✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16)

Lukas S. D. Einarsson
Incarnation de la pulsion de mort
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✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Sam 24 Mar - 11:52

EXQUISITE DELIGHTS







Été 2027, dans le centre de Londres, Phillimore Gardens, dans le quartier de Kensington, un appartement plutôt spacieux dans lequel on te retrouve Lukas depuis quelques été, incapable de résider dans la maison familiale avec tes parents et ta soeur.

Décoration plutôt simple, géométrique, symétrique, découpant les espaces de vie par le placement des meubles plutôt que par des murs, seules les chambres et salles de bains sont encloisonnées, pour offrir plus d'intimité lorsque tu accueilles Vega qu'on peut désormais considérer comme ton colocataire plus que ton invité.
Les couleurs sont sobres mais chaleureuses, respectant des codes naturels avec des fauteuils en cuir marron et de grandes étagères en bois ambré, sur lesquels sont artistiquement disposées collections de vinyles qu'on pourrait considérer comme vintage aujourd'hui, auxquelles tu tiens tant, te redonnant chaque fois que tu en écoutes un la passion pour la musique qui semble t'animer.

On n'oublie pas, posé au milieu du mur telle une oeuvre magistrale, la télévision dernière génération, avec une définition ultra hd pour les parties interminables de jeux vidéos plus que pour les émissions tv qui ne semblent pas être dignes d'intérêt.

L'état général de l'appartement est sans conteste l'oeuvre d'un maniaque en puissance.
La symétrie est respectée autant que la propreté. Rien ne traîne jamais longtemps. Que ce soit toi, Lukas, ou bien la femme de ménage vous ne trouverez jamais rien qui ne soit à sa place, et les longues nuits où l'alcool et la drogue se mélangent à un amas d'humains triés sur le volet sont rapidement effacées le lendemain matin, te faisant parfois douter de la véracité de ces dernières, que tu penses parfois produites de ton imagination comme des chimères tant aucun indice si ce n'est l'état de ton corps ne validerait tes souvenirs embrumés.

Ce n'était pas le cas de la nuit dernière, ni de celle d'avant, pour la première fois le calme régnait sur ton royaume, un calme apaisant généré par la douce compagnie de Romeo.
Oh, vous n'étiez pas vraiment deux tourtereaux, encore moins deux adolescents ou jeunes adultes stables mentalement, mais ensemble, ensemble, vous sembliez avoir crée une sorte d'atmosphère paisible. Vous n'étiez pas doux, pas attachants, mais une complicité était né de votre union de fortune, êtres malmenés par la vie qui s'octroyaient l'un avec l'autre une pause dans leurs conflits incessants.

Fenêtre entrouverte pour laisser l'air frais Londonnien venir refroidir la chambre dans laquelle vous aviez passé la nuit, le bruit de la circulation berçant un réveil bien trop doucereux pour quelqu'un d'aussi agressif que toi, Satan. Les paupières ne sont pas lourdes et ne portent pas les stigmates d'un passé et d'un présent imposant, sans parler d'un avenir funeste. Avec Romeo, le temps n'avait plus d'importance. Cet été est votre parenthèse, votre cage dorée.

Premiers rayons du soleil venant agresser les pupilles, donnant le coup de fouet nécessaire pour que tes muscles se mettent à se mouvoir, dos à toi Romeo dort encore, tu te délectes des rayons du soleil venant frapper son épiderme, vision juste assez satisfaisante pour que tu te lèves, pieds nus entrant en contact avec le parquet froid, rigidifiant tes muscles qui se contractent et élèvent ton corps. Te voilà en position debout, nu comme un ver, étirant tes muscles engourdis tandis que tu te diriges vers ton armoire, ouvrant un tiroir machinalement, l'ordre et la propreté jusque dans le rangement de tes caleçons, pliés et disposés dans un ordre précis. Tu choisis avec soin l'un d'entre eux, l'enfile rapidement, puis passe vers les cintres suspendus, un t-shirt noir sans manches, avec capuche, en tissu synthétique et alvéolé, un legging de course et des chaussettes adaptées, rien de tel qu'une session de running à 7h30 dans les rues encore embrumées de Londres.

Tu sors de la chambre, jetant un dernier coup d'oeil à Romeo, le sourire aux lèvres, rien de romantique, tu la regardes comme un prédateur regarde sa proie, durement acquise, qu'il tient à savourer lentement.

Prenant les clés ainsi que ton téléphone resté sur l'îlot central de la cuisine, checkant tes messages et dernières notifications, te voilà déjà sur le pallier, prêt à commencer cette journée de la meilleure des façon qui t'ai été donné d'expérimenter.


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Dernière édition par Lukas S. D. Einarsson le Ven 16 Aoû - 12:29, édité 1 fois
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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Dim 25 Mar - 21:30


   
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C’est autant son absence à ses côtés que le vent frais qui vient lui mordre les hanches qui la réveille. Esprit reconnecté au premier battement de cil, les étoiles de l’astre rayonnant embrassent sa peau pour ranimer les membres qui s’étirent pour profiter de l’espace qui lui est rendu. Et elle est tellement détendue qu’elle se permet quelques minutes supplémentaires à l’horloge mentale réglée à la seconde près. Chronos ne lui a pas fait défaut, elle entend les clés cliqueter et la porte se refermer pour lui laisser libre emprise sur l’empire à ses pieds. Les draps glissent sur la peau marquée des distractions passées, guérissant de ceux qui ne seront jamais rassasiées, laissant révéler la déité dans son costume le plus apprécié. Elle fait les mêmes pas que ceux des jours passés, pour décider du vinyle qui va la faire valser.
Et dès lors que les notes s’échappent par la fenêtre dévoilant les formes divines, elle rejoint la salle de bain aussi démesurée que le reste du penthouse habité – l’entre qui l’a logé durant des nuits qui n’en font plus qu’une, cette éphémère perpétuité qui redéfinit la notion du temps. Les gouttes de son parfum coulent le long de sa nuque quelques notes plus tard, une serviette recouvrant les mèches soyeuses qu’elle finit par libérer devant l’armoire où il s’est tenu quelques instants auparavant. Elle regarde à peine les autres articles de la collection personnelle du propriétaire pour attraper directement une de ses vestes de costume noir qu’elle vient enfiler, refermant les quelques boutons en soie et profitant du confort qu’elle lui accorde grâce à cette carrure nettement supérieure à la sienne.
Elle attrape son téléphone pour l’alerter de son besoin de la matinée : un café. Tapotant sur les touches pour répondre aux individus qui l’intéressent et envoyant le reste dans la paresse,  ses pas suivent la cadence de la musique jusqu’à attraper l’œuvre posée sur la table du salon ; s’adossant au mur de la fenêtre vertigineuse pour déguster son bonheur matinal. Jusqu’à ce que la musique soit perturbée par les bruits de pas à l’entrée qui la font refermer son livre après l’avoir marqué. Elle bouge à peine jusqu’à ce qu’il vienne à elle, coulant son regard aux ombres  des dernières étreintes dans le sien avec un sourire séraphique, qui ne fait que rehausser un teint déjà illuminé par l’été.« Salut. Tu as le café?» Priorité.
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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Dim 1 Avr - 22:41

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Les ombres s'éveillent à mesure que le soleil poursuit sa course, rythmant la tienne, concentré sur la performance physique avant de t'attacher à des détails insignifiants tels que l'atmosphère ou l'environnement. Tu ne regardais pas le spectacle de la vie, tu n'endurais que le mépris de ton âme mutilée qui se stabiliserait sûrement par cette décharge d'énergie. Routine nécessaire pour calmer les maux de l'encéphale, noyer les affects destructeurs, le sport était avant tout un besoin et une recherche d'homéostasie, bien que ces derniers jours tout te semblait plus limpide et les perturbations usuelles s'éloignaient grâce à sa présence. Romeo devenait aussi précieuse que le second souffle, l'endorphine acquise pour libérer la douleur, euphorie contrôlée qui te permettait de combler ce vide, celui des affects absents, des sentiments détruits pour ne jamais plus dans le trépas tomber.

Capuche t'isolant du monde, course réfléchie pour en obtenir le meilleur rendement, corps qui évolue de manière calculée, toujours les mêmes pas et toujours le même rythme, inspirations et expirations mesurées, même dans l'effort tout était glacé, figé dans le temps. Tu jettes un oeil à tes constantes sur ta montre connectée, maîtrisant parfaitement ton rythme cardiaque, te permettant d'être froid et détaché, travaillant ton antipathie acquise avec le temps.

Café.

C'était pour le moins explicite. Tu souris, continue un peu ton parcours avant de t'arrêter, content de ta performance qui marque déjà le corps, en sueur après l'effort, les muscles définis par leur contraction, et l'adrénaline qui exalte dans tes pupilles.
Arrêt obligatoire au café le plus proche, en ressortant avec un sac remplit de ce qui constituera ton second bonheur matinal.

L'effort se fait ressentir sur le retour et rien que l'idée de prendre une douche détend tes muscles sollicités, le bonheur de l'eau chaude glissant sur ta peau, décontractant chaque parcelle martyrisée. Tu montes les marches deux à deux avec tes cuisses endolories, insert la clé dans la serrure avant de déposer le sac remplit de scones et autres viennoiseries sur l'îlot central de la cuisine, prenant soin de sortir une des tasses de café avant de te diriger vers Romeo.
Tu n'es pas assez fou pour te mettre en travers du chemin de Romeo et de son café, d'autant plus qu'elle te salue à peine avant de te le demander.

Tu souris, profites de ces quelques mètres qui vous séparent pour l'observer attentivement, habillée uniquement d'une veste trop grande pour elle, de ta veste, qui, il faut l'avouer, te fais bien plus d'effet sur elle que sur toi. Sourire malicieux tandis que tu lui fait une révérence, lui tendant son café avec toute la noblesse ironique qu'impose la scène. Tu es devenu son livreur, et tu marques bien ta soumission chimérique.

Comme vous me l'avez réclamé, Milady. tu te relèves, ravi d'avoir rempli cette requête. Vous trouverez de délicieux mets pour l'accompagner dans la cuisine, Milady. tu te courbes à nouveau Maintenant si vous voulez bien m'excuser, votre humble serviteur doit aller se laver quelques pas vous séparent déjà quand tu te retourne, lui adressant ce dernier message avec un ton plus intime Tu devrais en profiter pour enfiler quelque chose de plus confortable, je ne voudrais pas que Vega tombe sur toi ainsi. et tu te mords la lèvre car elle ne t'appartient pas et c'est ce qui la rend si attrayante à tes yeux.

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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Jeu 14 Juin - 3:55


   
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Elle coule avec volupté entre les rayons de l’astre doré, peau parsemée de tâches étoilées qui tracent la carte d’un monde de secrets. Vénéneuse fragrance se propage dans un courant d’air, sillage magnétique crépitant dans l’atmosphère pour faire brûler le feu sacré sur lequel il souffle pour aveugler sa dignité – pauvre déesse aux mots enchantés qui n’ont d’effet que sur les cœurs les plus abîmés ; mais tous le sont.  Elle quitte son trône pour s’avancer vers son cavalier sans tête,  pétales de fleurs d’épines que sont ses lèvres venant rafraichir sa mâchoire d’un baiser salvateur, misère nécessaire à assouvir les tentations qui l’animent depuis que ses bras sont devenus l’armure ineffable d’une rêverie qu’il ne fait que raviver.
« Merci. » Les doigts aux griffes acérées s’enroulent autour de la tasse de café, breuvage préféré qu’elle déguste dès la première gorgée venant réveiller les derniers neurones qui auraient pu rester entre les bras de Morphée. Et peu importe si la goutte brulante glisse sur ses lèvres dans une trainée de lave qui l’enflamme, elle n’a d’yeux que pour le valeureux dont la superficielle soumission rajoute à cette matinée une once de fébricité. Mais il est à peine arrivé qu’il veut déjà la quitter alors qu’elle n’a même pas encore fini d’admirer celui qui la possède le temps d’une saison. Alors elle le rattrape en quelques pas mesurés, café abandonné sur la table basse à ses pieds pour l’empêcher de quitter la cage dorée – flottement léger des mèches libérées qui viennent assombrir le regard d’une ombre empreinte d’ivresse.« Rien ne presse. » Sa voix n’est que sifflement impertinent, tintement perturbant lorsque la fine silhouette s’allonge pour tenter de conquérir les quelques centimètres d’écart qui la sépare des lèvres qu’elle accapare du regard. Mais elle se contente de sourire, amusée par sa propre impétuosité et la constante envie qu’elle a de l’agacer pour lui rappeler qu’elle serait à jamais l’antipode de ce qu’il pense désirer. « Au pire des cas je proposerai à Vega de se joindre à nous, qu’en dis-tu ? Lui au moins saurait me saluer comme il se doit. » Elle s’écarte pour le laisser la regarder (l’admirer), le temps de lui rappeler que s’ils jouent sur le même terrain, c’est seulement parce qu’elle le veut bien – indécence ponctuée par cette  allure infernale profanant les limites de la bienséance pour acclamer le désordre qu’elle installe pour faire croire que c’est commun au paradis. Ca leur ressemble tellement, l’interdit.
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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Dim 29 Juil - 12:07

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Seulement quelques mètres vous éloignent mais déjà Romeo te rattrape, à croire que les phéromones dégageant de ton corps en sueur l'attirait plus que le café tant attendu dans la matinée, ce serait presque un affront de l'abandonner pour le boire ensuite tiédi, et l'idée même d'être privilégié au rituel sacré te fit sourire, car d'une distraction tu devenais addiction.

Alors tu prenais le temps, puisqu'elle te l'ordonnait, et de tes yeux on pouvait lire un tracé stratégique, se languissant d'un corps parfait, sillonnant chaque courbe habillement dévoilée par le peu de tissu qui venait recouvrir son corps, commençant par sa douce nuque que ton colocataire s'efforçait d'éviter, descendant vers le sacré d'une poitrine qu'elle t'avait laissé conquérir, car tu n'es pas dupe, tout ceci n'est qu'un jeu et vous êtes des pions contraints d'avancer sous les ordres de vos esprits à la fois tordus et embrumés par des sensations inconnues qui font de vos corps à la fois des outils et des armes dans une guerre aux enjeux destructeurs.

L'examen visuel fut rapidement interrompu par la tentative de frustration engendrée par celle qui, visiblement, souhaitait attiser ton désir en esquissant l'ombre lointaine d'un baiser. Soit, tu ne lui donnerais pas ce qu'elle voulait en retour, tu ne céderait pas face aux actions à moitié entreprises et aux paroles plus que volatiles, le tout n'ayant pour but que de réveiller la bête qui sommeille en toi, pour que tu cèdes avant qu'elle ne le fasse, car tout n'était que divertissement, mais pour le sport, pour la compétition, tu te devais d'être fort.

Laisses moi au moins me mettre à ton niveau dis-tu en enlevant à ton tour des couches de vêtements superflus, commençant par le haut pour dévoiler ton buste reluisant; sourire taquin lorsque tu plies soigneusement ces vêtements que tu viens juste d'enlever, qui partiront dans la machine à laver, juste pour le plaisir de faire durer le moment, pour lui laisser à son tour le temps de t'admirer.

Et puisque cela avait semblé l'énerver la première fois, tu te dirigeais à nouveau vers la salle de bain, lentement, sans la quitter du regard, certains diront que c'est une provocation, d'autres une invitation.

Tu t'arrêtes une seconde, dénouant les lacets de tes chaussures avant des les enlever, ton pantalon ne tardant pas à suivre avant d'être jeté dans l'amas de linge sale qui a lui seul représente l'aveux de vos faiblesses, pas étonnant qu'elle t'emprunte des vêtements, tous les siens sont là, dans ce bac à linge sale qui ne demande qu'a être vidé.

Tu sais, tu n'as pas besoin de porter mes vestes pour me faire comprendre que tu n'as plus rien à te mettre, on pourrait simplement aller faire un tour en ville pour t'acheter des vêtements dignes de ce nom. sourire taquin, feignant d'ignorer la véritable raison de sa nudité aguichante, provocante.



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HRP
@Romeo I. Pierce je t'ai enfin répondu bb allelujah love tu me dis si tu veux que je change quelque chose

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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Jeu 15 Aoû - 21:30


   
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Des effluves empruntent du goût du vice la prennent à la gorge, libérant de sa cage une chaleur  à laquelle elle ne pourra probablement jamais s’accommoder. Et elles serrent  si fort que sa trachée se comprime, c’est si violent qu’il n’y a plus que lui qu’elle voit clairement, plus que pour elle qu’elle ne s’abandonne pas totalement. Il est la source – l’origine de ce martyre qu’elle prend à présent tant plaisir à ressentir. L’encéphale lui rappelle qu’elle devrait commencer à se faire à l’idée de ne plus le toucher, se limiter à l’image de ses muscles qu’elle aime redessiner, au goût de sa peau qu’elle adore marquer à chaque tremblement qu’il a provoqué. Il en deviendrait presque vital alors qu’elle le sait létal. Le cran de sécurité troublant habituellement les iris d’un voile d’indifférence a été délaissé au profit d’une spontanéité dont elle avait oublié l’existence.
Entre toutes les œuvres d’art qu’elle a pu admirer, il est celui qu’elle prend le plus de plaisir à décrypter, perdue dans son musée aux âmes prisonnières des toiles. Face à lui, elle apprend par cœur chaque ligne et chaque angle, sourit aux traces d’encre rouge que ses ongles ont laissées et que ses lèvres ont déposées sur sa création préférée. Elle l’a tant aimé qu’elle l’a l’abimé. Et en cette matinée où sa patience est comparable à celle d’un camé, elle se sent céder à chaque sourire, dupe à croire qu’il pourrait potentiellement s’élever – dépasser ses espérances. Ses yeux d’une pureté opaque expriment tout le trouble qu’il provoque en elle alors que chaque bout de tissu qu’il retire touche le sol pour révéler la chair déshonorée par des mémoires qu'elle voudrait calciner.
« Lukas. » Arrête. Le timbre se fait comme l’une de ces mélodies séraphiques que l’on veut déguster plus d’une fois, inlassablement, à répétition – un supplice qui continuerait jusqu’à l’opéra du chaos. Il fait désordre tandis que son prénom entre ses lèvres est comme la dernière prière du condamné, le tourment d’une âme déplorée.
L’attaque est dans ses gestes plutôt que dans cet appel qu’elle laisse flotter alors qu’elle ne se résume plus qu’à un très simple besoin; celle qui a abandonné son café pour autre chose de plus corsé choisi de faire disparaître ces sourires si certains pour le rabaisser au rang d’humain. Certes, elle est celle qui se rapproche et s’abandonne, mais lorsque ses doigts se raccrochent aux siens comme s’ils étaient sa seule source d’ablution, céder n’est qu’un autre moyen d’accaparer toute son attention.
Elle s’élève pour capturer ses lèvres, paupières ouvertes pour apprécier sa réaction, souffle enflammé sur chaque centimètre de sa peau – brûlure de dragon. Parce qu’elle adore sentir les murailles vibrer et la terre trembler, son cœur résonner et ses convictions s’évaporer. Elle veut tourmenter chacun de ses sens, apprécier sa capacité à apaiser ou accentuer l’agressivité qui brille dans ses yeux de glace; ces iris qu’elle aime tant faire fondre. Elle veut le marquer pour la journée, l’agripper pour l’éternité pour être celui qu’elle laisse ouvertement la défier. Elle préfère quand c’est lui qui le fait, mais elle sait qu’il finirait par avoir sa peau.
Elle lui accorde un baiser qui sonne comme une confession qu’elle laisse s’évader : tu m’as manqué.
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Dernière édition par Romeo I. Pierce le Dim 18 Aoû - 14:22, édité 1 fois
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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Ven 16 Aoû - 11:43

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Ton corps s'éloigne lentement vers la salle de bain alors que Romeo se tient là devant toi, sa peau que tes doigts aimeraient effleurer, griffer, marquer, ses lèvres qui lorsqu'elles se pressaient contre les tiennes te faisaient l'effet d'une explosion thoracique, n'arrivant plus à respirer, n'arrivant plus à te contrôler, elle avait ce pouvoir Romeo, et tu étais bien décidé à la laisser céder cette fois-ci, à la laisser succomber, pour posséder son corps, pour la dominer à nouveau.

« Romeo. » lui réponds-tu alors, reprenant parfaitement la tonalité qu'elle venait d'employer pour soupirer ton nom.

Vos regards se perdaient l'un dans l'autre, ignorant si c'était l'autre ou le reflet, bientôt vous ne feriez plus qu'un, vous n'aviez fait qu'un tout l'été, sous la chaleur Londonienne, vous vous étiez unis charnellement jusqu'à ne plus pouvoir vous passer du corps de l'autre, elle avait réussi là où toutes les autres avaient échoué jusqu'alors, elle s'était lentement et insidieusement transformée en une drogue dont tu ne pouvais plus te passer et cette idée te faisais frissonner, elle te faisait peur, parce que tu refusais l'idée de ne plus pouvoir te passer d'elle, tu te perdais peu à peu avec elle, et tu le savais, pour survivre tu finirais par la détruire.

Romeo se rapproche, elle s'élance dans une ultime attaque, ton sourire taquin s'efface pour ne laisser place qu'au désir mutuel de posséder l'autre, ses doigts se glissent dans les tiens et tu resserres leur étreinte, appuyant et pressant, paumes contre paumes. Il était trop tard pour reculer, trop tard pour vous arrêter, le désir vous consumerait à nouveau, ses lèvres viennent rejoindre les tiennes et dans tes yeux on peut lire l'adrénaline, on peut lire la passion, celle-là même que tu t'efforces à anéantir, Romeo était dangereuse, elle réveillait en toi ce que tu t'évertuais à annihiler.

Les lèvres s'entremêlent et bientôt les langues se caressent, les mains toujours réunies, et tant pis pour la douche, oublié le café, tu desserres l'étreinte de vos mains sans jamais briser le contact de vos lèvres célébrant votre union, tu glisses tes doigts le long de ses hanches pour venir se loger sur ses cuisses, le coeur brûlant, le désir ardent, tu soulèves celle pour qui tu te consumait de l'intérieur, celle-là même qui te faisais oublier que tu n'étais qu'un pour te rappeler que vous pouviez être deux, son corps tu le soulèves et tu l'emmènes jusqu'à ton lit, la posant doucement avant de te presser contre elle, sur elle, toujours dans l'espoir de garder le contrôle, toujours dans l'espoir de la dominer.

Embrassant son cou et descendant doucement, tes doigts occupés à glisser sous le tissu de ta veste qui faisait barrière entre vos peaux, traçant les courbes d'un corps que tu avais apprit à connaître sans jamais t'en lasser.

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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Dim 18 Aoû - 14:27


   
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Brasier est répandu aux premiers signes d’attention obtenus, dépossédant de toute moralité le corps qui ne devient gouffre que de désir – avec lui c’est à n’en jamais finir. Elle se perd dans le baiser divin, buste contre son torse olympien. La rythmique n’est plus mystère, enveloppe vénusienne se fondant dans la sienne, déchiffrant chaque besoin, décodant la faim. En une saison en enfer, elle parle la langue de satan aussi bien que celle des serpents.
Sien est le maître des limbes, l’invitant au pandémonium qu’elle redécouvre dans toute sa complexité pour déceler ce qui le fera défaillir, simple pression autour de sa nuque à laquelle elle s’agrippe – elle veut tout éclipser pour mieux le voir s’incliner, apprécier son adoration, éreinter sa frustration. Limites sont bousculées, frontières entravées, ombres entremêlées pour révéler des courbes qu’on ne peut qu’imaginer.  
Elle s’abandonne au vertige et égare sa veste, s’adapte au rythme lent, corps ondulant, yeux parlants. Brûlures nouvelles défient les ébats de la veille, lèvres vermeilles traçant des lignes qui s’entremêlent – et jusque là c’est lui qui mène. La muse s’amuse, chair affriandée par des baisers répétés, murmures de délices contre ses lèvres porteuses de sensualité désarmante – elles implantent l’idée d’être l’exception alors que tout plaisir n’est que distraction. C’est que les amants en deviendraient presque aimant(s).
Delirium des mains qui s’agrippent, elle redevient sa décadence, s’approprie la cadence – elle va le troubler jusqu’aux portes de la démence. Corps s’embrassent, peau s’embrase, doigts entrelacés avec tant de défiance qu’ils ne peuvent annoncer que nuisance. L’ossature du tout dévore la dualité pour en faire unité, danse sonore aux froissements de draps sous sa peau en soie. Souffle tremblant relâché dans l’univers, ils désirent tellement que ça en fait presque mal, leurs ébats qui révèlent la servitude de celui qui pliera le premier à leur lubricité, paradis dans les pupilles dilatées. Etreinte fatidique et le feu ne se résume plus qu’à celui de leurs yeux – regards de vainqueurs, dame du cœur.
Il n’y a pas lieu où ils s’entendent mieux.
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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Mar 20 Aoû - 20:37

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Ses baisers étaient devenu poison à ton coeur, un poison si délicieux que mourir à petit feu pour pouvoir les savourer n'avait plus d'importance.
Vos coeurs se lançant dans une bataille, une compétition, à celui qui battra le plus frénétiquement, à vos corps qui s'entremêlent, à vos peaux qui s'effleurent puis s'unissent pour ne plus se désunir.

L'étreinte de ses doigts sur ton cou manque de te faire défaillir, te mordant les lèvres avant de remonter jusqu'aux siennes, la pression sur ta trachée ne faisant que décupler l'envie, l'excitation, la passion, celle-là même que tu réfrénais en toute autre circonstance, dosage parfait avec une Romeo qui avait fini par briser tes barrières, par comprendre ton âme esseulée, par te rejoindre en enfer.

Tu la ferais payer un tel affront.
Tu la ferais payer d'avoir voulu toucher les flammes brûlant en tes limbes, et si sa domination physique fait monter l'excitation tu mets de côté sa dominance psychique car celle-ci serait le fléau de votre union.

Corps contre corps, peau contre peau, les mouvements sont calculés et pourtant tout se fait si facilement, habitudes ou entraînement, tu connaissais ses désirs, ses sensations, tu savais où appuyer, comment rythmer l'embrasement de vos deux êtres, pour lui apporter ce qu'elle désirait tant, l'orgasme à son paroxysme, tu n'en oubliais pas le tien, au contraire, tu faisais durer le plaisir, la sueur traversant vos pores pour se mélanger et s'unir à l'image de vos corps, lèvres mordues, cou embrassé, cuisses empoignées et dos lacéré, tu ne l'abimerais pas, Romeo, tu ne l'abimerais pas trop.

Les doigts s'unissent dans votre désunion, souffle coupé alors que l'extase relâche enfin ta trachée, tu n'étais pas du genre à crier mais dans tes yeux on pouvait y lire tout ce qui se passait, le voile obstruant tes pensées était tombé à nouveau face au regard de Romeo, elle t'avait à nouveau brisé dans l'acte charnel, l'orgasme tremblant au bord de tes lèvres et brûlant au fond de tes yeux d'un bleu moins froid qu'à l'accoutumé.

Tu te jettes sur le côté, voilà que vos âme s'étaient à nouveau égarées.
Et déjà, ses lèvres te manquaient.

Prenant son visage entre tes deux mains comme pour lui signifier tu m'appartiens tu jettes les derniers éclats d'une fougue partagée dans ce baiser, caressant sa langue dans des mouvements bien plus lents que ceux que vous veniez de quitter, les mains glissant dans ses cheveux avant que cette dernière étreinte ne s'achève, t'éloignant pour de bon cette fois-ci, plongeant ton regard dans le sien, et comme s'il ne s'était rien passé, voilà que le voile fébrile devant elle se redressait à nouveau.

« Est-ce que je peux aller prendre ma douche maintenant ? » question qui n'en était pas vraiment une.

Te voilà assis sur le bord du lit, t'étirant avant de te lever, vous auriez bien besoin de vous laver.

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Re: ✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16) Dim 8 Sep - 22:39


   
flashback - w i c k e d

 
lèvres mordues esprits tordus


 


 
Frénésie des premiers jours s’étale jusqu’aux derniers, fatalité entre ses mains qui l’apaisent d’une brutale ivresse, doigts dégageant les mèches dans une fluidité qui la fait sombrer. Elle pense à s’écarter, offusquée par l’élan de sincérité qui perle au bout de leurs lèvres – mais ses yeux d’or abritent l’obscurité pour y voir la façade fissurée. Discorde inconsciente qu’elle y  lit, encre de délire qui reprend possession des prunelles – alors corps se détachent et esprits s’éloignent, trait d’union devenu trait de scission.
Muscles encore incendiés, elle se défait des draps pour disparaître au creux de son cou, cascade de baisers déposés sur ses épaules dans une pluie de poussière d’étoiles qui se déposent sur l’astre. L’étreinte se resserre, ses cheveux caressant sa peau et lignes noires recouvrant les omoplates dans un parfait contraste. « Vas-y. »
Elle défait les liens, s’arrache alors que le regard de félin est devenu serein -  elle le libère puis se détourne, se couvre et s’éclipse – ellipse.
L’infâme café qui avait perdu toute chaleur a été délaissé sur la table basse, tableau figé à l’image des instants qui ont déraciné l’idée de cette distraction si plaisante. Elle marche à ses côtés, pavés fissurés sous la trace de ses pas, exhumant les cadavres dans une parade dont elle seule connaît la régularité. Ils cherchent son regard derrière les verres fumés des lunettes au bout de son nez, mais ses yeux trainent exclusivement sur les traits de son rival, cherchant une proximité dont la privation serait désertion.
Elle le suit presque sans bruit, air boudeur et grimace qui creuse ses joues recouvertes de constellations pour en faire un ciel noir, éclair qui déchire ses lèvres en un rictus toxique, teint de tout ce que pouvait lui inspirer cette population dénuée de toute fibre magique – tragique.
« Si ça te dérangeait autant que je mette tes fringues tu aurais dû le dire plus tôt au lieu de m’imposer une sortie shopping. »
worst of vibes

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✝ Flashback ✝ our lies are faking perfection ✝✝✝ Romeo (n-16)
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