simuler le silence + ezéchiel

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simuler le silence + ezéchiel Sam 27 Oct - 3:51

i hope you didn't write a poem, hope you remember every fight
tu as l'art du mal, l'art de poinçonner sa fierté -et son coeur, parce que ses sentiments se résument souvent à son égocentrisme, l'art de développer des tempêtes dans un corps d'habitude si quiet d'engendrer la douleur.

il y'a quelque chose d'incompréhensible chez toi qui le pousse à te détester. est-ce peut-être l'attirance de ses doigts contre ta peau ou peut-être alors le venin à claquer, son esprit est trouble quand il s'agit de ta personne.
pourtant il se doit de simuler le silence, longtemps, encore plus longtemps pour ne pas briser l'équilibre précaire de ses relations dans le petit groupe ; de bella à socrate, il n'a pas besoin de voir des sourcils froncés à cause de vos sales histoires.

il s'est intimement persuadé que c'était de ta faute qu'il avait échoué et qu'il avait laissé éclore son désir en un bourgeon passionnel, qu'il avait failli en cédant à des entremêlements soudains et dévorés par le besoin.
c'était au-delà de l'affection.
il ne sert à rien de nier ses joues rouges et ses yeux fermement accrochés à ton visage sous ton charme carmin luxurieux parce qu'il sait que tu l'entraperçois et que tu en fais une arme bien plus tranchante que n'importe quelle autre. l'intimité de ses désirs est quelque chose de fermement gardé, immuable et qu'il dévoile seulement quand le besoin est pressant ou l'amour trop grand.

et si son coeur s'agite pour un autre, il ne peut pas t'oublier (non tu n'es pas de ceux qu'on oublie - et puis il y'en a pas eu tant que ça tu sais, il est prude et a honte de traîner sa carcasse sur ce terrain châtié) et toi tu affirmes cela, tu lui impose ton toi et il ne peut rien y faire.
pas avec des messages ainsi.

pan après la danse, dans les effluves d'alcool à peines avalées pour sa part, s'empresse de te répondre. il a la fureur de la honte et de voir les pixels prononcer ce qu'il n'ose même pas avouer à la presque totalité de ses amis.
il te cherche, fugace, et se doute que tu as les mêmes pensées ; les vipères sont plus agiles en solitaire et s'il doit te trouver bien que tu ne répondes pas, ça ne sera pas dans la masse croulante. tu es plus ingénieux que ça.

il cherche d'abord dans les dortoirs, met bien une dizaine de minutes et s'affaire à s'éloigner à l'extérieur, là où le silence s'impose peu à peu - loin du royaume de musique et d'ivresse que trésor fonde pour l'histoire d'une nuit.
il s'enfonce dans le couloir, baguette à la main et il ne tarde pas à te trouver. d'un mouvement brusque qu'on ne lui connaît pas, peu enclin à sourire, il s'approche pour t'attraper par le col dans un geste de menace, la moue tirée.

tu restes encore sur cette histoire, hein ? tu commences à sérieusement me casser les couilles ezéchiel et tu devrais repenser à tes actes au lieu de venir me faire chier.
BY MITZI
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Re: simuler le silence + ezéchiel Lun 29 Oct - 14:12

déchirures aux cœurs



Délaissement de l'effervescence, il y a le plaisir du silence et cette envie terrible de poison dans les poumons ; l'impossibilité des cachots t'aurais presque donné l'envie de faire partis de ceux reposants dans les tours, pour pouvoir jouir d'une cigarette après les goulées brûlantes des verres que tu avais enchaînés et qui s'écoulait à présent dans ton sang, comme un flot de déraisons.

Et tu sais, tu le sais et tu l'attends, parce que tu le connais bien plus qu'il le pense, bien plus que tu le voudrais - et c'est d'un mouvement souple de la baguette que tu joues avec les volutes de poussières, ton dos reposants nonchalamment contre les pierres froides du château.

Tu attends.

En d'autres circonstances, tu n'aurais jamais envoyé ce genre de message ; tu adores le piquer, le railler, le toucher - mais tu préfères la froide indifférence et le claquement d'une langue acérée, plutôt que la dérision et la méchanceté facile. Mais il faut croire que l'alcool te rend plus expansif et moins judicieux. Tant pis.

Or, enfin, tu entends les sons annonciateurs de ses pas, puis ces doigts qui se resserrent sur ton col, sur ta gorge, comme pour t’asphyxier ou te blesser - et il y a ces mots qui arrivent jusqu'à tes oreilles, alors que tu plonges dans l'onyx de ses prunelles. Il y a, il y a ce sourire, ce sourire un peu mauvais, un peu méchant, un peu goguenard alors qu'un rire légèrement dédaigneux vient claquer entre vous, entre cet espace réduit d'une intimité déjà partagée. Tu ne lâches pas ta baguette, ne l'abaisse pas ni ne tremble, alors que tes lèvres se mouvent enfin, sans que ton regard ne lâche le sien.

Bien sûr que je reste toujours sur cette histoire. et tu effectues un violent mouvement du bras pour lui faire lâcher prise.

Evidemment. La douleur qu'il avait causé avait été trop forte, invisible sous le sarcasme et la colère, mais certaine et bien ancrée dans ton palpitant. Tu avais tellement, tellement envie de réduire sa petite existence à une fade amitié brisée ; mais il en était bien impossible. Parce qu'il représentait tout, tout ce que tu pouvais exécrer, la honte, la colère, ta rancune et l'accablement de toutes les fautes. Il était comme Lui. Cet homme qui t'accusait de ses penchants simplement parce que ton prénom et ton nom possédaient toute l'attraction. Tu avais eu confiance, terriblement confiance, encore une fois, comme cette fois-là ; mais tout comme Lui, il a simplement décidé de te haïr, d'en profiter et de te jeter.

MES actes ? Mes actes ? Quels actes ? T'es pitoyable à toujours jeter la faute de ce que t'oses à peine formuler. Pourtant, t'étais pas vraiment contre quand je t'ai fait crier comme la petite pucelle que t'étais.

Et ton sourire se fait railleur.

Et le pire, c'est que tu pourrais en redemander.

-- d'une tristesse vicieuse et douloureuse.



october ft. connard
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Re: simuler le silence + ezéchiel Mer 31 Oct - 2:18

i hope you didn't write a poem, hope you remember every fight
pan aime les âmes qui s'accrochent, qui laissent des griffures sur ses bras et des marques d'existence dans son histoire ; il vit pour se rappeler insatiablement du ressentiment.
pourtant toi il te préfère loin là où son regard ne peut pas se poser et où il ne peut pas se souvenir de l'horreur. ou peut-on nommer cela une erreur ?
il se laisse repousser et il a la respiration tremblante, yeux dans les yeux.

ce jour-là les mots lui ont échappé car il ne comptait pas tout briser, ce n'est pas sciemment qu'il a cassé le pot de votre amitié mais ses mains ont glissé - ça ne lui arrive jamais. il n'a plus l'habitude de se faire prendre de court par ses propres sentiments alors quand cet instant arrive, il ne peut que trembler et bégayer face à ses erreurs.

tu lui remets constamment sous le nez sa honte et ses craintes, étale cruellement ses fautes. pucelle, oui il l'était car son âme et prude et il n'avait jamais osé se glisser dans d'autres draps - face aux déhanchés féminins il n'avait que des bredouillements d'incertitude et les hommes n'étaient pas une option.
il a honte terriblement honte alors que tu es peut-être enhardi par l'alcool. il ne sait pas où il doit regarder et il finit par détourner son regard à tes derniers, impuissant face à la réalité rigide.
pour une fois il sait qu'il a eu tort mais ça l'arrache de lui dire et il a l'impression que c'est trop tard dans l'humiliation, pan a pour principe de ne jamais s'excuser ; qu'on le prend tout entier ou pas du tout car il n'a pas de temps à perdre.
mais là c'est différent car il a la conscience de la gravité de ses actes, de la dureté du rejet injustifié (après tout c'est ce qu'il craint et c'est pour cela qu'il se joue de l'asséner à d'autres - mais toi ce n'était pas les conditions ni la personne, après tout il t'appréciait plutôt bien).

il a besoin de te secouer de te frapper mais il ne peut pas, alors il revient à l'assaut : la baguette dans le creux de la paume il vient saisir et froisser le textile au niveau de tes clavicules, le serre en criant une bonne fois pour toute dans l'obscurité.
ta gueule !
une fois de plus, ses prunelles n'accrochent pas ton visage. il a le souffle court et les sourcils froncés, c'est le crescendo des émotions. il ne veut pas de ça.
il n'a aucune répartie bien sentie, aucune répartie digne de lui-même à te sortir, il a tout sur le bout des lèvres mais il n'a rien à dégurgiter, aucun poison assez puissant ou fin pour ton palais.

il avait les lèvres entrouvertes pour parler, la rage jusque dans la gorge mais rien non, en suspens pour faire sortir son amertume. à la place il y'a un silence suivi d'un soupir d'impuissance, rien d'agacé non, juste envers lui-même.
ce conflit a toujours été personnel mais il a fait l'erreur de t'inclure dedans.
il ne veut pas te lâcher mais ne te frappe pas pour autant ; il pourrait mais il n'y'a rien de sanguin dans son attitude.

tu fais vraiment chier...

à tout lui voler jusqu'à sa malice déplacée, son espièglerie à deux balles et ses sourires coupants ; à avaler ses mots qui sont sa seule arme en temps normal.
BY MITZI
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Re: simuler le silence + ezéchiel Dim 4 Nov - 23:03

déchirures aux cœurs



Il y a son souffle sur ton visage qui brise ce silence où vos prunelles se regardent, passant d'une orbe à une autre, faisant la navette comme à la recherche de quelque chose chez l'autre qui pourrait expliquer tout ça, expliquer cette situation, cette déraison, cette amitié brisée, volée en éclats pour ne laisser que l'amertume, les regrets et les remords du passé. Il y a ce sourire, ce sourire Ezéchiel, qui persiste sur tes lèvres alors que tu le vois tenter, essayer, réellement essayer, la bouche entre-ouverte sans pouvoir, sans réussir à dire, dire ces choses qu'on ne peut dire vraiment - parce que, parce que tout est si fragile.

Vous n'êtes que des adolescents.

Tu fais vraiment chier...

A peine une insulte. Seulement le soupire las de l'âme qui parle et c'est peut-être pour ça que ton comportement vint à changer, que ton sourire vint à flétrir et que ton visage vint à s'assombrir - comme si tu possédais tout les droits, tu retires ce soleil sur ta peau, cette tentation de tes lèvres, cette étincelle du regard, pour ne laisser qu'un léger voile noir sur ton visage ; celui de l'indifférence, d'une banalité sans intérêt - il n'y a plus d'attraction ou de beauté, Ezéchiel : seulement le visage terne d'un garçon aux cheveux blonds.

Peut-être que si étais resté aussi fade et sombre ; serait-il toujours là auprès de toi. Quelle terrible pensée.

Et toi t'as pas idée... réponse à peine soufflée, sur le même ton, comme une confidence lâchée bien malgré toi et pourtant, pourtant ; tu ne sais pas ce que tu ressens, cette colère, cette haine, cette peur, ce rejet terrible et cette lassitude, ce fatalisme, cette honte. Oh, tu a eu honte, Ezéchiel et c'est sûrement une des principales raisons de pourquoi tu le haïs. Tu n'as pas à avoir honte, jamais, surtout pas toi - on te l'as toujours appris. Tu lui as montré la beauté du monde, cette brillance éternelle, cette volupté personnelle - et tu lui as montré aussi, cette rage terrible qui déforme ton visage, qui te rends tellement, tellement plus hideux, plus surnaturelle, plus créature que simple mortel.

Et à ce moment, tu ne lui offres que l'ombre de ce que tu pourrais être.  

Vous êtes proches.
Tu ne sais pas si ça te rends mal à l'aise par l'atmosphère changeante ou si au contraire, ça te mets hors de toi - sûrement un peu des deux, tu penses. Alors tu poses tes doigts frais, celle de la main qui ne tient pas fermement ta baguette, sur la sienne qui sert toujours ta gorge comme si elle en avait le moindre droit.

Lâche-moi.

-- et tu ne le dira pas deux fois.




october ft. connard
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Re: simuler le silence + ezéchiel Dim 11 Nov - 23:36

i hope you didn't write a poem, hope you remember every fight
C'est un ordre qui résonne dans les murmures naturels de l'instant intime, ravivant l'authenticité de votre relation ébranlée. Son corps vacille les yeux renfermant la force éternelle - et ta volonté résiste aux hurlements doucereuse de sa colère immense. Pan semble bien frêle, poupée maudite par ses émotions conquérantes. Pan abrège ses souffrances des sourires mystifiés, noie sa peine dans une douceur imposée. Il y a - dans ses yeux, sa voix, son regard - l'expression d'une rancune grandissante. Il y a, dans ses mémoires rejetées, le souvenir de ces passages nocturnes. De sa main libre, l'indéfectible douceur - son index parcourt ses propres lèvres, en caresse les formes pour se rappeler de la chaleur des baisers. Pan a scié son cœur en deux - et son autre main, l'irrémédiable violence, comme un retour aux douleurs des lendemains glacés. Il a suffisamment souffert, hurlé dans le silence de ses émotions renfermées. Laisse-toi corrompre, Ezéchiel, par l'agonie de sa fierté atteinte. Laisse-toi fondre sous les gisements de sa colère - ses cris réels, cette poigne un peu faible. Pan est blessé, morfondu dans l'attente d'un bonheur accompli. Genou à terre, la fierté brandissante. Plus dangereux que jamais, mené par un étendard d'impatience.

- Tu n'avais pas cette condescendance dans tous ces messages que tu m'envoyais.

Il est gagné par une force malsaine, comme la récompense de ses mensonges convaincants. Pan est gagné par le brouillard du mystère qu'il créé à chaque mot, chaque gloussement d'une colère discrète. Un pantin achromate, ôtant les couleurs d'un monde un peu trop beaux aux yeux de ceux qui oseront troubler le sien.

Il a crié de plaisir, Pan, pour le voir hurler de tristesse.
BY MITZI
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