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If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam

Annaëlle Greene
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If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam Jeu 3 Mai - 22:52

ft. Connor Sunbeam
Rappel-toi que c'est toi que j'aime.

Pourquoi est-ce si compliqué ?
Ton regard vide est fixé au plafond. Le son de l'horloge, qui indique le temps qui passe, est si doux à ton oreille. Tic-tac, tu inspires, tic-tac, tu expires, tic-tac, tu respires. Tu sens ton cœur soulever ta poitrine à chaque battement. Boum boum, un picotement à ton bras gauche, là où on t'a piqué, boum boum ce goût sucré sur tes lèvres, le goût de tes médicaments, boum boum une douleur à la cuisse, boum boum une envie de te lever. Tu te redresses, de façon à être assise. Cette grande pièce te fait froid dans le dos. L'infirmière est bien gentille, mais tu espères sortir bientôt.

C'était si pénible, cette douleur dans ta poitrine, cette difficulté à respirer, tu suffoquais, tu te sentais partir et pourtant tu te battais. Tu criais « pas maintenant », les larmes aux yeux, tu inspirait tellement fort. Tes efforts te donnaient tellement chaud, tu étais trempée, tes joues étaient rouge, tes mains tremblés, tu t'étais couchée au sol de façon à prendre un maximum d'oxygène. Ce n'était pas la première fois que ça t'arrivait, mais tu espérais que ce soit la dernière. Et elle était là, ton amie. Elle paniquait malgré le fait que tu essayais de la rassurer. « Mon sac... » disais-tu, « Seringue, pique moi... ». Tu titubais, mais dans l'élan, juste avant de perdre connaissance, tu l'as vu planter cette aiguille dans ta cuisse et tu chuchotais « ça va aller... ». Mais tu n'étais plus là. Tu ne répondais plus. Est-ce que tu respirais ? Probablement. Est-ce que tu étais encore en vie ? Oui. Mais sur le coup tu ne savais pas, tu ne savais rien.
C'est à ce moment là que tu t'es rendu compte de tout ce que tu allais laisser derrière toi. C'est à ce moment là que tu t'es dis « je te détruirais saleté de cancer ».

Tu t'étais réveillée à l'infirmerie. Tes yeux essayant de s'habituer à la lumière, tu voyais une silhouette à ton chevet. Tu sentais ta main dans les siennes, tu comprenais la peur que cette personne avait eut de te perdre. Tu as eu la même sensation, tu as vu tout ton monde s'écrouler. Un battement de paupière, puis deux, puis trois. Tu voyais enfin le visage de la personne à côté de toi. Tu as inspiré un grand coup, sentant l'air passer dans tes poumons, ce qui lui a fait relever sa tête. Connor. Tu lui as souris faiblement, il semblait soulagé. Vous échangez un petit « hey », il t'a embrassé le front. Il fait partie de ton monde, et malgré tout ce que tu as appris de la part de Soleil, tu es toujours aussi heureuse de l'avoir à tes côtés. Tu sais qu'il est possible qu'un jour il ne le soit plus, mais ce jour n'est pas encore arrivé. Vous avez discuté pendant un moment, toujours cette complicité entre vous. Il te parlait de son prochain match face aux Serdaigle, tu espérais y être, pour lui donner de la force. Malheureusement, l'infirmière qui passait par là t'avait dis de ne pas y compter.
Tu lui avais demandé de te ramener ton sac, et il s'en était allé.

Tu l'attends encore, la maison des Serdaigle est si loin. On ne peut pas faire plus loin, pense-tu. Tu observes la pièce, étrangement vide, sans mouvement. Et soudain tu te souviens de cette fille, morte à l'infirmerie, enfin à côté. Les toilettes où tu n'osais même pas aller. Cette histoire est tellement horrible, elle te donne des frissons à chaque fois que tu y penses. C'est toujours ceux qui veulent vivre qui meurt en premier.

Tu entends des pas, tu te retournes vers là d'où ça vient, c'est lui, il est de retour. Un sourire se dessine sur ton visage, mais disparaît aussitôt. Il y a quelque chose qui ne va pas, son humeur est différente. Tu fronces les sourcils, attendant ta sentence.

Connor, que se passe t-il ?
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Connor Sunbeam
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Re: If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam Ven 18 Mai - 11:29



Tu avais l’impression que ta cage thoracique se resserrait de plus en plus, piégeant ton petit cœur sans défense prêt à imploser sous la pression. Tes yeux parcouraient et reparcouraient les lignes du courrier que tu tenais entre tes mains, jusqu’au moment où tu ne pouvais plus rien distinguer à cause de tes yeux embués. Tu venais de t’assoir sur le bord de son lit, le parfait observatoire pour regarder le monde autour de toi s’affaisser complètement. C’est comme si la vie se jouait de toi. Comme si elle attendait en embuscade derrière un espoir de bonheur et qu’elle venait tout détruire sur son passage une fois que tu t’en rapprochais. Tu étais complètement abasourdi tu ne comprenais plus rien à ce qu’il se passait. Il y a encore quelques minutes tout allait bien, il ne s’agissait juste que d’un petit malaise comme Annaëlle en avait tant d’autres et là c’était désormais le signe d’une péremption imminente.

Tu étais dans le vide cosmique, ton corps ne savait même pas comment réagir à la nouvelle. Tu étais planté là sur son lit depuis maintenant plusieurs minutes contemplant les débris de ta vie graviter autour de toi. Tu ne comprenais vraiment pas comment tu avais pu te retrouver là. Ton cœur n’était plus qu’un petit lambeau rouge flottant dans le vide galactique. Tu regardas alors une photo de ton soleil blond, posée non loin de là, observant ses traits si astraux avec la pensée que cette étoile était sur le point d’exploser en soufflant toute ta vie avec. Tu ne comprenais pas pourquoi elle t’avait laissé sur la face sombre de la lune, te laissant te berner d’illusion en ce qui concernait l’autre côté du cosmos.

Après de longues minutes d’absences tu t’étais enfin décidé à aller la rejoindre. Tu titubais dans les couloirs, tu ne t’étais jamais sentie aussi faible de toute ta vie. Même les larmes ne sentaient pas de taille à endosser une telle situation. Tu ne pouvais pas dire quel sentiment précis tu éprouvais, c’était juste une supernova d’émotions qui les écrasaient les unes contre les autres.

Tu passais les portes de l’infirmerie sans être capable de regarder autre chose que le sol. Arrivé à sa hauteur tu ne pu même pas décrocher un mot, tu n’y arrivais pas, même après avoir entendu sa voix, sa si douce voix, seule onde sonore capable de conduire dans le vide galactique. Tu déposas alors la lettre sur son petit corps, les mains tremblants jusqu’à tes os. Tu essayas enfin de la regarder dans les yeux et ton cœur finit alors définitivement par mourir en observant le sablier qui venait de se disposer au-dessus de sa tête. La pensée que tu n’étais peut-être pas digne de ces derniers grains de sable si précieux te traversa alors de part en part comme le météore finale qui vint détruire ton âme.



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Annaëlle Greene
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Re: If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam Mer 25 Juil - 17:21

ft. Connor Sunbeam
Rappel-toi que c'est toi que j'aime.

Pourquoi est-ce si compliqué ?
Il tend un papier, et tu sais très bien lequel. Il le dépose sur toi, et tu le prends à ton tour. Cette lettre tu l'avais lu et relu, tu la haïssais tellement. 6 mois... Comment peut-on décidé qu'il reste un maximum de temps à vivre à une personne ?
Tu lèves la tête, plongeant tes yeux désolés dans ceux de Connor. Tu avais choisi de ne rien lui dire pour le protéger, parce que tu es sûre que ça ira si tu évites tout ce qui nuit à ta santé. Malheureusement, la vérité fini toujours par éclater, c'est comme ça. Il fallait bien qu'il le sache, mais tu aurais préféré qu'il t'en veuilles après que tu sois morte, plutôt qu'il le découvre comme ça. Tu détestais le voir dans cet état, tu voyais dans son regard que tu avais briser une partie de lui, pire que ça, tu l'avais anéantis... Il attend des explications que tu es incapable de formuler correctement dans ta tête. Tu inspires.

C'est vrai, je ne comptais pas te le dire...


Tu ravales ta salive et enchaînes rapidement pour éviter qu'il ne se méprenne.

En fait j'hésitais encore et je me suis dis qu'après ce qu'il vient de se passer, il était peut-être temps qu'on en parle... Malheureusement tu est tombé dessus avant même que je puisse en aborder le sujet...

Tout ce que tu disais était vrai, tu lui devais la vérité après tout. Mais Connor en avait perdu sa voie. Tu sentais le vide en lui, et tu dévies le regard incapable de plus l'affronter. Tu es faible, mais tu ne veux pas t'avouer vaincu. Connor tu l'aimes et c'est certain, tu te dois de le rassurer. Tu t'assoies sur le bord du lit, face à lui, lui faisant signe de s'assoir. Tu te mords la lèvre et retiens tes larmes. Vous arrivez à la fin d'un rêve merveilleux, plein d'amour et de joie. Votre rêve se change en cauchemar,  tu t'en veux de ne rien lui avoir dit.
Tu prends sa main moite.

Je suis encore là Connor, et tant que je suis là il y a de l'espoir que ce qui m'arrive s'arrange. Je ne veux pas te perdre, parles moi...


Tu poses sa main au niveau de ton cœur.

À travers ce mur de chair, tu peux toujours entendre mon cœur battre, il est là, il t'appelle entend-le... Je sais que c'est dur, si il te faut du temps je comprendrai, nous ne sommes qu'à un souffle l'un de l'autre, et je m'y accrocherais jusqu'à ce que l'on soit réuni.

Les mots sortent de ta bouchent tellement facilement, est-ce les cachets de l'infirmière ? Ou bien laisse-tu ton cœur parler à ta place ? Tu ne veux pas que ça se termine, tu as peur de te retrouver toute seule, qu'il sorte de ta vie et qu'il te laisse là. Tout ce que vous avez vécu, ton premier amour, le plus profond que tu es eu, celui avec qui tu n'as pas eu peur de te lancer, il est tellement lui, exceptionnel, drôle, irremplaçable. Tu te voyais vieillir à ses côtés, ta maladie n'était qu'un détail à votre relation, un détail qui fini par devenir un problème...
Tu lâche sa main et te tourne. Ton cœur s'emballe, tu prends conscience de ta vie, de ce que tu lui fais, de tout ce que tu as fais, et tu te retourne vers lui, soudain prise d'une énergie violente, les mots déballant tout seul.

Je suis tellement désolée Connor, je me suis battue pour faire face à cette putain de douleur , j'ai toujours cru que je pourrai trouver un moyen de soigner cette maladie seule, et au finale je vais errer dans l'obscurité d'un cercueil, seule, mon âme sera toujours là, mais je regretterai de ne pas m'être assez battue. La seule chose que j'aurai fait c'est profiter de la vie sans avoir penser à ce qui allait se passer, à ceux que j'allais briser, je voulais simplement vivre, mais que vous n'ayez jamais aucun regret de m'avoir connu. Je pensais pouvoir gérer tout ça, je pensais que ce serait beaucoup plus simple mais moi même je ne veux pas vous quitter... Je ne veux pas partir comme ça, j'aurai tellement voulu vieillir avec toi, vous retrouvez dans 20 ans ou même fêtez nos diplômes à la fin de l'école... Je suis tellement égoïste, je n'y arrive plus, je ne tiens plus, je suis faible et j'en fais trop toujours trop, je déteste cette maladie qui me tue à petit feu, je déteste mon égoïsme... Je...

Tu t'effondres en larme, la gorge nouait. Tu n'aurais jamais pensé que ça se passerait comme ça, tu attendais tellement mieux... Pourtant il est là, et tu es là, mais le vous que vous formiez se cache et tu as tellement fauté. Tu repenses à ce que t'as dit Soleil et tu remet tout en question, peut-être qu'il aurait été plus heureux avec elle, il n'aurait pas à se soucier de si tu allais mourir ou pas, il ne serait pas dans cette état. Et si tu avais écouté ta mère, que tu serais rester chez toi, à profiter de ta famille, tu aurais pu limité le nombre d'affecté... Mais tu n'as pensé qu'à toi... Égoïste, sans cœur... Annaëlle...


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Connor Sunbeam
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Re: If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam Dim 29 Juil - 0:07



Elle prit la fameuse feuille, promesse de passage de la faucheuse. Tu commençais à trembler comme si le stress et le chagrin était entrain de ronger tes muscles et ta chair. Elle t’avouait qu’elle avait songé au silence, le même dans lequel tu venais de te murer. L’incompréhension venait se rajouter sur tes épaules que tu entendais craquer. Elle ne t’avait apparemment pas jugé digne de recevoir cette information et cela te dévastait. Elle te fit signe de t’asseoir à ses côtés. Cela était plutôt une bonne idée car tu sentais bien qu’au vue de ton état, tu n’allais pas pouvoir rester debout pendant très longtemps.
Elle voulait que tu lui parles et tu le souhaitais aussi, mais même en ouvrant ta mâchoire aucun son ne sortait de ta gorge nouée. Elle plaça ensuite ta main sur son cœur que tu entendais battre dans un rythme à la fois berçant et terrifiant, comme une ballerine de porcelaine qui pouvait louper chacun de ses pas et finir en mille morceaux sur le parquet. Tu ne pouvais te résoudre à croire que ce cauchemar dans lequel tu évoluais depuis plusieurs minutes, allait devenir ta vie désormais. Que tout cela était bien réelle et que la fin de ton bonheur était déjà palpable dans la brume noire et épaisse.

Elle lâcha ta main et commença un discours qui te lasserait le cœur à chaque phrase, chaque mot. C’était tout bonnement insoutenable pour toi. Tu réalisas toute la souffrance qu’elle contenait depuis plusieurs années, celle que tu n’avais pas vu, celle que tu n’avais pas tenté de stopper, celle avec laquelle tu l’avais laissé seule pendant tout ce temps. Torture quotidienne que tu n’avais jamais devinée. Tu ne servais donc à rien, seulement à lui rajouter encore plus de douleur. Elle aurait mérité quelqu’un d’autre que toi, une autre personne, cent fois meilleure que ta personne inutile. En la voyant fondre en sanglot ton cœur se fendit en deux et les larmes que tu retenais vinrent briser le barrage et envahirent tes joues. Tu l’attrapas alors tendrement et l’enlaças aussi fort que tu pouvais sans lui faire mal, comme si elle pouvait se volatiliser à chaque instant. Tu sentais que tes cordes vocales étaient maintenant décider à fonctionner à nouveau, comme si elles avaient un peu passé leur état de choc.

"Tu es l’antipode de l’égoïsme Annaëlle. Tu n’as pensé qu’à nous, refusant que l’on sache pour ne pas nous blesser et te privant ainsi de l’aide que l’on pouvait t’apporter. Bêtement moi je n’ai rien vu, rien remarqué, comme d’habitude je ne vois pas entre les lignes, je n’analyse rien et je ne t’ai pas apporté le moindre soutien dans aucune de tes journées qui sont chacune des épreuves à part entière. Tu méritais et mérites toujours tellement mieux que moi. Il t’aurait fallu quelqu’un qui comprenne tout de suite et qui t’épaule depuis le début, qui te protège, qui t’aide à faire face à tout cela. Tu incarnes le courage et la force quand je représente la bêtise et la faiblesse. Je suis désolé, j’aurais tu te laisser continuer avec quelqu’un qui te méritait plus, c’est moi qui a été égoïste en réalité. "

Tu imaginas quelques secondes la vie sans elle et tes sanglots repris de plus belle. La vision de ce vide galactique froid dans lequel tu voyais ton corps inerte flotté sans but te terrifiait.

"S’il te plaît ne pars pas. Si tu t’en vas je ne pourrais plus vivre. Certes, certains disent que tant que mon propre cœur battra je serais vivant mais en réalité si le tien s’arrête je meurs avec lui. Par pitié, dis-moi que tu m’as encore menti et que tout cela n’est pas aussi éphémère que tu viens de me l’annoncer. Dis-moi que l’on a encore l’éternité devant nous comme quand nos lèvres se sont touchées pour la première fois."


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Annaëlle Greene
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Re: If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam Jeu 9 Aoû - 11:25

ft. Connor Sunbeam
Rappel-toi que c'est toi que j'aime.

Pourquoi est-ce si compliqué ?
Tu sentis le corps de Connor tout contre toi, chaud et tremblant. Tu l'enlaças en retour et ça te rassurer. Tu ne voulais pas le lâcher, ce serait comme le laisser une seconde fois, comme si tu ne le reverrai plus jamais, que ce serait la fin. Ton cœur, qui commençait à s'affoler, se calma. Connor a un effet agréable sur toi même si tu ne cesses de pleurer, le fait qu'il soit en sanglot t'arrache le cœur. Tu ne pensais jamais vivre sa avec lui, tu vivais avec le sourire et les rires.

Il essaie de te rassurer mais il y a rien à faire. Tu te sens égoïste. Il pourra dire ce qu'il voudra, ça pourrait venir du plus profond de son être que ça ne changera pas ton jugement sur toi même. Il se trompe et tu secoue la tête pour montrer ton désaccord. Tu n'as jamais eu besoin de quelqu'un qui te comprenne, mais quelqu'un qui te fasse vivre sans penser à ta maladie, quelqu'un comme lui qui t'a fait découvrir la beauté d'un amour fort et incassable, enfin... jusqu'à ce que ce fichu cancer s'en mêle.Comment peut-il juger que tu mérites mieux que lui ? Comment peut-il croire ça ? A t-il fait semblant de t'aimer ? Tu n'y crois pas une seconde et l'entendant dire ça tu serres les points sur son t-shirt comme pour le retenir.

Ton cœur est brisé, tu souhaiterais avoir un ange gardien qui te délivrerais de ton chagrin. Mais pour cela faudrait-il qu'il te ôte la vie ? Comment être heureuse si c'est pour vivre avec cette douleur en toi ?
Connor te supplit de ne pas partir et tu lui promets.

Je ne partirais pas...

Tu répètes doucement cette phrase comme pour te convaincre toi même. Il aimerait que ce soit un nouveau mensonge, comme quand tu disais que tout allais bien alors qu'en fait ce n'était pas du tout le cas. Tu aimerais passer encore l'éternité dans ses bras, seul refuge à ta douleur. Ses mots font couler tes larmes de plus belle, non tu ne le lâches pas, non tu ne veux pas partir, mais comme on dit, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

Tu profites de sa chaleur, de son odeur, ta phrase “je ne partirai pas” se transforme sans que tu ne t'en aperçoive en “je ne veux pas partir” tu n'arrives pas à dire autre chose.

Mais tu as un déclique et tu ne peux pas continuer à le faire autant souffrir. Rien n'est sûr et tu préfères l'éloigner quelque temps pour mieux le retrouver. Tu te détaches alors de son emprise. Tu inspire profondément, son être te manquant déjà, et ce désir de te blotir à nouveau contre lui qui te ronge. Tu mords ta lèvre en regrettant déjà ce que tu t'apprêtes à dire.

Connor, je ne peux plus continuer à vivre de cette façon. Mais je ne peux pas partir non plus de la même façon dont je suis venue, avec cette crainte de ne jamais trouver un moyen pour me soigner... Plus j'essaie de combattre ce mal, plus je le cache... Et ça s'infecte, on ne peut le nier, le monde est un peu plus pourri chaque jour, notre monde s'effondre. Mais ensemble nous pouvons le sauver... J'en suis sûre, ne te laisse pas submerger par la peur, j'aurai dû tout te dire plus tôt, on aurait peut-être éviter ce choc. Si seulement j'avais su que je ne te reverrai plus, je me serai réveillée plus tôt... Maintenant, il nous faut prendre de la distance, soigner notre problème et revenir plus fort... Je...

Ta respiration accélère, ta vu se trouble, tu fermes fort les yeux en priant de ne pas partir maintenant, en suffoquant et pleurant en même temps. Tu canalises cette pression, tu essaie de te calmer, de faire en sorte que tout aille mieux, tu regarde Connor, les yeux remplis de larmes.

Pars, je te reviendrai je te promet... Mais s'il te plait ne m’oublies pas, ce n'est pas fin, ce n'est qu'une pause... Mais pars... Je vais m'en sortir Connor, pour moi, pour toi... Pour nous... Connor je t'en pris ne me déteste pas, je t'aime.

Tu l'embrasses sur le front avant d'appeler l’infirmière. Tu te tournes pour ne plus l'avoir dans ton champs de vision, Ton être pleure, tu es si triste... Annaëlle, qu'as-tu fait ?...
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Re: If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam Mer 15 Aoû - 18:44



La chaleur de vos deux cœurs bouillonnant d’amour et de chagrin luttaient contre les brises glaciales de la mort qui vous entouraient. Vos larmes oscillaient alors entre évaporation et cristallisation dans un semi-état liquiforme aussi irréelle que ce qui était en train de se dérouler. Tu avais cette impression de rupture, de glissement, que toute ta vie était sur le point de se dérober à toi. Tu avais mis du temps à construire cela Connor, car contrairement à ce que beaucoup pourraient croire tu ne sais pas gérer tes sentiments. Ces derniers coulent inlassablement et douloureusement de ton cœur avant même que tu ne t’en aperçoives. Tu finis alors attaché à beaucoup de personne et tu prends peur, car cela te fait déjà trop souffrir alors que tes relations n’en sont qu’à leur prémices. Cependant, tu avais réussi à maintenir à flot ta barque cette fois-ci, avec difficulté certes, mais non sans un certain succès qui commençait soudainement à partir en cendres.

Les premières paroles de ta douce étoile enveloppèrent ton cœur et freinèrent quelque peu sa panique effrénée. Cette courte pause permis à ton pauvre petit organe de reprendre juste ce qu’il lui fallait de force pour pouvoir encaisser la suite qui commençaient déjà à fracasser ton corps. Comme broyer par ces mots, tu ne fonctionnais plus correctement. Ton cerveau comprenait mais ne pouvait transformer tout cela autrement qu’en mot clés. Fin, doute, peur, écroulement, espoir, regret, chagrin, au revoir, amour.
Ces mots circulaient en boucle dans ton esprit tétanisé. Tu la regardais, en battant des paupières le plus rapidement possible pour faire circuler tes larmes et la voir une dernière fois avant de partir. Obtenir ces images nettes de son visage si doux, était la seule chose que tu fus capable de faire ou de dire. L’infirmière te pris ensuite par le bras te faisant signe de sortir, au même moment où ta jeune bien-aimée te tournait le dos, te retournant ce qu’il te restait de cœur au passage.

L’infirmière te déposa à la sortie avec très peu d’empathie, comme si elle avait le fervent sentiment que tu venais d’importuner sa patiente déjà plus que faible. Tu étais maintenant assis parterre devant la porte de l’infirmerie, pleurant silencieusement toute l’eau que tu pouvais. Toutes tes tentatives pour te relever et rentrer dans tes quartiers étaient veines. Tu étais alors là, au milieu du couloir, plus vulnérable que tu ne l’avais jamais été. Il ne restait plus que ton esprit pris dans un cyclone et les miettes de ton corps et de ta vie broyés tout entier par l’amour, la peine et la mort.


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If I die young, what can you doing ? | Feat Connor Sunbeam
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