudainement elle te semble prise d’une violente douleur.
Le souvenir.
Tu es à deux doigts de la saisir dans tes bras quand elle souffle l’information qu’il te manquais : l’endroit où elle l’a frappé.

Fallen… est-ce que je peux voir ?

C’était ta façon à toi de lui demander si tu pouvais lui enlever délicatement son haut, pour… soigner ça. D’un geste expert tu l’invite à s’allonger à plat ventre sur ton lit, tu l’aides du mieux que tu peux. Tu le sens quand elle bouge, ses muscles qui se contactent à cause de la douleur et ça te fait mal à toi aussi. Pas comme si s’était toi, non, c’est bien pire et tu n’oses même pas imaginé la rage qui t’envahirais si s’était Ramsay qui avait fait ça.
Doucement, alors qu’elle est allongé, le plus confortablement possible, tu relèves du bout des doigts son haut dans son dos.
L’horreur et là.
Tu la contemple les poings serrés, prêt à hurler.
Tu n’en fais rien Felix et part te laver les mains.

Je reviens.

C'estun peu froid, mais c’est simplement que tu n’arrives pas à digérer et à assimiler la vision de ces entailles dans le dos de Fallen. Tu n’arrives pas à concevoir qu’une mère puisse faire cela à sa famille, à sa dernière fille.
Après t’être lavé les mains tu reviens avec ta mallette de Médicomagie que tu déposes au sol, pile à la hauteur du visage de Fallen. Tu trifouille dedans Felix à la recherche de ce qu’il te faut avant de relever la tête.

Je vais te donner de l’essence de Filipendule, c’est pour la douleur… j’ai des trucs plus fort, mais vue que ça peut être toxique je préfère éviter. Tes yeux se baissent un instant avant de retourner se plonger dans les siens. J’ai suffisamment d’onguent de Dictame pour que tu le prenne, il y a aura quelqu’un chez toi pour t’aider à l’appliquer et pour le bander ou pas Fallen ? Sinon… je reste avec toi.

T’étais sincère comme jamais et t’espérai qu’elle le serait aussi pour le coup. T’essayais de lui faire comprendre par le regard que t’étais plus que sérieux.
© ASHLING POUR EPICODE




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