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 All we need is ... // Paris // Valentyne

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A. Caïn de Shrewbury
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MessageSujet: All we need is ... // Paris // Valentyne   Mar 10 Oct - 23:26

featuring all
« It never turns out how we want»


Étrange de croire que tu peux être ici, après le temps passé et les actions à peine oubliées, difficile d'imaginer par quels chemins maudits, tu as fini par te retrouver devant ce mur. Un barrage si immense que tu ne savais pas le franchir. Jamais. Une seule parole qui s'était répandue dans ton système. Un serpent rampant pourrissant toutes tes défenses. Jamais. Et ce mot avait brisé toutes les barrières, toutes les convenances que tu avais envoyé au fond des enfers, là où se trouvait l'ombre du bien. Il t'avait hanté les nuits, sous la forme anonyme d'un fantôme qui perdait ces traits pour ne devenir qu'insignifiance. Les courbes de Selene avaient réussi à t'apaiser quelques instants mais elle avait disparu comme un paradis fugace dans un enfer sans fin, alourdissant encore ton esprit terne.

Jamais et tu avais prononcé ce mot en une litanie sanglante, comme une prière, comme un appel. Et jamais était devenue ton mantra pour conserver les maigres ressources mentales qui te restait, pour ne pas passer de l'autre côté de la barrière. Tu étais vide Caïn, incommensurable et prodigieux. Destructeur. Il te déchiquetait, morceau par morceau et s'infiltrait sous ton épiderme. Et tes iris ébènes s'affolait de vermeille et tes mains raclés les draps alors qu'elles régnaient, ses femmes qui t'avaient brisé. Elles brillaient de toutes leurs splendeurs mortuaires, offrant une hécatombe à ton cœur. Ici on pouvait voir joie et là plus loin, éparpillé en petit morceau, c'était Bonheur.

Mais Jamais t'avait maintenu debout, raidissant tes jambes contre ton grès, te faisant vivre comme un pantin désarticulé. Tu avais rampé comme un indigne te traînant de çà et là et agitant la main, souriant affablement mais qu'est-ce que tu abhorrais tous ces gens . La folie te prenait parfois, t'enivrer elle aussi et tu t’imaginais prendre un zippo et un bidon d'essence, histoire de tout brûler. Mais jamais t'avait extirpé de ces doigts habiles, et t'avait obligé Caïn, à la retrouver, en plein Londres Magique, un sac au bout de tes doigts pâles, avant de l'appeler sur son portable.

« Rejoins moi au parc des Grands Sorciers avec quelques affaires. Tu n'as pas le choix.»

(c) chaotic evil
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Valentyne Rosebury
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MessageSujet: Re: All we need is ... // Paris // Valentyne   Jeu 19 Oct - 16:12



All we need is you & me
Doux chants d'oiseaux qui gazouillaient entre les arbres du grand jardin de son domaine, elle les écoutait d'une oreille distraite, accoudée à la fenêtre de cette chambre qui lui servait de donjon doré, ses iris plongés dans ce petit lac quelques mètres plus bas. Ils l'avaient fait construire comme une tentation malsaine pour lui faire perdre la tête, espérant sans nul doute qu'elle s'affranchisse des règles de la noblesse de son statut pour aller se souiller avec les quelques créatures qui l'habitait. Elle avait été tentée plus d'une fois et avait résisté plus d'une fois, s'approchant parfois beaucoup trop près au point même de, si elle en avait eu le temps, pouvoir glisser un orteil dans l'eau glacée. Mais il y avait à chaque fois ces regards dans son dos, ces sensations monstrueuses et glaçantes d'être ainsi espionnée, même lorsqu'une fois dans l'année elle avait l'autorisation réelle de pouvoir y plonger, alors elle n'avait jamais rien fait. Ses pas rebroussaient chemins et les jumelles mécontentes s'éloignaient, déçues, l'oppression s'effaçait et elle étouffait beaucoup moins. Les rares instants où elle y pensait, elle se disait que les jours de repos chez elle restaient les pires de tous et elle doutait fort pouvoir résister à cette tentation encore très longtemps.

Heureusement qu'ils n'étaient pas nombreux, beaucoup trop rares même sans que personne ne s'en inquiète. Valentyne fatiguée s'écarta mollement de la rambarde pour se tourner vers l'intérieur de la pièce dans un long soupir plaintif, de ceux qu'elle ne s'accordait que lorsqu'elle se savait seule et en sécurité. Valentyne désarmée fit quelques pas. Un, puis deux, puis trois pour qu'au quatrième se retrouve à prendre place sur le banc de son piano, seul moment de liberté. Une note qui s'égare, la voix qui s'élance, à peine le temps d'un mot avant que la tranquillité ne sursaute aux vibrations du portable sur son chevet. Elle maudissait ces technologies Moldues qui l'enquiquinaient si souvent ces derniers temps, mais forcée à l'utiliser pour son travail et parce que ses connaissances ne se considéraient plus au Moyen-Âge -grand mal leur fasse-, elle avait consentit à quelques efforts grinçants.

La belle alla donc d'un énième soupir décrocher sans réellement prendre le temps de voir qui appelait ainsi pour la déranger, et quelle ne fut pas sa surprise d'entendre le son si tranchant ta voix, Caïn, à l'autre bout du fil.

Qu'est-ce que.
Tu avais déjà raccroché.

Et elle n'était pas certaine de comprendre, Valentyne, la réelle signification de cette demande formulée de façon si soudaine et autoritaire. Quelques affaires ? Mais quoi donc exactement ? Quelques affaires qu'elle ne cessait de marmonner à voix haute alors que les vêtements et accessoires s'empilaient dans son petit sac de voyage de la taille d'une mini-valise à roulettes, probablement trop grand pour l'occasion mais vraiment très rempli.

« Dis, Lys, crois-tu que Caïn soit un idiot ? »

Un regard vers sa chouette installée sur le perchoir de sa cage ouverte qui n'avait pas bronché, un sourire qui s'était étiré suivit d'un haussement d'épaule à peine peiné avant qu'elle ne referme son sac. Caïn était probablement idiot, mais elle ne l'était que plus d'accourir aveuglée par la curiosité et ce manque, ce manque immense qu'elle souhaiter combler sans en savoir sa réelle signification. Ses affaires en mains, elle avait transplané jusqu'au lieu indiqué sans prendre la peine de l'y rejoindre à pieds. Valentyne ne voulait pas rencontrer ses personnes qui l'épiaient sans arrêt aujourd'hui et peut-être était-ce là quelque chose de mal mais elle s'en fichait. Après tout on lui avait toujours apprit à assumer la conséquence de ses actes.

Il ne lui fallu pas longtemps pour te trouver, Caïn, près de ce banc sur lequel elle vint se glisser doucement et sans un mot. Un sourire qui s'étire, discret et aussi fugace que le vent, sourire sincère et apaisé, empreint de curiosité également lorsqu'elle redressa la tête vers toi. Souffle coupé à la rencontre de tes yeux, si beaux qu'elle s'y noyait à l'intérieur, si beaux qu'ils se reflétaient dans les siens. Tu sais, elle avait toujours adoré tes yeux, Valentyne, toujours et probablement que ça ne changerait jamais.

Les lippes se font malicieuses, un brin boudeuses dans l'incompréhension et l'impatience de la raison de sa venue ici. Et les sourcils se haussent comme une évidence.

« Alors ? Pourquoi ce rendez-vous soudain Caïn. T'ais-je manquée à ce point ? »

Si tu savais ce qu'elle aimerait que tu répondes "oui".
Car oui Caïn, à elle tu lui avais manqué à ce point.
Mais ça personne n'en avait conscience.
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A. Caïn de Shrewbury
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MessageSujet: Re: All we need is ... // Paris // Valentyne   Lun 13 Nov - 21:45

featuring Valentyne
« It never turns out how we want»


Téléphone entre les doigts fins et pâles, tu attends Caïn, impatient et à la fois calme, ton sac posé à tes pieds. L'appel était impertinent, soudain, mais tu savais qu'elle viendrait, car le contraire n'avait pas sa place dans vos échanges. La tête ne se relève même pas lorsque des pas résonnent non loin de toi, lorsqu'une silhouette si bien connue s'installe à tes côtés. Le silence trône quelques instants, avant que tes yeux ne rencontrent les siens, Caïn, avant que vos regards ne se lient dans des retrouvailles que tu qualifierais presque de heureuses. Sourire détendu qui s’étend, douceur dans le cœur et apaisement dans l’âme. Le haussement balaye les yeux furibonds et interrogateurs et tes lippes se desserrent en un sourire moqueur.

« Bien sûr, qui ne rêverait pas de tes vers fustigateur »

Pupilles qui se vrillent dans les siennes, et la main se tend pour saisir sa valise, effleurant sa carnation. Organe pulsatif qui s’anime, l’oxygène reprend son territoire. La vie insipide se teinte de couleurs pâles et la misère quitte l’âme. Les yeux se dérogent de la blondeur claire et le regard se fait lointain, pensées éteintes, espoirs brûlants d’une ardeur qu’il s’était juré de ne plus connaître. Mais la douleur survit, poignard enfoncé dans un organe affaibli, le courage n’est qu’une esbroufe, mirage inconsistant. Ses pieds avalent les mètres, s’éloignant de la tour de la princesse maudite.

« Tu n’as pas eu une seconde à toi, pas vrai ? »

Ses yeux se détournent, s’arrachent au paysage et presque craintifs, l’onyx s’appose sur la perle rosée, marquée par une fatigue décadente. Les pupilles s’ombragent d’une colère étouffée.

« Tu es toujours leur objet pas vrai ? »

(c) chaotic evil

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Valentyne Rosebury
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MessageSujet: Re: All we need is ... // Paris // Valentyne   Mar 21 Nov - 0:17



All we need is you & me
Une esquisse qui se forme, semblant de rire qui s'échappe. Rien à redire non, et de toute façon l'envie lui manquait. La fatigue avait ça d'horrible qu'elle lui enlevait sa répartie et lui laissait croire en la vérité des mots d'autrui. Valentyne t'observe alors, silencieuse et avide de savoir, frissonnant malgré elle à se presque contact de ta main effleurant la sienne. Le cœur qui fait boom et les sensations reviennent, tu sais Caïn, elle aurait tellement voulu que cette valise reste à terre et qu'à la place ce soit ses doigts entrelacés aux tiens. Elle l'aurait voulu parce que le contact humain, ton contact, restait encore ce qui lui permettait le mieux de tenir. Si faible avec toi qu'elle en devenait dépendante. Mais sa raison l'effaçait et les certitudes se transformaient en questionnement, en doute et en incompréhension qu'elle ne cherchait plus à assouvir, par lassitude sans doute.

Elle s'était mise à te suivre, à te rattraper pour marcher à tes côtés en profitant de la brise rafraîchissante qui glissait sur sa peau. Inspiration, douce et lente d'une femme qui tentait d'apprivoiser la vie. De l'apprécier à sa juste valeur au moins une fois, il y avait des plaisirs que l'on ne se refusait pas, n'est-ce pas ? Jusqu'à ce que les mots sortent et qu'elle ne trouve rien à leur répondre. Jusqu'à ce que les mots, tranchants, viennent découper sa chair à vif. Imprévisible sensation qui écartèle sa poitrine lorsque tu mets les pieds dans le plat. Impitoyables sentiments qui s'emparent du cœur pour mieux l'étouffer. Colère. Frustration. Haine. Rancœur. Dégoût.

Tu avais cet espèce de don Caïn, celui de savoir comment viser pour la mettre à terre en une seule fois. Et probablement n'aurais-tu pas remarqué si elle ne s'était pas arrêtée, les bras ballants et les iris dans le vide lointain d'un horizon qu'elle avait perdu de vu. Tu ne t'es pas trompé mais elle ne voulait pas en parler.

« Est-ce vraiment le moment d'aborder ce sujet ? »

Parce qu'elle avait espéré qu'avec toi ce serait différent. Elle ne voulait pas penser à toutes ces mauvaises choses quand tu prenais la peine de la tirer de ses ténèbres Caïn. Ça ne se faisait pas. Et puis c'était beaucoup trop douloureux. Colère. Frustration. Haine. Rancœur. Dégoût. Encore et encore, comme une tornade qui tourmente les cœurs, brise les os et pourri l'esprit jusqu'à la moelle. Infériorité flagrante de la Reine sur son trône de papier qui s'inonde et se déchire. Cruelle réalité que tu lui lançais en pleine figure, Caïn.

« Pourquoi m'as-tu fais venir, Caïn ? Si c'est pour te mêler de ma vie alors je préfère repartir maintenant. »

Les mots sont froids et coupants, masquent d'une défense bancale sa peur de ce qui pourrait bien suivre s'ils ne s'arrêtaient pas maintenant.

La peur de tout gâcher, définitivement.
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A. Caïn de Shrewbury
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MessageSujet: Re: All we need is ... // Paris // Valentyne   Mer 13 Déc - 17:51

i swear that they can
smell the blood on me


Ses lèvres tremblent sous un semblant de rire alors que les tiennes se tordent dans un sourire, Caïn, sourire qu'elle n'aperçoit pas alors que tu la devances déjà, déterminé à atteindre l'objectif du voyage, à ne pas perdre votre destination de l'esprit. Les pas résonnent alors que ses chaussures heurtent le sol dans l'empressement de te rejoindre, de t'égaler dans ta vélocité, alors que tu savais bien qu'elle était déjà bien plus que ton égale. Mais le silence tombe après tes propos, paroles qui n'auraient peut-être pas dû s'échouer à cet instant, mais qui n'auraient pas pu attendre, non-dits qui auraient pu avoir des retombées s'ils n'avaient pas été aussi tôt énoncés. Mais Valentyne ignore les mains tendues, impératrice déchue, car Valentyne n’a jamais su s’abaisser à demander ton aide et peut-être que c’est mieux ainsi.

Elle te tient au creux de ses mains, Valentyne, alors que l’organe pulsatif se balance au bout d’un filin d’argent. Ses yeux cisailles, entaillent, se nichent dans ta chair comme les paroles s’accrochent à tes oreilles. Caïn a envie de lui hurler de ne pas le chasser, de le laisser s’approcher, la toucher, parce qu’ils sont deux prédateurs blessés. Parce que Caïn rêve d’une chaleur humaine, rêve de ses mains innocentes qui viennent l’effleurer à la jeunesse du matin. Parce que tu voudrais juste tout effacer, tout recommencer. Tu les voudrais présentes, ces femmes qui t’assassinent. Peut-être parce que toi aussi tu rêverais de les tuer, juste pour t’échapper.

L’onyx se délie, la langueur vient faire tanguer le corps alors que l’âme s’arrache à la contemplation abrasive et les mots courent, galopent le long des ruines, s’écorchent sur les pyramides de peau, viennent s’enticher de la carnation, pour mieux perforer le cœur, comme un meurtrier plein de rancœur.

« Veux-tu que je m’en aille ? »

Voix imperceptible d’un défi qui chaque jour se renouvelle, celui de ne pas admette qu’on a besoin de l’autre, qu’on veut vivre au lieu de survivre. Les mains se crispent sur la valise tandis que le corps s’arrache à l’Impériale emprise. Le corps s’avance, douceur inconsidérée face à l’humain lassé. Et Caïn s’abaisse, la poigne s’abat dans une tendresse éclatante, s’égare sur la joue. La carnation s’embrase sous le contact de la soyeuse chevelure. L’onyx se teint de perle rosée, passe au travers du miroir, chercheur de vérité, chercheur d’espoir.

Et Caïn recule vaincu par cette forteresse glacée, car Valentyne est l’impératrice d’un monde gelé. Le cœur se ceint d’une tristesse affligeante et la solitude l’écrase l’espace d’un instant tandis qu’un rire résonne dans son esprit, tandis que l’espace d’un instant Grenat  le hante. Fantôme d’indifférence, mépris royal d’une chimère amère. Laisse-moi en paix putain. La paupière tressaute en une danse folle et la panique s’ancre dans ses veines, car Caïn affronte sans cesse ce passé morbide qui l’enchaine. Car Grenat se venge et Grenat se vengera à tout jamais.

BY MITZI
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Valentyne Rosebury
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MessageSujet: Re: All we need is ... // Paris // Valentyne   Mer 27 Déc - 23:21



All we need is you & me
Une faille qui s'invente à la douceur des gestes, se force un passage si facile à travers la glace qui l'habite et l'espace d'une simple seconde elle vacille Valentyne, les iris qui s'écarquillent et le cœur qui tambourine. À peine un sursaut, mais c'est suffisant n'est-ce pas ? Parce qu'elle sait que tu l'as senti et qu'elle ne pourra pas le nier, Valentyne est troublée mais pas encore démasquée. Elle ne quitte pas tes yeux, par manque de courage, par envie, par obligation surtout. Dépendante à toi de cette façon aussi tendre que malsaine, elle provoque et profite de leurs ténèbres pour s'y noyer dedans avec délice. Alors tu sais, il y a cette esquisse un peu pâle, faible sourire qui se dessine tandis que finalement son visage s'abaisse et que le souffle sort. Pas tout à fait soupir, pas tout à fait respiration. C'est assez drôle comme situation, elle est de celles que l'on voit parfois dans les histoires romantiques, celles qui finissent toujours bien.

Sauf qu'avec vous deux c'est différent.
C'est comme si du début à la fin il n'y avait l'espoir de rien.

« Tu... »

À nouveau le gris de ses orbes croise la nuit des tiens, et elle est certaine qu'elle aurait pu en rire si la situation s'y prêtait. Mais à la place c'est avec tout le sérieux du monde qu'elle dépose ces aveux à demi-mot.

« Ça n'est pas du tout fair-play. »

Non Caïn, tu ne jouais pas le jeu, pourquoi vouloir t'en aller ? Tu ne peux pas lui demander ça, bien sûr qu'elle aimerait que tu restes, et parfois encore elle hésite à te le hurler pour que tu comprennes mais Valentyne n'est pas comme ça. Valentyne observe et t'appelle, s'approche puis repart, te laisse venir à elle et t'éloigner avec la crainte que tu ne reviennes jamais. Incapable de te forcer, toi, à quoi que ce soit la concernant, preuve à ses yeux que tu es bien plus précieux que n'importe qui. Un joyaux véritable de sa Couronne, non de son Monde de papier.

À ton égard un sourire plus vivant teinté d'un embarras impossible à dissimulé, puis elle te contourne d'un pas et reprend la marche, celle que tu avais entamé pour vous un peu plutôt. Mais vers où exactement ? Elle aurait aimé que dans ses doigts s'entrelacent les tiens pour pouvoir la guider n'importe où. Hélas...

Elle se tourne donc, curieuse et prête à faire un effort si c'est pour être avec toi.

« Vas-tu me dire où nous allons ? »

Puis d'ajouter :

« Il nous faudrait pouvoir profiter d'aujourd'hui avant que n'arrive demain tu ne penses pas ? »

Car qui sait de qui à nouveau elle pourrait devenir l'objet.
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A. Caïn de Shrewbury
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MessageSujet: Re: All we need is ... // Paris // Valentyne   Jeu 4 Jan - 20:32

i swear that they can
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Hésitation soudaine, surprise vacillante s'emparant de ses traits, tu l'as surprise, Caïn, tes paroles l'ont troublée, comme si soudainement tu avais recouvert son ciel dégagé de nuages. Tes yeux s'attardent dans les siens alors qu'elle soupire, alors qu'elle expire lentement, alors que ses mots valsent devant ses pupilles anthracites avant d'être exposées à la fébrilité de tes tympans. Tes lèvres se plient en une moue aux abords du sourire, Caïn, car être fair-play n'a jamais été ta méthode préférée. Grimace douloureuse, sourire en demi-mesure, Caïn entend sa stupeur hurler à travers les vents. Si tout pouvait être aussi simple alors que l’enfance nous berçait de ses bras tendres. Le jeu n’était qu’un mensonge pour tromper la douleur de l’indifférence. Les épaules se haussent en une excuse murmurée, tandis que les pas l’envolent loin de son faciès abîmé. Cascades de vermeil, la retenue amère, la douleur à la poitrine, le coup de poignard qui t’achève et cette invitation à pleurer te libère Caïn, t’enivre d’un souffle nouveau, d’une douleur abrutissante, tu te drogues à cette hormone qui te fait survivre car tu ne sais plus vivre. Désir inconnu qui brûle, tandis que la raison crie de s’enfuir. Le bon n’est pas pour vous Caïn et ne le sera jamais. L’onyx passe et trépasse sur le visage divin, s’énamoure de ses arrêtes. Les paupières clignent, tic incontrôlable. « Tu ne l’as jamais été avec moi.»
Parler à Valentine, c’était comme affronter un mur froid de certitude et de déconvenue. Elle s’infiltre par tous les pores, t’arrache des gémissements de douleur sans même bouger ses lèvres. Tu l’aimes. Pas de cet amour tendre et fort, pitoyable et incertain. Pas de ces choses qui détruisent les hommes. Mais tu l’aimes pour l’enfer qu’elle t’ouvre, pour la douleur qu’elle t’offre. Sourires qui s’échangent, tendresse imprononçable, alors que l’astre étincelant arrive à son zénith. « Paris. Nous allons à Paris.»

***

Le cœur se décolle et l’âme s’envole alors que le portoloin vous arrache du sol. Vous volez, Caïn, pour un instant perdus entre l’espace et le temps. Déchirure et distorsion d’un monde pourri, un millième de sable s’écoule et les pieds heurtent le sol. Les entrailles se soulèvent, protestation macabre alors que l’acide dévore ton squelette. « Je hais ce genre de voyage. » L’anthracite s’égare vers sa demi-âme et Caïn tend une aide, un appui pour avancer. Le soleil, tendre caresse maternelle, vient effleurer son visage. Le ciel se détache sans imperfection alors que la pluie londonienne n’est qu’un vague souvenir. Les lippes se serrent face au comité d’accueil et d’un hochement de tête Caïn salue les Aurors. « Il faut vite se décaler, d’autres arrivées sont prévues. » Et ta main vint s’emparer de la sienne, l'attirer à toi, t’offrant à elle.

BY MITZI
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