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 I missed you || Silas Entwhistle

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Earl Grace
Funeste Amphisbène

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MessageSujet: I missed you || Silas Entwhistle    Jeu 6 Juil - 22:35


i missed you

   

   
L'heure tourne et le soleil chauffe tes bras dénudés. À tes pieds une valise épaisse pour compléter ton t-shirt gris et ton jean noir. Tu vas pour la première fois en vacances. C'est presque comme si tu n'avais jamais connu ce mot.
Tu te souviens encore le soir du Bal, lorsqu'entre deux caresses passionnées, Silas avait glissé une invitation semblable à la tienne. Au matin, vous vous étiez organisés. Tu venais chez lui pour un mois complet, puis lui venait chez toi. De quoi combler les vacances entières. De quoi profiter de vos derniers moments ensemble.
Ton sourire s'efface un peu l'espace de quelques secondes. Tu as du mal à imaginer de retourner à Poudlard sans lui à tes côtés. Alors que tu commençais tout juste à voir cette école d'un meilleur œil, voilà qu'on t'enlève son seul atout.
Mais tu ne peux lui en vouloir. Tu es heureux qu'il ai eu son diplôme. Tu ne lui as pas encore demandé ce qu'il s'apprêtait à faire après. Peut-être pour éloigner de toi cette fatalité de votre séparation.
Tes mains tapent un rythme irrégulier sur le tissus un peu usé de ton jean. Tu es nerveux, Earl, tu as un stress a gérer qui a une nature totalement différente de tout ce que tu avais connu jusqu'à présent. Tu t'apprêtes à rencontrer les parents de ton petit-ami. Ce mot là d'ailleurs, tu ne t'y ai toujours pas habitué non plus.
Tout est si nouveau, même la météo est différente. Londres est inondée de soleil, comme si le ciel te souriait. Tu y vois un présage, une promesse. Un message de sa part à Elle.
Alors tu es confiant. Les coins de tes lèvres se soulèvent de temps à autres, sans raisons apparentes. Tu as hâte.
Et puis le moment vient, tu sens sa présence comme si tu avais un détecteur injecté près du cœur. Tes yeux décèlent sa beauté dans la foule, alors que toutes les femmes présentes jettent des regards profonds à celui qui ne peut leur appartenir.
Dans un acte de jalousie et possessivité pure, tes jambes t'élancent vers lui et c'est avec force que tu le prends dans tes bras pour l'embrasser, ta valise abandonnée à quelques pas. Et le monde autour se tait, s'efface, devient brume. Il n'y a que lui et la délicieuse saveur de ses lèvres douces et pulpeuses qui accompagnent les tiennes.
Lorsque tu te détaches enfin de lui, joues rouges et sourire étincelant, il attrape ta valise et te mène jusqu'à un lieu où aucun regard ne porte afin que vous disparaissiez en toute discrétion.
Tes entrailles sont arrachées de force à la réalité et recrachées ailleurs. Lorsque l'envie de rendre ton petit déjeuner te passe, tes yeux découvrent la magnifique demeure coloniale qui te fait face. D'une blancheur aussi immaculée que les cheveux d'au moins un de ses occupants, elle semble sortir d'une autre époque plus sombre, mais pourtant plus lumineuse par sa simplicité. Une époque où les hommes noirs travaillaient dans les champs et les blancs asseyaient leur domination sur le monde. Une époque seulement partiellement révolue.
Pourtant, il fallait l'avouer que le manoir avait du charme. Ses grandes fenêtres étaient accueillantes et chaleureuses, les arbres l'entourant donnaient une illusion d'éloignement alors que tu étais convaincu que vous étiez toujours à Londres.
Tes yeux se posèrent sur ton compagnon et tu lui souris légèrement.

Tu m'as manqué, tu sais ? Ta maison a un charme presque aussi irrésistible que le tien...

Tu ne peux résister et tu l'attrapes par la nuque pour l'embrasser de nouveau, plus légèrement cette fois.
Maintenant, tu étais prêt.

   
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Silas F. Entwhistle
Vélane au coeur tendre

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Ven 7 Juil - 0:24

Tu avais soupiré à ton tour une invitation à ton tendre entre deux baisers étroitement enflammés. Lui aussi serait accueilli par tes parents et vous passeriez votre temps, tout votre précieux temps à vous découvrir de nouveaux secrets inavoués. Vous vous étiez évertués à prolonger vos étreintes passionnées, vos corps flamboyants d'amour entremêlés l'un à l'autre. Mais la séparation s'immisça au sein de cette ardente chaleur et déchira votre passion. Ton coeur en avait saigné et il pleurait encore l'absence de ton bien-aimé mais tu savais que ce n'était que provisoire. Tes prunelles croiseraient à nouveau les siennes et tu succomberais à cette irrésistible tentation qu'il exerçait sur ta pulpe et tes os.

Le temps de vous retrouver à nouveau était arrivé et c'était avec un regard presque vide que tu traversais la foule qui semblait s'agglutiner à ton corps. Ton charme de vélane te suivait comme ton ombre et accrochait plus le regard de ces dames aux doux traits de ton visage que ces messieurs qui peinaient malgré eux à se plonger dans les bras de l'indifférence. Tu n'y prêtais pourtant aucune attention, doucereusement dans la Lune, un air rêveur s'étant plu à magnifier cette figure surnaturelle de douceur. Lorsque qu'il t'apparut enfin, plus majestueux qu'un cygne immaculé, tes prunelles s'entichèrent de son être tout entier, de cette existence qu'il t'était impossible d'oublier désormais et ton palpitant s'embourba dans un marathon presque épuisant. Ta cadence se vivifia pour rejoindre ton bien-aimé et te galvaniser de cette bouffée d'oxygène qu'il était à lui seul. Il te devança, ton amour, et ses bras t'enveloppèrent alors que ses lippes happèrent avec une hâte démesurée les tiennes. Tes paumes conquirent ses hanches, les effleurant puis les pressant pour sentir la chair de ta moitié doucereusement se fracasser contre la tienne. La saveur exquise de ses lèvres te brûla goulûment tes papilles qui avaient toujours été assoiffées de lui. L'embarras t'engouffra dans un léger mutisme et tu t'emparas de sa valise tandis que ta paume libre se lova contre la sienne pour l'entraîner dans les méandres du transplanage à tes côtés.

Une imposante demeure, vestige d'une époque passée se dressa fièrement devant vos yeux. Vous étiez enfin arrivés chez toi. Earl fit battre ton coeur de sa voix grave et si suave et un nouvel élan de tendresse te fit abandonner sa valise qui se heurta lourdement sur le sol boisé de verdure pour le serrer contre toi et briser cette chasteté. Le baiser fut intensifié avec ardeur et soupirs passionnés. Tu lui en fis perdre haleine autant que ton souffle s'épuisa tellement tu étais fou de lui et de ses sourires les plus merveilleux.

Si tu savais à quel point tu m'as également manqué. J'ai passé toutes mes nuits à rêver de toi. Gray ... Tu es bien plus séduisant mais tu ne t'en rends pas compte. Viens mon tendre, allons rencontrer mes parents.

Sa valise de nouveau portée par tes soins, tu l'emmenas gracieusement jusqu'à l'entrée presque intimidante et ton poing frôla à peine la porte de bois de cerisier qu'elle s'ouvrit d'elle-même et que le visage angélique de ta mère accompagné de celui de ton père apparurent. Sa nature purement vélane éblouirait l'éphèbe, tu le savais plus que quiconque et un pincement te déchira le coeur.

Maman, papa, je suis de retour avec Earl.

Aaaah ! Mon chéri ce n'est pas trop tôt. J'avais tellement hâte de voir l'heureux élu et je ne suis pas déçue. Silas, tu as de très bons goûts olalala !

L'embarras te mordit sauvagement les tripes lorsque ta mère se jeta sur toi pour te serrer dans ses bras et te baiser la joue. Elle s'empressa de tourner autour de ton tendre, les prunelles écarquillées et pétillantes d'admiration. Elle lui serra ensuite la main, éclatante de bonheur de pouvoir instaurer un contact avec celui qui t'avait volé ton coeur.

Nous avons été très surpris quand tu nous as avoué cette nouvelle fiston. Félicitation en tout cas.

Ton paternel était beaucoup plus calme et composé que ta mère. Elle était beaucoup trop excitée de rencontrer Earl et tes pommettes s'empourprèrent alors que ton père serra la main de ta moitié et se saisit de sa valise pour la monter jusqu'à ta chambre. Vous entrâtes à peine dans la demeure que les bras de ta mère t'enlacèrent et t'attirèrent à elle.

Il a été doux avec toi j'espère, hm ? Murmura t-elle mélodieusement.

Ton visage se colora aussitôt du plus vif carmin et tu le dissimulas avec le creux de tes paumes.

Maman, je t'en prie ... C'est intime.

Moooh, viens là mon bébé. Je suis tellement heureuse que tu aies trouvé quelqu'un de bien parce que les vélanes aiment beaucoup plus intensément. Earl, j'espère que tu prendras soin de lui. Si jamais tu osais lui briser le coeur ....

Une étreinte t'enveloppa à nouveau. Ses cheveux s'animèrent soudainement, flottant dans les airs et porteurs d'une aura tout aussi menaçante que les traits de son visage qui s'enlaidirent vivement. Ses prunelles s'embrasèrent d'un rouge aussi profond que le sang affluant au coeur de tes veines et ses dents s'aiguisèrent, désormais dangereusement prédatrices et violentes.

Arrête de le menacer s'il te plait. Il ne me ferait jamais de mal, je le sais et tu devrais lui faire confiance autant que moi je le lui fais. Earl est ... l'homme de ma vie.

Tes prunelles fuirent celles de l'autre vélane autant que celle de ton tendre car cette confession avait fait éclore une profonde gêne en toi. La beauté de ta mère éclata à nouveau sous ses yeux et elle s'excusa, une larme coulant du coin de son oeil.

Oh ! Excuse-moi Earl, c'est l'émotion. Je ne vais pas vous embêter plus que cela pour le moment. Je te laisse lui faire visiter la maison d'accord ?

Tu hochas discrètement la tête et tu intimas à Earl de te suivre. Tu lui fis emprunter les escaliers et vous croisâtes ton père lors de votre ascension. Un sourire fendit ses lippes et tu repris légèrement ta contenance. Arrivés tous les deux dans ta spacieuse chambre, tu refermas doucereusement la porte et ton corps chuta au sol, opprimé par le poids de tes émotions embarrassées. Tu te recroquevillas et dissimulas ton visage.

Je suis désolé. Ma mère n'est pas méchante, juste trop envahissante et attentionnée avec moi. Elle me considère encore comme un enfant, c'est embarrassant.



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Earl Grace
Funeste Amphisbène

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Ven 7 Juil - 14:42


i missed you

   

   
Tu perds tout ton souffle contre ses lèvres enflammées qui t'embrasent tout entier. C'est à peine si tu as conscience de ses mots, tant il a bouleversé toutes tes pensées, tes réflexions. Alors tu marches dans ses pas, les mains vides, le cœur serré.
Sa main tendue pour toquer se vit heurter le vide alors que sa mère ouvre la porte brusquement. Tes yeux sont éblouis de sa beauté aveuglante, de sa force inhumaine qui s'acharne sur toi comme pour te piéger dans ses filets. Mais elle ne te fait que l'effet d'une douche froide à la lumière blanche, prise de conscience soudaine de ta faible valeur, toi, humain, face à une créature dont la beauté doit sûrement aveugler tous les dieux de toutes religions. Tes yeux se baissent, mais tu sent quand même la vélane te tourner autour avant de serrer ta main d'une étreinte en rien délicate. Elle semble très vive, très heureuse de te rencontrer. Tes yeux se posent sur ton tendre Silas, l'embarras lisible sur son visage. Tu lui souris avant de te tourner vers la femme, les joues légèrement empourprées du compliment qu'elle venait de te faire.

Je suis ravi de vous rencontrer, ma Dame. C'est un plaisir.

Une voix bien plus calme, plus sereine, sonne à tes côtés et tes yeux se posèrent sur l'homme qui sans aucun doute est le père de Silas. Bel homme d'un âge indéfini, il avait une poigne forte et sèche, une aura de mystère flottant autour de lui comme autour de son fils. Tu lui souris sincèrement, serrant sa main avec ravissement. Tu trouvais que Silas ressemblait davantage à cet homme qu'il ne ressemblait à sa mère. Cela te ravit.

Merci Monsieur.

Tu le regardes emporter ta valise alors que les portes de la maison se ferment sur vous. La vélane enlace ton aimé et tu la vois lui chuchoter quelque chose qui eut le don de le faire rougir terriblement, au point qu'il cacha son visage de ses paumes. La femme se tourna de nouveau vers toi, radieuse, t'intimant de prendre soin de son enfant. Et ses traits se décomposent, pour suivre la menace, ses dents s'allongent et soudain tu comprends pourquoi tu n'arrivais pas à la trouver aussi belle que son fils. Derrière la belle image se trouvait une créature inhumaine et tu avais fait l'erreur de l'oublier quelques instants.
Tu ne recules pas et tes yeux se rivent sur Silas qui décide de faire une déclaration tout du moins surprenante, qui te saisit le cœur et te fait rougir. L'homme de ma vie.
Tu le contemples alors que sa mère reprend sa belle apparence, alors qu'il fuit ton regard, de plus en plus embarrassé. S'est-il donc épris de toi à ce point ? Tu as bien peur qu'il se hâte, qu'il soit déçu, que tu lui fasses du mal. Une précipitation pareille te surprend, c'est inattendu, peut-être exagéré.
Et s'il le pense réellement, alors qu'en est-il de ton côté ?
Il t'intime de le suivre ce que tu fais, alors que vous gravez l'escalier en silence. L'ombre de son père vous croise ce qui semble l'apaiser, et tu es heureux de voir qu'il a une famille aussi attentionnée et proche de lui. Il ouvre une porte et se glisse dans une pièce spacieuse qui semble être sa chambre, avant de s'effondrer au sol, gêné, se voilant de ses mains.

Elle t'aime, voilà tout. J'ai l'impression que c'est la première fois que tu ramènes quelqu'un à la maison... Non ? Cela expliquerait son attitude.

Cela te flatte d'être le premier qui partage tant de choses avec ton aimé. Tu as un léger sourire et tu t'assoies à ses côtés, posant ta main sur son poignet tendu vers son visage.

Tu ne lui ressembles pas autant que je l'aurais imaginé. Tu as bien plus de traits communs avec ton père. Excepté, évidemment, cette folle chevelure de neige !

Tu laisses échapper un léger rire, avant de te taire, un peu surpris. Tu n'arrives toujours pas à croire que tu peux te permettre autant de liberté à ses côtés. Que tu peux te laisser aller. Mais cela te plait et tu as envie de lui donner le meilleur de toi pour le peu de temps qu'il vous reste.  

   
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Silas F. Entwhistle
Vélane au coeur tendre

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Mar 11 Juil - 18:23

La chaleur d'Earl te rejoignit avec douceur et lorsque sa paume s'enticha de ton poignet, la tienne se mouva pour s'en éprendre et y entremêler lascivement chacun de tes fins doigts. Tu la serras délicatement et tes lèvres la réchauffèrent de quelques doucereux baisers. Ton corps rechercha la proximité du sien et ta tête chuta légèrement sur le côté pour s'appuyer contre la sienne. Tu somnolas quelques instants contre lui, apaisé par sa simple proximité alors que les rougeurs ayant conquis tes pommettes levèrent peu à peu les armes. Les bras du sommeil auraient presque pu te bercer si la sensuelle voix de ton tendre n'avait pas fait frissonner tes tympans. Tes prunelles s'ouvrirent et un doux soupir s'échappa de tes lippes.

Oui c'est la première fois parce que j'ai toujours été méfiant sur le plan des relations intimes. Je sais très bien que beaucoup de monde s'est fait bercer d'illusions à cause de mon apparence de semi-vélane. Je ne veux pas d'un amour surfait ... J'en voulais un véritable comme ma mère et comme elle est passée par ce stade difficile avant moi, elle est très contente d'apprendre que j'ai enfin trouvé quelqu'un de spécial pour moi. Je n'ai pas besoin du monde à mes pieds. J'ai juste besoin de ta présence et de ton amour Chéri. On va dire que j'ai en partie hérité de la beauté de ma mère mais surtout de la douceur de mon père. Mais je devrais me couper un peu les cheveux quand même, ils seront beaucoup trop longs sinon tu ne trouves pas ?

Tu te relevas et un rire de la part de ton tendre ricochant contre chacun des murs de ta chambre te charma si intensément que ton palpitant rata avec ferveur un battement. Tu tendis ta paume vers lui pour l'aider à te rejoindre et lorsque son visage arriva à ta hauteur, tu le contemplas, charmé comme jamais et tendrement stupéfait. Ta main se posa sur une de ses joues et l'effleura lentement. Elle eut la bonté de rabattre quelques unes de ses mèches rebelles vers l'arrière mais elles revinrent à la charge, fières et bornées. Un sourire fendit tes lèvres, d'une radiance plus éblouissante que les précédents. Mais il n'y avait rien de plus éclatant que la plénitude de ton bien-aimé et tes paumes s'emparèrent de ses hanches pour les effleurer, descendant lascivement sur ses fesses pour les gratifier d'une chaste caresse et remontant lentement le long de son dos pour épouser chacune des courbes de ses muscles. Tes bras refermèrent finalement leur étroit étau autour d'Earl et tu l'étreignis d'une dévorante passion.

Qu'est-ce que tu es irrésistible quand tu ris. Je suis heureux de te voir épanoui à mes côtés. Tu sais ... Je n'avais aucun problème avec la solitude auparavant mais je me sens maintenant très seul lorsqu'on n'est pas ensemble. Tu m'as manqué et tu manques déjà avant même que tu ne partes.

Earl était cet oxygène, cette bouffée d'air frais dont tu ne pouvais plus t'en passer et tu t'accrochas à lui, tremblant de désir et de passion pour lui et rien que pour lui. De tendres soupirs amoureux s'enchaînèrent au creux de sa nuque satinée et un baiser intensément sensuel marqua cet endroit si sensible. La fragrance de ton tendre te fit papillonner des prunelles et extorqua un profond râle des tréfonds de ta gorge. Tu t'éloignas de l'être aimé car il semblait trop se galvaniser de tes sens pour te faire tourner la tête. Quelques inspirations furent nécessaires pour reprendre ce souffle qu'il t'avait dérobé et la décision de lui faire visiter ta demeure pour reprendre ta contenance te poussa à ouvrir la porte de ta chambre.

Suis-moi je vais te faire visiter. Tu connaîtras mieux la maison de cette manière et cela t'évitera de te perdre quelques fois.

Tu l'accompagnas à l'intérieur de la pièce faisant face à ta chambre. C'était une spacieuse salle de bain où trônait fièrement une large baignoire en céramique d'un blanc nacré et à la robinetterie dorée. Le lavabo était orné d'un grand miroir décoré d'une bordure fleurie et d'un plan de travail en marbre beige clair. Tu n'expliquas pas son fonctionnement car les logos étaient significatifs à eux seuls. Tu laissas ton tendre prendre ses marques mais ton regard s'attarda sur son dos musclé lorsqu'il se trouva exposé à lui et d'incessantes scènes érotiques de lui s'immiscèrent au coeur de tes méninges, enjolivées par ton imagination fleurissante. Tes joues s'empourprèrent et des halètements de ta part bourgeonnèrent fiévreusement. Alors que les bouffées de chaleur t'assaillirent, déclenchant un flot de perles de sueur le long de ton torse et de ton front, tu compris le mal qui serait sur le point de te gangréner les entrailles. Seule ta mère l'avait vécu avant toi. Presque désespéré, tes jambes te rapprochèrent vivement d'Earl et tu le retournas pour reposer ton crâne contre son épaule. Tes halètements se tintèrent d'un essoufflement erratique presque souffrant et tes paumes s'accrochèrent à lui pour te soutenir et éviter un évanouissement sur le point de se montrer imminent.




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Earl Grace
Funeste Amphisbène

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Mar 11 Juil - 19:25


i missed you

   

   
Ses doigts se mêlent aux tiens et tu soupires légèrement lorsque ses lèvres couvrent tes phalanges de baisers. Toutes ses petites attentions, ses gestes tendres te rendaient dingue. Dingue de lui.
Sa tête chute contre ton épaule alors que tu parles et ses iris rencontrent les tiens alors qu'il te regarde et te réponds.
Tu es bel et bien le premier à venir aussi prêt de lui, jusqu'à dans sa demeure. Cela te fait un drôle d'effet, répandant une chaleur plaisante au creux de ton cœur et au creux de tes reins. Il dit qu'il n'a besoin que de toi et de ton amour. Et les mots sont presque au bord de tes lèvres, mais tu les retiens, encore un peu, un léger sourire en coin, avide de voir son regard lorsque tu les énonceras. Parce que tu as envie de lui offrir ce qu'il désire. Tu ne veux pas le décevoir, tu t'en rends finalement compte. Tu ne veux pas le blesser. Tu veux être à lui, entièrement, corps et âme.

Je trouve ta beauté très différente de celle de ta mère. Elle est très belle, certes, mais cela se sent que ce n'est qu'illusion. À côté tu es si délicieusement plus délicat, plus... Je ne sais pas. Tu es dans l'instant, alors qu'elle elle semble éternelle. Et cette fragilité de l'instant qui émane de toi te rend bien plus magnifique à mes yeux que n'importe qui d'autres.

Tu baisses légèrement les yeux. Tu n'as pas l'habitude de ce genre de déclaration, tu n'as pas l'âme d'un poète ou d'un artiste. Mais tu sais ce qui est beau, et Silas l'est définitivement. Tes pommettes rougissent légèrement alors que tu passes ta main sur ses cheveux soyeux.

Non... Ne les coupe pas. Ils te correspondent.

Il se relève et tu te saisis de sa main tendue pour te hisser à sa hauteur à ton tour. Il te contemple, comme stupéfait de ton rire et sa main se pose sur ta joue. Tu y loves ton visage avec tendresse, alors qu'il essaie de faire disparaître les mèches venues comme à leur habitude devant ton visage. Tu souris, amusé, et le regardes sourire à son tour, plus beau et plus heureux que tu ne l'avais jamais vu. Ses mains se glissent sur tes hanches, caressantes et enjôleuses, avant de descendre sur tes fesses et de remonter le long de ton dos avec une douce passion, t'arrachant un soupir de désir. Et alors qu'elles atteignent tes épaules, les bras resserrent leur étreinte et tu enlaces ton bien-aimé en retour, glissant ton nez dans son cou, inspirant son odeur enivrante comme un médicament indispensable. Ses mots te font frissonner d'autant plus que tu ressens exactement la même chose. Tu allais lui répondre que tu ne partais pas de sitôt, lorsque ses lèvres se déposèrent avec sensualité au creux de ton cou, t'arrachant presque un gémissement, tant tu fus saisi par cette soudaine caresse. Visiblement, l'émotion fut partagée au vu du râle qui lui échappa, et tu te recules à ton tour lorsqu'il s'éloigne un peu pour calmer ses ardeurs qui n'étaient pas pour te déplaire. Une sage décision fut alors prise et tu t'empresses de le suivre, n'oubliant pas tes quelques effets personnels que tu allais déposer à la salle de bain, dans laquelle il pénétrait au moment même.
La pièce vaste respirait l'aisance de la vie que menait ton amant. Tes yeux éblouis par la clarté de l'endroit trouvèrent vite l'endroit destiné à entreposer tes quelques affaires. Pourtant, tu sentais le regard de Silas peser sur ta chair alors un sourire se dessina sur tes lèvres, très vite remplacé par une teinte de surprise lorsqu'il te retourna subitement.
Tu te rends compte de ses halètements inhabituels au moment où ses mains se serrent fortement sur tes épaules. Tu l'attrapes alors à la taille, pour l'asseoir sur le bloc de marbre, déclenchant l'eau froide afin de lui humidifier la base du cou et la nuque, effaré.

Silas, que t'arrive-t-il ?

Une de tes mains se pose sur son torse où tu sens tambouriner son cœur alors que l'autre se saisit de sa joue pour plonger tes yeux dans les siens et essayer de comprendre ce mal qui le prit soudainement sans que tu ne puisses l'expliquer ou le saisir. Car il semblait au bord de l'évanouissement et la cause t'échappait.  

   
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Silas F. Entwhistle
Vélane au coeur tendre

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Mer 12 Juil - 20:59

L'amour était perçant pour de nombreuses personnes mais surtout douloureux pour les vélanes réduits à n'aimer qu'une unique fois durant toute leur vie. Une passion si intense que les réactions de la pulpe elle-même en étaient décuplées quitte à la soumettre à la rancoeur et à l'injustice de la maladie. Cette moitié ancrée dans ta chair t'avait rappelé la cruauté de cette condition guère aussi acérée que celle de ta mère mais demeurant perfide. Il y avait un tribut à payer en échange de cette beauté surnaturelle qui te hantait l'existence. Le bien-être de ton corps volerait peu à peu en éclats sous l'ardeur de tes sentiments. L'amour serait une lascive souffrance, de la torture qui te gangrénerait de l'intérieur car même les semi-vélanes aimaient d'une passion plus profonde que tous les autres, différents d'eux.

Ton tendre eut la bonté de tenter de soulager tes indésirables bouffées de chaleur d'un peu d'eau froide. Ton dos chuta contre le mur et tu fermas le yeux. Tes halètements ne faiblirent pas et de nouveaux sillons de sueurs perlèrent de long de ta nuque et de ton torse. Les battements de ton palpitant propageaient sournoisement cette douleur qu'ils t'infligeaient à travers ta chair toute entière. Les paumes d'Earl véhiculèrent leur inquiétude sur quelques parcelles de ton corps mais tes prunelles ne s'exposèrent pas aux siennes. Ta main se crispa d'une violence inouïe contre la sienne, envahie de déchirants tressaillements.

Ma...man ... Murmuras-tu à bout de forces.

La voix enjôleuse de ta mère retentit soudainement à travers l'immensité de la demeure familiale. L'heure du repas était annoncée mais le manque de réponse fit fleurir son inquiétude mêlée à une pointe de curiosité et lorsque sa présence rejoignit les vôtres elle paniqua et t'emprisonna dans une étreinte presque désespérée. D'innombrables mots d'amour s'échappèrent de ses lippes frissonnantes et le poids de sa panique lui arracha des hurlements à l'intention de son mari pour l'inciter à gagner lui aussi la pièce et agir en conséquence, comme il l'avait fait avec sa dulcinée. Il demeura composé et rassura sa belle qu'il enlaça et baisa le haut du front.

Je t'en supplie Chéri, fais quelque chose ! Silas est en train de souffrir tout comme moi pour toi autrefois.

Ne t'inquiète pas ma douce. Il faut qu'il parvienne à maîtriser ses sentiments.

La vélane sombra au creux d'un ardent chagrin et ton père te souleva aisément dans ses bras pour te ramener dans ta chambre et allonger ta pulpe déchirée d'un fervent brasier passionnel au coeur des draps de ton lit. Ta mère s'empressa de gratifier ta joue d'une doucereuse caresse, te suppliant de calmer cet amour qu'Earl avait fait fleurir au plus profond de tes entrailles. Ton souffle erratique s'intensifia terriblement et ta sueur conquit peu à peu ton buste. Les rougeurs de tes pommettes étaient écarlates comme jamais et tes sclérotiques se teintèrent peu à peu d'un léger carmin. Cette même lancinante douleur ayant asservi ton palpitant parvint à tourmenter ton crâne et tu avais presque cette impression qu'il exploserait. L’arythmie qui avait fait de toi sa victime s'accéléra et peut-être que la terreur de la crise cardiaque apaiserait ta souffrance. Ton père quitta la pièce pour revenir avec une serviette humide qu'il apposa sur ton front brûlant.

Laissons-les tous les deux. Il a besoin d'Earl.

L'homme engouffra sa paume dans celle de sa femme pour l'entraîner hors de la chambre mais elle lui fit jaillir sa résistance au visage. Elle désirait demeurer aux côtés du deuxième homme de sa vie, toi, son fils qu'elle aimerait à jamais. Ton père s'évertua à la conduire ailleurs pour lui éviter de goûter à son tour à la souffrance d'assister à ce qu'elle avait vécu auparavant se déverser à vif sur ta pulpe. Son apparence hideuse de harpie se prononça peu à peu, menaçante à l'égard de son mari.

Non ! Je veux rester avec mon bébé ! Laisse-moi tout de suite !

Ton père l'enlaça d'une doucereuse ferveur.

Fais-moi confiance ma dulcinée. Seul Earl est capable de calmer et de soulager notre fils comme je l'ai fait pour toi. Tu sais très bien que je l'aime tout autant que toi. La présence de l'être-aimé à ses côtés l'aidera à apaiser sa passion.

De nouvelles larmes perlèrent sur les joues angéliques de la vélane. Elle ressemblait à une vierge submergée de miséricorde et son mari lui baisa le crâne puis la conduisit au salon pour vous offrir cette cruciale intimité.

Gray ... Soupiras-tu difficilement.

Quelques larmes parvinrent à s'échapper de l'emprise de tes paupières crispées.


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Earl Grace
Funeste Amphisbène

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Mer 12 Juil - 22:42


i missed you

   

   
Ses tremblements ne cessent pas et tu attrapes ta serviette que tu trempes et que tu poses contre son front où perle la sueur. Tu es terriblement inquiet, Earl, de le voir ainsi, tu ne saisis guère ce qui lui arrive. Sa main se crispe sur la tienne, fort, comme la main d'un homme au bord de la noyade et tu l'observes presque paniqué entrouvrir les lèvres. Il appelle sa mère, d'un souffle frissonnant et instable et pendant quelques secondes tu hésites à aller la chercher. Mais la voix de la femme résonne et peu de temps après elle vous rejoint dans la salle de bain, sûrement alarmée par le silence pesant. Un léger cri s'échappa de ses lèvres et tu te reculas alors qu'elle s'élança pour emprisonner son fils dans une étreinte d'ours.
Tu sursautes lorsqu'elle appelle son mari d'une voix pleine de détresse, mais lorsque celui-ci arrive, il est d'un calme olympien. Il enlace son épouse en tentant de la rassurer malgré sa vive inquiétude, avant de prendre Silas dans ses bras d'une aisance qui te rappela la nuit suivant le Bal. Tu quittes la salle de bain à sa suite, juste derrière la mère de ton aimé qui semblait toujours aussi préoccupée. Tout comme toi par ailleurs, perdu dans tout cela, ne comprenant pas les enjeux des évènements qui se déroulent devant tes yeux.
Le père quitte la pièce pour revenir, la serviette que tu avais abandonnée en main. Il se penche sur son fils et pose le tissus sur son front avant de se tourner vers sa femme, lui demandant de laisser son enfant seul avec toi. Elle se débattit, mais l'homme fut ferme et ses mots attirèrent ton attention.
Comme ça tu étais le seul à pouvoir le soulager de sa peine ?
Ils disparaissent derrière la porte en la fermant derrière eux au moment où ton prénom fuse d'entre les lèvres du semi-vélane allongé sur le lit. Tu te précipites vers lui et te glisse à ses côtés, t'asseyant sur le matelas et prenant sa tête sur tes genoux, déplaçant la serviette humide sur son front. Ton regard se fit tendre alors que tu te penches sur lui pour lui embrasser le haut du crâne.

Je suis là, je suis là...

Tu ne sais pas comment l'aider, tu ne comprends pas entièrement ce qui lui arrive. Sa mère a mentionné qu'il lui était arrivé la même chose, mais tu n'étais pas né dans ce monde de songes et de magie alors son allusion ne t'aidait guère. Tu ne peux qu'essuyer les larmes qui coulent sur les joues de ton aimé, incapable, inutile. Vain.
Alors c'est par impuissance que tu te glisses à ses côtés, transférant sa tête sur ton épaule. Tes bras enlacent son corps fin avec avidité, l'attirant à toi, l'allongeant presque sur ton torse. Et tes lèvres retrouvent sa joue, l'embrassent. Tu as peur, Earl, tu sens qu'il souffre et cela t'es insupportable.

Ô Silas... Ton père ne s'inquiète pas mais moi si... Je ne comprends pas... Que dois-je faire pour soulager ta peine ? 

Une panique sourde commence lentement à t'envahir. Il a des frissons et son corps tremble, fiévreux, comme saisi d'une attaque. Tu essaies encore une fois de comprendre, d'assembler les faits, mais cela te reste incompréhensible, comme si tu ne fonctionnais plus correctement abruti par l'émotion naissante au creux de ton ventre. C'est presque avec urgence que tu poses ta joue contre la sienne, les lèvres effleurant presque son oreille.

Je t'aime, Silas.

   
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Silas F. Entwhistle
Vélane au coeur tendre

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Aujourd'hui à 17:11

La douleur se riait toujours plus de ta pulpe, te pourfendant jusqu'au plus profond de tes tripes. Quel disgrâce, pensas-tu, que de te dévoiler aussi affaibli aux prunelles de l'éphèbe. Une souffrance qui te martyrisa le souffle et t'érafla un peu plus l'organe pulsatif. Tes iris peinaient à s'ancrer dans les siens, inondés de lassitude mais Earl fut sans doute réconforté de soupirs embaumés de plénitude lorsque la serviette humidifiée recouvrit ton front embrasé et que ses doucereuses lèvres baisèrent ton front. Sa voix fut plus fervente qu'un aphrodisiaque, apportant l'apaisement à chacune de ses tonalités et ta paume s'empara délicatement de la sienne, tremblotante et fragile.

Les réactions d'Earl s'accentuèrent lorsqu'il s'allongea à tes côtés. L'ardeur de son réconfort s'incrusta au coeur du moindre des pores de ton épiderme. Sa chaleur, son odeur, même son coeur affolé firent à nouveau éclore tes larmes déchirées entre l'affliction et la béatitude car la solitude t'engouffrerait un jour si l'amertume de son départ te frappait le visage de plein fouet. Ton amour avait bourgeonné pour lui et s'éteindrait à nouveau rien que pour lui. Une autre malédiction de cette moitié vélane qui te collait à la peau. Le baiser déposé sur ta pommette enclencha une vague de frissons comblés le long de ton échine et tes bras encerclèrent faiblement le tronc de ton tendre. Ton corps et ton esprit étaient tout deux épuisés de leur souffrance et l'effroi de l'incommoder de la chaleur insupportable de ta chair te décocha une myriade de spasmes déchirés d'inquiétude. Mais la doucereuse venue de mots passionnés et inattendus tout au creux de ton oreille enjoliva tes joues d'un rosé vivace et emballa ton coeur en une farandole d'arythmies. Tes perles nacrées devinrent torrentielles et tu te recroquevillas contre lui.

Mon tendre ... Je t'aime aussi. Simplement t'avoir à mes côtés est suffisant. Je dois surmonter cette malédiction seul mais cela me fend le coeur de te montrer une vue aussi répugnante.

Les traits de ton visage avaient terni, ton corps était martyrisé par la douleur et envahi par sa sueur. Tu ne voulais pas lui offrir une vue aussi pitoyable et tu t'éloignas de cette étreinte pourtant irrésistible. Tu brûlais toujours de l'intérieur. Insupportable ... Si insupportable que tu te débarrassas de tout tes vêtements, le dos tristement tourné à Earl et malgré le poids de la fatigue accroché à chaque parcelle de ta chair, tu te levas difficilement du lit. Un pas fut à peine réalisé que tu t'effondras sur le sol. Terriblement pathétique ...


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Earl Grace
Funeste Amphisbène

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Aujourd'hui à 18:50


i missed you

   

   
La fraîcheur de la serviette semblait lui avoir apporté du soulagement et tu t'apprêtes à la saisir de nouveau lorsqu'il t'enlace à son tour, fébrile et brûlant. Des larmes de plus en plus abondantes coulent le long de son visage et tu as peur, Earl, tu as peur de la perdre, là, maintenant, qu'il refuse tes sentiments, qu'il te refuse toi ou qu'il lui arrive quelque chose qui le priverait du choix que tu lui donnes. Mais il te répond les mêmes mots et ton cœur se serre à la fois de bonheur et de peine d'entendre sa voix si faible et de l'entendre dire des choses aussi affreuses à son propre sujet. Tu t'apprêtes à lui dire qu'il n'en est rien lorsqu'il s'écarte faiblement, pâle et si faible. Tu l'observes alors que dos à toi, il se déshabille. Contre toute attente, même dans cette situation sa peau t'attire, te donne envie de te lover contre lui, de l'embrasser, de...
Tu secoues la tête et baisses les yeux, gêné de penser à ce genre de choses alors que la situation ne s'y prête guère.
C'est peut-être à cause de ton regard détourné que tu ne le vois pas se lever mais que tu n'entends que sa chute. Tu te relèves immédiatement et accours auprès de lui. Sa peau est brûlante.

Tu n'es pas répugnant.

Tes bras se glissent sous son dos et ses genoux alors que tu le soulèves. Il ne pèse pas beaucoup et cela t'inquiète un peu. Il est plus grand, ne devrait il pas être aussi plus lourd ?
Mais l'heure de ce genre de réflexions n'est pas la bonne et tu te diriges vers la porte que tu ouvres de ton coude, glissant ta tête dans le couloir. Heureusement, personne n'est là pour te surprendre transporter Silas jusque dans la salle de bain et le glisser dans la baignoire, allumant de l'eau fraîche, pas trop chaude mais pas frigorifiée non plus. Ta paume pleine d'eau se pose sur sa nuque puis sur son front pour le rafraîchir, tandis que tu t'agenouilles sur le sol carrelé, le torse appuyé sur le bord blanc.
Tes yeux se plongent dans les siens tandis que tu lui arroses les cheveux d'eau fraîche, inquiet.

Ça va mieux ?

Tu pries pour que ce soit le cas, la bouche pincée et les sourcils légèrement tirés. Oui, tu t'inquiètes Earl. Cela faisait longtemps que tu n'avais pas fait preuve de telles émotions. D'émotions tout court par ailleurs. Pourtant, tu as conscience que tu n'es pas capable de te restreindre auprès de Silas. Car son regard à lui importe. Car ses émotions importent. Car lui entier importe.
Et qu'il aille mal te fait de la peine Earl et te remplit d'une sourde peur qui se niche au creux de tes entrailles.

Je ne veux pas le perdre... Pas lui...


   
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Silas F. Entwhistle
Vélane au coeur tendre

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MessageSujet: Re: I missed you || Silas Entwhistle    Aujourd'hui à 20:21

L'attention d'Earl à ton égard te réchauffait le coeur de sa sincérité. Pitoyablement effondré sur le sol glacial, tu semblas presque sur le chemin obscur de l'abandon tellement l'éreintement s'était épris de ta pulpe. La voix de ton tendre frémit une énième fois au creux de tes tympans et un soupir franchit tes lippes frémissantes de douleur. Comment pouvait-il ne pas apercevoir cette répugnance te suinter par les pores ? Earl était une merveille vivante et le doute de le mériter à tes côtés te tourmenta l'esprit. Mais tout s'éclaircit lorsqu'il te lova au coeur de ses bras réconfortants et te porta jusqu'à la salle de bain.

Ta quête de fraîcheur fut accomplie lorsque ta pulpe se reposa contre le rebord rafraîchi de la céramique de la baignoire. La paume humidifiée de l'éphèbe se logea dans le creux de ton cou et t'arracha un tendre gémissement de béatitude. Ton front se galvanisa également de cette sensation si aphrodisiaque et tes prunelles se plongèrent finalement au coeur de celles d'Earl. Un regard empli de gratitude et de tendresse lui fit face et tes paumes s'accrochèrent à la sienne parcourant ta longue chevelure engorgée d'eau. Elles la ramenèrent lascivement contre la commissure droite de tes lippes et tu somnolas silencieusement, soupirant toujours plus profondément. Le calme commença à conquérir cette souffrance qui te rongeait depuis peu les entrailles.

Oui, merci pour tout Earl.

Tu sombras dans les doucereux bras d'un sommeil à la profondeur presque alarmante, la main de l'autre homme toujours aussi confortablement et précieusement gardée contre ton visage. Tes muscles se délièrent de toute contraction et ton faciès s'affaissa progressivement sur le côté tandis que tes paumes passionnément ancrées à celle de ton tendre brisèrent leur attachement et chutèrent lascivement. Tu n'aurais pas l'occasion de revigorer tes papilles des délicieuses saveurs des plats de ta mère ce soir-là car l'intensité de ton sommeil était trop ardente.


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