You cannot help more || Silas

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You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 18:38


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Le vent emmêle tes cheveux alors que tu attends, posté au point de rendez-vous, que Silas arrive. Tu es nerveux, Earl, très nerveux même. Tu avais annoncé à tes parents que Silas allait venir chez toi après que tu sois allé chez lui, mais tu ne leur avait pas annoncé qui il était. Ni ce qu'il était. Tu te doutais qu'ils ne comprendraient pas. Ni l'un ni l'autre.
Il fait une chaleur insupportable lorsque tu sors une bouteille pour te désaltérer. Le soleil cogne sans pitié et tu pries intérieurement pour que ton père n'ai pas entamé la deuxième bouteille de whisky avant l'arrivée de Silas.
Un bruit étrange fait que la bouteille dévie, et l'eau froide te trempe partiellement. En t'étouffant à moitié, tu te rends compte que ton bien-aimé s'est transplané, dos à toi, à l'ombre d'un peuplier. Silencieux comme jamais, tu t'avances pour lui décocher un baiser surprise droit sur la joue, te hissant sur la pointe des pieds pour l'atteindre.

Enfin que tu es là.

C'est presqu'un soulagement que de le voir ici, alors que la séparation, bien que de courte durée, ait été difficile à supporter. Tes mains s'attardent sur ses joues douces, sur sa peau claire et tu lui souri, plus qu'heureux d'être en sa présence. Tu lui déposes un rapide baiser sur les lèvres avant d'attraper sa valise et sa main pour le guider jusqu'à une des maisons jumelles qui peuplent la ville, dont les volets peints en violet, délavés depuis, étaient la seule chose qui changeait avec le paysage.

C'est ma maison.

Tu le fais entrer dans le jardin et un peu avant d'entrer, tu laisses glisser ta main sur son poignet.

Mes parents... Ils savent pas. Et ils risquent de pas apprécier. Ne prends pas au cœur ce qu'ils diront, d'accord ?

Tu sais qu'ils ne seront pas désagréables ouvertement, mais ton père est le maître des sous-entendus et ta mère du silence éloquent. Alors tu aimerais éviter que Silas croit que ta famille est toute parfaite et toute belle, puisque ce n'est pas le cas.
Neuf ans que ce n'est plus le cas.
 


   
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 19:05

Tu n'avais cessé de faire le décompte de ces douloureux jours se plaisant à allonger vilement votre déchirure. Et lorsque le temps de votre nouvelle rencontre vint, il n'y eut que la hâte presque maladive qui embauma les traits de ton visage auparavant ternis d'affliction. Une valise à la main, tu t'éloignas de l'imposante bâtisse qu'était le manoir familial et tu te transplanas en un soupir. Ironiquement dos à ton bien-aimé, la surprise anima ta joue lorsqu'un doucereux baiser s'y posa. Tes lippes s'étirèrent en un radieux sourire lorsque le visage d'Earl t'apparut. Enfin ... Que tu n'en pouvais plus d'être aussi éloigné de lui en pourtant si peu de temps. Tes paumes se firent caressantes le long de ses hanches et tu te galvanisas tendrement de son chaste baiser.

Oui enfin.

Tes doigts s'entremêlèrent aux siens et tu te laissas porter, au rythme de sa cadence soutenue. La chaleur étourdissante t'affaiblit légèrement et la puissance des rayons solaires raviva l'immaculé de ta chevelure neigeuse. Attirant de nouveau les regards, tu ne leur offris que de l'ignorance car ton bien-aimé était tout ce qu'il y avait de plus important à tes prunelles. Leur attention se détourna pourtant pour s'enticher de l'agréable violacé des volets de sa maison semblable à d'innombrables. Ton coeur se fit silencieusement larmoyant lorsque la chaleur de sa paume devint évanescente et une pointe de mélancolie te balafra le visage.

Ta maison a l'air tellement chaleureuse. D'accord, merci de m'avoir prévenu mais j'espère qu'il n'y aura pas de violentes disputes ...

Tu commenças à peine à fouler l'herbe verdoyante du jardin que la cadence de tes battements s'accéléra au gré de chacun de tes pas. Tu t'imaginas l'ardeur de la sévérité des parents d'Earl leur suinter par tous les pores. Tu t'oxygénas lentement les poumons, suivant silencieusement le séduisant ténébreux. Tu étais prêt à tout pour ses beaux yeux, même à braver les plus impertinentes et douloureuses remarques de parents outrés.


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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 19:28


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Tes yeux inquiets se tournent vers le garage devant lequel ne se trouve plus la voiture de ton père. L'heure de condamnation a-t-elle donc été repoussée ? Tu ouvres la porte devant ton tendre avec un léger sourire.

Maman ! Silas est là !

Une femme, celle qui te donna la vie, apparut dans la porte de la cuisine, placée à côté des escaliers. Elle était habillée d'une simple robe bleue et la cuillère qu'elle tenait dans ses mains, tâchée de sauce, chuta au sol lorsque ses yeux s'écarquillèrent à la vue de Silas. J'ai eu la même réaction la première fois.
En prenant une profonde inspiration, tu prends la main de Silas et noue ses doigts avec les tiens.

Maman, voici Silas, mon petit-ami. Papa est pas là ?

Cela te faisait si bizarre d'appeler Père, Papa. Tu n'employais ce genre de termes qu'en public. Cela passait mieux, ça rendait ta famille moins sévère, moins grave. Comme s'il y avait encore de l'amour entre vous.
Mais ta mère ne répondit pas de suite. Elle indiqua vaguement la direction du garage puis se baissa, soudain couleur pivoine, pour ramasser la cuillère. La panique semblait se lire sur ses traits. Visiblement Silas avait un effet très fort sur elle. Suffisant pour que ton coming-out passe inaperçu.

Il est... Il fait les courses, l'alcool et... Je peux faire quelque chose pour vous ?

Tu secoues la tête en soupirant. Ton père allait revenir plus tard, donc. En espérant que ses arrêts aux bars ne soient pas trop nombreux, car si ta mère, elle, croyait aux mensonges qu'il racontait, toi tu n'y croyais guère.
En attrapant la valise de Silas, tu commences à monter les escaliers, lui faisant signe de te suivre. Une fois devant la porte de ta chambre, tu la lui ouvris courtoisement, un sourire aux lèvres.

Bienvenue dans mon royaume.
 


   
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 19:51

La porte fut ouverte par ton bien-aimé et la rencontre avec sa mère fut fracassante. Tu sursautas presque adorablement lorsque sa cuillère heurta d'une surprenante maladresse le sol du palier de l'entrée. La chaleur des doigts d'Earl asséna les tiens et tu t'en galvanisas goulûment, les serrant doucereusement. Ton corps s'apprêta à se courber pour ramasser l'objet délaissé au sol mais la femme te devança, en proie à une précipitation camouflée d'embarras. Ta paume se présenta poliment à elle, en quête de la sienne.

Bonjour Madame, je suis Silas. Enchanté.

Aucun retour, malheureusement. Seule la réponse à la question d'Earl suivie d'une nouvelle franchirent ses lippes. Son père semblait de sortie et tu t'empressas de suivre ton tendre qui te mena jusqu'à la pièce la plus intime et précieuse de toute la maison à ses prunelles. Tes iris se dilatèrent lascivement, émerveillés devant le parquet laqué protégeant le sol de vos pieds et les murs ensevelis de posters et de photos. Tu l'aperçus finalement, sa soeur si regrettée et ton coeur se fendit alors que la pulpe de tes doigts frôla doucereusement la surface lisse du cliché accroché et décorant le mur.

Earl ... Je suis désolé, vraiment désolé.

Tu t'éloignas des limbes du passé et tes fins doigts effleurèrent chaleureusement les meubles de sa chambre dont tu en fis élégamment le tour. Elle était si différente de la tienne et tellement plus chaleureuse. Il émanait d'elle cette exacte splendeur dégagée par l'existence de ton tendre et un fin sourire écartela tes lippes qui allèrent baiser le creux de sa nuque.

Ta chambre est conviviale, accueillante comme jamais.

Tu soupiras, les joues légèrement empourprées car les effluves du charme constamment exercé par ton bien-aimé s'accentuèrent avec sa fragrance si ardente imprégnée en ces lieux, ces meubles, ces draps, cet air tout simplement. Tu fis les yeux doux au dos du ténébreux. Impossible pour toi de dissimuler toutes les sensations et les sentiments qu'il ne cessait d'éveiller en toi.

Ton odeur si douce ...
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 20:05


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Le voir là, dans ta chambre, c'était si étrange et inhabituel que quelques secondes passèrent avant que tu ne poses sa valise près de ton armoire. Ta chambre était vaste, avec un plafond de biais et deux fenêtres, une au-dessus de ton bureau abîmé par l'âge, et l'autre à côté de ton lit posé sur un simple sommier rectangulaire sans en-tête. Tes yeux suivirent les mouvements de Silas qui venait de poser sa main sur la photo de ta sœur. Tu te détournas alors qu'il te présentait ses excuses. Mais il n'y était pour rien, c'était ta faute, seulement ta faute.
Le plancher craqua légèrement sous ses pieds alors qu'il se rapprocha, sûrement en proie à la contemplation de ta chambre. Mais alors qu'il en fit le tour, ses lèvres virent se déposer au creux de ton cou et tu te laissas aller légèrement contre lui, heureux de sa présence en ces lieux. Sa voix trembla presque de reproches alors qu'il mentionnait ton odeur. Tu te retournas et le pris dans tes bras, glissant tes mains sur son postérieur d'une rondeur parfaite.

Je peux aérer si tu veux, mais il fait tellement chaud dehors qu'il vaudrait mieux préserver la fraicheur non ?

Tes yeux s'accrochent aux siens, descendent le long de son nez droit et noble mais humble, pour finalement s'arrêter sur ses lèvres aguichantes. Il était là, vraiment là, dans ton monde si opposé au sien. C'était presque comme un songe, impossible et à la fois pas étonnant, d'une évidence absolue. Comme si sa place était à tes côtés comme la tienne était auprès de lui.

La salle de bain est juste en face, la porte de l'autre côté du couloir est celle de ma mère et de mon père. Ce soir je te montrerais où tu peux poser tes affaires, je t'ai libéré une petite place dans l'étagère.

Une de tes mains remonte uniquement pour se glisser sous les deux couches de tissus qui couvrent sa peau douce des fesses. Un sourire espiègle monte sur tes lèvres alors que tu le contemples.

Je suis heureux que tu sois là.  


   
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 20:41

Tu te lovas contre sa pulpe lorsqu'il t'entraîna au creux de ses bras et tes hanches se cambrèrent et s'appuyèrent sensuellement contre les siennes lorsque ses paumes parcoururent ton fessier rebondi. Les tiennes s'emparèrent du bas de son dos et remontèrent lascivement. Elle se glissèrent sous son haut pour épouser à la perfection la douceur de son épiderme. Quelques baisers affluèrent le long du flanc de sa nuque exposée à tes lippes et tes prunelles suivirent les siennes. Tu scellas langoureusement ses lèvres, ta chair commençant à s'embraser pour Earl.

Ce n'est rien ne t'inquiète pas. J'adore ton odeur mais elle me fera plus d'effet que d'habitude car elle est plus présente.

Ton corps devint frissonnant et sursauta de plénitude lorsque ta peau fut caressée du bout des doigts de ton tendre. Tu peinas à étouffer un suave gémissement contre sa nuque. Les halètements erratiques de ton souffle ne tardèrent pas à la gifler lascivement, fleurissant au gré de ses paumes si curieuses. Tes mains s'armèrent d'un élan de coquinerie et dévalèrent le long de ses muscles proéminents pour s'enfoncer sous ses bas et s'enticher de ses sphères pulpeuses à lui.  

C'est noté. Je ferai attention de ne pas me tromper de pièce.

Tes hanches entamèrent une danse ondulatoire contre les siennes, désireuses de les aguicher lascivement. Un flot de soupirs presque inaudibles ensevelit le creux du cou de ton bien-aimé et tes paumes s'enjouèrent de lui prodiguer des massages d'une sensualité presque déroutante et provocatrice. Ton nez coulissa doucereusement le long de son cou et ton front vint prendre appui sur le sien. Tes prunelles en profitèrent pour se fondre suavement au coeur des siennes et dévorer son si séduisant visage de regards passionnés.

Je suis tout aussi heureux d'être avec toi, dans ta chambre qui plus est. Je vais pouvoir découvrir ton monde et je n'ai pas emmené ma baguette avec moi parce que je sais à quel point elle éveille ta rancoeur.
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 22:00


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Un rire s'échappe de ta gorge alors qu'il réponds à tes caresses, pourtant si légères, son souffle caressant ton cou. C'est pas que tu n'en as pas envie, Earl, au contraire, si tu pouvais, tu serais déjà entrain de le déshabiller, mais tu préfères éviter tout risque et être prêt à affronter ton père. Cependant, sa dernière remarque t'attendrit. Il n'a pas pris sa baguette et le geste te touche bien qu'il t'inquiète aussi. Tu aurais aimé le savoir prêt à se défendre. Au cas où.
Tu finis par te reculer d'un pas, enlevant ses mains de ton pantalon avant de le saisir par-dessous le menton et lui voler un baiser tellement langoureux qu'il t'arrache un gémissement. Mais tu ne le laisses pas s'éterniser et tu t'éloignes pour de bon, secouant un doigt en l'air avec une petite moue désapprobatrice.

Pas avant le dîner..

Tu as un sourire presque machiavélique. Le faire languir ainsi est une torture autant pour lui que pour toi mais tu espères que ça vaudra la peine lorsque ce soir tu lui montreras à quel point il t'a manqué.
Un bruit de moteur sous ta fenêtre, ainsi que celui de la grille du garage qui se soulève, fige ton visage en un masque inquiet. La porte en bas claque et tu regardes Silas en ravalant difficilement ta salive.

Je vais descendre deux minutes, d'accord ? Tu rencontreras mon père au dîner. Je veux juste l'avertir que tu es là et... Qui tu es pour moi.

Tu t'avances vers lui et t'apprêtes à l'embrasser, pour finalement arrêter tes lèvres sournoisement à quelques millimètres des siennes. Ta main frôle sa cuisse et remonte jusqu'à son aine que tu contourne avec malice.

Tout ceci devra attendre ce soir, mais promis, ta patience sera bien récompensée...

Ta voix est suave lorsque tu lui annonces ça. Tu préfèrerais quarante fois lui faire l'amour qu'affronter ton père. Qu'est-ce que je raconte ? Tu préfèrerais une infinité plus lui faire l'amour que tout autre chose.
Mais là, tu n'as pas le choix. Alors tu l'abandonnes dans ta chambre, lui envoyant un baiser imaginaire, et tu fermes la porte derrière toi en descendant les escaliers quatre à quatre. Ton père est assis dans le salon, pieds sales et non déchaussés sur la table, ta mère penchée sur lui. Leurs voix se taisent lorsque tu arrives, et la femme s'éclipse dans la cuisine d'où te parviennent de délicieuses effluves d'un plat contenant des lardons, à en croire le bruit de morceaux de viande croustillants sur la poêle.


   
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 22:30

La tendresse d'Earl s'éclipsa lorsqu'il s'éloigna brutalement de ta pulpe en ébullition. Il éloigna tes paumes de ses fesses et la frustration qui bourgeonna de son détachement te mordit ardemment les tripes. Heureusement qu'il te cajola le coeur d'un très suave baiser qui t'arracha un gémissement empli de bonheur. Il éveilla autant ta patience que ton désir brûlant rien que pour lui et tes lippes se tordirent doucereusement, amusées de sa fallacieuse sévérité. Un soudain claquement de porte alourdit instantanément l'air et sembla voiler la plénitude de ton bien-aimé. L'inquiétude embruma la lueur de tes prunelles.

D'accord. Courage, ce doit être très difficile pour toi.

Tu sentis sa pulpe se rapprocher de la tienne. Un dernier baiser ardent sembla t'attendre mais il ne fleurit jamais, évincé à la toute dernière minute malgré le regard doux et amoureux dont tu te paras et offris à Earl. Ses frôlements t'émoustillèrent cruellement et lorsqu'il quitta sournoisement sa chambre, tu te laissas choir au creux des draps de son lit imbibés de sa fragrance aphrodisiaque. Tu t'emparas des tissus terriblement parfumés pour les porter à tes narines. Elles se galvanisèrent, se nourrirent voracement de cette odeur qui te fit aussitôt vriller l'esprit autant que le coeur.

Reviens-moi vite ... Murmuras-tu passionnément.

De doucereuses paroles qui ne feraient pas frétiller les tympans de ton tendre tant elles se firent discrètes, roulant presque imperceptiblement le long de ta langue. Tes prunelles se fermèrent lascivement et ta chair se relaxa sur le lit d'Earl, enveloppée du doux cocon qu'était sa fragrance. Un soupir s'échappa de tes lippes entrouvertes et tu somnolas, ta chevelure neigeuse éparpillée sur l'oreiller et ta chemise légèrement déboutonnée, décidée à offrir à la vue d'un quelconque curieux, un bouton de chair rosé.

Earl ...

Un souffle passionné qui fut libéré durant ce léger sommeil réparateur. Peut-être ton bien-aimé avait-il perçu cet attachement attendrissant et lorsque tu écarquillas difficilement les prunelles, ce fut un regard tendrement las qui se posa sur les draps te recouvrant. Le bout de tes doigts les effleura d'une étouffante précaution ...
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 22:52


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Ton père se relève et tu ravales ta salive. Il n'est ni assez bourré, ni assez sobre. Un dangereux mélange. Très dangereux.

Tu es donc décidé à me décevoir.

Phrase habituelle, que tu as entendu une dizaine de fois. Pourtant cette fois, elle est ornée de quelque chose d'autre. Quelque chose qui habituellement était plus subtilement caché. Une menace qui s'affirme lorsqu'il défait la boucle de sa ceinture. Ta mère apparaît dans un coin de ta vision, pour très vite s'en aller. Ses pas résonnent dans l'escalier. Elle ne veut pas voir ça.

Je pensais avoir été clair. Je n'accepterais aucun caprice, aucune erreur de ta part. Et qu'est-ce que tu fais ? Tu emmènes un homme à la maison. Ma maison !

Sa voix se hausse et tu es presque paralysé par la peur, Earl. Parce que l'homme face à toi est le même que celui qui t'apprenait à marcher. Le même qui t'avait aidé jusqu'à l'âge de tes onze ans. Et tu sais que tu as la force physique pour riposter, pour t'opposer, pour ne pas le laisser faire. Mais tu as essayé une fois et les coups qui n'étaient pas tombés sur ton corps, tu les avais retrouvés dans la marque violacée sur la joue de ta mère.
Alors chiot obéissant, tu te retournes, tu tombes à genoux dos à lui. Tes mains se saisissent de ton t-shirt et tu le remontes, tu le mets sur ta tête, tu en enfonces les bords dans ta bouche, refermant tes dents dessus, fort, plus fort que jamais. Parce qu'il n'a jamais encore utilisé la ceinture.

Tu n'es qu'une vermine qui emmène à la maison un homme qui séduit ma femme, un homme qui te réduit à l'état d'un esclave sexuel répugnant lorsque les portes sont fermées... Tu me dégoutes.

Premier coup. Le cuir claque, le corps se tend, le bruit résonne dans tes oreilles, en écho à la douleur se répercutant dans ton dos. Mais ce n'est qu'un début pour que l'homme derrière toi se décharge de ses frustrations.

Tu n'es pas digne d'être mon fils.


Et les coups pleuvent, alors que tes dents se serrent, crissent malgré le tissus les séparant, alors que tes bras tremblent, que ta chair se déchire, et que tu sens lentement le sang commencer à couler dans ton dos. Mais aucun hurlement ne t'échappe, aucune larme ne s'écoule. Parce que tu es digne de ne pas montrer ta souffrance, parce que tu ne le laisseras pas réduire à ça, parce qu'endurer la douleur est tout ce que tu peux faire. Alors tu endigues, coup après coup, tes pensées concentrées sur Silas, sur la façon dont ses cheveux se posent au creux des draps, à la façon dont son corps épouse le tien, à la douceur de son épiderme immaculé. Et tu t'accroches, tu t'ancres dans l'idée de le retrouver, retrouver sa douceur et sa caresse, parce que lui ne pense pas comme ton père, il te l'a dit et répété, et tu as envie de lui croire, plus que tu ne veux croire à cet homme dont la ceinture doit à présent dégouliner de sang.
Et lorsqu'il finit par se lasser, lorsqu'il t'envoie un coup de pied en te dépassant, s'éloignant pour aller dans sa chambre et dire à ta mère de descendre, parce qu'il a faim putain de merde, tu te laisses tomber au sol, pour quelques secondes à peine, reprenant ta respiration, essayant de te calmer. Et ton corps meurtri refuse d'obéir, mais tu te lèves quand même, tu vas chercher l'éponge dans la cuisine et tu nettoies le sang qui s'est écoulé au sol, ton T-shirt frôlant douloureusement les blessures fraîches. Et tu ne veux pas causer de la peine à Silas, mais tu ne saurais comment lui éviter ce spectacle, alors tu montes jusque dans la chambre et fermes la porte derrière toi avec un soupir. Enfin c'est fini. Car tu sais que maintenant ton père va jouer les saints, qu'il va paraître le meilleur Papa du monde à table, et que rien ne semblera avoir échappé à son contrôle à peine une heure plus tôt.
Tes yeux se posent sur le lit et le spectacle t'ébranle de sa beauté, tant voir Silas endormi là te soulage, t'apaise. Et tu le recouvres des draps, t'asseyant à ses côtés, ta main caressant ses cheveux soyeux. Et lorsque ses yeux s'ouvrent, difficilement certes mais s'ouvrent, tu essaies de lui adresser le plus beau sourire possible, comme s'il ne s'était rien passé, comme si le haut de ton jean noir n'était pas trempé de sang comme ton t-shirt, comme si ton dos ne présentait pas des lacérations profondes et irréversibles, à jamais marquées dans ta peau.

Tu es magnifique quand tu dors.

Mais ta voix, elle, est enraillée par la douleur contenue.


   
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 23:30

Un profond et lascif soupir s'éveilla au gré de la caresse de ton tendre lorsqu'il revint dans sa chambre. Ton corps se redressa, ton visage suivant le mouvement de sa paume réconfortante dont tu t'en emparas pour la baiser doucereusement. Son séduisant timbre de voix sonna douloureusement déchiré à tes tympans et ton réveil se brutalisa aussitôt. Tes bras s'enroulèrent autour de sa nuque et tu pressas sensuellement tes lippes sur les siennes pour les galvaniser d'un langoureux baiser. L'émotion était peut-être si ardente chez ton bien-aimé que sa voix s'en érailla et tes paumes s'attelèrent à le réconforter de caresses le long de son dos, se faufilant passionnément sous son haut. Mais la texture si douce de son épiderme sembla avoir volé en éclats. Tu ressentis au contraire la rugosité d'éraflures et tu retiras vivement tes paumes pour y accrocher tes prunelles. Elles t'apparurent ensanglantées et le choc fut si ardent qu'elles en tremblèrent.

Tu te levas vivement du lit et tu soulevas le haut d'Earl. L'horreur de la vue te fit chanceler et tomber à genoux au sol. Les larmes perlèrent le long de tes pommettes. Devenu inconsolable, la culpabilité se plut à te gangréner avidement les entrailles. Il t'était si insupportable de faire face à la lancinante souffrance de ton tendre que des nausées t'assaillirent, aussi fulgurantes qu'une tumeur maligne. Tu le débarrassas de son haut dissimulant sa douleur à te faire autant saigner le coeur.

Mon amour ! Ce n'est pas possible ! Pourquoi ?! Qu'est-ce qu'il t'a fait ?!

Incapable de prendre le temps de réfléchir, tu le portas instinctivement dans tes bras et te précipitas dans la salle de bains où tout ses vêtements chutèrent au sol. De l'eau chaude fut coulée dans la baignoire et tu l'y allongeas, le ventre soutenu par le rebord en céramique immaculé. Chacune de ses plaies fut rincée et soulagée par la chaleur apaisante de l'eau et tu ouvris tous les tiroirs du meuble en quête d'une trousse de soins de secours. La chance sembla être à tes côtés car tu finis par la trouver et tu t'empressas d'y sortir des compresses et de l'antiseptique pour désinfecter les blessures d'Earl.

Pardonne-moi. C'est de ma faute s'il t'a autant martyrisé ! Cela risque de piquer mon coeur ...

Mielleux comme jamais, tu l'essuyas soigneusement et pris le temps de tapoter doucement son dos meurtri pour lui éviter de la souffrance supplémentaire. Tu le soulevas soudainement par les fesses et attrapas le matériel de soin nécessaire pour retourner dans sa chambre. Ton corps s'affaissa sur le lit et tu l'allongeas sur le ventre sur ta pulpe. L'allure de ton coeur était si effrénée qu'une possible crise cardiaque de ta part n'aurait pas été étonnante. Caressant sa magnifique chevelure charbonneuse, tu imbibas un compresse de lotion désinfectante et tu l'appliquas terriblement délicatement sur son dos détruit. Tu pris tout le temps nécessaire pour le soulager le plus possible et tu l'étreignis finalement d'une brûlante passion à la taille tandis que tes larmes dévalèrent silencieusement à nouveau chacune de tes joues une fois les soins achevés.
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Re: You cannot help more || Silas Mer 9 Aoû - 23:48


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Le baiser dont il te gratifia fut doux, mais ses mains qui glissèrent dans ton dos t'arrachèrent un gémissement de douleur que tu ne pus retenir. Et lorsque le sang sur ses mains apparut à ses yeux, tu voulus dire quelque chose, le rassurer, le réconforter, mais rien ne vint à ton esprit épuisé. Rien ne l'empêcha de se relever et de regarder ton dos avec horreur. Mais lorsqu'il tomba à genoux, en larmes, tu ne pu le laisser ainsi et tes mains vinrent saisir les siennes, se couvrant de sang à leur tour.

Ce n'est rien, je t'en prie, mon amour...

Mais il te débarrasse de ton haut, en affut à une souffrance psychique égalant la tienne, et la culpabilité t'assaillit, tu ne voulais pas lui causer de souffrance, tu le voulais heureux et épanoui et tu as obtenu tout l'opposé. Cependant, il semble incapable de s'arrêter, en proie à l'envie de t'aider, et il t'emmène dans la salle de bain, où, agenouillé dans la baignoire, le ventre posé contre le bord froid de la céramique, tu te saisis d'une serviette dans laquelle tu mords, lorsqu'il rince ta chair déchiquetée, lorsqu'il la désinfecte. Et tu ne t'arrêtes de mordre que lorsqu'il a fini de désinfecter, le liquide semblant d'avantage ronger ta chair mise à nue, pour poser ton menton au creux de sa nuque, alors que ses mains t'essuient délicatement.

Ce n'est pas de ta faute, Silas, c'est de la sienne...

Encore une fois il te soulève, alors que tu peux marcher, mais tu ne l'empêches pas, tu sais que ça le rassure, ça l'allège quelque part. Et vous revenez dans la chambre, où, allongé sur son ventre, il désinfecta ta peau encore une fois. Cette fois tes dents crissèrent, empêchant ton gémissement avec peine, et tu fus soulagé lorsqu'il cessa de te martyriser d'avantage, bien que ses larmes furent tout autant éprouvantes. Et tu te décales sur le côté, un peu mal à l'aise nu alors que le repas devra bientôt t'affronter à ton père de nouveau, alors tu finis par te lever, enfilant des vêtements propres, laissant ton dos nu en attendant l'heure fatale. Et tu t'assieds sur le lit, tires Silas vers toi et colles son visage contre ton cœur, cœur qui lui appartient.

Ce n'est rien Silas... Je t'en prie, ne te blâme pas...

Tu aimerais lui dire que ce n'est pas la première fois, qu'au moins avant, c'était pas jusqu'au sang, qu'il se restreignait à la serviette humide, qui ne laissait même pas de bleu, uniquement des brûlures cuisantes parfois, mais tu savais que ça ne ferait qu'empirer les choses. Et tu attrapes la boite de mouchoirs posée à côté du lit, tu essuies les larmes qui ont coulé sur son beau visage, coupable et peiné de le voir ainsi.


   
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Re: You cannot help more || Silas Jeu 10 Aoû - 0:13

Tu le contemplas se rhabiller, terriblement affligé, désemparé par l'état martyrisé de son dos qui était pourtant si magnifique. Il était toujours d'une beauté aveuglante à tes yeux mais douloureusement martyrisé et tu passerais des heures à lui prodiguer des soins dégoulinants de tendresse pour apaiser et guérir doucereusement la moindre de ses blessures. Tu te pressas passionnément contre lui lorsqu'il t'attira et enfouit ton visage contre son coeur. Tu le pourfendis de baisers passionnément délicats et ta paume parcourut tendrement ses soyeuses mèches. Earl ne cessa de clamer que rien n'était de ta faute mais ses gémissements si déchirants te brisèrent davantage.

Je ne peux pas supporter de te voir souffrir et être torturé par lui. N'y a t-il aucun moyen de l'arrêter ?

Tes larmes qui furent généreusement séchées par ton bien-aimé peinèrent malheureusement à cesser. Comment être soulagé alors qu'une personne très chère souffrait sans relâche dans le plus grand des secrets ? Tu lui enlaças précautionneusement la taille et dissimulas ton visage marqué par la profondeur de ta mélancolie dans le creux toujours aussi apaisant et doucereux de sa nuque. Ta pulpe tressaillit d'effroi au creux de ses bras, effrayé à la traumatisante idée de le perdre sous le poids de trop de douleur accumulée.

Je veux faire quelque chose pour toi, pour t'aider à sortir de ce supplice.  

Tu te détachas du ténébreux et ouvris la boîte à secours pour sortir un petit rouleau de bandage et tu enveloppas son dos meurtri de quelques bandelettes. Tu le réallongeas sur toi pour lui faire regagner plus vivement un maximum d'énergie. Tes paumes flattèrent tendrement le bas de son dos demeuré intact de mouvements apaisants et emplis de tendresse. Sa chevelure fut finalement à nouveau assaillie de caresses et de baisers brûlants de réconfort jusqu'à ce que la voix de la mère d'Earl s'éleva brusquement dans les airs et te fit amèrement déglutir de dégoût ...
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Re: You cannot help more || Silas Jeu 10 Aoû - 13:36


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Il t'enlace délicatement et tu soupires. Tu n'es pas fait de porcelaine et les plaies commencent déjà à ne plus te faire aussi mal. Tu sais bien que lors de la cicatrisation tu devras faire attention au moindre de tes mouvements pour ne pas les rouvrir, mais pour le moment tu essaies de ne pas y penser.

On ne peut rien. Moi, en revanche, je dois partir d'ici.

Tu le savais, et c'était comme une évidence. Maintenant que le sang a coulé, tu ne pouvais plus faire comme si de rien était. Tu devais te montrer plus fort que lui. Tu devais quitter la maison, les souvenirs, le seul lieu te reliant encore un peu à Elle.
Silas se redressa pour te bander le dos, avant de te tirer de nouveau vers lui. Allongé sur son torse, tu te sentais paisible. Un peu comme si c'était ta place. Et ça l'était.

A table !

La voix de ta mère résonna dans le silence qui était tombé entre vous et te fit te redresser. Tu enfiles ton T-shirt en essayant de garder une mine neutre pour ne pas inquiéter ton amant. Malgré les bandages, le tissus restait désagréable sur ta chair meurtrie. Tes yeux se posèrent sur Silas et tu lui souris avec délicatesse avant de te pencher sur lui et l'embrasser délicatement, tes lèvres déviant par la suite vers son oreille.

Ne crois pas que mon dos m'empêchera de tenir mes promesses ce soir.

C'est avec un sourire malicieux que tu te recules, saisissant sa main pour l'emmener dans la salle à manger, reliée à la cuisine par un espace ouvert. Tu le laisses s'installer à côté de toi, alors que tu t'assois juste en face de ton père, plongé dans la lecture de son journal. Ton cœur se serre lorsque tu aperçois quelques tâches de sang, de ton sang, sur les manches de sa chemise.
Les yeux de l'homme se lèvent sur Silas alors qu'il replie presque automatiquement le journal et sourit à ton bien-aimé en lui tendant la main.

Bienvenu chez nous, Silas. Ravi de te rencontrer.

Dans la cuisine, l'odeur de lasagnes te fait presque saliver. Ta mère est excellente cuistot et tu as juste hâte de savoir si elle a encore expérimenté avec les épices. Très vite elle apparaît avec le plat et le pose sur la petite place qui lui est destinée sur la table. Accrochant le tablier sur sa chaise elle envoie un sourire éclatant à Silas avant de prendre l'outil pour servir et se saisir de son assiette. Elle servit une bonne portion à tout le monde et se rassit, silencieuse comme jamais, ses yeux rivés sur ton amour.
Ta main se posa sur sa cuisse sous la table pour le rassurer alors que tu commences à manger.

Alors, Silas, des projets pour après votre école de magie, là ? Earl comptait déménager cet été, pas vrai fiston ?

Tu hoches la tête. Message reçu dix sur dix, Papounet.


   
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Re: You cannot help more || Silas Jeu 10 Aoû - 18:45

L'idée de quitter cette maison coula le long des lippes d'Earl et tu lui offris un regard empli de soutien et d'admiration. Il avait ce mental d'acier que jamais tu ne pourrais posséder, beaucoup trop fragile que tu étais. Il n'y avait plus que l'inquiétude qui te gangrénait l'esprit. Son dos déchiré à vif ... Impossible pour toi de l'accepter et si ta nature de demi-vélane avait été garante de propriétés curatives, aucune hésitation ne t'aurait empêché d'absorber toute la souffrance qu'il se violentait à dissimuler pour éviter d'éveiller tes regrets. Mais ils étaient bel et bien présents, ces remords si amères à t'en tordre les tripes. Le baiser de ton bien-aimé t'apaisa doucereusement et tes lèvres glissèrent lascivement le long de sa pommette.

Ne te force tout de même pas trop ce soir. Je ne veux pas te voir souffrir davantage. C'est vraiment douloureux pour moi.

Tu te laissas entraîner dans le moindre de ses pas et lorsque ta présence s'immisça au coeur de la rustique cuisine, tes prunelles s'accrochèrent instantanément au visage du père du ténébreux. Tu pus ressentir de la cruauté émaner de lui et empoisonner ton souffle. L'atmosphère t'apparut soudainement lourde et ta respiration commença à peiner. Les plaies baignées d'un profond carmin de ton tendre te déchirèrent à nouveau l'esprit et la pulpe de l'homme qui était son père se déforma vicieusement pour se remodeler en celle d'un monstre sans scrupule. Ton imagination l'associa à une entité inhumaine et ta paume recouvrit discrètement celle d'Earl lovée sur ta cuisse. Tes doigts s'entremêlèrent aux siens et des tremblements l'assaillirent une fois que ta place fut assiégée par tes soins. Un fade sourire conquit tes lippes et ton bras se tendit douloureusement pour attraper sa main et le saluer. L'autre dissimulée sous la table se crispa ardemment sur celle de ton amour, aussi désemparée que tu l'étais secrètement. Le sang d'Earl maculant les extrémités de la chemise de l'homme te brûla à vif les rétines et t'asséna un violent coup au coeur.

Bonsoir. Je suis également enchanté de faire votre connaissance. Pardonnez-moi cette question indiscrète mais vous êtes-vous blessé ? Votre chemise est maculée de taches ensanglantées.  

L'odeur pourtant appétissante des lasagnes embaumant la cuisine n'enivra point tes narines. L'amertume que tu avais gardé du bout des papilles se déversa en une doucereuse et provocatrice ironie au creux de chacun de tes mots à l'encontre du père de ton tendre. Tu courbas ton dos, respectueux face à sa mère pour son hospitalité chaleureuse et un sourire à l'éclat fané fleurit à nouveau sur ton visage. Tu déglutis lorsque tes iris portèrent leur attention sur le contenu exposé à ta vue. Tu te fis terriblement violence pour contenir ton dégoût et portas ta fourchette jusqu'à tes lippes. Tu ne pus te galvaniser de la saveur mais tu le savais, qu'elle était succulente et lascivement revigorante jusqu'au bout de la langue.

Bien sûr, je compte travailler au ministère de la magie, la plus grande instance de notre monde en tant que langue de plomb, un métier dont chacune des actions sont gardées secrètes. Peut-être parce qu'elles dépassent l'entendement humain et témoignent d'une cruauté inouïe. Être capable de réduire quelqu'un en poussière en l'espace de quelques secondes et éradiquer le moindre souvenir de lui comme s'il n'avait jamais existé sur cette planète de la part d'une langue de plomb ne m'étonnerait pas si vous voulez tout savoir. Earl sera le bienvenu chez moi s'il déménage. Mes parents l'adorent, n'est-ce pas mon tendre ?  

Un sourire outrageusement radieux ourla tes lippes alors que tes piques ne cessèrent de poignarder cet être qui t'était inconcevable ...
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Re: You cannot help more || Silas Jeu 10 Aoû - 19:09


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Tu coules un regard, tel un avertissement à Silas, ta main se serrant sur la sienne. Tu ne veux pas qu'il pose des questions trop indiscrètes, tu ne veux pas que ça lui fasse mal en retour. Mais tu sais aussi que le fiel qu'il accumule doit être évacué, car jamais tu ne l'avais vu en colère et aussi téméraire.
Ton père s'installe plus confortablement et regarde l'état de ses manches avec attention, avant de se passer la main sur sa barbe naissante.

C'est dommage j'aimais bien cette chemise... Mais ne t'en fais pas, ta question n'est pas indiscrète. C'est juste un petit incident, cela m'arrive souvent...

Ses yeux d'un bleu limpide et froid comme la boucle de sa ceinture se posent sur toi et tu t'empresses de baisser l'échine, concentré par le plat délicieux concocté par ta mère. Sa main serrant celle de Silas à travers la table ne tremble pas. Il a vite décuvé, et tu crains que cela n'en soit que plus difficile.
Soudain il se saisit de son verre et fait glisser ses doigts sur le bord du récipient. Ta mère se relève brusquement et disparaît dans la cuisine, avant de revenir, bouteille de whisky à la main. D'une poigne tremblante, elle en remplit le verre de ton paternel puis repose la bouteille sur la table et s'assoit dans un silence incroyable. Tu remarques quand même que ses regards destinés à Silas sont de plus en plus nombreux, surtout lorsqu'il parle, s'exprime vivement et presque avec méchanceté. La fourchette que tu tenais s'immobilise. Tu ne l'as jamais, jamais vu ainsi. Et cela te plaît qu'il prenne ainsi ta défense, même si tu crains pour lui.
Ton père se redresse et l'écoute avec un sourire narquois avant de boire une gorgée de liquide ambré. Son plat, intact, refroidi devant lui alors qu'il reprend la parole d'une voix posée et grave.

Intéressant comme métier. Ils acceptent les créatures au moins ?

Cette fois-ci ta fourchette heurte ton assiette avec violence. Comment ton père, cet idiot à la limite de l'analphabétisme, pouvait-il identifier que Silas n'était pas entièrement humain ? Un doute s'insinua dans ton esprit. Jamais tu ne lui avais dit, jamais, alors comment...

C'est gentil de ta part pour Earl, mais je doute qu'habiter dans la maison parentale se fait après un certain âge. Vous n'êtes plus des enfants, c'est ingrat de vivre sur le dos de ceux qui vous ont élevés... Mais enfin bref, Molly et moi sommes sûrement très différents de tes parents Silas... Les coutumes changent entre les différentes... Familles. Bien que tu me fasses beaucoup penser à ma chère fille défunte... Savais-tu qu'elle avait été assassinée ? Un bien horrible sort pour une fille pleine d'avenir comme elle...

Les épaules de ta mère s'affaissent au même moment que les tiennes. Une douleur tombe sur vous alors que ton père commence tranquillement à manger, comme si rien de ce qu'il avait dit n'avait été très important. Comme si c'était une discussion normale. Pourtant, juste avant de saisir le couteau, il s'essuya la main avec laquelle il avait serrée celle de Silas. Pédant comme geste.


   
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Re: You cannot help more || Silas

You cannot help more || Silas
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