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 Nostalgie •• Simille

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Silas F. Entwhistle
Vélane au coeur tendre
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Vélane au coeur tendre

Messages : 148
Points : 392
MessageSujet: Nostalgie •• Simille    Mar 10 Oct - 23:59

Ta silhouette s'était montrée fuyarde, à présent éloignée de ta cabane au rustique pourtant chaleureux. Tes pas t'avaient entraîné jusqu'au coeur de cette grande cour dont aucun recoin ne t'était inconnu. La première rencontre qui avait chamboulé ton futur avait éclaté en ces lieux même. La nostalgie de l'époque où la cape de sorcier recouvrait encore tes épaules t'avait attiré à Poudlard. Les professeurs passionnés par leur enseignement, le silence de la bibliothèque et surtout, son visage auréolé d'un éclatant sourire.

Tu aurais pu te galvaniser des rires de certains mais la grande cour était dénuée d'existences en cet instant. Les études les avaient enchaînées à leur bureau ou aux salles de classe et ton visage se ternit d'une légère affliction. Le temps aussi était étrangement devenu mélancolique et le grondement qu'il expia te fit lever les prunelles vers lui. Une goutte trépassa brutalement sur une de tes pommettes puis une autre et l'averse opprima ta pulpe dans son entièreté. Ta longue chevelure éthérée et le tissu de tes habits s'engorgèrent vivement d'eau et ta tête ploya lascivement. Tes iris s'accrochèrent au sol et tes jambes ne dansèrent nullement pour te mettre à l'abri. La pluie n'était pas corrosive et sa doucereuse mélodie apaisait ton palpitant. Ton regard s'éteignit et une myriade de souvenirs déferla au creux de ta mémoire, tantôt déchirants tantôt éblouissants.

La tendresse de fébriles miaulements effleura tes tympans et expulsa tes réminiscences. La réalité te jaillit à nouveau au visage et tes iris qui s'offrirent au monde s'entichèrent de la petitesse de ce corps félin bravant les pleurs de ce firmament affligé pour te rejoindre. Un chat à la fourrure automnale qui se posta à tes pieds, tendit une patte à ton égard et fit à nouveau vibrer sa voix animale en quête de ton contact. Un maigre sourire déforma les lippes et tu te courbas pour le recueillir entre tes paumes. Ta stature retrouva sa culminance et l'existence fut cajolée contre ton torse débordant de gouttelettes. Une brise ronronnante se fracassa délicatement contre ton épiderme et une de tes paumes se fit caressante sur le haut de son crâne. Tes pas qui semblèrent figés regagnèrent leur mobilité et te portèrent à l'ombre d'un abri pour préserver la bête de la glaciale fraîcheur humide de la pluie.
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R. Camille Gaunt
Professeur de Droit et Politique
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Professeur de Droit et Politique

Messages : 76
Points : 113
MessageSujet: Re: Nostalgie •• Simille    Ven 1 Déc - 23:38



nostalgie

♦️
Silhouette insouciante qui s'avance sous la pluie sans prendre la peine de la considérer, regards agacés qui tournent tout autour et les œillades cherchent, fouillent en même temps que la voix souffle. Tu avais beau ne pas détester la pluie Camille, tu devais bien avouer que celle-ci t'énervait particulièrement. C'est comme si elle agissait pour aider Grimm à se cacher, si forte que tu n'en voyais presque plus à 10 mètres devant toi. Et encore, 10 mètres c'était beaucoup trop. Tu fais résonner son nom dans les lieux où tu te rends puis soupires avant de repartir voir ailleurs, ce chat tu avais beau l'adorer il n'en restait pas moins horriblement casse-pieds quand il s'était décidé. Le pire c'est que tu n'as pas prit le temps de te couvrir, alors bien sûr que tu es trempé. De la tête aux pieds. Nouveau soupir coupé par un éternuement et tu résistes à la tentation si grande de balancer un accio Grimm du bout de ta baguette.

Comme si ça pouvait marcher, ce serait idiot.

La grande cour et ses couloirs de pierres t'apparurent comme une libération tandis que tu t'engouffres sous l'un d'eux avec une joie non dissimulée. Résignation à l'affût, prête à te laisser abandonner pour aujourd'hui la recherche du chaton envolé. Mais tu l'aimais bien trop pour te permettre de rentrer sans lui, c'est que t'étais même pas certain au final qu'il parvienne à retrouver le chemin jusque tes appartements. Toi-même t'avais du mal quelques fois, mais ça il ne fallait pas en parler. Jamais.

Si on t'avait dit qu'il te suffisait simplement de te poser contre le rebord de pierres et de soupirer pour que la réponse à te problème n'intervienne, alors tu es persuadé que tu l'aurais fait bien plus tôt. Un miaulement à tes oreilles, drôlement heureux, presque trop ronronnant pour un rescapé de cette pluie torrentielle. Tu tournes la tête.

Grimm ?

Mais pas que.
Et tu es un peu surpris Camille, étonné de voir quelqu'un cajoler ainsi ton petit chaton rien qu'à toi. Pas vraiment jaloux cependant, ni même très possessif, simplement surpris. Tu ne t'y attendais pas. Une seconde tu reste interdit, immobile à la vision de Grimm se tortillant de bonheur dans les bras de ce jeune homme à la tendresse semblant sans nom. Il avait l'air si beau de loin, alors tu t'es rapproché. Et tu en déduis d'une facilité déconcertante qu'il était encore bien plus magnifique de près.

Grimm.

Un peu plus fort et ils t'entendent, tous les deux. L'un t'observe sans doute et l'autre se dégage pour venir se frotter à ta cheville en miaulant longuement. Tu réprimes ce sourire qui veut étirer tes lèvres lorsque tu t'abaisses pour le caresser et lui murmurer des mots doux d'amour comme tu ne les lui réservais qu'à lui et Morphée, son compagnon, bienheureux finalement de l'avoir retrouvé.

Puis à nouveau ton regard se porte sur l'homme en face. Tu as beau être nouveau ici, tu es certain de l'avoir déjà croisé une fois et d'avoir entendu son nom. Après tout les murmures ne cessaient jamais entre les murs de Poudlard et les visages s'associaient bien trop vite parfois. Tu te redresses, Grimm dans tes bras tandis que tes iris cherchent ceux de Silas. Une esquisse partielle, légère à tes lèvres, éphémère qui s'efface à peine après sa venue.

Tu essaies de ne pas paraître trop stoïque, bien que c'était loin d'être ton fort visiblement.

Merci, ça faisait un moment que je le cherchais.

Pour ne pas dire deux heures que tu lui courais après sous la pluie. Mais tu supposes que ça se voyait, trempé comme vous étiez tous les trois.
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Nostalgie •• Simille
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