On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl

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Sam Everyl
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Mar 12 Fév - 11:14


Need to talk

Feat Sam & Lisbeth



- « Ouais, c’est mon chien. »

T'es pas peu fière de lui annoncer ça. Donuts, c'est la vie. C'est mieux qu'un niffleur, mieux que le reste du Bestiaire magique. Donuts, il mange vos restes, vous lustre le sol, vous saute sur le dos quand vous faites des pompes, vous trouve de la bouffe, vous remplace votre réveil, votre dignité aussi. Bref. Donuts, c'est de l'or en barre, c'est ton chien, tu l'aimes d'amour. Viva Donuts.

Faut aussi savoir que Donuts est une aussi très bonne excuse pour faire du sport. Donuts, c'est un chien qui va à l'essentiel quand il s‘agit de manger et quand on parle d'essentielle, on parle de course sa maman dans les couloirs. Si l'Hippoball te permettait de stabiliser un peu ton poids, Donuts te permettait d'en perdre. Après, tes rondeurs, même si tu complexes dessus, tu les aimes bien (on ne va pas se mentir là-dessus.). Tu ne te rends pas bien compte de la distance que tu parcours. Le château est vaste, beaucoup trop vaste et tu te demandes si tu en auras fini d'en faire le tour un jour. Mais à mesure que votre course folle se poursuit (et que la respiration bruyante de Donuts s'intensifie) tu commences à te réapproprier la topographie des lieux. Tu reconnais un couloir, un tableau et tu comprends bientôt que tu débarques de nouveau en territoire connu. Finalement, vous arrivez devant la porte des saintes cuisines. La porte de L'Elysée pour les intimes. Donuts aboie, comme pour vous signifier que vous êtes arrivés à destination. Tu t'accroupis pour caresser ton chien et le reprendre dans les bras alors qu'un Elfe de maison débarque. Tu n'es pas trop familière avec ses créatures, en fait, tu ne sais pas trop comment te positionner face à elles. Tu n'aimes pas trop savoir que des créatures en haillon bossent matins, midis, soirs et nuits pour maintenir le château en état, mais ce serait hypocrite de ta part de ne pas t'avouer que leur présence est bien pratique. En tout cas, Lisbeth semble connaître personnellement votre interlocuteur et après un grand sourire innocent et un nouvel aboiement impatient de Donuts, la petite créature gagne la porte.

Ta camarade te raconte alors qu’elle entretient des rapports amicaux avec les petites mains du château et te confie même avoir fait un gâteau avec eux, un jour. Cela te renvoie à tes propres exploits dans les cuisines, notamment votre opération beignet avec Billy.

- « Oh ! Oui, oui ! Je m’en souviens ! C’était bien cool, d’ailleurs ! Nous, une fois, avec Billy, à leur à distribuer des cadeaux de noël, fin, c’était il n’y a pas si longtemps. Tu sais, c’était le jour où les profs avaient des beignets aux chocolats pour le désert, on s’est infiltrés pour en voler et en distribuer à tout le monde. Ce n’était pas prévu au départ, mais on a fini par leur distribuer des cadeaux pour faire diversion. Je ne regrette pas, c’était agréable de les voir aussi heureux l’espace d’un instant. Bon, on s’est fait salement coller ensuite, mais on a même réussi à apporter des beignets aux Serpentard et on s’est même pas fait emmerdés ! »

Un gros exploit en soit, puisqu'aller fait des cadeaux aux serpents quand t'as le jaune pour couleur, c'est peu voir pas du tout recommandé. Mais, non, tu ne regrettes pour rien au monde cette opération. Tu t'étais vraiment amusée sur le coup, puis ça t'avait rapproché de Billy également. T'aimes à croire que ça a créé un lien de confiance entre vous, un lien à l'origine de votre amitié fusionnelle aujourd'hui.

Peu de temps après, le petit elfe ressort avec un panier garnit de bien trop de sucre pour ton propre bien. T’es très heureuse de ne pas être diabétique, parce que ça à l’air fichtrement bon.

- « On a le droit de manger tout ça ? »
 
NotesPas de soucis, t'en fais pas, je ne suis pas regardante sur le temps de réponse alors tu prends le temps que tu veux
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Ven 15 Fév - 11:45

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« C'était super sympa de votre part ! » s'enthousiasma Lisbeth face aux exploits de Sam et Billy. « J'ose pas imaginer la punition que vous auriez subi si vous aviez offert des vêtements. »

C'était là l'unique moyen de libérer un elfe de maison de sa condition d'esclave selon une antique loi probablement votée en compagnie de sorciers complètement éméchés. Mais la loi magique étant ce qu'elle était, elle devait être respectée. Peut-être que, le jour de son départ de Poudlard, Lisbeth enverrait des chaussettes à tous les elfes, juste pour voir les enseignants en pleine panique face à des elfes libérés. Quoique, il n'y avait pas une clause qui spécifiait que l'objet devait être offert par le propriétaire ? Claquement de langue. Ça compliquait singulièrement les choses.

La porte s'ouvrit sur l'elfe et un panier garni digne d'une mère de famille préparant un banquet pour son gosse et toute sa troupe d'ami.e.s. Lisbeth ouvrit des prunelles subjuguées et son sentiment entra en écho avec celui de Sam.

« Pour sûr on pourra pas. Risque d'en rester assez pour se faire un brunch demain avec toute la Maison ! »

Ce qui pouvait grandement servir à renouer Sam avec les autres Poufsouffle. La nourriture était un lien indéfectible entre individus quel que soit leur taux de magie (ou leur absence). Et un repas, quel qu'il soit, n'était rien d'autre qu'un argument de cohésion sociale.

Lisbeth prit le panier entre ses mains, soufflant un peu en percevant le poids qui faisait doucement ployer son dos. Ils n'avaient pas lésiné sur la dose.

« Merci beaucoup ! » Si elle avait eu une main de libre, elle aurait tapoté le crâne dénudé de l'elfe. « Je viendrais vous remercier à la Saint-Valentine. Mon père m'aura envoyé ses échantillons de pâtisseries. Vous pourrez y goûter gratis ! »
« M-merci. » souffla l'elfe avec cette voix contrite qui provoquait chez Lisbeth l'envie à la fois de protéger ces êtres et de les secouer pour les pousser à se soulever.

Se relevant en soufflant, Lisbeth se tourna vers Sam.

« Je crois que tu vas devoir m'ouvrir la porte. Je suis un peu prise. »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Mar 19 Fév - 12:10


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Maintenant que t'y penses, ouais, t'aurais probablement pleuré ta maman décédée si, par malheur, vous aviez eu l'imbécilité d'offrir des pulls ou des chaussettes de Noël à tous les travailleurs elfes de Poudlard. Tu te demandes ce que les directeurs vous aurez envoyé dans la tronche, probablement quelque chose de pas très agréable qui impliquerait un allé sans retour à la maison. Non pas que t'es contre le fait de revenir chez toi, au contraire, l'odeur de pain de la boutique et celle du bois te manque parfois, souvent même. Mais Poudlard, c'est aussi ta maison, c'est, d'une certaine façon, là où tu te sens le mieux. Tu as tout ton univers, ici, tout ton monde. Déjà que le temps t'était limité, si tu pouvais, en plus, ne pas le raccourcir d'avantage, ce serait bien. Vraiment bien.

Le panier que Lisbeth porte te semble beaucoup plus lourd qu'initialement pensé. Ton aînée n'a pas tort lorsqu'elle te dit qu'il en restera probablement pour le lendemain. Soyons honnêtes, tu ne considères pas cette nouvelle comme étant mauvaise. Qui dit reste, dit distribution et qui dit distribution dit probablement l'excuse idéal pour renouer avec l'équipe d'Hippo et tes autres camarades. Tu te sens un peu lâche, un peu faible, d'avoir besoin de ce genre d'excuse pour faire le premier pas, mais tu es comme ça. Tu n'as pas la franchise et le courage d'un Gryffondor, l'argumentation poussée d'un Serdaigle ou la malice d'un Serpentard. Tu es de ces gens qui ont besoin d'un petit coup de pouce extérieur pour faire les choses.

Lisbeth remercie les elfes et tu t'empresses de faire de même, un peu plus maladroitement. « Oui, m-merci ! » Le discours qui suit ses remerciements ne t'échappe pas. Des pâtisseries. Elle aussi à un papa qui travaille dans le domaine de la boulangerie-pâtisserie ? Tu dois l'avouer, c'est le genre de coïncidence qui réveille en toi une petite pointe de nostalgie. Tu n'as pas beaucoup l'occasion de parler de ta famille, de la relation fusionnelle avec ton papa, de ta vie modeste de campagnarde. Tu as grandi dans un univers plus moldu que sorcier et tu peines souvent à te faire comprendre lorsque tu partages des souvenirs de ton enfance. Mais voilà que Lisbeth met en avant un point commun, un gros point commun. Et tu ne sais pas pourquoi Sam, mais tu penses que cette fois-ci, tu peux te faire comprendre. Alors tu lui ouvres la porte comme elle te l'a demandé et avec un regard emplit de curiosité, tu finis par demander.

- « Toi aussi ton père fait des pâtisseries ? » Tu demandes ça tout en tapotant contre le tonneau pour ouvrir la porte de la salle commune. Ta question n'en est pas vraiment une, mais ça te permet au moins d'introduire la suite. La lueur de ton regard change légèrement pour se remplir de fierté lorsque tu évoques le métier de ton paternel. « Enfin, mon père, lui, est artisan boulanger-pâtissier, mais chez les moldus. On ne fait pas de pâtisseries ou de petits pains magiques, mais c'est tout comme ! C'est trop cool de rencontrer quelqu'un qui connaît le métier ! J'aimerais bien faire des pâtisseries magiques aussi, je m'entraîne, mais c'est compliqué, j'ai encore du mal avec la cuisine magique. »

 
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Mer 20 Fév - 22:39

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« Toi aussi ton père fait des pâtisseries ? »
«  Ah mais carrément ! »

Lisbeth ne se souvenait pas d'un jour chez elle où la maison n'était pas emplie de l'odeur du sucre – celui en poudre qu'on ajoutait à la pâte, celui du caramel qu'on faisait fondre dans la poêle... Sa maison embaumait la douceur et la confiserie, la pâte chaude et le plaisir gustatif. Son papa-tissier c'était son modèle, sa fierté. Même si elle le morigénait de lui envoyer des colis trop riches en sucre, ils savaient tous deux qu'elle râlait davantage pour la forme que par volonté de rabrouer son paternel. Surtout qu'elle était la première à l'encourager à lui envoyer des échantillons pour agrandir sa clientèle.

« J'ai jamais réussi à en faire non plus. » concéda Lisbeth lorsque Sam s'épancha un brin sur sa vie. C'était amusant d'apprendre que leurs paternels respectifs avaient un point commun. « Tu voudrais te lancer là-dedans ? Parce que, si tu veux, je peux voir pour que mon père t'apprenne les bases du métier. Tu pourrais venir chez nous pour les vacances d'été. »

Lisbeth savait d'avance qu'aucun de ses parents ne refuserait. Le cocon Lisbeth aimait s'ouvrir à de nouvelles rencontres sans jamais se formaliser de l'absence ou non de magie chez l'autre, ni d'éléments aussi abscons que la couleur de peau ou les origines. Lisbeth voyait déjà son père prendre Sam sous son aile et lui apprendre quelques sortilèges de cuisine magique pour impressionner les autres et être satisfaite de son ouvrage.

Courbant l'échine pour passer sous l'arche formant l'entrée de la salle commune, Lisbeth jeta un coup d’œil aux alentours. Le bois crépitait dans la cheminée, comblant le silence dans lequel reposait la salle. Il ne semblait y avoir personne pour le moment. Un événement fort rare que les deux jeunes filles ne pouvaient pas laisser passer. D'un signe de tête, Lisbeth indiqua à Sam de la suivre. Trottinant au mieux, associant la vitesse à la discrétion, la jeune fille remonta jusqu'à sa chambrée. Poussant lentement la porte, Lisbeth passa la tête avant d'indiquer à Sam qu'elle pouvait venir.

« Ma coloc' doit être encore occupée avec ses plantes dans le parc. Un jour, elle va se faire gauler en pleine contemplation nocturne. »

Finissant de pousser la porte en s'aidant du panier, Lisbeth entra de plein pied dans la chambre. Des fleurs semblaient avoir pris possession de la moitié de la chambre, la faute à sa coloc, Cecily Kamsakul, dont l'affection pour les végétaux aurait attiré les éloges de l'ancienne directrice de Poufsouffle. Ça suintait la terre humide et le pollen. Du côté de Lisbeth, les croquis se répandaient sur le sol aux côtés d'objets hétéroclites que la jeune femme rassembla en vrac dans son éternel sac en cuir usé.

« Assis-toi sur le lit, va. Pas de chichis ! » Elle avait déjà abandonné le panier sur une chaise. « Le temps que je retrouve mon ordinateur et c'est bon. Ah voilà ! »

Triomphante, Lisbeth ramena le sacro-saint ordinateur, se permettant de s'asseoir en tailleur pour mieux régler les commandes.

« Une préférence ? Film, série, genre ? »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Dim 24 Fév - 18:28


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Oh, mais c'est qu'on te propose un stage, là, non ? OMG. M'enfin, plus sérieusement, tu n'avais jamais vraiment pris le temps de réfléchir à ton avenir. Il y avait pas mal de zones d'ombres, pas mal de projets avortés, de rêves laissés de côté. Tu avais envie de faire beaucoup de choses, Sam, mais tu manquais cruellement de confiance en toi. Tu aimais suffisamment le monde magique pour savoir que tu voulais en faire partie, comme ta mère avait fait partie de ce monde avant toi. Cependant, tu n'avais aucune idée d'où pourrait se trouver ta place. Dans l'idéal, tu aimerais trouver une voie dans laquelle tu puisses être utile à la société tout en faisant ce que tu aimes. Tu as l'ambition de vouloir vivre sereinement et simplement et de faire chaque jour quelque chose que tu aimes. C'est une philosophie de vie qui te vient en grande partie de ton père. Tu as, avec lui, pu comprendre qu'il n'y avait pas forcément besoin de beaucoup pour vivre bien. Tu ne te voyais pas à des postes importants, tu avais toujours pensé vivre modestement. Mais est-ce que c'est un projet de vie ? Meh.

- « Oh ! Ce serait vraiment cool, oui ! Mais, heu… Ça ne dérangera pas ton paternel ? Je veux dire, que je vienne ? » Tu pourrais aisément comprendre, dans le sens où on peut ne pas vouloir accueillir d'étranger chez soi. « Pour ce qui est de la pâtisserie magique hm, je ne sais pas trop encore. Je n'ai pas vraiment réfléchi à ce que je voulais faire après mes études. Quand j'étais petite, je voulais être Auror, mais sans doute que ce n'est pas un métier vraiment fait pour moi. Cuisiner pour les gens, c'est quelque chose qui me fait vraiment plaisir et je pense que ça pourrait me rendre heureuse d'en faire mon métier, mais je ne sais pas encore. Si je dois m'engager dans cette voie, je voudrais bien avoir mon propre petit commerce, une petite boutique simple, tu vois ? »

Tu n'es absolument pas en train de recréer ta maison de campagnarde, pas du tout. Tu ne vois pas la vie simple et calme dans les terres comme quelque chose de parfait, c'est faux. Ahem. Tu passes la porte de la salle commune, à ton grand soulagement : personne. Tu dois l'avouer, tu pousses un soupir rassuré. Tu sais qu'il faudra bien, à un moment ou un autre que tu affrontes tes proches, mais pour le moment, tu as juste besoin de te vider la tête, penser à autre chose pour repartir ensuite du bon pied. D'un commun accord, vous cheminez dans le dortoir, direction la chambre de Lisbeth. C'est quelque chose qui t'a toujours énormément séduit dans le système de collocation : les univers qui se mélangent. Une chambre devient alors une espèce de pays où chaque occupant à son propre territoire et son propre univers. Dans ta chambre, on reconnaît ton lit parce que c'est coloré, que c'est vraiment le bazar et qu'il y a à peu près tout et n'importe quoi dessus. Dans celle de Lisbeth, tu repères rapidement son antre aux croquis et aux inventions qui trônent un peu partout. T'avoues, d'ailleurs, beaucoup aimé le contraste entre l'univers floral et technologique.

Ton aînée t'impose d'ailleurs de faire comme chez-toi et tu ne te fais pas trop prier pour te mettre à l'aise. En voyant t'installer confortablement, Donuts grogne légèrement pour attirer ton attention, façon à lui de te dire « wesh, monte-moi sur le lit ». En général, tu n'aurais pas hésité une seule seconde à embarquer ton chien avec toi, mais là t'hésites un peu. Ce n'est pas ton lit, pas ta chambre… C'est délicat quoi.

- « Doucement Donuts, je ne sais pas si je peux... » Tu te tournes vers Lisbeth. « Est-ce que ça te dérange si je mets Donuts sur mes genoux ? »

Pour ce qui est de ce que vous allez visionner. Hmmm, tu te permets de réfléchir trente-secondes.

- « Hmmmm, tout sauf de l’horreur ! Je suis une grosse flippette, je ne supporte pas les histoires de fantômes ou d’esprits ! Par contre, j’aime bien la fantaisie, l’action, l’aventure, bref des trucs qui bougent ! »
 
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Sam 9 Mar - 8:23

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« Les petits commerces c'est l'avenir. » approuva Lisbeth face au plan d'avenir de sa camarade. « Dans le monde sorcier, y a que de ça et chez les Moldus, ça reprend. M'étonnerais pas, qu'un jour, y ait plus que de ça. »

La Poufsouffle veillait à transformer son modeste couchage en un lieu de détente tassant les oreillers, arrangeant les multiples plaids (elle n'avait jamais assez chaud sous la couette, véritable marmotte emmitouflée dans son terrier).

« Est-ce que ça te dérange si je mets Donuts sur mes genoux ? »
« Meuh non. Il a droit au même pass VIP. J'ai même des coussins s'il préfère s'étaler dessus. »

Elle s'excuserait après auprès des elfes de maison de leur faire laver de la bave et des poils de chien, même si ça devait résumer leur banal quotidien. Et qu'ils avaient du voir pire vu les animaux de compagnies que se trimballaient certains élèves.

Se calant le dos contre la barrière d'oreillers et de coussins qu'elle avait formé en tête de lit, Lisbeth ouvrit le catalogue Netflix attendant les précisions de Sam.

« Hmmmm, tout sauf de l’horreur ! Je suis une grosse flippette, je ne supporte pas les histoires de fantômes ou d’esprits ! Par contre, j’aime bien la fantaisie, l’action, l’aventure, bref des trucs qui bougent ! »
« J'ai la série parfaite qui rassemble tout. On va juste éviter quelques épisodes sinon tu vas pas dormir de la nuit. »

Deux-trois clics plus tard, le générique de la dernière saison de Doctor Who illumina l'écran de l'ordinateur. Tendant le bras par-dessus le rebord du lit, Lisbeth plongea sa main dans le panier pour mieux ramener la victuaille sur la couverture.

« Et t'embête pas avec les emballages. On rangera après. » Quelques sorts et le lit retrouverait sa splendeur (toute relative) d'antan. Lisbeth ouvrit une boîte (l'équivalent d'un tupperware moldu) pour en dévisager le contenu. « Yes du cheesecake ! On a tiré le jackpot ! T'en veux ? »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Dim 17 Mar - 16:06

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Qu'il n'y est plus que des petits commerces ? Oh, tu adorerais. Avoir son propre local, son propre savoir-faire, pouvoir exprimer son art comme on l'entend. C'est quelque chose qui te plairait beaucoup, Sam. Tu avais toujours regardé d'un mauvais œil les grandes chaînes et autres groupes commerciaux. Tu trouvais leur création aseptisée, fades. La cuisine, la pâtisserie de surcroît n'était pas quelque de fixe ou qui devait être fait à la chaîne. Il fallait mettre dans chacune de ses créations un peu de soi-même. C'est parce que le repas est cuisiné avec amour qu'il est bon, c'est parce que le pain a été pétri à la main qu'il est tendre et unique. Tu rêverais d'un monde où chacun pourrait s'exprimer à sa façon, sans artifice, sans règle établie. Tu laisses un sourire éclairer ton visage. Un petit commerce oui, ce serait l'idéal.

- « En campagne, c’est un incontournable, les gens sont habitués à aller chez le boulanger. Il y a aussi un contact particulier avec les gens, sans doute que ça joue aussi. »

C'est aussi ce qui t'avait séduite dans le métier de ton papa. On se donnait à fond, chaque matin, pour faire des produits de qualité qui rendait les gens heureux. Il y avait pas mal de fierté dans tout ça. On travaillait dur, on se tuait des fois à l'ouvrage, mais la reconnaissance derrière en valait la peine. Tu avais toujours été très fière de vendre tes créations et tes réalisations. La nourriture était, pour toi, au même titre que la musique, un moyen de communication. On pouvait faire passer beaucoup de choses via la cuisine. Ce qui t'amène à penser que… Que c'était peut-être la solution à ton problème, après tout. Oui. Tu pouvais peut-être cuisiner quelque chose pour Billy et Ethan ? Un premier pas pour te faire pardonner de tes absences, d'une part et peut-être pour trouver le courage de t'expliquer avec eux. Oui, ça te semblait être une bonne idée.

Lisbeth te donne l'autorisation d'accueillir Donuts dans son lit. Tu soulèves ton compagnon à quatre pattes du sol avant de le poser sur ton lit avec un sourire satisfait. Ton bébé baveux renifle, tâte le terrain pour trouver une place convenable et Dieu seul sait à quel point ton chien pouvait être difficile en terme de place. C'est finalement près de tes genoux qu'il se couche, sa tête sur ses pattes avant en poussant un reniflement heureux. Tu passes une main affectueuse sur son crâne alors que ton aînée sort le catalogue Netflix. Tu lui fais entièrement confiance quant au choix de la série, mais, faut l'avouer, tu ne t'attendais pas à autant de bon goût de sa part. Doctor Who, c'est ton papa qui t'avais fait découvert ça alors que tu ne tenais pas encore sur tes deux jambes. Il avait même un poster de David Tennant dans sa chambre.

- « OMG ! Toi aussi tu regardes ? C’est lequel ton docteur préféré ? Moi c’est le 10e ! Toute l’histoire avec Rose et tout, j’en pleure encore ! »

Véridique, tu t’étais jamais remise de la séparation Rose/Docteur. Best couple forever. Il n’y a pas à tortiller du cul pour chier droit. T’es déjà plongée dans la série lorsque Lisbeth te propose un premier petit encas. Ton regard dérive rapidement sur la boite avant de s’illuminer à la vue du cheescake.

- « Whoua, ils ont fait les choses bien ! Je me sers, merci. » Tu t'empares d'un morceau que tu engloutis, ton appétit d'ogre n'est pas un mythe. « Hmmmmm, c'est bon ! Il faudrait penser à les remercier. Tu sais ce qui pourrait leur faire plaisir ? J'ai toujours l'impression de les embarrasser quand je veux leur rendre la pareille. »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Jeu 28 Mar - 23:04

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« OMG ! Toi aussi tu regardes ? C’est lequel ton docteur préféré ? Moi c’est le 10e ! Toute l’histoire avec Rose et tout, j’en pleure encore ! »
« Le onzième. Y a ce côté complètement loufoque. » Un tel énergumène en tant que colocataire dans sa vie adulte, Lisbeth adorerait ça. Lui, au moins, se plaindrait pas de ses expériences menées à pas d'heure et de leurs échecs à répétition. « Mais la treizième est super cutie. »

Façon petit animal perdu dans l'immensité du monde. Puis elle portait une écharpe arc-en-ciel, s'il vous plaît. Le summum du bon goût.

« Hmmmmm, c'est bon ! Il faudrait penser à les remercier. Tu sais ce qui pourrait leur faire plaisir ? J'ai toujours l'impression de les embarrasser quand je veux leur rendre la pareille. »

Du pouce, Lisbeth nettoya les miettes de la part dans laquelle elle venait de croquer goulument.

« Dans l'idéal des vêtements. » supposa-t-elle à mi-voix, à demi-sérieuse. « Le souci avec les elfes c'est qu'ils sont tellement habitués à être opprimés qu'eux-même ne sont pas capable de savoir ce qu'ils veulent. C'est compliqué. »

Même après avoir discuté avec nombre d'entre eux et avoir partagé quelques bonnes expériences, elle les voyait toujours trembler à son approche, lui jeter des regards obliques. On ne libère pas des esclaves d'un claquement de doigts : les chaînes les plus lourdes sont celles qui demeurent invisibles.

« Leur parler gentiment, les remercier, ce serait déjà beaucoup. Pourquoi tu leur offrirais pas une de tes pâtisseries ? Ce serait tes premiers goûteurs. »

Sur l'ordinateur, comme pour faire écho à ses paroles, résonna la fameuse phrase : Trust me, I am the Doctor.
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Lun 8 Avr - 11:33

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T'approuves entièrement pour le onzième docteur, c'est d'ailleurs le préféré de beaucoup de gens. Mais tu ne peux pas t'empêcher d'avoir ta petite préférence pour le dixième. Peut-être parce que c'est le préféré de ton papa ? Peut-être parce que ce sont les saisons où il apparaît que tu connais le mieux ? T'en sais trop rien en fait. Puis David Tennant c'est un moldu sexy, du moins pour ce que le mot sexy peut signifier pour toi.

- « La treizième, ah oui, je crois que c'était la première femme à jouer le rôle du docteur, non ? » Il fallait avouer que tu n'avais pas trop suivi passer le onzième. Trop récent pour ton papa apparemment. « C'est plutôt cool qu'ils mettent une femme en avant. Je veux dire, c'est rare les séries d'aventure où la femme est au premier plan. Après Docteur Who à des personnages forts comme River Song, par exemple, mais ça reste des rôles secondaires et temporaires. J'espère qu'ils feront ça plus souvent à l'avenir. Puis, je ne sais pas, ce serait sans doute grave marrant de voir les rôles s'inverser un peu. »

Tu trouvais que ça manquait un peu dans les séries. Quand c'était une fille qui avait le premier rôle, c'était à 80% une lycéenne trop belle ou une fille un peu plus transparente, mais dans la lune. Puis l'amour avait toujours un rôle important quand c'était une fille en tête d'affiche. Comme-ci l'amour, c'était une case obligée à cocher quand on était une héroïne. Tu devais avouer trouver ça un peu frustrant. Bien sûr, une part de toi a envie de connaître ce que ça fait de tomber amoureuse, d'avoir quelqu'un en face de soi qui vous trouve jolie et qui vous aime pour ce que vous êtes. Mais tu ne sais pas, d'une part depuis Amelia t'étais un peu refroidie à cette idée et d'autre part baaaaaah. Meh. T'aimais croire que tu n'avais pas besoin d'un homme dans ta vie pour devenir une femme accomplie. C'est beau l'amour, mais ça ne fait pas tout. Ta maman n'avait pas eu besoin de ton père pour devenir une incroyable sorcière… Fin, c'est ce que tu croyais. C'était plutôt flou et nébuleux, le passé de ta mère.

T'écoutes avec une grande attention ce que te dit Lisbeth. Pour toi qui avais majoritairement grandi dans le monde moldu, tu ne pouvais pas dire que tu trouvais la condition des elfes comme étant quelque chose de normal. En fait, t'avais même tendance à trouver un peu ça glauque. Mais c'est comme les fées ou d'autres choses, ce sont des points culturels qui te dépassent et tu ne sais pas trop si tu as les connaissances et la légitimité pour les juger. De ce que tu vois, à Poudlard, les elfes ont l'air plutôt heureux. Tu ne sais pas si c'est le cas chez les autres. T'avais déjà vu, au chemin de traverse, certains sorciers maltraités leur compagnon elfique. Ça t'avais grandement choquée, à l'époque.

- « Tu sais, je me dis qu'à l'école ils sont au moins protégés un minimum. Puis ils sont ensemble alors je me dis qu'ils se sentent peut-être moins seuls que des elfes de maison coincés chez une famille de sorcier. Je n'y connais pas grand-chose parce que chez mon papa, c'était plus moldu style qu'autre chose, mais j'ai cru comprendre que beaucoup souffraient de maltraitances. » Tu baisses légèrement la tête, quelque peu honteuse de n'être pas plus au fait que ça. « Je pense qu'il faut les aider petit à petit. Je pense que les pâtisseries ça peut être une bonne idée. Je me demande si ce qu'ils aiment… Peut-être que je pourrais glisser un sort ou deux dans mes créations ? J'avais essayé de faire des cookies qui donnent de bons rêves une fois, mais ça n'avait pas vraiment fonctionné. J'ai passé 4 jours à l'infirmerie à voir des nuages roses à la place. Faudrait que je fasse des essais sur des sorciers avant eux. Je ne veux pas les rendre malades. »
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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl Dim 21 Avr - 17:11

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin
Lisbeth leva la main suite à l'idée de Sam.

« Je suis prête à subir les contre-coups de vos expertises, cheffe, et à devenir une cobaye ! » Un temps, juste un instant avant de reprendre. « De beaux rêves ça leur ferait du bien. Même ne serait-ce que voir la vie du meilleur côté le temps d'une journée. Peut-être même un peu de Felix Felicis pour leur porter chance. »

Peut-être bien que cela aurait l'effet inverse : vivre une journée de bonheur et de chance puis retourner à la grisaille quotidienne, y avait de quoi déprimer. Ou, au contraire, tout faire pour que l'expérience éphémère se répète. Et au vu de son passif, Lisbeth n'était surement pas la dernière à vouloir expérimenter des mélanges jusqu'à obtenir le résultat le plus proche de la perfection.

S'enroulant dans son plaid, la Poufsouffle se cala contre son oreiller comme un gros chat repu et harassé après une nuit entière à vagabonder dans les couloirs du château.

« Je t'aiderais si tu veux. Ce sera une chouette aventure. »

A cet instant, Lisbeth ne savait pas quelle épopée l'attendait à Uagadou. Ni que celle-ci allait la pousser à quitter Poudlard, disparaitre à jamais du monde magique pour une destination inconnue.
ASHLING POUR EPICODE

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Re: On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl

On ne laisse pas un Poufsouffle, seul, dans un coin • Sam Everyl
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