Confrontation bestiale | ft. Serafim

Adélaïde Oxwell
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Confrontation bestiale | ft. Serafim Mer 8 Mai - 19:23

Confrontation bestiale
Adélaïde & Serafim

Adélaïde soufflait, exténuée d'une course folle parmi les arbres de la forêt qui entourée le château. Le nez au sol, grattant la terre et salie boue et de brindilles, la gryffondor devait sûrement émaner une odeur nauséabonde. Pourtant, ce n'était pas la chose qui la préoccupait actuellement alors qu'avant, elle aurait très bien pu s'en plaindre et se diriger vers la salle de bain ilico presto. Non, la demoiselle voulait juste rattraper le gros lapin blanc qui avait fui dans un trou. Mais celui-ci était bien trop petit pour le gros tas de poil qu'était devenue Adélaïde une demi-heure avant.

De sa douce et frêle silhouette bien soignée, l'élève de Poudlard avait pris sa forme animale. C'était donc sous la peau d'un énorme loup qu'Adélaïde avait pris la fuite de l'enceinte de l'école pour se diriger dans la nature afin de gambader et être quelqu'un d'autre. Elle n'avait pas apporté les regards sur elle, sachant être discrète lors de ses escapades sauvages et que surtout, personne n'était au courant de son don par ici.

Le lupin continuait à gratter le trou, jetant à quelques endroits de la terre alors qu'il gémissait, tournoyant autour de la crevasse. Adélaïde aurait voulu attraper le lapin, non par pour le manger mais le donner à Peter, son énorme python de plus de quatre mètres de longueur. Alors qu'elle voulut abandonner, elle remarqua que le trou fut assez grand pour y plonger la tête et enfila aussitôt son museau à l'intérieur. Le doux fumet du rongeur lui chatouilla les babines, lui mettant l'eau à la bouche. L'instinct de prédateur commençant peu à peu à l'envahir.

Mais alors qu'elle tendit un peu plus sa truffe à l'intérieur, un énorme coup vint lui frapper dans les dents - sûrement le lapin qui voulait se défendre à tout prix - et Adélaïde dût reculer dans un couinement, une patte sur le museau. Alors qu'elle venait de faire trois pas en arrière, ses yeux virent la fourrure blanche de la proie filer entre ses pattes.

Grognements mécontents.

Et c'était sûrement reparti pour une course mais moins longue que la première. Bien remontée contre le lapin qui lui avait donné un méchant coup, la louve bondit, crocs découverts sur le buffet du serpent. Sa mâchoire claqua sur le corps chaud de celui-ci qui mourut sur le champ. Mais dans sa précipitation, Adélaïde ne vit pas la racine dépassant du sol. Se le prit et...

Roula. Roula. Roula.

Le lupin ne put freiner sa chute, continuant à se diriger droit vers le Lac Noir avec son lapin mort dans la gueule. Il tentait de se relever mais la pente et son poids semblaient être contre lui et à chaque fois qu'il réussissait à se remettre presque sur ses quatre pattes, la violence de la vitesse le reprit, chutant à nouveau.

Pour finir dans le lac.
Plouf.

Adélaïde sentit l'eau glacial la happer assez profondément pour sentir les algues la toucher. Sous la panique, elle lâcha le lapin fraîchement attrapé et agita ses quatre pattes afin de remonter à la surface. Malheureusement, l'une d'elle s'était retrouvée coincée dans les végétaux marins. Elle tira un peu plus fort mais rien à faire et lâcha une grosse bulle de ses poumons en sentant la frustration l'envahir. Ce qui était la pire mauvaise idée de sa vie.

Comprenant son erreur, le loup tenta de se calmer et fixa les alentours, à l'affût du moindre danger avant de s'occuper à se couper la patte s'il le fallait. Et Adélaïde en était sûre, une forme sombre s'approchait d'elle, parmi les algues. Elle montra les crocs, effrayée par le monstre du lac venu pour la dévoré.
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Re: Confrontation bestiale | ft. Serafim Sam 11 Mai - 22:44

❝ Un jour Poséidon à dit : "sombre" et le navire sombra ❞Do you enjoy watching me swimming in my misery? (mood darkos)

Quand la vie voulait vous mettre à terre, elle ne le faisait pas qu’à moitié. C’est un peu la douloureuse… Et malheureuse constations que j’ai fait de ces derniers mois. The Crow, ce foutu piaf, avait débarqué, empoisonné les esprits de certains. Depuis son arrivée, tout allait de mal en pire. Des élèves disparaissaient, un air malsain de guerre froide s’installait. Et moi, au milieu de tout ça, pauvre con que je suis, je suis incapable de faire quoi que ce soit. La seule chose que je peux faire, c’est me terrer au fond du lac. Parce qu'affronter la réalité extérieure m’horripile, parce que rentrer à Poudlard m’horripile, parce que constater ma propre solitude m’horripile. Cette année m’a gratifiée d’un putain de poisson d’avril, vous savez ? Joy m’a quittée. Sois disant pour moi. Quelle connerie. Je pourrais accepter qu’elle parte, je pourrais m’y faire, les amours d’adolescents ne durent jamais bien longtemps après tout. Mais voilà, je ne peux pas. Je ne peux pas parce qu’elle ne m’a pas dit la vérité ce jour-là. Je suis peut-être con, mais pas suffisamment pour ne pas me rendre compte que quelque chose ne va pas, que quelque chose cloche. Et ça me rend fou. Fou parce que depuis Joy, est inaccessible. Elle s'est fermée, elle m’a tout fermée. Son cœur, ses pensées, tout. Et moi, comme un con, je n’ai pas su dire non. Je n’ai jamais su lui dire non. Putain quelle merde. Je pensais qu’on avait un truc spécial entre nous, un jour, j’avais tout d’elle, le lendemain plus rien. Vous y croyez, ça ? Mais le pire dans tout ça, c’est que je n’arrive pas à me la sortir de la tête. Elle est là, elle me hante, si jolie demoiselle avec sa chevelure brune et son odeur enivrante. Je l’aime. Putain, je l’aime. Mais c’est fini, il n’y a rien, y a que les restes de sentiments dont elle n’a rien à foutre. Et je la vois, je la vois, qui se fait du mal, avec ses sourires, elle ment si mal, Joy. Et je ne peux rien faire, rien dire, parce qu’elle m’a tout fermée. Et je deviens fou. Je deviens instable. Ce que je sens au fond de moi me brûle la gorge, un mélange de frustration et de haine envers ma propre impuissance. Et je me terre,  je me terre comme un putain de rat. C’est ce que font tous les lâches n’est-ce pas ? Tu parles d’un Gryffondor putain.

Je me terre dans le fond du lac, au milieu des eaux noires. Je n'ai pas échangé avec bon nombre de monde depuis pas mal de temps maintenant. Tel un emo kikoo dark, mon mood Sasuke se lit sur mon visage. Mais je n'ai pas envie qu'on me parle, je n'ai pas envie d'entendre ces phrases à deux ronds « ce n'était qu'une nana Sera », « tu vas t'en remettre Sera ». Je le sais, je le sais putain de merde. N'empêche que ça ne va pas, qu'avec toute la bonne volonté du monde ça ne peut pas aller bien. Quand je vois ma tête dans le miroir ça me fait peur, quand je ressens ses pulsions de violence, ça me fait peur. Je commence à comprendre Ethan quand il parle de monstre à cacher au fond de soi. Le monstre est là… Et il bouillonne. Et je suis perdu, et je ne sais pas quoi faire. Perdu entre tout ce que je ressens, entre la frustration d'être impuissant à tous les niveaux. Que ce soit vis-à-vis de Joy, vis-à-vis de The Crow, vis-à-vis d'Andy, de tous les autres. Je ne peux rien faire, je vois tout le monde s'éloigner petit à petit et je ne peux rien faire. Alors je me cache, je me terre sous l'eau autant qu'il m'est possible de le faire. J'espère que ce monstre va se calmer, partir peut-être, mais il ne se calme pas, il grandit chaque jour un peu plus. J'ai des envies de revanche, un besoin de violence qui commence à se faire sentir. Plus j'avance, plus je me fais peur. Les paroles du Corbeau me reviennent en tête et je repense à ce que j'ai ressenti. À ce que j'ai pensé. Peut-être que la voie de la paix n'est pas la bonne, peut-être que c'est la violence la solution. Je n'en sais rien, foutre rien, je n'ai pas envie de réfléchir, réfléchir fait mal. Je veux juste oublier, plus rien ressentir à ce stade. J'en ai juste marre. Marre d'être sur la touche. Je t'aimais, Joy, je t'aime toujours. Pourquoi t'as piétiné mon cœur alors que je te l'avais offert sur un plateau ?

Au fond du lac, je me cache, je me terre. Il n'y a rien au fond du lac. Personne ne peut m'atteindre, ne peut me parler. Ici, je suis bien, en sécurité, je ne peux pas perdre face à moi-même ici. Jamais. Mais voilà que l'eau se trouble, qu'elle vibre. Je ressens son signal dans chaque partie de mon corps. Un intrus. Il y a un intrus dans le lac. Quelqu'un… Non, quelque chose est tombé. Je ne peux pas dire que je sois alarmé, profondément blasé sûrement. Évidemment, faut que ce soit quand je déprime qu'on se décide à ce noyer. Bravo. Je nage, agile, ce que j'aperçois au loin n'a rien d'un être humain. C'est un loup. Qu'est-ce qu'un loup fout là ? Le pauvre s'est emmêlé une patte dans une algue. Je lui fais signe de se calmer. Je suis là pour te sauver la boule de poil, on se calme. Je tire sur l'algue, vu les bulles d'air qui s'échappe de sa gueule, j'ai tout intérêt à remonter la bestiole rapidement. Je tire de nouveau, une fois, deux fois, l'algue s'arrache et j'agrippe la bestiole pour remonter hâtivement à la surface. Traîner le corps du loup jusqu'à la rive est un exercice beaucoup plus complexe qu'imaginer.

- « Rah, mais arrête de gigoter bordel de merde ! J’essaye de t’aidereuuuuh !»

C'est si lourd que ça, un loup ? God. Oh God. Moi qui pensai avoir du muscle et de la force je… Pouarf. C'est l'alcool, ça, l'alcool ce n'est pas bon pour la force. C'est presque un petit miracle que d'arriver sur la rive sans faire boire la tasse de nouveau à la boule de poil. En arrivant sur le bord, j'ai poussé la bestiole sur la terre ferme avant de m'effondrer comme le dernier des imbéciles, les poumons en feu et deux sacrées crampes aux bras. Nom de dieu. Jamais tranquille dans cette foutue école.

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Re: Confrontation bestiale | ft. Serafim Lun 13 Mai - 11:53

Confrontation bestiale
Adélaïde & Serafim

Elle le voyait s’approcher, la sale bête qui nageait avec une certaine agilité. Non, elle n’allait pas se laisser faire sans combattre. Mais Adélaïde n’avait pas sa baguette à par des crocs et des griffes pour se défendre contre le monstre du Lac Noir. Elle en avait entendu des histoires sur cet endroit et jamais elle n’avait osé s’y aventurer de peur qu’on vienne la dévorer. Mais voilà qu’une branche avait décidé de l’envoyer bouler dans une pente avant de faire un magnifique plongeon dans cette eau glaciale.

Et désormais, elle allait mourir par cette créature monstrueuse. La louve grogna quand celui-ci fût à quelques mètres d’elle mais à la place, ce fut deux bulles d’air qui s’échappèrent de ses poumons, faisant encore plus paniquer Adélaïde. Puis l’autre se jeta sur elle, carrément, et son corps poilu tournoya sur elle-même à cet instant, toujours la patte dans l’algue. Sa seule option fut de claquer des dents dans le vide, espérant réussir à toucher le monstre. Mais sa dentition ne rencontra que le vide et l’air lui manquait horriblement.

Adélaïde avait les poumons en feu, une impression que ça allait exploser d’un instant à l’autre. Ses yeux piquaient et voyaient de plus en plus trouble. Elle ne savait pas encore combien de temps elle allait tenir avant de s’évanouir dans le lac. Ne sentant plus de force pour faire quoique ce soit, la louve s’arrêta de s’agiter et sentit qu’en l’emportait.

Très bien. Elle avait perdu.

Et se ferait désormais manger au fond du lac.

Sans que personne ne remarque sa disparition.

Mais soudain, elle sentit l’air froid envahir ses poils devenus lourd par l’eau. Instinctivement, elle cracha une gerbe d’eau, toussant et tentant d’attraper l’oxygène qu’il lui avait manqué pendant tout ce temps. Elle ne comprenait pas très bien ce qu’il venait de se passer, peut-être que ce n’était qu’une hallucination à cause du manque d’air. Mais elle tremblait, son cœur tambourinant avec force derrière son poitrail, montrant que tout cela était réel.

Adélaïde fixa le monstre, crocs découverts mais sa vue était toujours trouble. Puis, elle n’avait pas la force de combattre, surtout sans sa baguette pour redevenir humaine.

Du coup, la louve se roula en boule, sur le dos avant de poser ses pattes avants sur son museau et se mit à couiner et pleurer. Ce qui était complètement anormal pour un animal. Elle avait peur du monstre du lac et ne voulait pas se faire manger. Ce n’est pas comme cela qu’elle voulait mourir, ce serait une mort bien trop honteuse pour elle.

" Pitié ! Ne me mange pas ! J’ai mauvais goût, je suis avariée ! Snif… Laisse-moi tranquille… "

Ce qui se résumait plutôt à des sortes de petits glapissements puisque son museau était bien trop allongé pour des mots et qu’elle n’était pas sous sa véritable forme. Mais elle s’en fichait, tout ce qu’elle voulait, ce n’était pas se faire dévorer petit à petit.

" Laisse-moi vivre, je suis encore trop jeune pour cela ! "

Continua-t-elle dans son langage incompréhensif de grognements et de couinements alors qu’elle se roulait dans l’herbe, histoire de montrer qu’Adélaïde n’était pas qu’une faible proie.
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Re: Confrontation bestiale | ft. Serafim Mar 14 Mai - 12:21

❝ Un jour Poséidon à dit : "sombre" et le navire sombra ❞Do you enjoy watching me swimming in my misery?C'est avec un véritable concert de glapissement que la bestiole accueil son retour sur la terre ferme. La pauvre bête à l'air d'être plus effrayée qu'autre chose, j'imagine que ça doit être un sacré choc de se retrouver aussi longtemps privé d'oxygène. C'est une peur que je ne pourrais jamais connaître, la noyade, même si mon mental s'en rapproche pas mal, en ce moment. Toi aussi t'es perdu, toi aussi tu flippes, hein ? T'en fais pas, je comprends, je comprends plus que bien même. À défaut de comprendre le reste. Maigre consolation, mais on va dire que c'est toujours ça de pris. Voir toujours le verre à moitié plein, qu'à moitié vide, toutes ces conneries-là.

La bestiole n'en finit pas de gémir et je suis un peu perdu. Disons que le soin aux créatures magiques ne relève pas de mon champ d'expertise et que je suis loin d'être un bon animalier. La créature à cracher de l'eau, elle s'agite, respire, si c'est impressionnant et un peu douloureux pour le cœur ça n'en reste pas moins bon signe. Si c'était un être humain, je pourrais peut-être lui parler, le conduire à l'infirmerie. Ce ne serait pas la première fois que je ramène à bout de bras un nageur du dimanche au château. Mais là, ce n'est pas un humain, c'est un loup. Je me demande la gueule que tirerait l'infirmier si je ramenais ce genre de boule de poil avec moi… Probablement pas très bien. Peut-être que je devrais viser le garde-chasse ? Y a « chasse » dans son poste, chasse ça fait sauvage, il doit bien s'y connaître en loup, non ? Non ? Bon bah.

- « Hé… Heu, c’est finit la boule de poil. »

Je me sens un peu con de parler avec un animal, j'avoue. Je ne sais même pas si ces bestioles ont le pouvoir de nous comprendre ou de capter nos attentions. Surtout que loup est en état de choc. Peut-être que je devrais le laisser, replonger dans le lac et continuer ma séance de déprime ? Ouais, peut-être, mais je ne me sens pas forcément très à l'aise à l'idée de laisser cette bestiole toute seule et apeurée sur la rive. Quoi que ce n'est peut-être pas très prudent de rester à proximité de ses dents. Hm. Je me recule de quelques pas, toujours à proximité de l'eau. Peut-être que retrouver un peu de son espace vital l'encouragera à regagner son calme ? J'ai entendu, un jour, que par moment la proximité étouffait plus qu'autre chose pendant une crise d'angoisse. Ouais, reculons nous.

- « T’vois, c’est fini, t’es plus dans l’eau. »

Merci bibi, d’ailleurs, mais je ne sais pas si le sarcasme aura un très grand effet sur la créature.

- « Tu peux te détendre, il ne t’arrivera rien. »

Sauf si tu retombes dans l’eau, auquel cas, meh, je songerais à me reconvertir sauveteur et à faire payer mes interventions.
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