la saison des apôtres (salomon)

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la saison des apôtres (salomon) Lun 29 Oct - 17:28



échiquier de l'apocalypse

Astre quotidien aveuglant le fil de tes pensées. T'avais renoncé l'objet de tes responsabilités pour quelques dons de voyance bricoler, t'avais épuisé les ressources du soleil et tu te déclarais aveugle. Une excuse de trop pour te réfugier dans l'autre part, là où tes muses dansent en abondance. A l'abris des lumières, là où les vérités dorment.

Ta journée semble se raccourcir, enivrée par les fragrances de l'ennui alors que tu t'attardes sur l'infini. T'effleure plusieurs possibilités tandis que tes pas te guident : à quoi beau envahir le temps si c'est pour y croupir ? Autant marquer une poignée d'instant, laisser une saupoudrée de légende frémir au-delà des époques. La confusion murmure ; subitement, tu n'es plus sûr. Ton dénouement cesse, les couloirs de l'école se vident certes, mais la population te gêne.

Alors, tu t'abandonnes au refuge que l'institution t'as cédé. Maison commune ou salon des mensonges, là où s'étend le savoir-vivre et baigne impunément les idioties. L'intellect en décomposition alors que tu associais tes  quelques collègues serdaigle à la charogne séjournant sans grâce dans les bras de la mort, tu balaies la salle d'un regard l'endroit apte à laisser le fil de tes réflexions reprendre. Tes doigts te démangent, une envie brutale surgit sans que tu n'y ai songé avant.

Une partie d'échec aurait été le bienvenue. Salomon, divin, apparaît à ta vue. Tu soupires aux miracles, t'exaltant silencieusement de sa présence énigmatique et tu veux discuter du monde avec lui. Tu expires et tu détruis fébrilement les quelques mètres qui vous sépare. Salomon. tu le salues tout bas, une table, un siège face à celui qu'il occupe et ton regard dans le sien. Tu t'y installes sans hâte, nourrissant l'instant de tes mouvements. Amusant, je mourais d'envie d'une partie d'échec et te voilà face à moi. Ta main vient nonchalamment chercher tes cheveux, tournoyant une boucle alors qu'un bref sourire orne tes traits, l'instant est éphémère et tu lui adresses de nouveau un regard. Bien sûr, l'offre ne dépend que de ton envie, je n'oblige à rien. Tu ajoutes doucement, il serait néanmoins malheureux de t'en voir privé pour aujourd'hui, la journée commençant enfin a prendre un peu de sens.
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Re: la saison des apôtres (salomon) Mar 30 Oct - 19:43

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échecs
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Silence en plomb, ses doigts embrassent la surface froide et parfaite. Pas une fissure, pas un détail fossé, presque comme si les courbes le séduisait, tout n’est là que pour satisfaire. Elle tombe et il sourit. Il veut s’y pencher, il veut s’incruster dans cette manière et ne faire qu’un avec elle car sa perfection sans vices le fait trembler.
Minutes qui tombent une par une sur le sol, tapis d’un temps perdu, jouer contre une divinité interne; il gagne. C’est lassant, il est las, il veut sentir un regard sur ses doigts lorsqu’il agite les instruments de stratégie, il veut sentir les lèvres s’étirer sous les émotions, il veut de la vie, il veut.

Ismael. Iris se braquent, craquement des os, sa voix fait trembler ses sens, c’est plaisant sans le tirer dans les méandres d’une réflexion complexe. Tendresse naissante, froideur restante, il tend la main vers la chaise, il s’y assoit, et il l’observe.

Allons Ismael, pourquoi aurais-tu mon refus. Il calque ses mouvements sur les siens, mais c’est sur l’angle de sa mâchoire que ses doigts s’égarent. Salomon te voilà satisfait, enfin un peu d’agitation dans sa cage thoracique qui se figeait comme les figures de marbres.

Mouvement fluide du poignet et les pions prennent place. Il est les blancs, préférence pour l’autre champ de bataille.
Avec Ismael c’est efficace, il n’y a pas de matière en trop, pas de phrases qui font tâches, pas de sens tordus, il y a juste un ruisseau fluide et ils sont les deux rives. Ils s’observent et s’attendent, l’agneau et le loup.

Tu semblais bien ailleurs. Il fait le premier pas, il envoie son premier soldat dans la gueule de l’animal, il sourit, il sent son sang battre dans ses veines, son poignet, son bras, sa gorge, lui.

Alors Salomon lève les yeux vers lui, et scrute les parcelles de son affection, de l’inclinement de son âme, il veut tout voir au premier rang.
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Re: la saison des apôtres (salomon) Mar 30 Oct - 23:58



échiquier de l'apocalypse

Allons Ismael, pourquoi aurais-tu mon refus. Une allure plaisante dans ses paroles, mouvement nobles alors que l'échiquier comme à l'heure jugement fait son apparition. Là où les âmes se dévoreront pour avoir l'air plus sage ; on ira dégorger d'autres esprits pour se donner des airs de saints. Mais ce jour-là Ismael, tu feras du charmes au diable.

Mais si l'immortel n'était qu'un artifice ; à quel autre infini pourrait-on bénir. T'aurais croqué à tous les vices pour trouver tes réponses. Tu pries certaines malédictions et l'échiquier est toujours là pour te resituer dans tes espoirs. Soldat en avant tandis qu'il te faut un instant pour procéder à ses paroles. Ailleurs.. tu prononces lentement, je le suis sans doute, toujours. C'est un souffle qui s'abat sans dégât sur le plateau alors qu'une œillade furtive rencontre celle du préfet en chef.

Je pensais à l'immortel. Tu te penches vers le plateau, réfléchissant brièvement à ton tour, c'était une parure servant à innocenter vos dires. Ironiquement, cette pensée ne veut pas mourir. Le chevalier avance alors que tu te redresses, cherchant l'intellect battant celui de ton camarade. Qu'est-ce qu'il y a le plus de valeur ? L'immortalité silencieuse ou la gloire d'un moment ? Tu laisses un rire en soupire s'échapper comme honteux de tes propres pensées. Il serait long de tout recontextualisé, mais la question m'intrigue. Qu'en penses-tu, Salomon ? Son nom glisse fiévreusement sur ta langue, le savoir est un concept désireux.
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Re: la saison des apôtres (salomon) Mer 31 Oct - 2:50

words:
échec
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ismael
Il lève un instant les yeux. Rareté extrême, car toute son attention était uniquement rivé sur la valse des guerriers monochromes. Esquisse et souffle d’un léger rire, décidément, ses mots ne sont que poésie que pour ses oreilles. Si différent des hurlements fades de la fausse là où les âmes qui resteront à jamais lambda s’entretuent.
La tour se libère.

Selon Schopenhauer, l’immortalité est un des facteurs du bonheur; inatteignable. Pour le névrosé qui cherche la salvation l’immortalité serait à mon humble avis la solution. Cependant pour le désir instantané et les hommes spontanés, une gloire éphémère les rendrait si heureux le temps d’un temps que cela suffirait à remplire leur vies.

Il fait avancer un pion, il joue avec les mots et le rythme du frottement de la tour sur l'échiquier. Deuxième sourire, sa main libre épouse l’angle de sa mâchoire pour soutenir son visage. Réflexions qui s’entrechoquent dans son esprit, craquement insensé d’idées vagues qui veulent surgir elles aussi.

Un auteur moldu .. j’ai oublié son nom, à écrit l’histoire d’un homme qui a mit fin à ses jours car il avait atteint un sommet de bonheur tel qu’il savait pertinemment qu’il ne parviendrait pas à connaître plus satisfaisant que cela; il s’est donc tué, ne trouvant plus aucunes raisons à continuer à chercher quelque chose qu’il avait déjà trouvé.

Salomon tu t’amuses. Tu apprécies ce moment.

En considérant que l’immortalité soit une recherche éternelle de cela … peut-être est-ce finalement une mauvaise conséquence. Ou peut-être faudrait-il simplement étouffer ce désir insatiable de vouloir toujours d’avantage.

Un de ses pions est tombé. Léger soupire, esquisse d’un ennuie, il l’ôte du plateau.

Penses-tu que l’humain est-il possible de cela ?
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Re: la saison des apôtres (salomon) Sam 17 Nov - 23:47



échiquier de l'apocalypse

Dramaturges et mises en scène, la tragédie comme mise en abyme apocalyptique. La mort s'exprime en noir et blanc tandis que vos soldats s'effondrent et le souffle de Salomon sonnait comme le dernier jugement immonde. Œillade avide d'une discrétion presque perfide, ton appétit est sous-couvert d'un savoir candide, le tremblement le long de tes doigts amenant tes guerriers au trépas. Le chevalier jauge le roi.

Et il cite Schopenhauer, c'est ton inconscient se réjouit ressassant inlassablement le nom du philosophe au coin de ta tête. Idéaux classique, intellect maîtrisé et tu te sens replonger dans ses écrits une nouvelle fois, acquiesçant Salomon sans cela dit l'interrompre, ce dernier amenant des paroles anonymes à son argumentation précise. S'emporter avec le bonheur, immortaliser sa joie au prix d'une vie, la notion t'échappe à moitié tu la comprends sans l'assimiler. Tu songes à ton propre bonheur, avançant ton fou d'un geste fébrile  réalisant que ce n'était pas venu en tête depuis un long moment.  

Étouffer ses désirs, asphyxier ses envies pour ne pas que la vie entre tes doigts pourrissent. La gloire contre l'immortalité, le bonheur comme épilogue d'une existence. Les réflexions font battre ton cœur alors que tu fixes Salomon dans son ultime interrogation.

Penses-tu que l’humain est-il possible de cela ?

Étrangement, ton souffle s'arrête.

Tu le scrutes sans un mot, consterné par le flou de tes propres pensées, tu rabâches hideusement tes idées essayant d'oublier tes addictions en échange de la connaissance. C'est impossible, t'esquisses un sourire. Capable de rompre avec ses désirs ? La nature de l'homme est enchaînée au désir contre son gré. Tu t'éloignes du plateau, allant chercher le dos du fauteuil, tes méditations te dérobant temporairement de tes mouvements, l’échiquier en trêve, deux doigts viennent chercher machinalement deux mèches brunes. L'homme plus que tout, désire l'infini. La finalité d'un désir implique la dépendance.

Tu lui jettes un regard. Mais désirer l'infini n'implique pas l'expérience d'un objet, mais d'un au-delà de l'objectivité, on cherche la transcendance sans réellement la connaître et on instaure une disproportion entre le désir et le désirable. Ce dernier étant limité par sa propre finalité.

La reine est immobile lorsque d'autres pions s'élancent vers la mort. Levinas. Le nom illustre les idées, le philosophe ayant laissé les fragrances des démesures sur le bout de ta langue. Désirer l'infini, désirer l'immortel. Cela me parait étroitement lié. Mais au-delà de tout ça, tu prétends aux contemplations, au mal qui te ronge lascivement alors que ton conscient se perd pour d'autre regard et tu croises le sien à nouveau. L'immortalité peut trouver dans la mort paradoxalement, pensons à Gilgamesh. Tu le trouvais lâche et tu retires ton soldats du champs de bataille. Et l'infini se décline sous tant bien de formes qu'ils seraient idiot de les citer. On a tendance à songer que les plus ambitieux sont amener à ce désir, celui d'infini, d'immortel, au final cela m'a l'air bien commun. Tu continues de jouer avec tes boucles. Ma foi, l'immortalité serait bien ennuyante sans ta présence. Vérité présentée comme plaisanterie c'est un sourire rapide, réalisant que la partie ne jouait en ta faveur. La distraction est un obstacle à tes objectifs.
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