nouvelles expériences ♔ rp solo

Geoffrey Smith
Gardien du coeur de Béring
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nouvelles expériences ♔ rp solo Ven 13 Oct - 13:19




CHAPITRE I


Ton pouce presse la surface froide de ton téléphone. Ton cœur frappe sèchement ta poitrine, de stress mais surtout d'excitation.

08:23 p.m
j'ai un match dans 5min, je pense à toi. je t'aime.

C'est ton premier match en compétition. Tu es le fier gardien des Abraxans de Chesterfield. Assis sur le banc des vestiaires, ton balais sur les épaules, tu ranges ton téléphone au fond de ton sac et regarde tes coéquipiers. C'est le moment de montrer que ton entrainement a porté ses fruits. Une voix appelle les joueurs sur le terrain, ton équipe entre la première. Le commentateur prononce ton nom, te présente en quelques mots aux spectateurs qui te découvre ce soir. Tu souris, gonfle la poitrine, c'est autre chose qu'à Poudlard. L'autre équipe arrive, vous prenez place. L'arbitre siffle le coup d'envoi. C'est parti.

Jusqu'ici tout vas très bien. Tu défend tes buts comme un tigre et ne laisse rien passer. Mais les poursuiveurs adverses ont l'avantage. Tu fixes ton regard sur le Souafle qui change de mains en se dirigeant vers tes anneaux. Tes adversaires ne semblent pas très coordonnés. Tu devines facilement qu'ils vont viser l'anneau central. Par sécurité, tu te tiens prêt à changer de position à tout instant, concentré. Si concentré que tu n'entends pas le bruit sur ta gauche. Si concentré que tu ne vois pas le reflet de la lumière sur le métal. Si concentré que tu ne remarques pas le Cognard fendre l'air. Il fonce et te heurte à pleine vitesse dans l'épaule. Lourd crac sonore. Sifflement dans ton oreille gauche. Déséquilibre. Tu manques de tomber et reprend place in extremis sur ton balais. Mais tu as laissé le Souafle passer. Grimaçant, tu reprends de l'altitude. Gregory l'un des batteurs te regarde, inquiet. Tu veux lui faire un signe et lève le bras. Il ne bouge pas. Mille aiguilles te transpercent l'épaule. Tu tournes la tête. Ton uniforme blanc et doré est sali d'une tache rouge. Ah. Ton capitaine te parle. Tu n'entends rien. Mais tu lui fais signe de continuer. Vous avez déjà eu votre temps mort tout à l'heure. Le match reprend sa vigueur.
Tu arraches ta manche en piteux état, sors ta baguette et la presse sur ta blessure à nue en grimaçant. La plaie n'est pas belle à voir. ▬ Episkey. Encore un crac. Grognement. Ta peau se referme approximativement, une large balafre barre ton épaule. Tu bouges lentement le bras, pas vraiment sûr de toi. Tu n'aurais jamais pu devenir guérisseur, ça c'est certain. Mais au moins, tu peux "utiliser" ton bras. Et le saignement s'est arrêté. Arkalia, une poursuiveuse de ton équipe, s'arrête devant toi quelques secondes. ▬ Ça va aller Jo? C'est moche ton truc. ▬ T'inquiète pas. ▬ On va essayer de les garder à l'autre bout du terrain pour que tu récupères. ▬ Merci Arka. Pas de signe du vif d'or? ▬ Mat l'a aperçu au début du match mais il l'a perdu de vue depuis. Elle rejoint les autres à toute vitesse et tu tentes de reprendre contenance, scrutant le jeu à l'autre bout du terrain. Vous menez 130-00, mais rien n'est gagné.

Le Souafle te passe sous le nez plusieurs fois. Avec un bras en moins, impossible de protéger efficacement ton côté gauche. Dix points de plus pour eux. Et les Pics de Lurgan ne te laissent aucun répit. Tu réussis à stopper leurs tirs avec tes jambes, ton torse, ton bras droit. Mais pas à chaque fois. Dix points. Et ce foutu vif d'or qui ne se montre toujours pas. Encore dix points. Soudain, tout le monde retient son souffle. Mat accélère et monte alors si haut dans le ciel que tu ne le vois presque plus. Tous les regards sont rivés vers lui. Surgissant de nulle part, l'autre attrapeur se lance à la poursuite de son adversaire et les deux se tournent autour dans un mélange de blanc, d'or et de rouge. Ils tendent tous deux le bras. L'arbitre siffle la fin de l'affrontement. Cris triomphants. Applaudissement. Étincelles rouges lancées dans les airs. Sur les gagnants. Les Pics. Tu poses enfin pied à terre après un match de presque six heures, complètement épuisé. Tes coéquipiers te rejoignent et votre entraineur ne tarde pas à venir examiner ton bras. Tu laisses une charmante médicomage soigner ton épaule en ignorant ses rouspétances quant à la piètre qualité de tes propres soins. Pas facile de se soigner sois-même, tu penses. Tu partages ton ressenti sur le match avec le reste de ton équipe. Tous fortement déçus, vous êtes d'accord pour dire que vous avez joué de malchance. Les Pics sont réputés pour leurs batteurs particulièrement agressifs, et leur attrapeur avait un balais plus rapide que plus maniable que celui de Mat. Néanmoins tu gardes le sourire, car ton entraineur te félicite pour l'arrêt remarquable que tu as effectué en début de match, fruit de tes propres entrainements solitaires à Poudlard.

De retour dans les vestiaires, tu prends une longue douche brûlante et une fois habillé, tu réussis à penser à regarder ton téléphone. Béring t'a répondu. Tu souris, touché par son message. Tu décides de lui répondre malgré l'heure tardive.

02:12 a.m
t'es chou comme tout. mais je me suis pris un cognard dans l'épaule au bout de trois heures. difficile d'arrêter le souafle après ça. on a perdu 290-240 ...
j'ai pas la foi de rentrer, j'vais trainer avec les gars de l'équipe. tu dois dormir toi, bonne nuit chéri.

Dix minutes passent, et vous transplanez à Londres. Il y a peu de monde dans les rues. Surtout quelques Moldus qui rentrent chez eux. L'appartement de James n'est pas très loin, vous marchez, détendus bien que déçus. Gregory te demande comment va ton épaule et s'excuse de ne pas avoir pu dévier le Cognard. Arthur, un autre poursuiveur, te félicite d'avoir tenu le coup. Et toi tu marches parmi eux. Putain ce que tu te sens bien.

defeat, adversity, misfortune, pain, bludger






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Geoffrey Smith
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Re: nouvelles expériences ♔ rp solo Ven 13 Oct - 19:16




CHAPITRE II


C'est sympa, chez James. Tu connais déjà. Mais t'as à peine le temps d'enlever tes chaussures et de t'affaler sur le canapé qu'Arthur te jette un paquet en papier brun. Tu l'ouvres, tu crois savoir de quoi il s'agit. Tu reconnais les feuilles multicolores. De la Déliriane. Tu fumes Jo? ▬ Chépa. Laisse-moi le temps de me poser deux minutes. Tu seras plutôt posé pour deux heures avec ça. ▬ ... Bon ok. Mais tu roules, je sais pas faire moi. Tu lui relances, il s'installe par terre en riant. Tu fumais pas, avant. Tu fumes toujours pas, pas vraiment. Juste un peu. Quand la situation s'y prête. Comme maintenant. La douleur dans ton épaule, la fatigue dans ta cervelle, la nostalgie qui t’envahit sans raison, t'as envie que tout ça s'estompe. Arthur pose une septième et dernière cigarette sur le coin de la table, méticuleusement rangées. Une pour chacun de vous. Tu prends la tienne, l'allumes avec la flamme que tu fais naître au bout de ta baguette. La première bouffée chauffe ta gorge, tu tousses des gerbes vertes et jaunes. Arthur se fout de ta gueule, tu ris aussi. Ça ne t'arrête pas pour autant.

Une douce euphorie dilate tes pupilles. T'en oublies la brûlure de ta trachée, tes alvéoles chauffées à blanc. Une fumée rose et bleue sort de tes poumons et s'anime sous tes yeux. Lents mouvements sensuels, étreintes sexuelles, désirs charnels, tu te perds dans tes propres visions internes. Puis il apparaît devant toi, dissipe la fumée, retire son t-shirt, enjambe la table basse. Silhouette vaporeuse. Hanches séduisantes. Jambes allumeuses. Lippes attirantes. Ton regard ne le quitte pas, tu ne dis rien. Il se penche vers toi, caresse tes lèvres du bout des doigts. Les frissons dansent sur ta peau. Tes sens accrus par la fumée qui voyage dans ton corps. Un contact à l'intérieur de ta cuisse, un baiser transformé en suçon dans ton cou. Tu tournes la tête, feins l'insensibilité. Il en veut plus, et tu ne veux rien. Sa main glisse entre le tissus et ta peau. Clic. Arthur a sorti son appareil Moldu, il vous prend en photo. Tu repousses ton assaillant d'un geste, lentement, soupirant. ▬ Greg, s'il te plaît. Abuse pas. Il recule, visiblement déçu, mais te laisse. Vision embuée par les substances qui coulent dans tes veines. Tu observes son corps à moitié nu, curieux mais distant. Puis détourne le regard une seconde fois, portant la cigarette colorée à tes lèvres. La fumée multicolore que tu souffles prends la forme de tes fantasmes. Secrets doucement suggérés. Gregory se mord les lèvres et ferme les yeux, se laissant tomber à contrecœur sur un pouf déjà occupé par une Arkalia endormie depuis longtemps. Clic. Arthur prend une photo de plus. Mat et Bonnie étaient rentrés il y a plus d'une heure. James se jette sur le canapé, vos épaules se touchent. ▬ J'ai faim putain. ▬ Mange Greg, il attend que ça. ▬ Je t'emmerde Geoffrey. ▬ Moi aussi je t'aime mon Gregou. ▬ J'pensais plutôt à une pizza tu vois. ▬ Mais t'as pas de thunes. ▬ Tu m'dépannes? ▬ J'suis raide. ▬ Ptain un Smith qui a pas de blé, j'hallucine. Il soupire et s'enfonce un peu plus dans le cuir. L'écran de ton téléphone s'allume. Tu jettes un coup d’œil. Rien d'important. Mais maintenant que tu l'as dans les mains, tes doigts courent presque sans que tu ne t'en rendes compte, écrivent un message pour Béring. Avant que tu n'aies le temps de le relire, tu presses ENVOYER.

02:57 a.m
jai limpression dêetre dans un autre mònde. jaimerais qque tu sois là.

Téléphone jeté sur un coussin. Laissé là. Tu ne te rends pas compte de ce que tu as écris, t'es ailleurs. James rejette sa tête en arrière et croise les bras. ▬ Les mecs j'veux pas vous jeter dehors mais j'suis détruit, j'vais au lit. ▬ Ma flemme de bouger est totale. Pareil. ▬ Venez chez moi au pire. Nan j'vais me motiver, j'passe demain s'tu veux. ▬ Pfff... aller j'te suis Greg. On fait comment pour Arkalia? ▬ Laissez-la, elle dort déjà, et puis elle ronfle pas elle au moins haha. ▬ Ok. Ils se lèvent. Le batteur se rhabille. Tu restes assis. T'avais même pas enlevé ta veste, t'es presque déjà prêt. Tu remets tes chaussures, les yeux en l'air. Hypnotisé par les restes de fumées. Courbes aguicheuses, volutes érotiques. Un fin sourire étire tes lèvres. Tu ramasses ton téléphone, le fourres dans ton sac et passe sa sangle dans ton dos. James dort déjà. Vous vous éclipsez aussi discrètement que trois mecs défoncés peuvent l'être, riant fort et vous cognant dans les escaliers. Dans la rue, Arthur prend une dernière photo et se sépare rapidement de vous. Il transplane à l'abri des regards. Tu te retrouves seul avec Gregory, qui jure contre le froid mordant de la nuit. Tu le suis. Vous discutez. Arrivés devant chez lui, il sort sa baguette, tu t'accoudes au mur de brique. ▬ Alo... pff... Mora. ▬ Eh j'te préviens Greg. Pas de conneries. ▬ T'inquiète br- La porte s'ouvre sans prévenir et il s'étale de tout son long dans le couloir. T'exploses de rire, plié en deux. ▬ Putain ça promet! C'est finalement bras dessus bras dessous que vous entrez, non sans difficultés.



vision, smoke, letting go, sensuousness






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Re: nouvelles expériences ♔ rp solo Dim 15 Oct - 23:41




CHAPITRE III


Tu ne sais pas si c'est toi ou lui qui caresse cette joue. Tu ne sais pas si c'est toi ou lui qui se penche en premier. Tu ne sais pas si c'est toi ou lui qui embrasse ce cou. Tu ne sais pas si c'est toi ou lui qui doucement soulève ce bassin pour le couvrir de baisers. Tu ne sais même pas si tu le rêves ou si tu le vis. Tu ne sais rien, tu frémis. Et c'est le vide.

Bloquées par l'alcool tes pensées ne circulent pas. Parfois à demi-conscient, puis traversé d'élans de clarté, tu ne comprends pas tout ce que tu dis, tout ce que tu fais. Souvenir d'un écran lumineux éclairant ton visage, sans vraiment réfléchir, tu pianotes sur le clavier et envoies des lettres jetées dans tous les sens. Messages presque illisibles, et surtout complètement stupides. Encore du vide.

Caresses dans ta nuque. Morsures sur tes lèvres. Frissons sur ton torse nu. Pression entre tes jambes. Gémissement s'échappant de ta bouche. Puis. Moment de lucidité parmi les volutes de fumée dans ta lourde tête. Tu ouvres les yeux, péniblement. Prends appuies sur tes coudes, laborieusement. Observe son visage, difficilement. Tu as basculé en arrière et Gregory est au-dessus de toi. Tu le repousses calmement dès que tu comprends la situation. T'as mal à la gorge. ▬ Greg... Je t'ai dis tout à l'heure, pas de conneries. Tu le sais non, que j'ai un mec? Il se redresse, te domine de sa hauteur. Aussi grand que toi, large d'épaules, musclé, yeux couleur miel, séduisant. Mais pas pour toi. Tu ne veux pas de lui. ▬ Je... Humpff.... Oui je sais. Pardon Geoffrey. Il ne te regarde plus, comme s'il avait repris ses esprits soudainement. Ses doigts glissent encore sur tes côtes, cependant. Tu perces le silence d'une voix douce mais enrouée. ▬ Aller bouge maintenant steuplait, tu m'écrases. Il s'exécute. Tu tournes la tête. ▬ Attends on est dans ton lit là? ▬ Yup. Il s'allonge sur le dos à côté de toi, devient muet. Tu te prends les mains dans le visage. La brume revient bourdonner dans ta tête. Tu l'ignores et te lèves. Tout tourne. Pas titubants jusqu'au salon. Tu trébuches sur un truc devant la porte de la chambre et manque de tomber. Ton pantalon. ▬ Quoi mais... Pff tant pis. Ton pieds heurte un nouvel obstacle. Une bouteille de Rhum Groseille. Vide. Adossé approximativement contre un mur, t'as l'impression d'avoir la tête à l'envers. Mais tu te forces, tu réfléchis. Qu'avez-vous fait après avoir discuté calmement en arrivant? T'ouvres les yeux. Les choses ne s'arrêtent pas de tourner. Jeu de cartes sur la table. Verres vides renversés. Étiquette arrachée. Vin de Sureau. Un pas. Puis un autre. Les pâles lumières de la rue éclairent vaguement ton chemin. Tu marches sur un t-shirt. Ne le remarque pas. Franchissant difficilement le parcours d'obstacles qui te barre la route, tu progresses lentement dans le salon, jusqu'à la table basse. Tes yeux cherches un rectangle métallique. Il est où ton téléphone, putain? Crac. Trouvé. Avec le pied. Tu le ramasses. La vitre est fissurée. Tu grognes, regarde l'heure, puis retourne finalement te coucher. Greg fixe le ciel par la fenêtre, le lampadaire de l'autre côté de la rue éclaire son corps. C'est vrai qu'il est beau; et tu lui aurais sans doute cédé depuis longtemps s'il n'y avait pas Béring. Mais même comme ça, rien qu'une fois, tu ne pourrais pas. Tu t'écroules sur le matelas et ne bouge plus d'un pouce. Encore du vide.

Tes paupières s'ouvrent, douloureusement. Tes sens s'éveillent, et la première chose que tu remarques, c'est ta soif. Tu pourrais boire... une cascade entière. Luttant contre l'envie d'avaler ta propre salive au risque de te faire très mal à la gorge, tu t'étires. Et remarque que le beau batteur chez lequel tu viens de passer la nuit dort contre toi, son bras en travers de ton torse. Bordel Greg. Tu cherches ton téléphone, le trouve coincé sous ton épaule encore engourdie par ta blessure reçue hier soir. Tu redécouvres la fissure, soupire. Tu répareras ça plus tard. Tu regardes l'heure; il est huit heures moins le quart. Tes yeux courent sur l'écran. Curieux, tu veux voir si Béring t'as répondu. Il ne l'a pas fait. Tu lis avec horreur les messages envoyés pendant la nuit.

03:22 a.m
jtaiïme to0i; tu dore?

03:29 a.m
jaãi anvi deu toìu

Putain.

04:36 a.m
grrgory i me soöyule ima edbràssé ptn 0u sekoure bring

Tu bugues totalement quelques secondes. Mais t'es con où quoi? Pourquoi tu lui a dis tout ça? Tu colles ton front sur la vitre de ton téléphone. Long souffle énervé. Greg s'agite. ▬ Qu'est-ce que t'as? ▬ J'ai envoyé des conneries à mon mec hier soir. ▬ ... Tu lui as dis quoi? ▬ Rien de bon... et toi pourquoi tu m'as embrassé hier soir t'es con ou quoi? ▬ J'sais pas. T'as pas fais mieux. ▬ Ouais bah ça suffit maintenant. ▬ Hmm. Il ne se décolle pas de toi pour autant, referme les yeux. Le cœur battant, tu essayes de te calmer. Ta main glisse sans but sur ta peau, rencontre des marques de baisers, de morsures. D'excitation. Et puis tu vois un suçon dans le cou de ton collègue. Putain Geoffrey. Bon, bah déjà c'est sûr, tu n'iras plus dormir chez Greg.

Ton téléphone vibre. Te ramène à la réalité. Tu grimaces. 1 Nouveau Message de Béring. Oulah. Tu te remets en position assise tellement rapidement que des petites étoiles viennent perturber ta vision quelques secondes, accompagnées d'un violent mal de crâne qui lui, s'installe pour rester un moment. Anxieux, tu ouvres le message, ignorant Greg qui rouspète à cause de tes gestes brusques. Ton poing se serre et une boule se forme dans ta gorge. Les mots de Béring sont glacés et coupants, tu n'oses même pas imaginer ce qu'ils auraient pu te faire en face à face. ▬ Faut que je passe un coup de fil. Franchement Greg, pitié, lâche-moi là, c'est bon. Tu n'attends même pas qu'il réagisse et te lève difficilement, ton portable en main. Tu retournes au salon, descend un verre d'eau et te laisse tomber dans le canapé. Tu regardes un peu autour de toi, maintenant que c'est plus lumineux et que tu as un peu décuvé. Ta veste, elle au moins, est sagement attachée au porte manteaux. Mais c'est à peu près tout. Vous avez foutu le bordel. Tu composes le numéro de ton compagnon et hésites une seconde avant de confirmer. Aller. Mieux vaut le faire tout de suite au lieu de le laisser aller en cours et passer toute la journée à attendre. Ça sonne. Une fois. Deux fois. Troi- Béring décroche. Silence. Tu déglutis, massant ta gorge douloureuse. Ta voix enrouée, presque éteinte, part dans les aiguës. ▬ Salut Béring. Tu te tiens la tête, assommé par une violente migraine.



blackout, caress, kiss, texts, regrets






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Re: nouvelles expériences ♔ rp solo Lun 30 Oct - 0:11




CHAPITRE IV
musique


Il ne dit rien, ne te salue pas en retour, n'explose pas. Tu déglutis et continues, toujours anxieux, si ce n'est plus. ▬ Je... Bah je me suis dis que ça serait mieux de t'appeler pour discuter que... enfin voilà. Je viens de voir les affreuses conneries que je t'ai envoyées pendant la nuit et je veux te dire de vive voix que je le regrette plus que tout autre chose dans ma vie et... que je suis sincèrement désOL- ta voix se brise, tu tousses. ▬ Désolé. L'alcool et l'euphorie ne sont pas des excuses, je le sais. Le ton de ta voix est triste, comme le reste de tes émotions en cet instant. C'est vrai, que tu regrettes. Et tu veux sincèrement le convaincre. Seulement voilà. Béring ne l'entends pas de cette oreille. Si t'es déjà émotionnel depuis tout à l'heure, entendre ses mots en temps réel termine d'achever ton moral. ▬ Je sais je- Tu le laisses finir, baissant la tête, embarrassé.

Ses mots te giflent. Silence à nouveau. À cet instant tu penses voilà... c'est la fin de cette histoire; la fin de cette vie-là. La fin de vous deux et la fin de ta joie. Ta gorge se serre, tes paupières se ferment, la paume de ta main appuie contre ton front. Ça ne peut pas se terminer comme ça. De légers tremblements agitent tes mains et se répandent dans ton corps. Ton mal de crâne frappe comme des coups de marteau dans ta tête, et pourtant tu as encore plus mal au cœur. Mais quel abruti. Tu restes silencieux, sans rien dire. Rien ne te vient en tête, tu abandonnes presque, en fait. Tu ne pourras pas le convaincre. Comment faire, de toute façon? Tu as tout gâché et c'est tant pis pour ta gueule. Sans prévenir cependant, des mots s'échappent. Raclent ta gorge. Grattent ta langue et décapent ton palais. ▬ Je sais pas c'est... Béring s'il te plait... je t'aime et tu le sais ; ça n'a jamais été un mensonge tu- souffle tremblant. Ta voix part dans les aiguës. ▬ Je ne t'ai jamais caché quoi que ce soit et j'ai toujours été honnête, tu peux pas... me dire ça comme ça... Pour peu, tu pleurerais presque déjà. Mais tu retiens tes émotions.

Bruits de pas sur le parquet. Tu relèves la tête, l'air désespéré. Gregory entre dans le salon, n'a même la décence de faire attention. Tu tournes ton regard triste vers lui. Ses pas font grincer bruyamment le sol. Il te voit. S'arrête. Te regarde. Souris. Tu fais non de la tête, fatigué de son attitude et assommé par la migraine. Non tu ne souris pas Geoffrey, tu es à des années lumières du moindre pli sur tes lèvres. Parrallèlement Béring réagit. Tu grimaces en entendant sa respiration s'accélérer de colère, le ton de sa voix monter. Et puis sa réponse. Tu as merdé, encore une fois. Incapable de t'exprimer sans gaffer. Tu baisses la tête, dépité. Béring a raison et tu le sais, tu es complètement con d'espérer quoique ce soit. Tout ce que tu veux c'est gémir de douleur et retourner chez toi. Mais tu restes là. Tu attends. Assis. Car Béring n'a pas encore raccroché. Et tu fais signe à ton coéquipier de la fermer, un index collé sur tes lèvres et tes yeux fermés de frustration. Il te regarde sans comprendre puis fronce les sourcils, avant de passer son chemin jusqu'à la cuisine, haussant les épaules.

T'as à peine le temps de perdre ton regard dans le vide pour penser à ce que tu vas répondre à Béring que l'autre revient à l'attaque, un verre d'eau à la main. Toujours en sous-vêtements, comme toi. Tu le regardes, dépité devant ce spectacle. ▬ Tu m'fais une place sur le canapé? ▬ Gregory c'est vraiment pas le moment, laisse-moi tranquille. T'es pas très drôle. Il s'installe quand même à côté de toi, faisant grincer les ressort du vieux fauteuil. ▬ Ferme-la. De toute façon j'me taille. Il riposte, tu l'ignores, puis te lèves, cherchant délibérément à t'éloigner de lui. Son attitude te met en rogne. Le téléphone coincé entre ton oreille et ton épaule, tu remets ton pantalon et cherche ton t-shirt des yeux, ignorant la douleur qui serre ta poitrine. Tu t'habilles en vitesse, et reprends ta conversation au bout du fil. ▬ Excuse-moi. C'est pas ce que je voulais dire... Écoute je... Tu sais bien que je sais pas m'expliquer. J'ai fais une connerie que je regrette amèrement et je souhaite juste me faire pardonner. Dernier appel du cœur. Tu écoutes ce qu'il dit, suspendu à ses lèvres. Voix calme, triste, éteinte. Tu arrêtes tout ce que tu fais, essayes de comprendre. Ça ne va pas très vite dans ta tête, avec le mal de crâne qui frappe par vagues. ▬ Non Béring attend ne- Trop tard. Il a raccroché. Tu n'as pas entendu ses derniers mots, couverts par les tiens. Tu laisses retomber ton bras mollement le long de ton corps, une sensation de vide t'envahissant. Ton dos trouve un mur, s'y appuie, se laisse porter par le crépis. Puis une colère, grondante, grandissante, monte depuis tes entrailles. Plein de rage envers toi-même, tu frappes le mur de toutes tes forces. Tu t'ouvres le poing. Serres les dents de douleur et de regrets. La migraine enfle, prend de l'ampleur, t'accule contre ce mur. Gregory intervient, se précipite vers toi. ▬ Eh, mais calme-toi putain! Tu le repousses et jette ton sac sur ton épaule, sans même vérifier s'il est fermé, sans même regarder ton poing ensanglanté. ▬ Va te faire voir Greg. Sans attendre, tu quittes cet appartement dans lequel tu te jures de ne jamais remettre les pieds. Bien trop fier et les nerfs beaucoup trop à vif, tu pars sans te retourner, même si t'es pieds nus dans le couloir. Avant d'en atteindre la fin, te voilà déjà baguette en main. Et tu transplanes. Loin d'ici. Loin de Londres.

De retour chez toi, dans ton propre appartement. Seul. Tu essuies tes yeux et ignores la nausée te prenant l'estomac, passant la porte d'entrée rageusement. Tu la claques derrière toi. T'effondres au sol. Quelques larmes mouillent tes cils, mais pas assez pour couler le long de tes joues. Tu fermes les yeux, pousses un long et douloureux soupir. Quel sombre idiot. Tes mains viennent soutenir ton front et tu restes planté là, le cul par terre, les pieds nus et le dos contre la porte. Plic. Ploc. Une, puis deux, puis trois. Quelques gouttes de sang perlent sur le parquet vieilli. Ta main poisseuse brûle et tu sens tes veines pulser de panique. Tu t'en moques. Ronronnement lointain, suivi d'un miaulement aiguë, d'une cavalcade. Ça miaule encore, plus fort. Deux petites têtes se glissent sous tes jambes. L'une couverte de poils soyeux et l'autre nue. Un faible sourire étire tes lèvres et ta main valide vient caresser un menton, puis une échine courbée de joie. ▬ Salut vous deux. Tu déglutis en grimaçant. Le mal de gorge n'est pas parti non plus. T'as cru quoi.

headache, emptiness, feels, angry, sad






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Re: nouvelles expériences ♔ rp solo Ven 3 Nov - 13:59




CHAPITRE V
DERNIER CHAPITRE


Qu'il te semble loin, le match d'hier soir. La colère maintenant passée, apaisée, remplacée par la douleur. Ta tête vrombit et ta main droite pulse encore. Le sang séché tire ta peau, te démange. Tu ne bouges pas. Du moins, tu ne fais rien pour soulager ça. Une partie de toi te murmures que tu l'as mérité, qu'il ne fallait pas jouer avec le feu. Allongé sur ton lit défait, genoux repliés sur le côté et tête enfoncée dans l'oreiller. Ton autre main caresse lentement la peau si douce de ton plus jeune chat, qui ronronne de plaisir. Spacecake adore qu'on lui gratte derrière les oreilles et qu'on le recouvre d'une couverture. Ta voix est douce, ils te réconfortent sans le vouloir. ▬ T'as jamais de problèmes toi, hein? Les yeux fermés de contentement, il ne bouge pas, ne fait rien. Sam quant à lui s'étale de tout son long, partiellement sur toi. Lui tu sais qu'il comprend quand tu ne vas pas bien. Il ne t'avait pas lâché une minute après ta première dispute avec Béring à la fin de l'année. La dernière fois, ça n'avait duré que deux jours. Tu te forces à chasser ce souvenir amer. Mais comment s'empêcher de penser à tout ça maintenant. Tes paupières sont trop lourdes pour rester ouvertes, mais dès que tu les fermes tu te revois le pousser sans ménager ta force, tu le revois heurter le tronc de l'arbre, tu le revois pointer sa baguette sur toi. Et tu revis cette douleur qui te serre le cœur, qui pourtant ne devrait pas être là. Elle ne serait pas là si tu n'étais pas le pire des idiots et que tu réfléchissais avant de faire quelque chose. Las, tu te tournes, pour regarder le plafond. Il est vide, blanc, poussiéreux. Il faudrait vraiment que tu décores ton appart. Avec... des trucs, n'importe quoi. Tu tressautes quand Sam se jette sur toi. ▬ Mais, qu'est-ce que tu fais?! Il te répond par un long miaulement grave et une queue dressée. ▬ T'as faim..? ▬ MAAAO-UUUUUUUU!! ▬ Ok ok calme-toi, jeez. Il saute et se précipite dans la cuisine, alors que tu passes à peine tes jambes par dessus le matelas. Ton chaton endormi lève vivement la tête et se jette à la poursuite de son compagnon, ses petites pattes nues dérapant sur le parquet. Tu souris, amusé. Mais au lieu de les suivre, tu rentre dans la salle de bain, la démarche vacillante. Mieux vaut prendre un douche avant de faire quoi que ce soit.

L'eau jaillit. Glaciale. Mouvement brusque. Recul. De minuscules gouttelettes se collent à ta peau. Tu frissonnes et piétines sur place, ce que tu hais ce moment. Foutues gouttes. La vapeur s'élève enfin en volutes invisibles, l'eau devient tiède, puis chaude. Tu te précipites, soupires de soulagement, frotte tes mains sur tes bras dans un faux geste pour te réchauffer. Puis tu serres les dents. Et cries. L'eau coule sur ton poing meurtri et tu le retires vivement de l'eau, la main tremblante. T'as vraiment enchainé que les conneries, ce matin. Rien n'est allé dans le bon sens. Prenant sur toi, tu rinces quand même tes plaies, qui heureusement sont superficielles. Elles ne sont là que pour t'embêter un peu plus, voilà tout. Le sang disparaît, coule à tes pieds, colore le carrelage de rouge un instant, puis s'efface. ▬ Putaiiiin mais ça pique cette meeeerde. Tu places ta main hors de l'eau et essaye un maximum de la garder au sec. Ta tête tourne, et tu te laisses vaciller pour t'adosser au mur gelé. Respiration coupée. Haletante. Souffle perturbé. L'eau brûlante et sa chaleur presque insupportable glisse sur tes épaules et réussi un peu à te calmer. Gouttes qui viennent brouiller ta vision et noyer tes lèvres, tu les laisses s'écouler jusqu'à ton menton, former une cascade, coulant sans interruption. Larmes qui se mêlent au flot continu, impossibles à retenir. Tu entends encore sa voix, sa colère, sa haine et sa tristesse. Ses mots tranchants comme du verre brisé. Un sanglot déchire ta gorge, tu observes ta main gauche. Décorée discrètement d'un bijou fin sur ton annulaire, similaire au sien. Tu as fais la promesse d'aimer, Geoffrey. Tu dois la respecter. Pas la foutre en l'air au premier beau garçon qui te fais boire quelques verres. Abattu, tu termines ta douche, décidant finalement d'ignorer les picotements atour de tes phalanges.

Téléphone en mains, contacts défilant lentement. Tes yeux s'arrêtent un instant sur Felix. Plus tard, sur Ruben. T'hésites. Tu ne sais pas trop si tu as envie de leur parler, en fait. Pour dire quoi? Pour qu'on te dise que t'as merdé? Qu'il faut que tu fasses attention? Tu ne veux pas entendre ça de la bouche de tes amis... Et puis ils doivent être en cours, tous les deux. Vision floutée par la nostalgie. Tu te revois dans les dortoirs avec l'un, dans les couloirs avec l'autre. À inventer les pires bêtises, à faire des clins d’œil aux filles, à faire des courses de balais pendant les heures de creux, à donner des conseils aux premières années. Ils te manquent un peu, c'est vrai. Poudlard te manque. Tu délaisses finalement ton portable et regarde sans envie le contenu de ton frigo. Rien que de regarder la nourriture te donne la nausée, c'est pas le moment de manger. Tu te laisse tomber sur le lit, face contre le matelas. T'as rien à faire aujourd'hui. Et rien envie de faire non plus. Renfrogné, tu t'entoures de ta grosse couette en plumes et décides que tu ne feras rien, tout simplement. Tes deux chats, maintenant nourris et repus, marchent l'un derrière l'autre dans ta direction et s'installent confortablement au dessus de toi, comme deux bouillottes sur pattes. Les yeux se ferment de fatigue. Tu revois Gregory, embrassant lentement ton cou jusqu'au bas de ton ventre, caressant ta peau de ses doigts, murmurant dans ta nuque. Et tu grimaces, déçu de toi-même, presque dégouté en fait. Comment t'avais pu tomber ne serait-ce que quelques minutes pour lui alors que ton petit ami est mille fois plus... tout? Frustré de ta bêtise, tu grognes faiblement et tentes de penser à autre chose. Facile à dire. Assailli par tes propres questions. Et la migraine refait surface, t'assomme, te force à rester allongé. Comme si quelqu'un pressait tes tempes, comme si on plantait des aiguilles dans ton cerveau. T'aimerais qu'il soit là, qu'il s'occupe de toi, te caresse la joue et dorme dans tes bras. Mais tu vas rester seul dans tes regrets un moment. Plusieurs jours sans nouvelles. Bien fait. ▬ Idiot va. Courbaturé, blasé, fatigué, ennuyé. Déçu. De ta défaite comme de ton comportement. Tu fermes les yeux et t'enracines dans le matelas, finalement décidé à te reposer un peu, ne pouvant faire mieux.

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