[Event #1] solamen miseris — faust & fenry

Mephisto I. Flemming
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[Event #1] solamen miseris — faust & fenry Jeu 29 Juin - 4:34

suite de ce rp (www) ;; mephisto et faust se sont enfuis de la rencontre; ils se retrouvent à l'extérieur du hall.



solamen miseris socios habuisse doloris

Poings contre les murs; cris, paroles qui s’échouent, ricochent dans la vacuité de la nuit silencieuse et froide; et phalanges qui s’amochent; esprit qui décroche devant l’inaction, l’impuissance; terreur, torpeur, l’horreur de cette mascarade inhumaine; cavalcade malsaine; répugnante, aberrante; et peau qui s’écorche devant les inconscients reproches grouillant dans les entrailles; d’avoir entraîné les autres dans l’infernal tourbillon de ses expiations profanes, les tourments de sa vie pécheresse; et les entailles ne suffisent, ne suffiront jamais à combler les événements passés; à combler les affres démesurées de l’organe, alors il dépèce ce qui lui reste de tangible, pour se sentir vivre; reprendre le contrôle de la situation, raviver la déflagration mortelle qui anime ses artères.

Cigarette entre ses lèvres perchée, une flamme s’en va l’embraser; furibonde, flamboyante. La première bouffée est brutale, pour expirer ses maux; la seconde est vitale, pour expirer à nouveau. Déboires en tête, truculente cacophonie encore ancrée dans le cerveau, il serre des dents; l’amer asphyxiant ses poumons, la mer noyant ses intérieurs sanglots; et la couleur de la défaite paraissait bien ocre; aussi vespérale que cette nuit où même ses râles de désolation ne parvenaient à atteindre la trachée, étouffée. Enragée, la main arrache alors l’attache qui lui fait défaut, qui comprime ses crimes; et le talon piétine la cravate pendant qu’un souffle s’entame ; Je suis sûr qu’il serait ravi de savoir que ses élèves sont indisciplinés au possible. poings serrés, regard fendard. Dîtes cela à vos congénères consanguins qui prennent le monde pour leur bordel personnel. Et pareilles personnes.. Laissez-moi rire ! Quelle hâte que cette foutue lignée s’efface ! s’essouffle, secondes qui trépassent pour reprendre contenance; lance finalement une œillade à Faust. J'ai déconné.

BY MITZI
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Re: [Event #1] solamen miseris — faust & fenry Mar 1 Aoû - 0:19



Ça grince, ça rampe, ça grouille; c’est des langues de feu qui fulminent, qui embrasent cœur et poumons, écrasent entrain et exaltation. La respiration lui manque et ses jambes sont tremblantes; articulations raidies et mâchoires contractées. D’un geste brusque, il retire sa veste qui s’échoue au sol et y lance un incendio. Soudaine chaleur dans une nuit glaçante, désespérante. Piètre satisfaction; c’est bien plus qu’il aurait voulu flamber, réduire bien des choses en cendre et les entendre crisser sous ses talons, calciner ceux qui l’ont animé en voulant l’étioler. Il veut, il veut, il veut, mais il ne peut s’y résoudre; alors il s’abîme dans l’attente, que les pensées cessent d’être aussi vivaces, voraces, coriaces à lui faire grincer les dents, à lui faire éprouver la soudaine, violente envie de tout saigner à blanc, de détruire ce nid de vermines qui foisonne et empoisonne, pullule sans scrupules.
Et un rire aigre s’échappe de ses lèvres aux paroles de l’acolyte aux phalanges ensanglantées, parce que tout cela est absurde, ils ne sont que des enfants aux allures matures; affublés de malheurs, d’une famille cyanure dont la pourriture gangrène jusqu’à la progéniture.  « Mec, c’est eux qui ont foiré. De a à z. » qu’il crache, voix dégoulinante de rage, ancrant son regard acéré dans celui de Leto, l’ami, le comparse de toujours et de tous les jours.  «  Ils ont foiré leur famille, détruit leurs enfants, sont pas foutus de se regarder en face. Un abcès, ça se crève.» Il secoue la tête, comme pour rejeter la dernière phrase que l’autre a énoncé, ramasse la cravate délaissée et la balance dans les flammes décharnées. « Tu vas pas t’en vouloir parce que c’est des connards aussi ? » La danse de cette soirée avait viré au macabre, mais parmi tous les remous de sentiments, pas un éclat de regret était présent. À refaire, sans l’ombre d’une hésitation, à redire, sans l’esquisse d’un repentir.
 
bal d'été


hrp:
 
Fenry D. Williams
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Re: [Event #1] solamen miseris — faust & fenry Mar 1 Aoû - 2:46


Solamen Miseris
Hâte.
Que tout s’efface, se perde, derrière elle, fondu à des souvenirs vagues, écorchés. Elle n’avait plus envie d’y penser, et elle fuyait la vie qui grouillait derrière elle, les misérables qui se débattaient à travers leurs égos. Elle fuyait la salle, immense, étouffée dans le brouhaha inutile. Elle fuyait la marée de monde et de problèmes, d’ennuis futiles, d’embrouilles puériles.  Elle se hâtait où elle pourrait respirer. Expulser l’accumulation des maux des mondes qui ne lui appartenait pas, des mondes de murmures et de pensées meurtrières, des mondes contraires qui se battaient entre eux pour ne former qu’un ramassis de merde.

Et là dehors, elle espérait être seule, pour hurler ou pleurer peut-être, espérait pouvoir souffler, mais tout ce qu’elle inspirait alors ne fut qu’un épais nuage de fumée. Immédiatement, elle toussa, irritée, et papillonnant des yeux quelques secondes, discerna clairement près du feu la silhouette de Faust. Et puis celle de Mephisto.

Son cœur se serrait au même titre que ses mâchoires, le nez plissé, l’allure fière. Elle ne perdrait pas la face, pas ce soir, pas devant lui. Il était hors de question qu’elle courbe le dos, hors de question qu’elle baisse la tête. Il était hors de question qu’elle ait l’air plus pitoyable qu’elle ne l’avait déjà été.

Elle se sentait misérable.
Ridicule, à dramatiser alors qu’il vivait un enfer.
Pathétique.

Elle n’avait rien dit, d’abord. Elle avait avancé, accordant vaguement une œillade à Faust, bien plus brève à Mephisto, et s’était éloignée, à peine, juste assez pour rester présente à eux malgré tout. Elle avait essayé de rire, mais ça n’avait rien donné, quelque chose comme un ricanement fébrile presque inaudible.

C’était qu’elle n’avait pas envie de rire.

« Vous allez faire des marshmallows ? »

Elle s’essaya sur les terrains dangereux, arpentait froidement un humour fade et sans candeur. Elle fuyait leur regard, car elle avait peur d’y lire ce qu’elle ne voulait pas admettre. C’était plus facile de s’accorder sur le fait que tout était de sa faute, à lui, et pas la sienne, à elle. C’était plus facile de tout envoyer en l’air au moindre couac, c’était plus facile d’être lâche que d’avouer être faible. Elle préférait encore d’être en colère contre lui que d’être triste – elle préférait encore hurler sa rage que de pleurer sa peine.

Un soupire siffla entre ses lèvres.
Elle n’avait vraiment aucune envie de rire, finalement.
Et enfin son regard croisait celui de Mephisto.

« Allez tu as préféré cette soirée de merde à la soirée que tu m’avais promise. » Il n’avait rien promis. Mais pour elle c’était à peu près ça. « Je sais même pas si je dois me sentir vexée. »

Elle haussa les épaules. Elle était déjà vexée de toute façon. Elle détourna les yeux, car elle n’avait pas envie d’en apprendre plus. Elle n’avait aucune envie d’entendre (ou d’apprendre d’une quelconque manière) ses excuses et justifications, car elle savait pertinemment qu’elles étaient bonnes. Elle n’avait pas envie de lui pardonner, car elle avait trop peur de leur proximité naissante.

Elle lança un second regard à Faust, l’air désolé, intimant des excuses à travers ses iris brillants. Il n’avait rien à voir avec ces drames d’enfants, et peut-être se sentait-elle coupable de ne pas pouvoir tout simplement faire semblant.



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Mephisto I. Flemming
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Re: [Event #1] solamen miseris — faust & fenry Mer 2 Aoû - 1:00


solamen miseris socios habuisse doloris

Dès lors sa première inspiration, il était déjà damné à arpenter la Terre en exil, à fouler la pierre de cette enveloppe corporelle inexorablement profane; à survivre de cette union intimement pernicieuse. Il était la création répugnante de vils vices, l’apothéose du péché; une bassesse des plus exécrables qui aurait dû s’échouer aux premiers pas; à mourir sur le bas-côté d’une autoroute déserte.

Il se sentait coupable de vivre, d’expirer, d’inspirer, d’exister; il se sentait misérable d’expulser ce qui ne devait être, de maudire les astres de cette prédestination funeste. Il n’avait jamais réellement su ce qu’il était véritablement, il n’avait jamais réellement connu autre pattern que celle de la fureur animant son thorax. Il voguait sans cesse entre ces fatales interrogations et la létalité de leurs réponses; à tenter de trouver d’autres moyens pour éponger ses peines; à s’essayer de réprimer ses pleurs et ses peurs; à se demander ce qu’aurait été le futur s’il avait été mort-né.

Et ce soir-là, il n’y aurait sûrement pas eu feu et flammes; larmes et confrontations; déflagration et expiations. Les dommages collatéraux le rendaient ivre; détruire pour mieux conquérir; un adage qui sonnait cette nuit-là si faux et risible.

Il ne savait plus où regarder pour ne sentir ses fautes le huer;
il ne savait plus quoi dire sans envie irrépressible de se couper la trachée.

Les monstres n’avaient pas besoin d’une rédemption. Ils crevaient souvent bien avant. Et aujourd’hui, quelque chose creva en lui.

L’espoir s’était éteint, broyé en mille éclats; il ne restait plus rien. Une aspiration maigre, une attente naïve. Mais bien là, quelque part entre sa chair, ses boyaux, ses os, son âme; une perspective d’être enfin lésiné de ce trouble qui le hantait; de ce foutre qui n’a su rester dans son sous-vêtement étriqué; de ce père qui prenait monde pour son lupanar; de cette mère qui ne sut avorter le ravage et son fléau. C’était l’espoir de réponses, d’une satisfaction, d’un soulagement, d’un trait indélébile sur ce passé — c’était l’espoir d’une vie nouvelle, d’une délivrance. D’un purgatoire qui tâcherait de rendre blanc ce qui était devenu noir depuis trop longtemps.

Mais il ne restait plus rien. Juste un capharnaüm désagrégé de vieux ressentis, d’une animosité qui parvenait à peine à le réanimer; à refaire pulser ses artères et faire revivre ce corps de débraillé. Dans les flammes il se voyait se consumer; dans les braises il se voyait mourir et disparaître; dans les limbes des Enfers il avait été conçu, dans un brasier il succomberait.

Alors il n’en avait rien à battre de ses mots, de sa parade hypocrite; de la rancœur bouillonnant au fond de ses pupilles, de la déception qu’elle déversait à son égard; ni la première, ni la dernière. Il savait bien qu’elle le méprisait en cet instant présent, il savait bien qu’elle n’avait pu essuyer son rejet. Il savait bien toutes ces choses; il n’avait pas oublié. Comment aurait-il pu ?

Son bras s’avance, sans conviction aucune. Il s’accroche et s’agrippe à sa robe qu’il tire sans ménagement vers lui, contre lui; contre son corps désarticulé, contre son cœur fustigé; auprès de cette âme incinérée. Et il effectue contre son gré deux pas en avant, un en arrière — les yeux ailleurs.

Il entame cette valse avortée, au milieu du flambeau et de ses toxines mortelles.

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Fenry D. Williams
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Re: [Event #1] solamen miseris — faust & fenry Dim 10 Sep - 16:29


Solamen Miseris
Danse ironique, le cynisme au bord des lèvres, ça lui brûle. Elle imagine la salle incendiée, et son orgueil détruisant la tendresse fébrile qui s'était installée entre eux. Elle ne le regarde pas – jamais, et sa main dans la sienne, sa chaleur au bord des hanches, ils dansent
pendant quelques secondes – une minute peut-être.
Elle s'éloigne, d'un pas et d'un autre, elle le regarde. Elle fuit, comme toujours.
Elle commence à comprendre pourquoi elle n'a pas l'âme rouge, la bravoure du lion.

Ses yeux ne croisent pas les siens, parce qu'elle refuse de l'entendre, elle ne veut pas le voir. Elle refuse de lui donner raison, car c'est sûr – il a raison. Elle s'isole dans son mensonge, s'y blesse.

« Arrêtons ça  »

Elle hausse les épaules et son regard amer se fige sur le côté, là où elle ne peut le voir, le sonder. Même son regard fuit la réalité.

« J'en ai assez de tes non-dits. Tu me demandes de ne plus lire tes pensées ? Très bien. Arrête d'attendre que je te comprenne alors.  »

Il n'attend sûrement rien, d'ailleurs, mais elle se justifie comme elle peut. Elle soupire, croise les bras comme pour se protéger, et recule d'un pas à nouveau. Elle ne le regarde toujours pas, adresse une œillade à Faust. Il lui faut dix secondes plongée dans le silence pesant avant de relever les yeux vers Mephisto.

Elle se brise
s'écarte, se retourne, et disparaît, dans la foule de l'autre côté de la porte et puis dans les couloirs déserts, descend les escaliers et n'en revient plus de toute la soirée.

Ils avaient fini de danser.



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Re: [Event #1] solamen miseris — faust & fenry Dim 24 Sep - 22:42



Cendres embrasées et nicotine fustigent ses poumons alors qu’il bat en retraite; simple spectateur d’une scène à venir, d’erreurs sans repentir. Aucun mot n’effleure sa trachée et ses prunelles lasses se prélassent sur les flammes, l’écho des ombres dansantes fluctuant sur le sol luisant d’orangé. Il n’est que langueur; en cet instant, il s’éteint lui aussi dans le contrecoup des émotions, impulsions, brûlantes, fatigué de devoir être une lueur. Alors il profite du silence, de l’absence de présence à ses côtés pour s’appuyer contre le mur; tandis que les braises de colères noircissent.
Il veille sans être, le regard qui s’envole mais la mâchoire serrée, muscles tendus, un tiraillement incessant pour le rappeler à l’ordre, au monde; ne pas s’écarter et laisser tomber comme d’autres ont pu le faire.

Quelques battements de cils et il voit à peine le temps s’écouler; les grains glisser. Les moments glissent et dérapent dans un circuit anarchique dont le sens lui échappe - comme tout, en cette soirée. La sensation prenante de n’avoir rien changé est là, comme des murmures d’« incapable » qui s’attardent au creux de sa conscience, jamais réellement disparus, combattus, conquis. Obsolètes, rejetés mais jamais arrachés, retirés. Et c’est des fragments qui remuent dans les vieilles cicatrices, sel dans plaie et mer qui fait déborder le vase alors qu’il s’extrait de ses élucubrations, lourd de maux et sourd de mementos.

Il répond à l’oeillade de la verte, et scrute l’échange, la finition, l’abandon. Il se perd entre reproches et consolation, puis réalise qu’il y a déjà eu bien assez. Alors il se redresse, se rapproche de l’autre, de l’ancien; du frère d’arme et d’âme; et sa main s’échoue en une tape familière sur l’épaule. « Je crois qu’il va y avoir du boulot. »  Et il ignore s’il parle de Fenry ou de son comparse, de la culmination de ses tribulations ou du crève-coeur de la relation débutée, mais déjà fracassée.

Il balance le mégot au sein des rares flammes mourrantes, effectue un vulnera sanentur sur les phalanges étrangères puis s’éloigne d’un pas traînant, glissant dans les cendres de sa veste. Il ne sait pas où il va, juste qu’il veut filer, et l’espace d’un instant, il espère que Fallen a pu faire de même.

 
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