[FB] Noël en Pologne + Bering

Enoch Leszczynski
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Enoch Leszczynski
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[FB] Noël en Pologne + Bering Dim 24 Mar - 21:21

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flashback noël

Enoch n’était pas spécialement triste de quitter Poudlard pour les vacances de Noël, ni particulièrement heureux. Jusque là il s’était débrouillé pour passer les fêtes une année sur deux chez ses parents, s’épargnant ainsi les visites de “la famille”. Mais cette année, c’était foutu d’avance. Sa mère lui avait envoyé un hiboux, et il n’aurait pas le choix. Quelques jours avant la fin du trimestre, Bering lui avait confirmé que lui aussi serait là. Inutile donc de planifier un accident quelconque pour éviter le voyage. Se rendre en Pologne ne l’enchantait pas vraiment, surtout qu’il ne serait pas sur un terrain connu, mais c’était ainsi. Il avait du renoncer à emmener sa tortue (enveloppée dans un tricot “elfe de Noël” pour la semaine), mais était parvenu à glisser son Botruc dans sa manche au dernier moment. Si d’un côté son paternel était très attaché à la fameuse couronne ornée de bougies, sa mère et lui préféraient se goinfrer des petits chocolats du calendrier.

Le Gryffondor sentait l’anxiété monter en lui. C’était la famille, son “sang” comme disait son paternel. Et pourtant Enoch était gêné en leur présence. Ou plutôt, il était gêné de leur imposer sa présence. Son accident était connu de la branche Polonaise de la famille, mais son visage continuait de créer la surprise. Enoch le comprenait, mais ça le vexait tout de même. D’autant que cette année serait particulière : l’idée d’évoquer le vaccin ne cessait de lui trotter dans la tête. Enoch était tout de même parvenu à retarder un peu le départ, réussissant à convaincre ses parents d’arriver le jour J.

Et maintenant, il tentait de se planquer dans l’immense salle à manger. La vieille tante “à la barbe” avait réussi à le coincer et avait renoncé au bisou baveux, ne trouvant pas de peau “propre” où viser. L’éternel oncle moralisateur ne cessait de le toiser méchamment du regard, répétant à son père que “Laszlo tout de même, tu aurais pu essayer de réparer ça. Mais dans l’ensemble, on lui fichait la paix. Il remarquait bien que certains essayaient de masquer leur surprise, et il les en remerciait grandement. Enoch avait simplement tenu à saluer son grand-père, dont la vue faiblissait. Il avait tapoté son visage avant de lâcher un “Eh bah mon garçon, tu ne t’améliores pas !” avec un grand sourire. Si la première fois le gamin en avait pleuré, il avait maintenant compris que c’était la manière du vieux de dédramatiser le problème. Et finalement Enoch jouait le jeu. “J’essaie de te concurrencer !”, sous des regards parfois choqués. L’ancien lui avait demandé un récapitulatif de ses notes, notamment dans les matières scientifiques, et parut satisfait.

La famille, de la famille, de la famille commençait à installer les plats sur la table. Dans l’ombre, Enoch cherchait Bering du regard. Il se sentait suffoquer. Coincé dans le brouhaha des discussions très poussées, ou face à des gens qu’il ne connaissait pas. Quelle idée d’inviter la belle-famille de tout le monde ! Et finalement, il l’aperçut. Bering droit devant, manœuvre d’approche amorcée. Se faisant tout petit, Enoch longea le mur jusqu’à arriver jusqu’à son cousin. S’il avait eu quelques années en moins, il se serait jeté dans ses bras. “Dis donc tu étais où ? Je ne connais pas la moitié des gens présents, et je ne comprends rien de ce qu’ils baragouinent.” ah oui, outre le langage scientifique : Enoch ne parlait pas Polonais. A vrai dire, la dernière fois qu’il était rentré “au pays”, il n’était pas fichu d’articuler le moindre mot. Il ne s’en souvenait même pas. “Où est Dariusz ? Il a pu s'enfuir ?” étrangement, le père de Bering n’avait jamais droit à un “tonton”.

Il toisa la pièce du regard, envahi par tous ces grands. Littéralement et métaphoriquement parlant. Même Bering faisait parti du lot. Il attrapa machinalement la manche de son cousin. “Y a trop de monde, et j’aime pas la façon dont certains me regardent … tu ne veux pas qu’on prenne un peu l’air avant d’attaquer les cinquante plats du Maharaja ?”. Enoch pensa notamment à l’oncle maléfique aux airs de Jafar qui continuaient de tenir le crachoir à Laszlo.

Bering


Dernière édition par Enoch Leszczynski le Mar 3 Sep - 19:56, édité 2 fois
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Jeu 4 Avr - 22:41




Boże Narodzenie  //
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Noël. L'odeur annonciatrice qui flotte dans la maison des grands-parents. Les promenades près de la côte ; le vent de la Baltique qui hurle dans les oreilles. Souvent, il oublie comme ça lui manque, Béring. Et il s'arrange toujours pour arriver le plus tôt possible. Il respire, dans cette maison. Les réunions de famille ne sont jamais parfaites. Mais malgré tout, pour Béring, ça en est drôlement proche. Après un temps, on en vient à aimer les accrochages passagers causés par le verre de trop.

Il abandonne un des innombrables plats sur la table, et il s'apprête à repartir pour la cuisine. Béring n'a pas vu Enoch s'approcher, mais sa voix, il la reconnaîtrait entre mille. Un magnifique sourire vient orner ses lèvres. Alors, il ne s'est pas défilé cette année ? On est jamais trop sûr.

"Ah ! À ton avis ? Mamie m'a réquisitionné pour le transport des victuailles !"

Il roule un peu des yeux dans l'espoir de cacher son amusement, Béring. La complainte d'Enoch Leszczynski ; toujours pareil. Ils ont déjà eu cette discussion, sur le pourquoi de ce blocage linguistique. Et elle se conclut inéluctablement de la même manière : "gngngn". Tant d'un côté que de l'autre.

"Il a loupé le premier portoloin ; pour changer... Il devrait plus trop tarder, je pense !"

Marié à son métier depuis... de nombreuses années ; il a tendance à perdre la notion du temps, à l'autre bout du monde, Dariusz. Et Béring, il n'arrive plus vraiment à déterminer si son père se plaît dans la solitude, ou s'il s'en est seulement accommodé. Enoch tire un peu sur ça manche ; ça le sort de ses pensées. C'est mieux comme ça.

"Ouais ! Ouais, on peut. Viens, on va prévenir Mamie. Comme ça, elle viendra nous chercher pour manger."

Et il ne lui laisse pas le choix, Béring. Il le prend par le bras, et il l'entraîne dans la cuisine où la vieille dame au style excentrique s'affaire encore derrière ses casseroles. Son regard se pose sur eux, ses yeux verts se froncent derrière ses petites lunettes. Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres. Elle les connaît parfaitement, ces deux-là.

"Idziemy na spacer, tylko na chwilę."

"Meh... Oczywiście ! Je vous veux ici dans une demie-heure ; que je n'ai pas à venir vous chercher dehors avec le froid qu'il fait !"

D'un geste de la main, elle les chasse de la cuisine. Ca lui arrache un rire, à Béring. Ils récupèrent leur manteau, et les voilà dehors. La nuit froide contraste avec l'agitation qui règne dans la maison d'une manière étrangement agréable. Ils passent le petit portillon. Béring leur fait prendre le chemin vers la jetée : comme un rituel.

"Je pensais pas que vous viendriez vraiment..."

Il est conscient, Béring. Il sait comme chaque visite pèse sur Enoch.




Instant traduction :
Idziemy na spacer, tylko na chwilę. : On va se promener, juste un instant/moment.
Oczywiście : bien sûr/évidemment


Dernière édition par Béring Leszczynski le Lun 17 Juin - 16:13, édité 3 fois
Enoch Leszczynski
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Sam 6 Avr - 18:32

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Enoch n’était pas spécialement triste de quitter Poudlard pour les vacances de Noël, ni particulièrement heureux. Jusque là il s’était débrouillé pour passer les fêtes une année sur deux chez ses parents, s’épargnant ainsi les visites de “la famille”. Mais cette année, c’était foutu d’avance. Sa mère lui avait envoyé un hiboux, et il n’aurait pas le choix. Quelques jours avant la fin du trimestre, Bering lui avait confirmé que lui aussi serait là. Inutile donc de planifier un accident quelconque pour éviter le voyage. Se rendre en Pologne ne l’enchantait pas vraiment, surtout qu’il ne serait pas sur un terrain connu, mais c’était ainsi. Il avait du renoncer à emmener sa tortue (enveloppée dans un tricot “elfe de Noël” pour la semaine), mais était parvenu à glisser son Botruc dans sa manche au dernier moment. Si d’un côté son paternel était très attaché à la fameuse couronne ornée de bougies, sa mère et lui préféraient se goinfrer des petits chocolats du calendrier.

Le Gryffondor sentait l’anxiété monter en lui. C’était la famille, son “sang” comme disait son paternel. Et pourtant Enoch était gêné en leur présence. Ou plutôt, il était gêné de leur imposer sa présence. Son accident était connu de la branche Polonaise de la famille, mais son visage continuait de créer la surprise. Enoch le comprenait, mais ça le vexait tout de même. D’autant que cette année serait particulière : l’idée d’évoquer le vaccin ne cessait de lui trotter dans la tête. Enoch était tout de même parvenu à retarder un peu le départ, réussissant à convaincre ses parents d’arriver le jour J.

Et maintenant, il tentait de se planquer dans l’immense salle à manger. La vieille tante “à la barbe” avait réussi à le coincer et avait renoncé au bisou baveux, ne trouvant pas de peau “propre” où viser. L’éternel oncle moralisateur ne cessait de le toiser méchamment du regard, répétant à son père que “Laszlo tout de même, tu aurais pu essayer de réparer ça. Mais dans l’ensemble, on lui fichait la paix. Il remarquait bien que certains essayaient de masquer leur surprise, et il les en remerciait grandement. Enoch avait simplement tenu à saluer son grand-père, dont la vue faiblissait. Il avait tapoté son visage avant de lâcher un “Eh bah mon garçon, tu ne t’améliores pas !” avec un grand sourire. Si la première fois le gamin en avait pleuré, il avait maintenant compris que c’était la manière du vieux de dédramatiser le problème. Et finalement Enoch jouait le jeu. “J’essaie de te concurrencer !”, sous des regards parfois choqués. L’ancien lui avait demandé un récapitulatif de ses notes, notamment dans les matières scientifiques, et parut satisfait.

La famille, de la famille, de la famille commençait à installer les plats sur la table. Dans l’ombre, Enoch cherchait Bering du regard. Il se sentait suffoquer. Coincé dans le brouhaha des discussions très poussées, ou face à des gens qu’il ne connaissait pas. Quelle idée d’inviter la belle-famille de tout le monde ! Et finalement, il l’aperçut. Bering droit devant, manœuvre d’approche amorcée. Se faisant tout petit, Enoch longea le mur jusqu’à arriver jusqu’à son cousin. S’il avait eu quelques années en moins, il se serait jeté dans ses bras. “Dis donc tu étais où ? Je ne connais pas la moitié des gens présents, et je ne comprends rien de ce qu’ils baragouinent.” ah oui, outre le langage scientifique : Enoch ne parlait pas Polonais. A vrai dire, la dernière fois qu’il était rentré “au pays”, il n’était pas fichu d’articuler le moindre mot. Il ne s’en souvenait même pas. “Où est Dariusz ? Il a pu s'enfuir ?” étrangement, le père de Bering n’avait jamais droit à un “tonton”.

Il toisa la pièce du regard, envahi par tous ces grands. Littéralement et métaphoriquement parlant. Même Bering faisait parti du lot. Il attrapa machinalement la manche de son cousin. “Y a trop de monde, et j’aime pas la façon dont certains me regardent … tu ne veux pas qu’on prenne un peu l’air avant d’attaquer les cinquante plats du Maharaja ?”. Enoch pensa notamment à l’oncle maléfique aux airs de Jafar qui continuaient de tenir le crachoir à Laszlo.



Dernière édition par Enoch Leszczynski le Mar 3 Sep - 20:00, édité 1 fois
Béring Leszczynski
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Jeu 18 Avr - 13:02




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— feat. Enoch
Il l'observe un peu du coin de l’œil en marchant, Béring. Enoch lui rappelle... un petit animal mignon et grognon, un genre de mustélidé. Oui. Il a le sourire un peu moqueur aux coins des lèvres, Béring. Son cousin n'apprécierait sûrement pas d'être comparé à son hermine. Alors il le laisse dévier la conversation sur un sujet un tantinet plus agréable, pour l'instant.

"Ah ! Rien ne pourrait gâcher le plaisir d'avoir écrasé ta maison en début d'année."

Il ne peut pas s'empêcher de l'embêter un peu, Béring. Qui pourrait se lasser de piquer la fierté des gryffondors ?

"L'équipe est plutôt en forme en ce moment. On peut qu'espérer que ça se maintienne !"

Il ne préfère pas se prononcer trop tôt, Béring. Ils ne sont jamais à l'abri d'un coup dur, et il n'est pas du genre à faire les matchs à l'avance. L'air se fait de plus en plus marin, à mesure qu'ils se rapprochent doucement de leur destination.

"On va sur la côte, c'est tranquille. Tu vas voir, y a une jetée. J'pourrais presque croire que tu m'fais pas confiance ! Si ça te rassure, Babcia saura où venir nous chercher."

Pas sûr que ce soit rassurant ; pas du tout même. Ça leur vaudrait d'être de corvée de vaisselle, rien que pour le principe. Il déteste ça, la vaisselle, Béring. Et Mamie, elle est sans pitié.

"Tu sais, ils le font pas exprès, les autres..."

Il passe une main dans ses cheveux emmêlés par le vent qui hurle, Béring ; comme pour détourner l'attention de son manque de subtilité. La famille ; un sujet toujours trop compliqué, avec Enoch.

"Ils te connaissent mal. Je pense qu'ils savent simplement pas comment gérer la situation. Et... Je sais bien à quel point c'est vexant, de se faire regarder."

Ils traversent une rue ; on aperçoit enfin la mer.

"Ce que je veux dire, c'est que chacune de tes visites n'a pas à être une purge que tu t'infliges à toi-même. J'aimerais que tu sois heureux de venir ici, au moins une fois ! Ça ferait plaisir aux vieux de te voir plus souvent. Et Dieu, vraiment, tu sais que je déteste te faire la morale..."

Est-ce vraiment son rôle ? Il ne sait pas trop, Béring. Et ça lui fait de la peine. Quelque part, il s'invente des misères, Enoch. À quoi auront servi tous ces portraits ?



Dernière édition par Béring Leszczynski le Lun 17 Juin - 16:18, édité 3 fois
Enoch Leszczynski
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Mer 1 Mai - 13:31

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Serdaigle, écraser Gryffondor ? Et puis quoi encore ? Comme si des intellos pouvaient rafler la victoire à la force brute et instinctive des lions ! Les rouges ne sont pas que majestueux : ils sont fait pour le Quidditch ! Sauf Enoch, du coup. Voilà qu’il rumine de nouveau. Le gamin ne relève pas la remarque, se contentant d’hocher la tête quant à l’état d’esprit des balais bleus. Enoch réfléchit. Pas confiance en Bering ? S’il n’avait pas confiance, il ne l’aurait pas suivi au bord de l’eau. C’était risquer de se faire noyer par un psychopathe ! Il s’imaginait déjà marchant côte à côte avec un inconnu souriant. Celui-ci lui conseillerait de tremper les pieds dans l’eau, puis il l’attraperait par le col pour le faire basculer. Le liquide lui brûlerait les poumons, le sel lui piquerait les narines. Il ouvrirait les yeux dans un espoir stupide et contemplerait le sable et les coquillages avant de cesser de s’animer à jamais. Décidément, la Pologne ne lui laissait pas des songes très guillerets.

Enoch rentra la tête dans sa veste et serra ses poings dans ses poches. La seule chose qu’il pouvait redouter, ici, c’était la grand-mère. Et encore : Bering l’en préserverait sûrement. Le Gryffondor se stoppe net. Ils ne le font pas exprès ? Parce que lui-même le fait exprès ? S’il n’était pas trop occupé à observer son cousin charismatique, Enoch aurait sûrement explosé. Même s’il maîtrisait ce geste si gracieux, le gamin n’aurait jamais la classe de son aîné. Il s’imagina de biais, passant la main dans ses fils noirs pour … dégager un visage mutilé pas très engageant. Si Bering semble être un ange tombé du ciel, lui ressemble à la créature de Frankeinstein. Ce qui ne fait qu’attiser le feu de sa colère. Il reprend son chemin, revenant au niveau du Serdaigle. Il serre les dents dans son manteau Enoch. Il sent ses ongles pareils à des serres faire suinter le précieux liquide rouge de l’homme.

C’est sans plaisir que le gamin aperçoit enfin la vaste étendue d’eau. Tout pourri dans ce pays. Rien de bon n’en sort. Même Bering semble changé. “Merci Mère Thérésa pour toutes ces bonnes paroles, j’savais pas que t’étais l’avocat du Diable.” le ton était plus sec qu’il ne l’aurait souhaité. Et pourtant il dégueula ses mots sans retenue. “C’est vrai les pauvres, je suis quand même un beau connard de leur infliger ça hein. Je le fais exprès, moi.” à quel moment s’est-il mis à hurler ? “Et eux, ils se pointent pour me rendre visite peut-être ? Tes putains de dessin ça a pas suffit à les “préparer” ?” il s’agite le jeune Enoch. Tout n’est pas faux, mais tout n’est pas justifié non plus. Pourtant la fureur du lion l’habite, et ses grands gestes ne suffisent pas à l’épuiser. Pour la première fois de sa vie, Enoch est en colère contre son cousin. Lui qui le défend toujours. Lui qui le protège. Lui qui sait l’apaiser. Voilà maintenant qu’il jette de l’alcool sur un foyer déjà bien embrasé.

Sa lèvre le démange, il mord. De la même façon que le lion tente de mordre l’aigle. “Mais heureusement que tu n’aimes pas faire la leçon hein, parce que franchement, t’as l’air content de leur chercher une excuse à tous ces zdrajcy !” stop Enoch. Arrête-toi là. Pas la peine de continuer, ta bombe tu l’as soigneusement préparée, et elle n’est pas destinée à Bering. Tu pars fulminant vers le sable, shootant les cailloux dispersés, abruti par le chaos des tonneaux d’eau qui viennent s’échouer. Du calme. Bering ne doit pas suspecter ce que tu as prévu de dire au repas, sans quoi il tentera de te dissuader. Respire l’air marin, apprécie cette atmosphère chaotique. Conserve ta rage pour toute à l’heure.



Dernière édition par Enoch Leszczynski le Mar 3 Sep - 20:02, édité 1 fois
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Dim 19 Mai - 18:56




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Il est piqué à vif, Béring. Comme si on venait de lui jeter une eau glacée au visage ; il lui faut un peu de temps pour reprendre ses esprits. Sur leur passage, ils ne font pas naître de colère, les mots. Ils font fleurir de la tristesse.

Il faut finir par se faire une raison ; parce que Enoch ne sera pas toujours le petit cousin qu'il peut protéger de tout. Et il sent que ce vernis parfait qui recouvre tous les problèmes commence à se craqueler, Béring. Il sent un fausset qui se creuse et les sépare. Il reste là, sans rien dire, quelques longues minutes. Il laisse l'angoisse qui le prend à la gorge le submerger un peu. Il rattrape doucement son cousin.

"Et toi, c'est quoi ton excuse ? Tu es le premier à ne pas accepter les choses telles qu'elles sont. Tu es le premier à ne pas t'aimer."

Il garde le regard fixé sur les vagues agitées par le vent, Béring. Il n'est pas sûr de pouvoir soutenir celui d'Enoch. Et il aimerait pouvoir revenir en arrière ; effacer cette discussion. Il aimerait le voir heureux pour de vrai ; pas gangrené par la rancœur. Il aimerait voir un sourire.

"Tu penses que ta présence est une épreuve pour les autres ? Et bien laisse-moi te dire que c'est faux ! S'ils n'arrivent pas à t'approcher, c'est parce qu'ils savent parfaitement que tout ce que tu ressens pour eux, c'est de la rage. Si tu ne me fais pas confiance, crois ce que tu veux. Mais j'aimerais qu'un jour, tu finisses par... par arrêter de te voiler la face et te voir comme moi je te vois ?"

Et il pourrait en pleurer, Béring. Parce qu'il est plus conscient que jamais du profond sentiment d'injustice qui anime Enoch. Quelque part, il sait qu'il a sous-estimé son envergure. Il ne voulait sûrement pas se l'avouer.

"T'es parfait, Enoch."

Pour le soulager, il aimerait lui faire la liste exhaustive de ce qu'il a sur le cœur. Il voudrait être capable de quelque chose de plus éloquent, mais la mécanique est comme bloquée.



Dernière édition par Béring Leszczynski le Lun 17 Juin - 16:21, édité 2 fois
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Lun 27 Mai - 19:02

[FB] Noël en Pologne + Bering C1xOiJJ
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Prendre un coup de hache ne doit pas être plus douloureux que cette réalité acide. Oui, Bering a raison : c’est quoi ton excuse, Enoch ? Finalement son cousin n’était pas aussi ignare que le Gryffondor l’avait pensé. Que la mauvaise part du Gryffondor l’avait pensé. Si chacun a sa part d’ombre, celle de l’enfant ne cessait de croître, de se repaître d’un sentiment de frustration grandissant. Effectivement, il pourrait tenter de s’accepter. Oui, à son âge on est un funambule en équilibre entre la maturité et l’ignorance. Et le corps lourd du balafré penche du mauvais côté de la balance. Accepter reviendrait à balayer la souffrance, à tout oublier pour dessiner un nouvel avenir. C’est si facile de vouloir tout envoyer valser en éclat. La colère semble disparaître, et Enoch peine à laisser sortir ces nouveaux mots.

“Essaie donc d’accepter, toi. Imagine-toi Bering, ce que ça peut représenter. Brise ta baguette, là, maintenant. Vend ton balais, ne vole jamais plus. Place tous tes espoirs dans un minuscule cailloux, comme un fou persuadé qu’une rune pourra le préserver des forces qui le dépassent.”

Constat glacé, sombre, paralysant. C’était ainsi qu’il se sentait, Enoch. Faible, à la merci de n’importe qui. Petit, aussi. Noyé par l’ombre d’un cousin qu’il aimait plus que tout, mais dont le talent le faisait suffoquer à petit feu. Pouvait-on réellement haïr et aimer autant une seule personne ? Surtout quand cette personne est l’être le plus brave, le plus adorable et le plus simple que l’on ait jamais rencontré ? Il est parfait, Bering. Et jamais Enoch ne se sentirait suffisamment fort pour évoluer loin de lui. Ses autres paroles l’avaient laissé penseur. Ses remparts s’effritaient, doucement. Il aurait voulu lui cracher une dernière fois son venin. Remettre le vaccin sur le tapis. Mais il ne pouvait pas. Pas à Bering. Jamais.

Au lieu de ça, ses yeux laissèrent échapper quelque chose de froid, et de salé. De longues traînées sur sa peau abîmée. “… Parfait ?” C’est quoi parfait ? Il savait la définition qu’il en donnait quand ce terme était lié à Bering, mais à lui-même … un mot change-t-il de sens en fonction de la personne désignée ? Ses épaules remuèrent, lentement. Le bruit des vagues couvriraient sûrement ses sanglots, n’est-ce pas ?

Et pourtant Enoch aurait voulu se retourner et se jeter dans les bras protecteurs de son cousin. Puiser un peu plus de rayon de ce soleil divin qui avait soigné ces mêmes blessures par le passé. Un junkie au Bering 100% pur, le Gryffondor. “Babcia va nous attendre … ou nous farcir à la place de la bouffe. On devrait y aller.” Difficile de changer de sujet, difficile de quitter la mer vierge des yeux. Mais son vent salé viendrait sûrement sécher ses propres lamentations, et la rudesse de la vieille femme remettrait tout le monde d'aplomb. Fin psychologue Bering, toujours apte à dompter le fauve sans même sortir le fouet. Enoch fit demi-tour, et décida de lâcher une bombe d'un autre genre, peut-être pour dédramatiser la situation. "Ah et au fait : je fume maintenant, comme les grands." ... pas sûr qu'il fallait t'en vanter, Enoch.



Dernière édition par Enoch Leszczynski le Mar 3 Sep - 20:02, édité 1 fois
Béring Leszczynski
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Sam 1 Juin - 18:24




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Suite à une crise de débilité aigu j'ai supprimé le contenu de mon post sans le vouloir. J'ai donc le seum. Le post sera réécrit quand j'aurai la foi, en attendant voilà une prise de notes de ce qu'il contenait.

- Embrouille au quartier avec Enoch
- Retour silencieux et pesant comme il faut chez papy et mamie
- Arrivée du père de Béring, l'oncle sympatoche



Dernière édition par Béring Leszczynski le Lun 17 Juin - 20:10, édité 4 fois
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Mer 5 Juin - 14:04

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Contre tout attente Béring ne s’énerve pas. Il ne crit pas. Il ne lui fait pas la leçon. Il se contente d’être cynique : et c’est sûrement ce qui est le plus difficile à encaisser pour Enoch. Même s’il sait que son cousin est dans le vrai, et que lui est dans l’erreur. Pourtant il hausse les épaules, tel un adolescent rebelle qui n’a pas conscience des ravages. De toute façon, il trouvera sûrement une plante pour blanchir ses dents, d’abord. Si même les Moldus ont des dentifrice qui redonne de l’éclat, les sorciers doivent pouvoir faire mieux.

Le chemin du retour fut plus monotone que celui de l’aller. Est-ce que Béring faisait la tête ? Ou peut-être lui laissait-il de l’espace ? En tout cas les choses ne s’arrangèrent pas lorsqu’ils franchirent la porte d’entrée. Ô joie, toute une meute de manteaux grossissante ! Merveilleux, Enoch ne rêvait que de ça. Il avait pris la décision de rejoindre Babcia à la cuisine, en se faufilant aussi discrètement que possible, mais un rire puissant vint le couper de ses plans machiavéliques. Béring confirme ce qu’il pensait : Dariusz est arrivé ! Le Gryffondor a l’agréable sensation que ses rangs viennent de grossir : car oui, ce repas il le voit comme une bataille. Le camp des gens cons d’un côté, et des moins cons de l’autre. Ses troupes sont moins nombreuses, mais il tient suffisamment à elles pour que la quantité n’ait pas d’importance. Béring avait coulé si vite hors du couloir qu’Enoch dû se précipiter pour saluer celui qui, effectivement, était bel et bien son oncle préféré. Comme ses parents, comme Béring, Dariusz n’avait jamais eu de sensation de recul ou de surprise quand le gamin souriait de toutes ses dents. Si la face meurtrie d’Enoch le dérangeait, il n’en avait jamais rien montré.

C’est amusant comme scène. C’est drôle de voir le grand Béring ramené au rang de fils, d’enfant. Il semble tout petit à côté de Dariusz. Enoch ne l’avait encore jamais remarqué. “Il ne fait JAMAIS assez froid pour ne pas jardiner, tonton ! Béring m’a montré la mer !” et il ajouta sur un ton de confidence et en mimant des guillemets parfaitement indiscrets “Toi aussi tu as “loupé” ton portoloin ?” il explosa de rire. Puéril Enoch, mais c’est plus fort que lui. Une voix tonna de la cuisine : Babcia avait besoin d’aide pour amener les plats ! Le Gryffondor saisit la manche de Béring sans lui laisser le choix : une bonne occasion de perdre quelques secondes dans ce salon surpeuplé. Enoch lâcha des “oui oui” à tout va sous les ordres précis de sa grand-mère, alors qu’il ne comprenait rien, et plaça quelques plats ça et là à tout hasard. Quand ce fut fini, cette dernière s’empressa de corriger l’agencement des différents plats et après quelques mots (auxquels évidemment, le Gryffondor ne déchiffra rien) les invités commencèrent à se servir.

Les banalités fusèrent, et Enoch pu capter le nom de son cousin, en coup de vent. Il beugla donc à son tour, plus par habitude que par envie. “Béring brille à Poudlard. Il est très bon au Quidditch, même qu’il est capitaine de son équipe ! C’est le plus intelligent des Serdaigle et il va passer son DEMA les doigts dans le nez.” l’attention sembla se recentrer sur Enoch. Peut-être que personne n’avait rien compris ? Ou peut-être s’étonnait-on qu’il se soit exprimé ? Mieux : à tous les coups personne n’avait demandé la biographie des exploits de Béring à Poudlard. Ce fut Dariusz qui courra à son secours. “Quant à Enoch il va passer son Brevet Universelle de Sorcellerie Élémentaire cette année.” … nouvelle gêne pour le Gryffondor. N’était-ce pas l’occasion de jeter sa bombe, là maintenant ? Entre deux tranches de pain azyme ? "Ah et au fait : pour Noël je voudrais le vaccin anti-cracmol que vous refusez d'offrir aux pauvres rebus de la société, et même à votre famille. Merci", aller, bon appétit.



Dernière édition par Enoch Leszczynski le Mar 3 Sep - 20:03, édité 1 fois
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Lun 17 Juin - 20:14




Boże Narodzenie  //
« Wśród nocnej ciszy głos się rozchodzi. Wstańcie, pasterze, Bóg się wam rodzi. »
— feat. Enoch
Quelques seconde plus tôt, et ils auraient perdu papy. Les mots d'Enoch auraient sans doute fait s'étouffer le pauvre homme avec son verre d'eau. Comme par procuration, il ne peut pas s'empêcher de ressentir cet étrange sentiment de honte, Béring. Dans le silence insoutenable qui s'abat sur eux, il croise le regard de son père. Personne n'ose ouvrir la bouche ; bien évidemment qu'ils ont tous parfaitement compris, l'inverse serait beaucoup trop beau. Et plus personne n'ose ouvrir la bouche... C’est tabou.

Qu'est ce qu'il tente encore de faire, Enoch ? Qu'est ce qu'il veut leur prouver ? Il ne comprend pas, Béring. Est-ce sérieux ? Est-ce une énième provocation ? Un peu des deux ? Il ne sait du vaccin que ce qu'il a bien envie de comprendre, Enoch. Le reste, c'est comme si ça n'existait pas.

Il finit par poser ses couverts, Béring. Doucement, comme pour ne pas en rajouter. Pendant encore un instant, il hésite à se lever. Briser le silence lourd qui s’est installé, ça lui semble insurmontable. Les pieds de sa chaise raclent le parquet, et s'en est presque assourdissant. Il s'avance jusqu'à Enoch, pour venir saisir son bras ; une prise qui ne laisse pas place à la discussion. A-t-elle déjà pris un ton si sérieux, la voix de Béring ?

"Sors de table."

Et sans attendre la réponse dont il n'a pas besoin, il le tire aussi doucement qu'il le peut vers la cuisine avant d'en claquer la porte derrière eux. Et il sent la colère pointer le bout de son sale nez, Béring. Mais il ne peut se permettre de se laisser aller ; pas maintenant.

"A quoi est-ce que tu crois jouer, Enoch ?"

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Enoch Leszczynski
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Jeu 20 Juin - 22:12

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Ils sont bien moins causants tout de suite les Poloniais. Enoch est plutôt fier de son coup, mais ne laisse rien paraître. Parce qu’il n’a pas uniquement posé la question tabou pour faire joli ou briller : il veut sa répondre. Qu’importe la gêne ambiante, qu’importe les regards désapprobateurs, qu’importe que les regards glissent un peu trop longtemps sur ses cicatrices … s’il était obligé d’assister à la “fête” au moins il repartirait avec une réponse précise. Il voit Béring se lever, sûrement pour aller aux toilettes. Idéalement pour lui apporter une jolie boîte avec une étiquette “Joyeux Noël Enoch, c’est ton vaccin, te voilà à demi-normal - pour ta gueule, on n’y peut rien”. Mais non, il sent son cousin passer à proximité, tandis que lui attend et … se fait happer à sa suite. Donc il l’entraîne ? Béring entraîne le monstre dans la cave, pour cacher l’abomination ? Balayer la laideur sous le tapis pour que les acteurs de ce théâtre infernal reprennent leur comédie de niaiseries, baignant dans leur bonheur infâme, ignorant le mal être d’un des leurs ? Non.

Enoch se débat, persuadé de pouvoir s’en sortir. ”J’ai pas fini de mang-” pas le choix Enoch. S’était-il déjà senti aussi faible qu’en ce moment ? Le gamin voyait ses réponses s’envoler, à nouveau. Il rentrerait identique, encore. Quoi que nourrit d’une haine bien plus violente et plus vorace à l’égard des “génies” qui composent sa famille. Ca le débecte Enoch, ça l’agace. Et pire encore : Béring rejoint leur cercle. Béring, son cousin adoré, son idole, l’être le plus parfait de la Terre, décide de non seulement de ne pas prendre son parti, mais en plus de s’y opposer. A-t-il déjà ressenti autant de colère envers lui ? Ils allaient donc avoir des mots, durs, encore. Deux fois dans la même journée, pour Noël en plus. Mais le mal le ronge depuis trop longtemps, et le Gryffondor ne peut le résorber, ni même tenter de le contenir.

”Jouer ?” le mot est pourtant à connotation positive, mais il hérisse les poils du gamin. ”Parce que tu crois que c’est un jeu ? Tu penses que je joues ?” de nouveau il se dresse, furieux. Toute à l’heure c’était sa gueule problématique, maintenant c’est son adn. Un problème superficiel, puis un bien plus grave. ”Toi tu joues ? Tu crois que je m’amuse à tous vous voir faire mumuse avec vos baguettes, à voler comme des stars sur des balais ? Tandis que moi je reste cloué au sol comme un oiseau à qui on a brisé les ailes ?” puisque Béring a décidé de l’isoler, c’est lui qui prendrait pour tous les autres. ”J’aurai pu m’en contenter si c’était irrémédiable. Mais voilà, ça ne l’est pas. Ce n’est pas comme si la Nature elle-même me les avait brisées, c’est eux. C’est toi, puisque tu prends leur parti.” il pointe la salle à manger du doigt Enoch, sans prendre la peine de noter si la discussion a repris.

Il pourrait laisser une chance à Béring de s’expliquer. Il pourrait s’adoucir maintenant que le venin est craché. Mais non, il lui reste un argument. Un argument qui fait mal. Un argument qui tourmente ses nuits. ”Que dirais-tu Béring, si je te disais que comme par hasard à Poudlard, il y a une fille née cracmolle qui a découvert ses pouvoirs suite à un vaccin ?” plein de sous-entendus. Plein d’amertume. Plein de colère. Son propre sang préférait venir en aide aux autres. Peut-être s’agissait-il d’un autre vaccin ? Peut-être qu’Avalon n’avait été qu’un sujet test ? Peut-être que le vaccin présentait des effets secondaires ? Enoch ne s’était posé aucune de ces questions. Elles n’avaient pas lieu d’être. Elles étaient sans importance. On le laissait dans sa merde, c’est tout ce qui ressortait.



Dernière édition par Enoch Leszczynski le Mar 3 Sep - 20:03, édité 1 fois
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Ven 21 Juin - 20:23




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Il sait qu'il pense les mots qu'il lui crache au visage. Et rien ne pourrait plus le blesser, Béring. Il ne veut plus en entendre parler, de ce vaccin. Il voudrait même pouvoir oublier qu'il existe ; pouvoir oublier les atrocités dont sa famille s'est d'une certaine manière rendue complice. Il en a tiré une leçon, Béring. Ce n'est pas parce qu'on a la capacité de créer quelque chose qu'il est juste de le faire. Et toutes ses précédentes convictions se sont effondrées sur elles-mêmes...

"Je te dirais que tu dérailles."

Parce que ce n'est pas possible. Il se trompe, Enoch ; le vaccin est hors de portée, isolé et gardé. Et il n'arrive plus à masquer sa colère, Béring. Il voudrait pouvoir lui hurler dessus jusqu'à ce qu'il se taise et n'ouvre plus jamais la bouche.

"Je ne prends le parti de personne ! Parce qu'il n'y a aucun parti à prendre ; il n'y a que toi, tes bêtises et tes caprices ! Pour qui est-ce que tu nous prends, Enoch, à la fin ? Pour des monstres ? Mais oui ! Qu’est-ce qu’on rigole, bordel ! Tu crois que ça nous fait plaisir de rester là sans pouvoir rien faire ? On n'est pas au-dessus des lois, nous ! Parce que quand bien même, ton putain de vaccin personne n’y a accès ! Tu n'es pas le seul à en être privé. Ce n'est pas ton petit scandale spécial Noël qui changera quoi que ce soit à la décision du référendum."

Il sait pertinemment qu'ils sont durs ses mots, Béring. Mais il n'en a plus rien à faire, maintenant. Il ne fait que commencer. Et quand sa colère s’atténuera, il regrettera.

"Tu penses tout savoir sur le vaccin ? Tu penses que c'est une intervention anodine et être à l'abri de tout ? Et bien évidemment, tu sais aussi tout sur tout des charmantes expériences de Shumman !"

Bien évidemment, c'est eux les méchants dans l'histoire. Il est aveugle, Enoch. Et il voudrait lui cracher à quel point il le trouve égoïste. Égoïste de se présenter comme seule victime. Égoïste de les désigner comme seuls coupables du malheur dans lequel il est piégé.

"Tu donnerais tout pour ton injection ? Et bien va donc le dire à ceux qui se sont fait enlevés, tatoués et traité comme des rats de laboratoire ! Va donc te plaindre aux victimes des expériences précédentes ! À celles qui en sont mortes ! À celles qu'on a jamais retrouvées !"

Sa colère le laisse à bout de souffle, Béring. Il n'a plus envie de comprendre. Il n'en a plus la force, ce soir.  
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Mer 26 Juin - 18:55

[FB] Noël en Pologne + Bering C1xOiJJ
flashback noël

Béring est en colère. Enoch le sait. Enoch le sent. Enoch ne le comprend pas. Lui a le droit d’être enragé, haineux, perfide … source de souffrance et de frustration : il n’est que le déchet de la famille, le raté, l’étoile morte. Tandis que son cousin brille de mille feux. Il est un excellent joueur de Quidditch, capitaine de son équipe, bon dans ses études, gentil et loyal, assez populaire, … exceptionnel. Que tout soit vrai ou qu’une partie de la dorure soit fausse, Enoch visualise les choses ainsi et rien ne pourra jamais ternir l’étoile Béring. Ce n’est pas de la jalousie, il s’est longtemps interrogé à ce sujet. La jalousie, c’est ce sentiment qui vous rend faible, celui qui vous creuse les poumons et frappe votre estomac. La jalousie c’est cette chienne qui vient tourmenter Enoch quand il aperçoit Sam en compagnie de Billy. Ca c’est de la jalousie. Tandis que son regard pour Béring est toujours luisant de fierté et d’admiration. Sauf aujourd’hui.

Pourquoi n’arrive-t-il pas à comprendre ? A se mettre à sa place ? Enoch devait-il briser le foutu bout de bois de son cousin pour qu’il effleure la perspective d’un avenir dépourvu de magie dans un monde qui en regorge ? Pour ça il n’aurait pas le cran : imaginez que Béring ne retrouve plus de baguette assorti à ses doigts de génie ! Ou plutôt que les baguettes soient trop nombreuses à le choisir, en extase devant ce sorcier si impressionnant, et qu’aucune ne puisse se distinguer ? “La baguette choisit son sorcier” après tout. Des putes les baguettes, elles n’ont jamais choisi Enoch. ”Un caprice ? Donc vivre comme un babouin au milieu des sorciers c’est … un caprice ? T’as raison, en vrai je suis grave heureux de passer à côté des salles de classe où on fabrique des potions géniales, où on apprend la métamorphose. Super heureux de subir des sorts sans jamais pouvoir rien faire que brandir mes pauvres poings de Cracmol.” il est froid, Enoch. Il n’a plus envie d’hurler. Ni même de combattre. Mais pas non plus envie d’abandonner. C’est facile pour Béring de retourner la situation. Puisque lui-même ne la vit pas.

Les risques ? Rien à foutre. C’est toujours mieux que de rester un gland au milieu des chênes. Un gland mal branlé en plus, tout fripé. ”Moi ce que je constate, c’est qu’à l’intérieur je suis mal. Et que vous, vous vous éclatez tous autour d’une table en vous vantant de vos exploits de l’année.” y a-t-il vraiment besoin d’en dire plus pour commenter la situation. Enoch n’aime pas le côté Polonais de sa famille, c’est tout. A part quelques rares exceptions. Oui il a entendu parler de ce Shu machin chose. Justement. ”Et donc vous qui êtes si doux gentils mignons, ça vous a tellement perturbés d’avoir vu les conséquences de vos recherches que vous fêtez Noël comme si de rien n’était ?” ça part contre, ça le travaillait depuis un moment. Le Leszczynski avait eu peur. Dès le moment où il avait entendu ce nom, eu des bribes du scandale. Il avait fuit la presse, Enoch. Fuit les rumeurs. Il ne portait peut-être pas les Polonais dans son coeur, mais ils restaient son sang et lui y restait fidèle. Contrairement à eux. Alors il s’était préservé, pour ne pas tâcher définitivement leur image dans son esprit.

Finalement tout s’efface, tout s’envole. Un nouveau dilemme philosophique atteint le gamin. Il se sent plus détaché, plus songeur. Effectivement, des gens avaient soufferts pour obtenir cet ersatz de talent. Mais des gens n’ont-ils pas toujours soufferts à travers les siècles pour les progrès de la médecine ? ”Et donc, tous ces gens qui ont souffert. Tous ceux qui ont laissé leur vie pour en sauver d’autres. Quoi, tu balais tout ? Tu effaces tout ? Ca n’a pas existé ? Tu préfères salir leur mémoire en les négligents plutôt qu’utiliser ceux pour quoi ils ont eu mal ?” il est éteint Enoch. Il doute, il peine. Drôle de sentiments que ceux de Béring. Ils ne sont pas sur la même longueur d’onde. C’est rare, mais c’est finalement arrivé.



Dernière édition par Enoch Leszczynski le Mar 3 Sep - 20:04, édité 1 fois
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Dim 28 Juil - 22:39




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Il n'a plus envie de l'entendre. Il n'a plus envie de lui parler, Béring. Et c'est sans doute admettre qu'il est faible face à son cousin ; qu'il est juste un lâche qui préfère fuir les mots quand il n'arrive plus à les supporter, quand ils lui donnent trop mal au cœur et au crâne. Un pauvre idiot, qui n'accepte pas que tout n'aille pas bien.

Il voudrait être égoïste ce soir ; il voudrait encore lui dire qu'il n'est pas le seul à être mal à l'intérieur. Une vérité dont il n'avait jamais vraiment réussi à prendre pleinement conscience résonne comme une évidence. Une toute petite chose cachée au fond de lui comme on cache un sale petit secret. Une constatation à la fois simple et ravageuse qui nourrit sa colère et le noie sous la honte.

Il se mord l'intérieur des joues ; la rancœur et l’envie semblent être devenues des maux qu'ils partagent. Des vérités qu’il ne se laissera jamais avouer tout haut. Il sait pertinemment que rien de ce qu’il pourra dire ne touchera son cousin. Ce soir, ils sont divisés, c’est tout. Toute possibilité d’un Noël heureux envolé… Il voudrait qu’on le laisse disparaître, Béring. Il donnerait tout, absolument tout, pour le silence d’une nature déserte. Hurler jusqu’à s’en déchirer les cordes vocales, et personne pour l’entendre. Pas de témoin.

“Rien n'est tout blanc ni tout noir, Enoch. Aucun intérêt à prolonger le débat..."

Las. Il passe une main sur son visage, Béring. Il tente de se redonner une contenance, de calmer le feu qui refuse de s'éteindre en lui.

"Ton vaccin, je n'veux plus en parler. Plus un mot sur ton putain de vaccin."

Elle est dure, sa voix ; presque assez froide pour lui faire oublier ses doigts qui tremblent. Il croise le regard d'Enoch, comme pour le supplier de marquer ces mots.

"Fais bien ce que tu veux, mais n'espère pas venir pleurer chez moi quand ton obsession t'aura foutu dans les emmerdes."

C'est faux... Il ne pourrait pas l'abandonner, il le sait. Mais le temps d'un instant, ça le soulagerait presque de s'imaginer en être capable.
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Re: [FB] Noël en Pologne + Bering Mar 3 Sep - 21:10

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Enoch s’était donc à nouveau pris un stop. Un stop violent. Un stop bleu et argent. Il savait qu’il allait se le prendre. Le Leszczynski n’était pas naïf à ce point. Seulement il ne pensait pas qu’il viendrait du génie de la famille. Visiblement le lion était allé trop loin, et l’aigle sortait ses serres. Il aurait voulu contre attaquer, ne pas se laisser faire. Ressortir des arguments, détruire les murs protecteurs érigés par Béring. Mais il n’en pouvait plus, Enoch. Il était lassé de ce combat, dont il avait lui-même décidé l’issu : il serait toujours seul contre eux tous. Contre ces prétendus génies qui avaient torturé des gens pour une gloire bien sombre, et remise au placard quelques jours plus tard. Un coup dans l’eau. Et à aucun moment ces cerveaux si parfaits n’avaient songé à aider l’un des leurs. Tant pis, Enoch se démerderait tout seul.

Le Gryffondor ne peut s’empêcher de lâcher une dernière lame bien affûtée, histoire de clore le débat. ”Justement Béring, c’est pas MON vaccin. T’es trop con, vous me fatiguez tous.”, l’un des mots est sorti trop vite, Enoch s’en mord la langue. Non, Béring n’est pas con. Il ne comprend simplement pas. Difficile à faire. On peut ressentir de l’empathie, mais pas partager des maux qu’on ne connait pas soi-même. Et le Serdaigle n’a certainement jamais eu à se traîner une telle honte comme boulet aux pieds. Enoch est fatigué. Fatigué de persister. Fatigué d’essayer d’être quelqu’un. Pas quelqu’un de fantastique. Pas aussi bien que Béring. Juste quelqu’un d’entier, de complet. Les palabres tournent dans sa tête. “T’es con”. Pourquoi est-ce qu’à chaque fois qu’il s’en prend à Béring verbalement ou mentalement ces images reviennent ? Bé qui vient à la maison, qui parvint à masquer sa surprise devant le nouveau visage de son cousin. Bé qui fait l’insurgé quand Enoch refuse d’aller au village. Bé qui le prend en photo et le fait rire pour égayer ses papiers brillants.

n’espère pas venir pleurer chez moi

Lame glacée dans un coeur brûlant.

Ca, ça fait mal. Bien plus que cette histoire de vaccin. Bien plus que de voir tous ces connards user de leur bout de bois. Il perd patience, une demie-seconde. Il voudrait lui gueuler qu’il est jamais venu chialer Enoch ! Oui il lui a téléphoné. Oui il a chialé devant lui. Mais jamais le Gryffondor n’a rampé. Mais ce n’est pas sa fierté qui en prend un coup. La violence du rejet, sorti de nulle part. Les larmes montent à ses yeux. Colère ou tristesse ? Peur ou détresse ? Le gamin passe la tête dans le couloir et récupère ses affaires. Bon motif pour ne pas crécher ici davantage. Il farfouille dans son sac et balance un paquet dégueulasse sur la table.

Il n’a jamais été très doué de ses mains, Enoch. Pourtant il y a mis tout son coeur. Bon, moins pour l’emballage. Couleur rouge et or, en plus. Mais il s’est appliqué le Leszczynski. C’est qu’il ne roule pas sur l’or lui. On ne lui doit pas de service. On ne le trouve pas spécialement populaire. Encore qu’avec sa gueule le gars de la papeterie l’aurait peut-être laissé partir sans payer ? Quoi qu’il en soit il avait fait avec les moyens du bord. Enoch avait acheté un album photo. Il avait demandé à des filles de sa Maison de l’aider à confectionner des nuages en 3D sur certaines pages. Il avait dessiné aussi adroitement que possible des baleines, hippocampes et requins sur d’autres. Il avait collé du sable à certains endroits, et sur la couverture (dans ses cheveux et son lit aussi). Collé la photo d’une sirène du lac (il avait bien galéré là aussi). Et enfin, il avait collé des coquillages ramassé plusieurs mois plus tôt. Parce que Béring aime la photo. Parce que Béring aime la mer. C’est tout.

Enfant boudeur, Enoch referme son manteau. De toute façon Laszlo a sûrement fini de picorer son assiette. Ils ont passé assez de temps ici. ”T’inquiète, jvais aller crever dans un fossé tu seras pas emmerdé, navré de t’avoir causé tant de tracas” c’est sec. C’est vil. C’est bas. C’est puéril. C’est Enoch.

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