We need to talk • Beckett

Bertram Godfrey
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Bertram Godfrey
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We need to talk • Beckett Dim 17 Fév - 18:08

We need to talk

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

C’ est une constante érosion. Des vagues à l’intensité variable qui viennent se fracasser contre les murs de mon esprit à un rythme régulier, inlassablement. C’est me faire égratigner à chaque détour de ce labyrinthe épineux. Les yeux ouverts, le regard perdu je ne fais qu’y penser. Les yeux fermés, ça hante le peu de sommeil qui me reste.  Je croyais qu’avec le temps je parviendrais à surmonter cette épreuve, à faire taire son souffle dans mon oreille et le goût de ses lèvres sur les miennes. Mais je suis comme un disque cassé, ça revient sans cesse et creuse davantage les sillons. Beckett, je suis désolé.

Si ma grand-mère m’a appris quelque chose avec ce livre qu’elle avait l’habitude de me lire, c’est qu’on est responsable à jamais de ce qu’on apprivoise. Mais si ma mère m’a appris une seule chose : c’est qu’il faut assumer les conséquences de ses actes, même lorsque ça nous plaît pas. On vit avec le fardeau de nos erreurs.

Je croyais que j’étais plus fort que ça mais la culpabilité a fini par me ronger. Je ne peux plus continuer comme ça. L’estomac serré et le moral dans les chaussettes, je me sens malade. Je ne me suis jamais senti aussi mal, à t’attendre dans le vent froid de février. Je sais ce que je m’apprête à faire : te briser le coeur. Non. T’avoue que je t’ai brisé le coeur. La différence est importante. Assis sur un banc, mes pieds tapotent le sol avec impatience, mes doigts serrés les uns contre les autres. Je déteste ce que je suis sur le point de te faire. Je déteste et j’ai peur. Les mots dansent dans ma tête, les meilleures formulations que j’ai retravaillé des dizaines de fois en espérant adoucir ta peine. Je  ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai envie de tout arrêter. Je pourrais continuer de mentir - ou modifier ce souvenir pour me soulager. Mais ça ne serait pas juste pour quoi que ce soit. J’ai merdé, je dois assumer avant que Beckett ne l’apprenne de quelqu’un d’autre.

Mon regard fatigué se pose sur cette silhouette qui se dessine. Je me relève, au garde-à-vous, prêt à l’accueillir. Je n’ai pas la force de sourire, mais je commence néanmoins avec une salutation un peu gênante.

Hey...ça va ?



Pas de baiser, ni d’étreinte, ça ne ferait que me rendre les choses plus difficiles. Je déglutis difficilement. J’ai envie de partir en courant, de tout annuler en voyant son regard un peu inquiet. Je commence, mal assuré.

Beckett...je dois te parler d’un truc….



Tous ces mots que j’avais soigneusement choisis s’enfuient et se cachent sous un rocher. Les veinards. J’ose le regarder dans les yeux. Ces iris innocents et curieux qui me mettent toujours en échec. Je suis sincère et sérieux quand je lui dis.

Mais d’abord je veux que tu saches que je tiens vraiment à toi et que j’ai pensé tout ce que je t’ai dit.



Ca annonce déjà la couleur, je sais. Mais je dois le dire avant, après il n’écoutera pas.

J’ai….j’ai embrassé quelqu’un d’autre.



Autant arracher le pansement en une seule fois. Je déploie tous mes efforts pour garder une contenance.  Etre honnête. Il n’y a pas de bonne façon d’annoncer ça à quelqu’un. J’allais pas me faire passer pour une victime. Je n’allais pas lui écrire ça par SMS comme un lâche. Beckett méritait plus et je méritais d’affronter les conséquences de mes actes. Dans ce moment de suspension où la vérité s’envole - je n’ai jamais aimé la vérité - j’en profite pour lui fournir du contexte.

Et ce n’était pas une erreur, ce n’était pas sa faute, c’était..la mienne. Je l’ai cherché. Je l’ai provoqué. Je ne sais pas pourquoi. Je suis vraiment désolé, Beckett...



Mensonge. Evidemment que tu sais pourquoi Bertram, tu ne veux pas l’admettre, tu ne peux pas le dire quand t’as déjà du mal à empêcher ta voix de se briser.Je n’essaie pas de te prendre dans mes bras, même si j’en crève d’envie quand je te vois comme ça. Je ne le supplie pas de me pardonner. Comment on peut pardonner une chose pareille ? Je t’aime mais je ne peux poursuivre cette mascarade. Ce sentiment ne partira pas.  


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Re: We need to talk • Beckett Dim 17 Fév - 20:08




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Il y a des phrases qui sonnent comme un glas. Comme un "Beckett Campbell" prononcé par un professeur alors qu'il était encore sur les lieux de son méfait, ou comme un "il faut qu'on parle". L'un des deux leu faisait bien plus peur que l'autre. Un glas qui l'avait refroidi d'un coup, qui l'avait fait réfléchir : peut-être que ce n'était pas que les études qui tourmentaient Bertram, mais leur relation.
Dix minutes s'étaient déjà écoulée depuis son message, sans qu'il ne les voit passer, sonné par si peu de mots. Pas la peine de se voiler la face, Bertram n'allait pas lui parler de recettes incroyables. Tout le monde savait le sous entendu derrière ces mots, et lui n'était pas préparé à les lire, ni à affronter la suite.

Mais cela ne l'empêchait pas de répondre, ni de traîner ses pieds soudainement lourd vers les parcs, fermé à ce qu'il se passait à l'extérieur. L'islandais aurait aimé être aussi fermé à ce qu'il se passait à l'intérieur. De nombreux scénarios se déroulaient dans sa tête, des hypothèses, des questions, d'où transpiraient de l'appréhension.
Il s'arrête lorsqu'il croise le regard du Serdaigle.
Beckett ne se sentait pas prêt, et lui trop sérieux, morose. Soit il allait lui annoncer que son père est mort, soit que c'est fini. Il voulait entendre ni l'un, improbable,  ni l'autre. Il avance cependant vers lui : il n'avait pas d'autre choix, et il se torturait lui même l'esprit à force d'y réfléchir.
La réponse ne vient pas, sauf un léger froncement de sourcil. Ça va ?
Oui tout baigne, mon copain vient de m'envoyer le plus gros signal d'alarme au monde, normal quoi.
Vraiment ? Son attitude, son air anxieux, tout cela lui répondait déjà non ?

- Tranquille, a-au top de la forme !

Du sarcasme en temps de crise, un classique.
C'était douloureux. Rester là, debout, tous les deux tendus dans le froid... Il priait presque pour qu'il aille droit au but pour pouvoir filer dans son lit juste après, s'enterrer sous ses couvertures et intégrer toutes ces infos à coup de siestes et de déni.
Mais il tient à lui et a été sincère.
Super. Il se sentait tout de suite mieux, prêt à sautiller dans les forêts en rigolant.
Pas du tout non. Bon, c'est mieux de savoir qu'il ne lui mentait pas trop, mais là c'était le cadet de ses soucis.

Puis vient la révélation.
Beckett reste immobile. Surpris.
C'était tout ? Il avait embrassé quelqu'un d'autre ? Ses scénarios étaient bien plus choquant que cela ! Il aurait pu en avoir marre de lui, le tromper ou autre, mais il avait juste posé ses lèvres sur celles de quelqu'un d'autre ? D'accord. Il encaissait, peut-être parce que lui même aurait embrassé quelqu'un pour un gage, en soirée, sans penser que cela signifiait forcément quelque chose. Sans penser, naïvement, que ce n'était pas le cas pour tout le monde.
La suite le percute comme le Titanic rentre en collision avec son iceberg. C'est la réalisation, et c'est lent, ça pique un peu.

- Ah !


Ce n'était pas erreur ! Il pince ses lèvres et laisse au moins son regard s'enfuir, sans trouver quelque chose de rassurant sur lequel s'accrocher. Difficile, quand avant, c'était sur le Serdaigle qu’ils venaient chercher du courage...
Beck fronce les sourcils, sceptique : il aurait pu le lui avouer dans un contexte moins alarmant non ? Dans le cas où ce baiser ne signifiait pas plus qu'une expérience.
Mais ce n'est pas ce qui se passait.
Après tout, il pensait tout ce qu'il lui avait dit. Beckett n'est pas un expert en grammaire, mais le passé dit bien ce qu'il dit non ? Il se gratte nerveusement la tête. Ces idées ne partaient pas, même s'il appuyait plus fort. Il se savait pas quoi faire, à part esquiver tout regard et chercher la solution par terre, tout en serrant suffisamment ses mâchoires pour éviter que ses yeux ne le trahissent. Garder la tête vers le sol lui semblait une bonne combine pour cacher ses tourments, sans songer à son corps entier qui l'exprimait pour lui.
Il hésite, cherche du courage pour rassembler ses mots, recommence plusieurs fois. Ses mains se glissent dans ses poches. Combien de temps il était resté silencieux ? Il n'en avait aucune idée. D'ailleurs, Bertram non plus avait aucune idée de pourquoi il l'avait fait, ce qui ne l'avait pas convaincu. On embrasse quelqu'un parce qu'on le veut, tout simplement.
Beckett pose finalement son regard sur Bertram. Chose moins aisée qu'il ne pensait, un visage agréable à regarder se faisait éprouvant à voir dans ce contexte.

- Tu l'aimes ?

Il voulait en être sûr, le harponner du regard pour ne pas laisser la vérité lui échapper. Ils ne seraient pas là, tous les deux mal à l'aise si ce baisé ne cachait pas plus qu'une petite aventure non ?
La réponse l'effrayait, le forçait à garder ses lèvres serrées, espérait qu'il cracherait vite fait le morceau parce qu'il n'allait pas pouvoir tenir immobile bien longtemps quand l'envie de s'enfuir en courant le démangeait.
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Re: We need to talk • Beckett Dim 17 Fév - 23:02

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Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Je ne pense pas l’avoir déjà vu si nerveux, ni si remuant. J’aurai pu édulcorer la signification derrière ce rendez-vous. Lui demander simplement de me rejoindre dans le parc parce que j’avais un truc à lui montrer. Mais ça aurait été la plus douloureuse des trahisons. Il n’y a pas de bonne façon d’annoncer ce genre de choses à quelqu’un, mais si je pouvais essayer d’adoucir sa douleur je le ferai. Mais comment ? En le rassurant ou en endossant le costume du connard et du salaud ? Qu’est-ce qu’il aurait préféré ? Et surtout qu’est-ce qui était le plus proche de la réalité ?

La tension augmente entre nous. Ces centimètres qui nous séparent prennent tous leur sens. J’aimerai pouvoir me réfugier dans tes bras pour y trouver du courage et du soutien dans cette épreuve. Mais nous sommes tous les deux, seuls, face à face pour cet affrontement. Je voulais juste qu’il sache que ça n’avait pas été un mensonge. Que lorsque je lui avais dit que je l’aimais ce n’était pas par cruauté : j’étais sincère. Qu’il faisait partie de mon monde et que je tenais à ce qu’il le reste, peu importe la décision qui serait prise aujourd’hui.

C’est horrible de te voir souffrir. Ton regard qui m’évite, tes lèvres qui se pincent. Je reconnais les signes.  Tu te remues, tu te débats avec ce qui te secoue de l’intérieur. J’aimerai pouvoir te prendre dans mes bras, te serrer contre moi et te dire que tout ça n’était qu’un mensonge, qu’un mauvais rêve. Malheureusement la vérité et la réalité sont autres. J’attends ta réaction avec appréhension. Je m’attends à des questions à des qui, à des où, des quoi et des pourquoi. Je m’attends éventuellement à un coup de poing - mérité. Je m’attends à ta haine et à ta colère. Je m’attends à tes larmes et à tes cris. Mais je ne m’attends pas à cette question. Tu l’aimes ?

C’est à mon tour de fixer le sol, les mains dans les poches.

….Je ne sais pas...



A vrai dire je ne me suis même pas posé la question. Quand je l’ai embrassé je pensais que c’était la première et la dernière fois. Je pensais que je finirais pas l’oublier. Que je pourrais m’en passer. Je pensais qu’on pourrait rester amis. Je m’étais forcé à me rappeler  ce moment, comme j’avais pu être aveugle et idiot de croire que j’avais la carrure pour le soutenir pour tracer de nouvelles frontières dans mes illusions irrépressibles . Je ne savais pas si je l’aimais, parce que je ne m’étais pas autorisé à le faire.

Tu l’aimes ?

Aimer c’est un mot si fort. J’avais dit à Beckett que je l’aimais et je l’avais pensé sincèrement. Mais est-ce que j’aimais Ethan ? Ses cheveux, son visage, ses yeux, ses lèvres, son sourire. Fragments d’un puzzle que je reconstituais sans arrêt dans ma tête. Détruire pour reconstruire. Les fluctuations dans le ton de sa voix, la caresse de sa main sur mon bras et sur ma joue. Sa tendresse et son honnêteté inflexibles, sa douceur et sa gentillesse naturelle qui irradiaient à travers lui comme un rayon de soleil. Et pourtant lorsqu’on grattait, je retrouvais les mêmes couleurs sombres qui tapissaient ma prison intérieure. La même colère, la même rage indomptable.

Mais ça ne veut pas dire que je ne t’aime pas, Beckett. Je veux que tu sois bien. Je veux que tu sois heureux. Apparemment ça ne peut pas être avec un égoïste comme moi. Je m’en veux. Je m’en veux tellement pour ce que je t’apprête à te dire, les poings serrés dans mes poches, le regard fixé vers le sol.

Mais je sais que...quand je l’ai embrassé je n’ai pas pensé à toi. Et quand je t’embrasses, je pense parfois à lui.



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Re: We need to talk • Beckett Lun 18 Fév - 0:09




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Il échappe à son regard, pour une réponse qui ne satisfait personne. Il sent la colère monter en lui, ses poings se serrer. Mais il savait très bien qu'il était encore trop tôt pour oser lever la main sur lui. Il prend sur lui et inspire, chassant cette fureur de coté un moment; il en aura besoin quand il ira se défouler sur ses défouloirs attitrés.

Bertram reprend, gardant le meilleur pour la fin, fait voler les vagues espoirs qu'il peinait à mettre en place en morceaux. C'était violent.
Il mettait même du temps à réagir. Le temps de comprendre qu'il avait bien entendu, que toutes les fois où il l'embrassait -et où il peinait à retrouver la fougue de son compagnon, il était bien loin de ses pensées. Quelle chance qu'il se soit limité qu'aux lèvres ! Un rire jaune échappe de ses lèvres.

- Wow, hmm...


Quelle claque. Il s'en mettrait bien d'ailleurs. Beck piétine, fixe ses pieds et un rictus à son visage. Comment était-il sensé prendre ces informations ? Comment ignorer sa poitrine qui se serre et se replie sur elle même ?

- Ça a le mérite d'être honnête.


Le lot de consolation pour les losers, comme lui. Il avait bien grandi, Bertram. La vérité ne lui faisait plus peur, ni affirmer sa personnalité. Enfin, plus qu'avant... Beckett frotte rapidement le coin de ses yeux. Non, il ne voulait pleurer ! Pas pour ça !
Il se racle la gorge et cherche à enchaîner, faire comme si de rien n'était, échouant lamentablement.

- Donc... Tu sais pas pourquoi tu l'as embrassé, tu sais pas si tu l'aimes mais tu penses à lui encore... Encore maintenant ? Y a d'autres trucs que tu sais, dans le gen-


C'était remuer soi même le couteau dans la plaie. Il se voyait de moins en moins contenir tout ce qu'il gardait en lui. Les révélations lui venaient au même moment :il l'embrassait de moins en moins, et lui mettait tout cela sur le dos du stress scolaire, comme il l'avait suggéré avant la rentrée. Il grimace légèrement, désabusé. Ce n'était quand même pas lié ! Il ne pensait pas à lui depuis un mois -voir plus- tout de même...

- Tu penses à lui depuis un moment...


Quel crétin. Le meilleur de la classe qui stresse pour ses études. Il était trop con.
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Re: We need to talk • Beckett Lun 18 Fév - 10:07

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Je ne voulais pas t’avouer ça. Alors que je prononce ces mots attachés ensemble, je réalise la violence du choc. Même moi j’en reste un peu secoué, de ces mots que j’ai osé prononcer à voix haute. Peut-être que tu n’aurais pas dû poser la question Beckett, tu sais que j’étais trop peureux pour aller chercher la réponse par moi-même. Mais puisque tu me l’avais demandé, tu m’avais forcé à arracher cette réponse de mes entrailles et ça faisait mal à entendre. Parce que ça me donnait l’impression que je ne t’aimais pas. Et c’était faux.  C’est juste que...chaque baiser avec un goût de trahison depuis ce moment. Chaque “je t’aime” sonnait comme un parjure...que je ne pouvais plus me pardonner.

….Mais je ne sais pas si c’est juste de la culpabilité ou….



Je m’arrête incapable d’aller plus loin. C’était beaucoup de culpabilité. Mais je savais qu’il y avait autre chose.

Ton rire me fend le coeur. Je sais ce que je suis en train de te faire. J’aimerai pouvoir continuer de te mentir, mais c’est toi qui m’a appris à être un peu plus honnête. C’est toi qui m’a offert cet espace où je pouvais me sentir en sécurité et compris. C’est toi qui m’a montré que je pouvais être aimé pour ce que j’étais. D’abord un petit peu et ensuite beaucoup. Et sans toi, je n’en serai pas là aujourd’hui. Sans toi, je serai toujours cet hypocrite peureux incapable et réticent à me connecter aux autres. Sans toi, je n’aurai pas su ce que ça fait d’apprivoiser quelqu’un. Et le plus tragique là-dedans, c’est que sans toi, ça ne serait pas arrivé.

Peu importe les circonstances, je n’aurais jamais raconté à Ethan qui me tourmentait autant. Je n’aurai pas vu cette lueur dans son regard, je n’aurai pas senti sa main sur ma joue. Et surtout je ne lui aurais jamais admis ce que j’avais dans le coeur. Et toutes ses réactions en chaînes ne se seraient jamais produites. Nous serions tous seuls, sur nos rails. Ni heureux, ni malheureux.

Je suis désolé...



Ca m’étonne qu’il soit encore là à enfoncer un peu plus ce pieu dans nos coeurs. Parce que ne crois pas que j’aime ce que je vois. Ne crois pas que je suis heureux de vider mon sac comme ça. Je l’ai regretté au moment même où j’ai commencé à parler. Mais je n’ai pas le choix. Tu devais l’apprendre de moi pour t’éviter un dernier affront. Et te voir sur le point de pleurer, je réalise vraiment ce que je t’ai fait. Je suis un salaud. Ce fossé entre nous qui m’empêche de te prendre dans mes bras, c’est moi qui l’ai creusé. Je dois lutter contre cette envie de te consoler et de te demander pardon. Tu penses à lui depuis un moment. Je te regarde et j’acquièsce faiblement, honteux. Mes lèvres se retroussent et mes paupières battent dans le vide pour lutter contre l’envie de pleurer.

C’était pas censé se passer comme ça. C’était pas censé se produire…. Je t’ai choisi. Je voulais - je veux être avec toi.



Mais c’est un peu mort, maintenant. Comment on peut pardonner ça ? Je croyais que c’était une décision. Que je pouvais être avec Beckett sans rien lui dire et rester ami avec Ethan. Quel beau mensonge je m’étais raconté. J’y avais cru en plus.

J’ai essayé de me dire que c’était rien. Que ça allait passer, que j’allais oublier et que tout irait bien….... je-je ne voulais pas te faire ça.



Ma voix tremblote alors que j’approche du point de rupture, du noeud du problème. Ce n’était pas de mots en l’air. C’était la vérité. Je déteste la vérité. Je déteste mon coeur qui se noie. Je me perds dans mes mots et mes pensées. Je m’assieds sur ce banc et j’enfonce mes ongles dans mes cheveux, la tête baissée. Mes paumes écrasent ces larmes passagères. Reprends-toi Bertram. C’est pas à toi de pleurer.

T’as toujours été si bon avec moi….Je ne veux pas te perdre...mais je ne peux pas - j’peux pas continuer à te mentir.



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Re: We need to talk • Beckett Lun 18 Fév - 19:57




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De la culpabilité, ou un ingrédient secret que Bertram gardait pour lui. Beaucoup de mystère entourait cet individu qui le hantait. Son nom, il s'en fichait, même s'il aurait aimé lui rendre visite et lui exprimer son ressenti à l'aide de ses poings, juste pour extérioriser, et cette fois, pour une bonne raison.

Comment était-ce sensé se passer ? Il comptait jouer sur les deux tableaux et vivre une vie heureuse en mentant à l'un et à l'autre ? Il aurait prit la nouvelle avec un large sourire et ils auraient continué leur comme si de rien n'était ?
Beckett aurait aimé que ce soit aussi simple, que les histoires amoureuses des Campbell ne se répètent pas. Il pensait à un autre depuis longtemps. Peut-être même pendant leurs explorations, les moments de détente en bibliothèque ou en salle commune. L'islandais était déjà hors jeu, et personne ne le lui avait dit. Il déglutit, gardant son regard sur Bertram alors que sa gorge se nouait un peu plus. Sa vision se floutait, et finalement il laisse un peu de colère s'exprimer, juste assez pour jurer et froncer les sourcils, détournant finalement les yeux.

Mais il veut rester avec lui. Et juste après, lui avoue que ce type est bien moins oubliable que lui.
Beckett oscillait encore rage et chagrin, se retrouvant bien impuissant quand il se disait que la solution serait de lui en coller une : il ne pouvait tout simplement pas. En plus il pleurait aussi !
Bertram était là, abattu sur son banc, et l'idée de le consoler ne lui traversait pas l'esprit. Beckett était un mauvais perdant, et ne faisait que perdre avec lui. Pas cette fois. Pas tout de suite. C'est l'un de ces moments où la fierté Serpentard se pointe, où son regard se fait finalement sévère et qu'une vague pensée du style "ben pleure tu pisseras moins, t'avais qu'à y penser avant" s'amène.
Cependant les larmes finissent par couler sans prévenir. Il les frotte avec cette colère latente, sèchement, souffle encore des injures dans sa barbe et claque sa langue, lui tournant enfin le dos le temps de s'en remettre. Le jeune homme réprimait tant bien que mal les sanglots, gonflant le torse.

- J'arrive même pas à te détester, putain ! Et j'essaie !


Trop bon trop con, les gentils ne gagnent jamais.
Et puis il abandonne, laisse les sanglots couler et rythmer ses gestes et ses paroles. Pourquoi se retenir ! Bertram le connaissait mieux que tout le monde ! Et quel honneur y avait-il à sauver ?

- Arrête de pleurer !


Même s'il ne voulait pas sécher ses larmes, cela n'en était pas moins difficile à voir. Bien que l'envie soit là de le frapper, il préférait largement défigurer l'inconnu qui avait causé tout cela.
Il ne pouvait pas oublier à quel point c'était réassurant et agréable d'être allongé contre lui, qu'il adore lui dérober des baisers au moment où il s'y attend le moins, ces moments où il glissait ses doigts sur lui et dans ses cheveux. Il ne pouvait pas oublier tout cela si vite.

- Tu veux être avec moi mais tu peux pas arrêter de penser à lui ? Ca ne fait aucun sens ! Puis si tu ne veux plus mentir, omets rien ! Simple !

Beckett hausse les épaules, essuie ses joues. Il ne tenait pas en place, mais lui faisait toujours face.

- Je sais pas, achève moi d'un coup !


Il hésite, puis vient s'asseoir à coté de lui, renfrogné, larmoyant et mains enfoncées dans ses poches. Même là, il n'était pas calme et immobile. Son corps entier restait prêt à détaler, renverser un truc, n'importe quoi, alors qu'il cherchait difficilement ses mots.

- Tu serais plus heureux avec lui ?

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Re: We need to talk • Beckett Mar 19 Fév - 7:55

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Tu souffles des jurons comme une bouilloire expire de la vapeur. Ta voix s’écaille quand tu me dis que tu n’arrives pas à me détester. C’est censé me rendre heureux ou triste ? Tu me dis d’arrêter de pleurer et quand je relève les yeux vers toi, je remarque les sillons sur tes joues. Je renifle et j’essuie les miens sans un mot. Le désolé me reste en travers de la gorge. Si je n’étais pas en train de te briser le coeur, je relèverai bien l’ironie des deux crétins aux joues mouillées qui se crient dessus de ne pas chialer.

Ca n’a aucun sens, tu as raison. J’aimerai pouvoir te sortir des statistiques et des diagrammes pour t’expliquer les circonvolutions emberlificotée qui animent ma poitrine. J’aimerai bien les comprendre aussi. Mais ce n’est pas la raison, ni l’intellect qui gouvernent ces choix. Tu souhaites me détester mais tu n’y parviens pas. C’est pareil. J’aurai aimé que ce soit facile. J’aurai aimé ne plus t’aimer avant de tomber pour quelqu’un d’autre.

Est-ce que tu aurais préféré que je sois un salaud ? Que je continue de te tromper sans le moindre scrupule ? Ou que je te l’annonce avec le sourire je te quitte, tu n’as jamais été assez bien pour moi. Ou bien que je me trouve des excuses - pardon, des raisons - imbibées d’un fond de vérité ? Te reprocher les sms sans réponses, les fêtes sans présents. Te rappeler à quoi point tu avais pris ton temps, comme un animal apeuré et te dire que ça m’avait fatigué ? T’en vouloir de tous ces moments où tu étais indisponible ?  T’accuser d’avoir changer, de ne plus être le Beckett que j’avais appris à aimer ?

Même si je le voulais, je ne suis pas sûr d’en être capable. C’est au dessus de mes forces de te susurrer de tels mensonges. Ca aurait signifié que je n’avais aucun égard, aucun amour, aucune affection pour toi et c’était faux. Et je continuerai de le démentir. Tout ça, ça m’était égal. Tous ces mouvements que tu n’avais pas fait n’avaient aucune importance lorsque tu avais fait le premier. Tu m’avais accordé une chance, ce soir là dans la forêt interdite. Tu m’avais laissé entrer dans ton monde. Tu m’avais écouté quand j’en avais eu besoin. Tes bras m’ont réconforté dans mes tourments, tes sourires ont rendus mes journées moins mornes. Pour ça, je t’en serai toujours reconnaissant.

Tu t’assieds près de toi après m’avoir réclamé de t’achever. Mon regard se pose sur tes genoux. J’aimerai te prendre la main, retrouver l’intimité que l’on avait. Revenir en arrière, revivre ces moments où je pouvais profiter de ta présence sans interférences. Retrouver l’honnêteté que tu m’avais encouragé à avoir. C’est terrible d’être assis à côté d’une personne qu’on aime, une personne qui souffre mais être incapable de l’atteindre ou d’apaiser sa peine, sachant qu’on en est responsable. Ta question fuse. Je ne sais pas quoi te dire.

Je ne sais pas….



Qu’est-ce que tu espères ? Est-ce que c’est un “oui” que tu attends pour te donner la permission de me laisser partir ? Ou bien un “non” pour me convaincre que c’est mieux de rester avec toi ?  Qu’est-ce que tu cherches à accomplir avec ce genre de questions, à part te faire du mal ? Je te lance un regard, observe tes iris vert mouillés, tes cheveux toujours en pagaille dans lesquels je glissais mes doigts avec affection. Plus heureux ? Je pense que je serai chanceux d’espérer être aussi heureux. Mes mains se rassemblent et se pressent, nerveuses.

...Je ne crois pas...Qu’est-ce que ça change ?



Je souffle. J’inspire et j’expire lentement.  Les secondes s’écoulent, lourdes et douloureuses dans le sablier. Ta phrase revient sans cesse en tête. Achève moi d’un coup. On ne peut pas rester comme ça. On ne peut pas revenir en arrière, toujours en avant. Je suis pareil que toi, Beckett. Moi aussi je suis assis à côté de quelqu’un que je n’ai pas envie de perdre. Tu comptes pour moi. Beaucoup. Nous étions amis au départ, tu te souviens ? C’est pour ça que je vais te faire un dernier cadeau. Tu me remercieras plus tard. Je ne vais pas te laisser souffrir plus longtemps.

Beckett...



J’expire. Je remonte les murailles. J’essaie de réparer les fissures que tout tienne en place alors que j’essaie de retrouver une voix plus calme.

Lundi, je prendrai des notes pour toi, comme pour tous les jours où tu seras absent. Et je serai là si tu veux me parler, ou me crier dessus ou me frapper. Et si tu ne veux pas me voir, je disparaitrais... Ce n’est pas fini entre nous mais je romps avec toi.  



Puisque t’as pas le coeur de le faire.

Tu mérites quelqu’un qui t’aimes à 100%. Pas un petit bâtard égoïste qui te trompe et puis chiale devant toi comme une sale petite merde. Je sais que ce n’est certainement pas ce que tu veux entendre, mais c’est ce qui se passe. Les bras croisés sur ma poitrine, je me lève, prêt à partir. Mais retenu dans l’attente de sa réaction.

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Re: We need to talk • Beckett Mar 19 Fév - 19:25




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Cela change qu'il aurait eu un faible soulagement, que l'un d'entre eux aurait quelque chose à y gagner. Qu'il ne ferait que le rendre malheureux si il le gardait pour lui. Mais Bertram ne sait rien, comme s'il ne préférait ni l'un ni l'autre, bien qu'il ne songe qu'à l'un d'entre eux.

Puis le silence s'installe et pour une fois, il le subit. Le voilà seul avec ses pensées, ses larmes et son impuissance. Cela aurait fini par arriver, mais il ne s'attendait pas que cela tombe juste pour si peu. Quoique. Au final, il était juste allé voir ailleurs. Il avait à peine testé autre chose, un échantillon, qu'il ne faisait qu'y penser. Cela avait suffit à souffler tous ces moments passés ensemble, les bons comme les mauvais. On n'est peut de chose ! Surtout lui.
Son prénom lui arrache un sursaut.
L'islandais déglutit, fixant ses pieds. Bertram le connaît bien, il avait déjà prévu sa semaine. Oui, il allait clairement sécher les cours, traîner dans son lit et profiter des couloirs vides pour détériorer l'école et lui même jusqu’à ce qu'il se sente mieux. Jusque là, il le suivait. Les notes, il s'en fichait bien, l'intention était gentille de sa part, tout comme rester ouvert à la discussion.

Puis ses yeux se posent sur lui, laissant toujours les larmes couler, en silence. Il n'en était qu'à " ce n'est pas fini entre nous..." et cela lui laissait un peu d'espoir.
Sweet Summer Child...
Le reste n'était qu'une claque bien violente venue tout droit de derrière les fagots. Déso pas déso, c'était pareil, la violence en moins. Beckett buguait comme ton vieux pc familial où traîne encore windows vista et msn où t'aurais eu le malheur de faire tourner deux programmes en même temps. Cela lui avait coupé le souffle, et écrasé sa poitrine sans prévenir. Bertram se lève, prêt à partir alors qu'il essaie encore de voir s'il n'avait pas mal entendu.
Et il en faisait quoi, du "je veux être avec toi" et du " ce n'est pas fini encore nous" ?
C'est fini ?

- Q..Quoi ??

Il fronce légèrement les sourcils. Les chaudes larmes qui coulaient sur ses joues passaient inaperçues, trop préoccupé par des informations contraires et le choc tout juste vécu.

- Qu'est-ce qui n'est pas fini ?!


La douleur ? Les mauvaises surprises du genre ? Perdre contre lui, peu importe le domaine ? Puis comment pouvait-il disparaître quand ils partageaient la même classe et s'affrontaient au Quidditch ?!
Il se lève à son tour.

- C'est qui ce type, de toute façon ?!


Finalement, il voulait un nom, un visage sur lequel étaler ses phalanges ou y cracher un bon coup. Et finalement, il songe à s'essuyer les joues.
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Re: We need to talk • Beckett Mar 19 Fév - 21:34

We need to talk

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

J’ai bien peur que mes réponses ne t’apportent aucun réconfort ni soulagement. C’est quelque chose de sale et de compliqué que de rompre avec quelqu’un. Ca ne laisse qu’un goût amer dans la bouche des deux participants, il n’y a aucun plaisir à en tirer. Que de l’amertume et des larmes. Je me doutais que là tout de suite les notes de Beckett devaient lui sembler aussi importante que de la broderie sur des chaussettes. Mais un jour, peut-être qu’il comprendrait. Je ne voulais pas être responsable de son échec scolaire. Si je pouvais faire quelque chose pour rendre son avenir plus brillant, je le ferai sans arrière-pensées.

Le choc te fait bredouiller. Dire que c’était fini entre nous me semblait trop définitif, trop faux. Je ne voulais pas me débarrasser de Beckett comme sa mère l’avait fait. Mais je ne pouvais pas continuer comme ça non plus. On ne pouvait pas continuer comme ça. Je pensais que tu aurais compris où je voulais en venir. Je crois qu’au fond de toi, tu le sais même si tu n’as pas envie que ça se produise. C’est tout neuf pour toi, tu viens de l’apprendre….Moi j’ai eu un mois pour y réfléchir. Un moi pour réaliser que ce sentiment ne partirai pas. Des semaines pour envisager les solutions. Des heures pour penser à ce qui se passerait aujourd’hui et tous les chemins que cette conversation pouvait emprunter. Et encore une fois tu m’as surprise, m’a fait prendre des détours auxquels je ne m’attendais pas.

Mais qu’est-ce que tu espérais ? Tu aurais vraiment voulu rester avec moi après ce que je t’ai avoué ? Repartir main dans la main comme si de rien n’était  ? J’ai jamais compté sur ton pardon, en tout cas pas immédiat. Tu voulais quoi ? Refaire un tour de carrousel en espérant que le résultat soit différent ? Apparemment je te respecte plus que toi, Beckett. Tu t’accroches et ça me fait mal, parce que je dois me faire violence pour ne pas céder, te prendre dans mes bras, te serrer si fort comme si c’était la dernière fois.

Et maintenant que c’est fait, c’est la colère et l’incompréhension qui arrive. Je serre mes bras contre mon torse, défense inutile face à une déferlante de sentiments contradictoires.

Je ne peux pas être ton petit-ami mais ça…. ne veut pas dire que tu ne comptes pas pour moi. J’veux pas t’effacer comme ça !! Je…. on était amis avant….Je ne vais pas faire semblant que ça n’a pas eu d’importance...



Tu es important pour moi

Ma voix s’élève puis retombe. C’est moi qui suis idiot d’espérer rester ami avec lui après ce que je venais de lui faire subir. Mais s’il y avait une chance, ça valait la peine d’essayer, non ? Ta colère s’exprime encore. C’est qui ce type ? T’es un peu lent à la détente. Je t’ai pourtant dit que je l’avais provoqué. Que je l’avais cherché. Mais c’est peut-être plus simple de croire à un séducteur irrésistible ? Je te fais face, Beckett, j’affronte ton regard rouge de larmes et débordant de chagrin. A quoi ça sert ?

Pourquoi ? Pour que tu puisses aller lui casser la figure ? Il n’a trompé personne ! C’est moi qui t’ai trompé ! C’est de ma faute !!!



Pour une fois que je ne me trouve pas des excuses...Tu mérites la triste et dure vérité. Même si tu ne veux pas l'entendre. C'est ce que tu m'as appris.

Par conséquent, c’est moi que tu dois frapper.  Je l’ai vu se produire dans des séries, dans des livres sans comprendre. Pourquoi est-ce que la haine est dirigée vers la tierce personne au lieu du vrai coupable ? Probablement parce que le coeur déborde encore trop de sentiments que pour abîmer un visage que l’on a embrassé encore hier.

Je soupire. On continue de se faire du mal. De s’arracher des petits morceaux du bout des ongles. Ce n’est pas ce que je veux. Je n’ai jamais voulu ça. Mais j’en suis responsable.

Je ne m’attends à ce que tu veuilles qu’on reste amis, là tout de suite, mais si un jour tu peux me pardonner...J’aimerai beaucoup ça.




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Re: We need to talk • Beckett Mer 20 Fév - 19:38




how I needed you

 
Affronter son regard est plus dur qu'il ne l'imaginait, il se rassied au premier contact, le souffle coupé. Il veut, mais ne peut pas ? C'était un drame shakespearien maintenant, leur relation ? Il détourne faiblement le regard, la tête pleine de pensées si assourdissante qu'il ne pouvait se concentrer sur une.
Bertram parlait déjà de rester ami, la main encore sur le couteau qu'il venait de lui planté dans le dos. Il n'arrivait même pas à s'énerver contre cela ! Ils se débrouillaient bien en duo, et avaient vécu pas mal d'aventures. Mais c'était trop tôt pour qu'il ne pense plus à l'embrasser si son regard avait le malheur de se poser sur ses lèvres, ou à s'accaparer sa main si elle traînait sur la table. Il ressentait toujours l'envie de le garder près de lui et de glisser ses mains sous ses vêtements, même maintenant, et c'était d'autant plus douloureux. Comment cesser d'aimer quelqu'un si vite quand ce fut si lent de s'y autoriser ?

Il s'emporte à son tour, relançant sa colère en pleine inertie.

- Je sais ! Je m'en fiche, c'est sa tronche que je veux défoncer, j'aime encore la tienne !!


Quitte à frapper quelqu'un, autant frapper un gars mêlé à tout cela.
Beckett soupire, exaspéré et regarde ailleurs, ramenant ses jambes contre lui. Il n'était pas préparé au manque qui allait suivre, aux souvenirs furtifs d'un corps contre le sien, et le vide qui allait se créer.
Mais il savait que s'il restait pour de vrai, il ne cesserait pas de penser à ce bel inconnu, plus doué que lui sûrement en un tas de domaines, notamment celui de l'affection. Un gros plus, en somme. Comment pourrait-il l'emporter quand des mois de relations perdaient face au court instant d'un unique baisé ?
Une défaite cuisante, qu'il écopait comme toutes les autres : les sourcils froncés et un caractère imbuvable.
Et cette fois il verrait le regret dans ses yeux, comprendrait qu'il ne pense pas aux études mais à un autre alors qu'il le tient dans ses bras. Il voulait, c'est la raison qui parle; son cœur était déjà ailleurs, depuis longtemps.

Il hausse les épaules et y rentre un peu plus la tête. Rester ami uh ? C'est tout ce qui leur restait à faire. Prétendre qu'il ne s'est rien passé, que ces sentiments vont s'enfuir à jamais et ne laisser aucunes séquelles, aucunes arrières pensées ni ressentiments. La fin heureuses des ruptures, la mythique qui n’apparaît qu'une fois tout les dix ans lors d'une éclipse.

- Mouais...


Beckett ne voit rien, tout est flou quand ses yeux sont larmoyants ! De toute façon, il n'avait pas le cœur de poser son regard sur Bertram.

- Je vais essayer.

Sa voix était brisée, comme le reste. Il abandonnait l'espoir de pouvoir se consoler dans ses bras ou même d'un jour y retourner. Ses doigts se referment sur ses bras, nouant ses jambes contre lui. Il n'avait plus envie de parler pour le moment. Ni de le voir, ni de subir qui que ce soit. C'était le moment de prendre une bonne semaine de séchage de cours et de retourner l'école entière.
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Re: We need to talk • Beckett Jeu 21 Fév - 20:14

We need to talk

Bertram Godfrey & Beckett Campbell

Ta voix s’emporte, ta colère s’envole et je ne peux plus rien faire pour l’apaiser. Moi non plus je n’avais pas envie de dire adieu à tout ça. A ses mains dans mes cheveux, ses caresses,  à ses éclats de rire et ses blagues idiotes, à son odeur quand mon nez allait lui chatouiller le cou.  Ca me lacère encore plus de connaître la colère et la trahison qui bouille en toi, incapable de sortir parce que ton petit coeur m’aime ou me respecte encore trop pour me frapper. Pourtant je le mériterais. Je ne t’en voudrais pas. Je ne m’en servirai pas comme d’une excuse. J’encaisse et je tiens bon, même si tu me dis que tu aimes encore mon visage. Je ne te mérite pas Beckett. Pourquoi tu ne peux pas me détester ? Juste un peu ?

Je n’ai pas été juste avec toi. Mais j’ai bien peur que je ne puisse même pas t’accorder ce que tu voudrais savoir. Pas de ma bouche en tout cas. Tu finiras sans doute par l’apprendre, qui sait ce que l’avenir va me réserver ? Je ne parle même pas à Ethan en ce moment. J’ai essayé de l’éviter autant que possible. J’ai essayé de l’oublier. Mais c’était au dessus de mes forces. Mes lèvres restent serrées.

Je sais que je te demande est surhumain. Je ne m’attends pas à ce que ce soit facile, ni pour toi, ni pour moi. Mais je veux que tu saches que tu comptes. Je veux que tu saches que tu es important. Et non, je ne vais pas te laisser tomber, comme tous ces gens qui disent “ on reste amis “ et ne se reparlent plus jamais. Quand un peu d’eau aura coulé sous les ponts je viendrai te voir. Je m’inquiéterai pour toi. Je t’aiderai à faire tes devoirs. Et peut-être qu’un jour, si tu parviens à me pardonner et à te détacher de moi, on pourrait vraiment être amis.

Dans ton désarroi, j’aimerai pouvoir te serrer contre moi une dernière fois, mais quel message hypocrite j’enverrai ? J’ai envie de te dire que je t’aime quand même, que tout ça c’était pas du flan. Tu seras toujours cher à mon coeur et à ma tête. C’est pour ça que je refuse de te perdre - si tu me le permets. Le seul mot qui franchit mes lèvres est bien sincère.

….Merci.



Merci pour tout

Lentement je me détourne. Ce n’est pas la peine de rendre les choses plus longues, plus difficiles, plus douloureuses. Je te souffle un :

Prends soin de toi.



Les héros ne regardent peut-être pas les explosions, mais en retournant vers le château je te me retourne pour te lancer un dernier regard discret. Ta silhouette sur le banc. Je suis désolé. Mais ne t’en fais pas, je garderai toujours un oeil sur toi.


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