if karma doesn't hit you, i will •• loki

Tadhgán Payne
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Tadhgán Payne
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if karma doesn't hit you, i will •• loki Ven 1 Fév - 13:48


La vie, c'est comme une boîte de chocolats, disait un grand philosophe. La vie, était pleine de surprise et d'imprévus. Et parfois, la vie n'était littéralement qu'une boîte de chocolats. Là devant soi, à portée de main. Un paquet de chocogrenouilles encore intact, posé sur la tablette au pied d'un lit d'infirmerie, avec une carte de bon rétablissement. Payne leva les yeux sur la personne qui était dans le lit. C'était ce petit bâtard de Serpentard qu'il avait déjà entendu bitcher sur les Moldus. Il était enroulé dans des bandages comme un remake de La Momie, et il avait un peu la même sale gueule qu'elle. En même temps, il était clairement dans un sale état. Mais qui ne finissait pas à l'infirmerie dans un sale état ? Bah, Payne, pour commencer. Il était là à cause de son poignet, qu'il s'était foulé on se demandait bien comment, j'ai mal tapé dans le sac au club de boxe, qu'il avait dit à l'infirmier. Palton avait probablement fait semblant d'y croire, même si Payne ne trompait personne, et le Gryffondor s'apprêtait à ressortir des lieux avec son petit poignet soigné quand il avait vu… bah, le mec, là. Il ne savait pas comment il s'appelait. Juste qu'il était beaucoup trop arrogant pour un non-sang-pur. Et aussi beaucoup trop petit. Payne jeta un coup d'œil derrière lui. L'infirmier était hors de sa vue. Il prit le paquet de chocogrenouilles et l'ouvrit.

"La vie, c'est une p'tite pute, quand même, hein."

Il fouillait dans le paquet. Apparemment le mec avait quand même quelques amis, puisqu'on lui avait apporté une carte et des chocolats pour le consoler. Ou alors, ils s'étaient trompés de table. Possible. Payne sortit un petit sachet de chocogrenouilles et reposa le paquet, ouvert, sur la table. Il ouvrit consciencieusement le sachet et mit la main devant l'ouverture pour empêcher la grenouille en chocolat de sauter à l'extérieur. Il l'attrapa dès qu'elle tenta un mouvement et lui arracha violemment la tête d'un coup de dents.

"Regarde, toi, par exemple…" continua-t-il en mâchant. "Bah, t'as la gueule de quelqu'un qui s'est fait rouler dessus par la vie."

Payne ne croyait pas au karma. Ce n'était pas dans son intérêt, avec toutes les mauvaises actions qu'il amassait. En revanche, il croyait en une certaine justice, divine ou naturelle, peu importait. La certitude que certaines choses se payaient toujours, parfois avec un petit coup de pouce du destin. Comme bitcher sur des Moldus sans autre raison valable que celle d'être un p'tit bâtard. Aujourd'hui, la vie avait décidé de punir Loki Nygård pour son attitude jugée déplorable par le Conseil de défense des Moldus que dirigeait Payne dans sa tête. Loki avait failli couler dans le lac comme le Titanic, et Payne était l'iceberg qui venait achever le travail.

"Oh, j'l'ai pas, celle-là !" fit-il, presque sincèrement surpris, en découvrant la carte qu'il y avait à l'intérieur du paquet de chocogrenouilles. "T'en veux une ?"

Il fit une petite boule du sachet usé et la lança sur les couvertures de Loki. Il le regardait toujours depuis le plateau de lit, à ses pieds. Et il mangeait son chocolat. Ça ne se voyait pas, car Payne ne souriait pas au naturel, mais il était extrêmement satisfait de son petit effet.
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Re: if karma doesn't hit you, i will •• loki Sam 2 Fév - 20:48



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Loki était fatigué. En soit, depuis son altercation avec un taré de Serpentard, il ne faisait pas grand-chose de ses journées à part somnoler dans un lit d’hôpital de l’infirmerie – endroit qu’il ne supportait absolument pas par ailleurs. Et qu’il avait hâte de quitter même si son état ne le lui permettait pas.

Être enfermé comme une bête sauvage, limite attaché – car il ne s’était pas laissé faire au début, il n’était ici que de passage pensait-il malgré la gravité de ses blessures et le sang qu’il avait perdu – était la dernière chose qu’il attendait de son quotidien.

Il espérait que le coupable serait très sévèrement puni, peut-être même qu’on lui ferait subir cet atroce sortilège à lui aussi !

En attendant, il ruminait ses sombres pensées – dont certaines étaient dirigées vers la vengeance – seul dans son lit lorsque quelqu’un entra. Ce n’était pas la première fois de la journée, bien sûr, mais il n’y prit même pas attention. Il ne connaissait pas l’élève qui venait vraisemblablement soigner son poignet et donc il n’était pas là pour lui.

Il referma les yeux.

Mais il sentit quelque chose sur sa gauche et les rouvrit aussitôt. Le garçon, qu’il ne trouva pas du tout à son goût d’ailleurs – ah oui, il faut bien faire quelque chose de son temps libre, pourquoi ne pas avoir un à priori sur les gens ? –, s’était rapproché de son lit et semblait lui adresser la parole. Il fronça les sourcils et le regarda fouiller dans ses chocogrenouilles avec un regard mauvais. Bordel, il détestait qu’on touche à ses affaires !

Soudain de fort méchante humeur plutôt que fatigué, il cracha :

« C’est pas la vie qui m’a roulé dessus, c’est un Sang Pur de merde dont la place est à l’asile. Putain ! »

Oh oui, il était furax. Il avait cru sa dernière heure arrivée, il avait cru qu’il allait mourir juste parce qu’un sombre crétin n’appréciait pas son sang de poisson et le fait qu’il l’ait embrassé. Merde ! Ça méritait vraiment le meurtre ?

Il avait fort envie de se lever, de quitter cette infirmerie pour se venger sans attendre.

Mais pour l’instant, il avait d’autres chats à fouette. Il devait se débarrasser d’un type qui lui était étrangement hostile alors qu’il ne lui avait jamais adressé la parole. C’était cocasse quand même.

« Ouais, donnes-moi-en un s’il-te-plaît… mais non, pas le papier ducon ! T’es teubé ou quoi ? Sérieux, c’est quoi ton problème ? T’es un pote de Gérald venu terminer le travail à sa place ? Abruti ! »

Les insultes – qui auraient pu être pires – sortaient toutes seules. Mais il ne supportait pas qu’on le prenne pour la poubelle de service – alors qu’il y en avait une au pied du lit, il était complètement con ce mec – et en plus, le papier était hors de sa portée, il savait à peine bouger.

« Dégage. »

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Tadhgán Payne
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Tadhgán Payne
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Re: if karma doesn't hit you, i will •• loki Dim 3 Fév - 14:47


Il était vénère, le p'tit raciste – oui, pour Payne, tous ceux qui critiquaient les Moldus et les Cracmols étaient racistes, mais il devait exister un terme plus scientifique pour désigner ce type de personnes qui rejetaient les autres sur la base du sang. Des Nazis ? Et un point Goodwin pour le jeune homme à la casquette, un ! Ce dernier tiqua légèrement à la mention d'un Sang-Pur, apparemment impliqué dans… l'accident dont avait été victime le Serpentard. Sang-Pur de merde, oui, c'était peut-être la seule chose sur laquelle ils allaient s'accorder aujourd'hui. Payne continua de mâcher son chocolat sans trahir son intérêt, mais il avait envie d'en savoir plus.

Il faillit s'étouffer avec le chocolat quand l'autre crut qu'il allait vraiment lui en filer, mais heureusement son masque de mono-expression resting bitch face resta en place. Payne haussa un sourcil. Wesh, t'as cru ? Comme il venait de tabasser quelqu'un, pardon, de soigner son poignet accidentellement foulé en cognant mal contre le punching-ball de la salle de sport, ahem, Payne ne se jeta pas sur le pauvre invalide pour le finir à coups de poings. Tout au plus sa main se crispa-t-elle légèrement sur le paquet de chocogrenouilles, alors que sa mâchoire broyait sans aucune pitié son chocolat. Il hésitait entre une flopée d'insultes et un bon doigt des familles, et comme il hésitait, il préféra reprendre un chocogrenouille. La bouche pleine, il ne pouvait pas dire de conneries. En plus, ça ménageait le suspense. Ouais, on dirait pas comme ça, mais traumatiser des gens, ça s'apprend. Parfois, il fallait savoir faire preuve de patience. Payne en avait zéro au naturel, mais le chocolat l'occupait assez pour laisser à son cerveau le temps de réaliser qu'une infirmerie n'était pas le meilleur endroit pour se battre.

Il n'empêchait qu'il avait été insulté, et que ce tort serait réparé.

"C'est qui Gérald ?" demanda-t-il d'abord sur un ton nonchalant, et évidemment condescendant, parce qu'il ne pouvait pas éprouver de l'empathie pour un garçon qui avait insulté devant lui, entre ses dents bien sûr, un sans-magie... Et puis, c'était quoi ce nom de merde ? "Ah."

Payne réalisa presque instantanément la stupidité de sa question. C'était forcément le gars qui avait tabassé le Serpentoufle. Il prit le temps de considérer cette option : la momie avait été traumatisée par un Sang-Pur. Payne devait savoir qui. Parce que la momie avait vraiment une sale gueule, et si un fou-furieux consanguin était lâché dans la nature… ouais. Payne n'aimait pas trop ça. Il avait des amis sans-magie auxquels il tenait. Alors non, il n'allait pas dégager. Il ouvrit le second sachet de chocogrenouilles et lança la carte, qu'il avait déjà, sur le petit serpent tout énervé. C'était ironique parce que c'était Godric Gryffondor. Tiens, un peu de courage en carte magique. Il va t'en falloir pour subir les prochaines minutes de ton calvaire. Payne s'écarta légèrement du lit pour vérifier que Palton était toujours occupé ailleurs. Probablement dans son bureau. Sa grenouille en chocolat sauta hors du paquet et il la plaqua contre la table de chevet pour l'arrêter dans sa fuite vaine et désespérée.

"Bon, on va faire comme si tu savais déjà très bien qu'tu peux pas m'chasser dans ton état de décomposition avancée – ouais t'as vu il connaissait des mots un peu scientifiques et tout – et tu vas arrêter de gueuler, ok ? T'façon si j'étais venu t'achever, tu serais pas en train d'parler, en fait", l'informa-t-il poliment en retenant la grenouille par une petite patte en chocolat.

Merde, ça glissait ! Payne l'enferma entre ses deux mains le temps qu'elle se calme. Ces sortilèges pouvaient durer plusieurs minutes, c'était agaçant. Y'avait très peu de choses qu'il ne trouvait pas agaçant, avec la magie. Avec tout le reste aussi.

"J'sais pas qui c'est ton Gérald, là, mais ça m'intéresse. J'aime pas les Sang-Purs. Et j'aime pas non plus qu'on insulte les sans-magie", précisa-t-il, pour augmenter le capital survie du bonhomme alité.

Parce qu'à l'insulter comme il le faisait, il démontrait un tout petit instinct de survie, et ce genre de choses n'allaient pas de concert avec la patience limitée de Tadhgán Payne. Qui songeait qu'il n'était pas étonnant qu'il ait fini cloué dans un lit d'infirmerie s'il avait usé de la même technique sur un Sang-Pur. Ces petites choses étaient très susceptibles, très fragiles.

"Qu'est-ce qui t'es arrivé ?"

Il mangeait toujours son chocolat, mais il avait l'air plus sérieux maintenant.
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Re: if karma doesn't hit you, i will •• loki Mar 5 Fév - 0:22



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Loki se demanda ce qu’il avait encore fait pour qu’un ahuri sans cheveux vienne l’emmerder alors qu’il essayait de sommeiller pour se remettre plus vite de son agression ! oui, il s’agissait bien d’une agression même si le terme était bien loin de lui plaire car ça voulait dire qu’il était une victime. Et pour Loki, être une victime, c’était nul. Il lança au Gryffondor son plus beau regard méprisant, fronçant légèrement les sourcils. Il y avait vraiment des dérangés dans cette école de magie, et il se demandait si le jeune homme qui refusait jusqu’à lui donner ses PROPRES friandises n’en faisait tout simplement pas partie.


Quelle chance, il était encore tombé sur un cas.


Et les gens comme ça avaient tendance à l’énerver. Très vite et très fort. Et malgré son état plutôt moche, il n’hésiterait pas à lui faire savoir qu’il avait la langue bien pendue. Un suicidaire ? Pas vraiment. Bon, on ne pouvait pas dire qu’il tenait autant à la vie qu’avant – malheureusement – vu toutes les atrocités qu’il avait entendues à son sujet et qui lui avaient donné un sacré coup au moral malgré son tempérament plutôt battant, mais tout de même ! De toute façon, si le mec bizarre levait la main – ou la baguette – sur sa personne, cette fois il pourrait se défendre et puis attaquer un alité c’était plutôt lâche, alors cette fois ça serait Gryffondor qui perdrait des points et aurait, peut-être, une retenue – si lui-même ne finissait pas dans une boîte direction cimetière.


« Tu pourrais arrêter de parler comme… ça ? C’est exaspérant. On n’est pas dans une cité minable. »


Oh, ça lui avait échappé. Mais honnêtement, le gars lui courait vraiment sur le haricot avec sa casquette moche et on air de wesh qui veut draguer de la donzelle à grands coups de « eh mademoiselle ! » en chiquant un chewing-gum qu’il cracherait plus tard par terre comme un gros porc.


Bon, Loki n’était pas parfait non plus. Son langage était souvent peu châtié, mais à ce point… tout lui déplaisait dans l’attitude de cet individu dont il ne connaissait pas l’identité.


« D’ailleurs, quand on vient emmerder quelqu’un comme tu le fais là maintenant, le mieux c’est de se présenter, tu ne penses pas ? »


Oui, il lui faisait clairement la leçon le petit Nygård. Tel un professeur, en fait. Mais c’était pas son rôle d’éduquer les cons comme lui. Il tapota le bord de son lit avec exaspération, le fixant d’un regard mauvais. « Dégage » semblait lui dire celui-ci, même si le garçon n’avait pas l’air enclin à bouger son gros cul de l’infirmerie.


Il ne releva même pas la mention sur les sans-magie. Il ne pensait pas que ça le concernait directement. Oui, il avait déjà eu quelques paroles malheureuses entre ses dents à leur sujet, oui c’était pas top – et ça ressemblait bien au comportement de celui qui l’avait attaqué – mais jamais en face d’eux et ce type de sujet ne s’abordait même pas entre amis – sauf si lesdits amis possédaient beaucoup moins de tact et de difficulté à balancer sur tous les toits leurs opinions.


Il soupira. Il n’avait pas forcément envie d’expliquer ce qui s’était passé à une personne comme ça. Il lui fit un rapide résumé. Il n’était pas là pour se plaindre en plus.


« J’étais dans l’eau, il pensait que je me suicidais je sais pas quoi, alors il m’a sauvé. Puis il a remarqué un truc qui lui a pas plu – en même temps ce mec, rien lui plaît, il n’aime que lui-même et tout ce qui n’est pas Sang-Pur c’est de la grosse merde à ses yeux – et a commencé à m’insulter. Je lui ai tapé sur la gueule car c’est un con et qu’il a beau avoir une belle gueule et un beau cul, son attitude de petit prince me les cassait. Puis je l’ai embrassé parce que je me doutais bien qu’il n’apprécierait pas qu’un « monstre » comme moi lui roule une pelle, petit hétéro pur et innocent qu’il est. Et vu que c’est un con bis, je pense l’avoir déjà dit celle-là, mais il a tenté de me tuer. J’espère qu’il croupit maintenant aux cachots. Ou qu'il est mort. »


Son regard s’était fait plus sombre, plus menaçant. Il avait terriblement eu peur, mais maintenant son cœur était rempli de ressentiment. La haine ne l’avait pas quitté.


Pour ne pas balancer une flopée d’insultes au sujet du débile, il saisit sa baguette posée sur la table de chevet, pointa le paquet de Chocogrenouilles.


« Accio Chocogrenouille. »


L’une d’elle arriva dans sa main et il reposa sa baguette. Il ouvrit le petit paquet avec délicatesse – pour un homme si énervé – et la fit venir dans sa main, la refermant avec l’autre pour laisser le sortilège se dissiper totalement. C’était con mais ça lui faisait toujours de la peine ces petites bestioles même pas vivantes.

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Tadhgán Payne
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Re: if karma doesn't hit you, i will •• loki Sam 9 Fév - 22:28


Tadhgán Payne avait toujours été le genre de garçons à faire l'exact opposé de ce qui lui était demandé, même si c'était fait sur le ton calme et poli d'un conseil bien avisé. C'était évidemment plus flagrant quand la demande n'en était pas vraiment une. Dieu savait à quel point Tadhgán Payne détestait recevoir des ordres.

"Nan", trancha-t-il quand Loki lui suggéra de ne pas parler "comme ça". "J'parle comme j'ai envie."

Qu'est-ce que cela voulait dire, "ça" ? Parce qu'il jugeait ses origines, en plus ? Tadhgán ne s'excusait pas d'être né dans un milieu où il était naturel de s'exprimer vite et bien. Parler était une perte de temps. Ce n'était pas vulgaire. Insulter ouvertement Loki aurait été vulgaire ; lui faire un doigt aussi. Traiter son aquarium de minable, également. Mais par chance, Payne ignorait encore que son vis-à-vis était à moitié sushi. Il le prenait pour un sorcier snobinard au sang mêlé, une petite chose fragile facilement courroucée par son franc-parler. Tout ce qui peuplait les couloirs de Poudlard. Assombrissait son humeur et renforçait cette colère quotidienne. Et le faisait sourire méchamment quand on en rajoutait dans le délire petite chose fragile :

"Tu te présentes aux insectes que t'écrase accidentellement quand tu marches?" grinça-t-il, narquois.

Que ce Serpentard ne connaisse pas son nom aurait pu le vexer, mais ce n'était pas étonnant ; Payne faisait toujours plus forte impression avec ses poings. Et Loki avait la chance de ne pas – encore – bénéficier de ce traitement de faveur. Mais s'il continuait de lui donner des leçons allongé dans son lit comme sur une civière, il allait finir cloué sur un autre matelas, type bois de sapin. On pourrait clouer le nom de Payne sur le cercueil.

Tadhgán remarqua le geste de son interlocuteur, qui voulait le chasser, mais il n'y prêta pas attention. Pire ; il se rapprocha, en s'appuyant légèrement au pied du lit. Pas encore tout à fait assis. Payne était comme ce chien qui vous regarde manger avec envie et se rapproche discrètement quand vous avez le dos tourné ; dix secondes plus tard il a posé sa tête sur vos genoux et il attend. Payne faisait exactement ça : il attendait. Il pouvait faire preuve d'une grande patience s'il savait que la récompense en valait le coup.

Et il avait encore un peu mal au poignet.

C'était suffisant pour s'intéresser réellement au récit du Serpentard, jusqu'à la fin. Enregistrer les informations importantes. Loki n'était pas très précis, il y avait beaucoup de non-dits dans son histoire, mais c'était trop précipité, trop honnête et trop plein de rancœur et de colère pour ne pas être la stricte vérité. Cela Payne le sentait, étant lui-même très mauvais avec le mensonge. Il écouta en entier et son visage exprima différentes réactions à mesure que le récit avançait – plongeait dans les abysses du glauque et du malsain. Alors ce Gérald avait réellement essayé de tuer ce pauvre type emballé dans la gaze comme un papier cadeau mal branlé ? Payne était dégoûté.

Il y eut un temps de silence épais et lourd, où Payne regarda la chocogrenouille s'envoler vers le garçon alité avec un air pensif, sa propre grenouille en chocolat encore enfermée entre ses mains. Comme si la présence du psychopathe au sang purement préservé planait sur eux. Le Gryffondor avait entendu bien des histoires à dormir debout et vu des trucs pas très jolis dans sa vie, mais à Poudlard, ce devait être différent... et pourtant. Les Moldus avaient fait de sales choses durant leur Histoire mais les sorciers étaient aussi pourris qu'eux. Pas une race pour rattraper l'autre.

"J'comprends pas... un "monstre" comme toi ?" demanda-t-il en mangeant finalement son chocolat, à présent réduit à une grenouille inanimée. Il y avait plusieurs points du récit qui méritaient des éclaircissements, mais avait-il la patience pour poser toutes ses questions ? Celle-ci n'était peut-être pas la plus pertinente ; il aurait pu commencer par lui demander comment il avait pu penser qu'embrasser un type déjà énervé et a priori hétéro était une bonne idée, mais Payne n'était pas étranger à cette insulte, "monstre", qui pouvait se référer à bien des choses. Pas forcément au sang. "T'es tombé sur un gros consanguin homophobe, en fait", supposa-t-il, sans chercher plus loin.

Un point en moins pour le Gérald, qui cumulait déjà les tares avant même que Payne n'ait réussi à l'identifier précisément. Il n'avait jamais eu affaire à lui, ce qui était étrange car si Loki disait vrai, il aurait dû le remarquer. Il avait bien dit qu'il avait une belle gueule, et surtout un beau cul. Payne n'était pas superficiel, sauf quand il s'agissait de mater un autre mec ; c'était en-dessous de la ceinture que ses yeux se posaient. Et sur son pedigree, évidemment. Jamais il n'aurait pu fantasmer sur un foutu sang-pur. Encore moins l'embrasser, argghh, il en avait des frissons de dégoût rien qu'en imaginant la situation dans laquelle le garçon-zombie s'était fourré.

"T'as pas un gros instinct de survie", conclut le Gryffondor en s'asseyant au pied du lit, comme pour illustrer sa théorie. "Les mecs comme ça, faut pas leur sauter dessus, ils sont tellement loin dans le placard qu'ils sont prêts à tout pour rester dans le noir."

Même s'ils doivent aveugler leur entourage. Mais c'était un peu trop philosophe pour sortir de sa bouche et Payne n'avait pas besoin de poser des mots sur une situation qu'il connaissait déjà bien, pour l'avoir personnellement vécue. Il ne savait pas où il en serait à ce jour s'il avait continué de s'aveugler, s'il n'avait jamais poussé la porte de son placard ; si on ne l'avait pas ouverte pour lui.

Mais son poignet était encore douloureux et il n'avait pas envie de penser à cette personne en particulier.
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Re: if karma doesn't hit you, i will •• loki Sam 2 Mar - 15:03

if karma doesn't hit you, i will •• loki Jo2k

if karma doesn't hit you i will

This life is like a swimming pool. You dive into the water, but you can't see how deep it is.

feat Payne

Tu te disais que cette personne merdique allait bientôt te laisser profiter – bien que ça soit un grand mot – de ta convalescence dans le calme, le silence et la solitude mais ça ne fut pas le cas. Encore. Il ne semblait vraiment pas décidé à partir. Est-ce qu’il trouvait le sol de l’infirmerie confortable, à son goût ? Tu en doutais beaucoup, mais en voyant le personnage, ça ne t’étonnait pas plus que ça ; il était bien là non ? À sa juste place. Oui, tu peux être un connard quand tu le veux. Et tu n’es pas bien plus poli que lui, au final – même si tu viens juste de lui faire la leçon durement. Juste, t’essaies de trouver des raisons pour ne pas l’apprécier et pour le rabaisser. Bonnes ou mauvaises.


On peut pas aimer tout le monde hein. Et y’a des gens qui te sont particulièrement désagréables dès le début, dès la première rencontre.


S’il changeait sa coiffure immonde, ça serait déjà un bon début. Gnagnagna juger sur le physique c’est pas bien. Au contraire. Le physique – ou plutôt le look – montre déjà un petit aperçu de ce qu’est la personne derrière. Et dans le cas de Payne – enfin appelons-le Machin, n’oublions pas que tu ne connais pas mon nom – tu ne vois que du négatif.


Ok, donc il vient d’une cité minable, sans doute. Bah qu’il y retourne ! Il te casse les oreilles. Le genre à mâcher un chewing-gum comme un porc et à le lancer sur le premier péquenaud qui passe. Il avait expérimenté dans un bus. Et le gars en question avait la même coiffure que le dénommé Machin.


Tu hausses un sourcil. Non mais il se prend pour qui ? Est-il en train de sous-entendre que tu es un insecte ? Bordel mais… tu en perds ton norvégien. Et ton anglais. Et ta salive. Il s’est vu ? Assis sur le sol comme un clodo. Tu plisses les yeux mais ne relève pas l’immense connerie qu’il vient de sortir même si tu n’en penses pas moins.


Infâme ver de terre.


Allez Machin, il n’y a plus rien à dire là, casse-toi et laisse Loki tranquille. Tu entends ? Quoi, non ? Désespérant.


Tu commences à perdre un peu patience. Tes doigts, sur le drap blanc, tapotent avec énervement. Tu n’aimes pas te sentir observé. Tu es comme menacé. C’est gênant, désagréable. Tu ne peux pas fermer les yeux sereinement. Tu te sens mal en sa présence. Mais il ne veut pas dégager. Au contraire, il semble même se rapprocher. Tu pousses un soupir exaspéré. Comment est-il possible d’être aussi… aussi.


Et il continue de parloter, de te poser des questions. Comment ça, « monstre » ? Tu n’as pas envie de répondre à son interrogation. Tu n’as pas envie de lui dire que tu n’es qu’un pathétique petit être de l’eau qui s’ébat le soir dans le lac et qui respire la pisse de ceux qui se sont baignés avant toi. Tu avales le pipi des poissons. Beurk.


Tu y songeras peut-être la prochaine fois que tu iras dans l’eau. Ou pas.


Ah, il pense que Gérald a dit ça car il est simplement homophobe. Oui, c’est cela, qu’il croie ça, c’est mieux. Bon, ça n’est pas faux, le Serpentard est bel et bien homophobe – du moins de ce que tu sais – mais il y a plus important que ça. En fait, à ses immondes petits yeux méchants, tu cumules tous les défauts. Tu n’es pas si imparfait, si ?


Tu termines ton petit chocolat et agites ta baguette pour en avoir un autre. La situation te stresse, te rend mal à l’aise, tu te sens obligé de consommer pour te sentir mieux. Tu sens la fin de la conversation qui approche, mais est-ce vraiment le cas ?


Tu n’écoutes presque plus Machin. Il te répète ce que tu sais déjà. Ne pas sauter sur cet énergumène ? Difficile à faire. Il te rend tout chose. Et même si ce n’est pas ton genre habituellement de te comporter ainsi, tu n’as pas pu résister. Son odeur… putain, son odeur. Une vraie Vélane ce connard.


Tu soupires longuement et te rallonges correctement. Tes cheveux, retombant, laissent enfin entrevoir ce que tu aimes cacher à la vue des cons comme ce Serpentard tant haï : tes branchies, celles qui rendent ton cou gracile si moche aux yeux des autres. Mais, concentré dans la dégustation de ton petit chocolat mouvant, tu ne t’en rends pas compte.
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