On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé

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Beckett Campbell
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Jeu 11 Jan - 15:00


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Beckett hocha doucement la tête, attendant le décompte de Bertram.
Le cours de soins aux créatures magiques leur offraient déjà l'opportunité de croiser moult créatures, allant de l'hippogriffe aux mandragores. Mais rencontrer un animal dangereux de son propre chef ? Appliquer la théorie dans une situation concrète, quitte à se faire maraver la figure si on se trompe ? Il n'y avait que cela pour véritablement apprendre quoique ce soit, aller sur le terrain et se débrouiller tout seul, survivre au monde réel.

A trois, Beck s'inclina, retenant son souffle, exalté par leur rencontre.
Il avait remarqué la différence de ton dans la voix de Bertram, mais son attention était toute tournée vers l'hippogriffe.
Pas le temps donc de s'en soucier plus que cela, il faisait de son mieux pour témoigner du respect à la noble créature qui se tenait devant eux, qui jugeait s'ils valaient la peine ou s'ils ne méritaient qu'un coup de griffe.
Beck profitait de cette rare occasion pour détailler l'animal des yeux. C'était si majestueux, pas étonnant que ce soit une créature fière ! La cicatrice barrant son cou accrocha son regard. Badass... Puis ces plumes ! Quelque part, l'envie de passer la main le long de ce plumage se faisait ressentir. Qui sait, peut-être que ce soir, tout lui était permis.
Le noble animal ne leur accordait pas encore de révérence... Beckett déglutit, impatient. Et si elle refusait de s'incliner ? Ses pattes semblaient suffisamment puissantes pour le mettre K.O. d'un coup, et ce bec n'aurait aucun mal à l'éborgner !
Beckett pouvait presque encore les battements de son coeur, ou encore son ventre se nouer. Et finalement, l'hippogriffe leur accorda sa révérence, étirant ses ailes, lui donnant l'occasion de l'admirer un court instant dans toute sa largeur.

Beckett put enfin reprendre son souffle, soulagé. Il se redressa doucement, quand l'hippogriffe s'envola. Pour qu'une bestiole aussi imposante s'élève dans les airs, il fallait pas mal de puissance; ses battements d'ailes dégageaient beaucoup d'air, obligeant le jeune homme à plisser les yeux, mais étaient également loin d'être silencieux ! Il le suivit du regard aussi longtemps qu'il pouvait, et quand elle ne fut plus visible, resta le nez vers le ciel, silencieux, toujours émerveillé.
C'était fini. L'excitation s'estompait, laissant place à une sorte de sérénité, quiétude générale.

Bertram le sortit de son extase, brisant le silence qui s'était installé. Génial ?! Le mot était faible non ? Beckett baissa les yeux vers lui, puis se mit à rire, se tournant peu après vers la clairière à s'avancer de quelques pas, sans but précis. Il finit par se baisser et s'asseoir à même le sol, son rire se muant en un long soupire. Il avait l'impression d'avoir couru un marathon !
Il y a dix ans, il s'imaginait chasser des trolls et découvrir les trésors cachés de son île natale. Qui aurait cru qu'il allait pouvoir approcher ce rêve d'enfant...
Après avoir récupérer un semblant d'énergie, il leva les yeux vers son acolyte en silence. Leur rencontre occupait encore son esprit, lui laissant un vague sourire. Il était comblé.

- C'est autre chose que de rester dans sa salle commune et attendre le sommeil...

Beckett lui adressa un sourire, avant de baisser les yeux. Il voulait encore profiter de ce moment, s'imprégner de l'ambiance, de l'atmosphère. Oubliant qu'une créature pouvait toujours leur tomber dessus...
Pris d'un autre rire, il sortit son téléphone pour regarder l'heure, avant d'épier Bertram, cet élève modèle qui était allé à l'encontre des règles en entrant dans ces bois, qui était prêt à adopter un niffleur et qui venait de rencontrer un hippogriffe sans être accompagné d'un adulte responsable.

- T'en penses quoi ?


Beckett croisa les bras, posés sur ses genoux. Sa question était vague, bien sûr. Techniquement, il la posait pour l'ensemble de la soirée, sur l'aventure en elle même.
Si ça se trouve, c'était la fin d'un élève sage et prudent... Mais c'était surestimer ses  propres capacités.

- Je parie que ta mère serait plus que furieuse si elle apprenait ça !


Après les dad joke... Mais c'était Bertram qui avait parlé de sa maman tout seul, avant d'entrer dans le vif de l'exploration.

- Mais on s'en fout un peu non ?


Au diable ce qu'en pensait les parents.
Il releva ses yeux vers lui, silencieux et souriant encore. Il y avait une bonne dizaine de choses à dire qui se pressaient dans son esprit, mais ne savait pas laquelle était la plus adaptée à cette situation.

- ... Tu as retenu le chemin pour rentrer ?


C'était la onzième pensée qui venait de débarquée, plus urgente que les autres.
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Jeu 11 Jan - 22:38

On the edge of an adventure

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell

C’était comme un coup de jus de système, de l’électricité dans l’air. L’hippogriffe s’était gracieusement envolé vers les cieux, n’ayant probablement pas envie de se laisser tripoter par deux sorciers trop curieux. Il s’envolait et je l’admirais. Je l’enviais. Beau, fort, digne et….libre. Un idéal. Sa disparition me laissait presque sans voix, et c’était également le cas de mon complice qui éclatait d’un rire nerveux avant d’aller s’asseoir au milieu de la clairière. Je regardais toujours le ciel, béat. Mon camarade me lança :

- C'est autre chose que de rester dans sa salle commune et attendre le sommeil...



Damn right, Beckett, damn right. Je baissais la tête pour me préoccuper des choses triviales et terrestres. Je le regardais avec un sourire en hochant la tête. Il souriait aussi, satisfait et rêveur.

Ca c’est sûr.

répondis-je d’un ton pensif.

Cette sensation, je l’avais encore dans le bout des doigts. L’adrénaline, la peur, la puissance. C’était difficile à contenir. J’avais l’impression d’être saoul - de planer. Sauf qu’en fait je n’avais pas la moindre idée de ce que ça pouvait faire. C’était comme ça que je l’imaginais mais en mieux. Mes sens étaient aiguisés, pas émoussés. Je pouvais sentir mon coeur se cogner contre ma cage thoracique. C’était grisant. Il battait et en redemandait.

- Je parie que ta mère serait plus que furieuse si elle apprenait ça !



Je me fendais d’un éclat de rire. Un vrai. Je devais mettre ma main plaquer ma main sur ma bouche pour l’atténuer. C’était à mourir de rire. Oh oui, si elle savait...Elle n’en avait pas la moindre idée. Pour l’instant. Le sourire jusqu’aux oreilles, je ne parvenais pas à contenir mon ravissement à cette idée.

Oooh oui, elle serait furibonde.



Rien ne pouvait interrompre ma félicité pourtant j’aurai dû faire attention. Voilà qui était un peu étrange pour le Bertram Godfrey que tout le monde connaissait. Sourire à cette idée ? L’excitation ne faisait pas bon ménage avec mon déguisement. Je me retenais de commenter davantage sur le sujet. J’avais l’impression que quand cet hippogriffe s’était envolé, l’onde de choc, la secousse qu’il avait provoqué s’était réverbéré en moi. Elle avait secoué les masques et les déguisements, les murs s’effritaient et je ne souhaitais qu’une chose, quitter cette sortir de cette peau et m’envoler avec lui. Malheureusement mes pieds étaient bien ancrés au sol et j’avais un observateur à côté de moi. Il était temps de rentrer dans la peau de Bertram Cornelius Godfrey au moins encore pendant un moment. Désormais j’avais au moins une certitude, un but, une nouvelle obsession : ressentir cela de nouveau. Je n’étais pas fou, ni malade, ni malsain. Cette curiosité qui m’habitait avait un sens, un but, j’en avais désormais l’intime conviction.

C’était un morceau de souvenir pour me faire tenir les soirs d’angoisse, de déprime. Un ligne d’horizon prometteuse qui m’invitait à l’explorer, à la découvrir. J’avais besoin de quelque chose auquel me raccrocher. Une preuve qu’il ne s’agissait pas d’un de ces rêves aux limites de la réalité. Mon faisceau éclairait le sol. Le premier pas me parut difficile, j’avais les jambes en coton.

... Tu as retenu le chemin pour rentrer ?


Il n’avait même pas l’air inquiet. C’était une simple question. Il était vraiment curieux ce serpentard. Tête brûlée. Je comprenais pourquoi.

Non, absolument pas.

répondis-je le plus naturellement du monde.

Je n’étais pas inquiet non plus. Pas pour les même raisons. Je scannais les environs avec ma baguette avant de m’écrier :

Ah-ah ! Regarde ça !



Je me penchais pour ramasser mon précieux butin : une plume d’hippogriffe. Les plumes les plus grandes étaient aussi longues que mon bras, celle-ci provenait probablement du duvet du bas de son corps et faisait la longeur de ma main. D’un joli brun doré tacheté de noir. Magnifique. Je la brandissais avec fierté, laissant le temps à mon acolyte de l’examiner avant de la ranger précieusement dans une des poches de ma robe de sorcier.

Et en ce qui concerne le chemin du retour... Il faut aller vers l’est. Pointe au Nord!



J’ordonnais à ma baguette d’indiquer le nord et mon bras gauche se déplaça vers la droite. Je lançais un regard confiant à mon camarade en haussant un sourcil . Un regard qui voulait aussi dire Tu vois, hein ? Tu ferais mieux d’écouter en cours. Je me dirigeais donc vers la bonne direction. Il commençait à se faire tard. Je menais la marche, rêvant encore à moitié quand j’osais lui demander.

Tiens Beckett, et tes parents à toi ? Ils ne sont pas un peu…

je choisissais soigneusement mes mots

...mécontents de ton comportement ?



Avec son dossier, l’école avait bien dû envoyer deux, trois lettres pour les prévenir des frasques de leur fils. Histoire de les mettre au courant. Et on pouvait dire que le serpentard avait une sacrée réputation derrière lui. Impulsif et fauteur de trouble, sans aucun doute. A quoi ressemblait sa famille de moldu ? Comme est-ce qu’ils le considérait ? Je me posais la question.

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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Ven 12 Jan - 19:47


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
A l'entendre rire, il cherchait quelque part à vraiment rendre sa daronne furieuse. Alors, on avait un soucis de famille ? Beckett aussi aurait bien cherché une réaction de sa mère, si elle n'habitait pas si loin et si elle savait pour Poudlard. 
Décidément, le hasard avait bien fait les choses... Choisi au hasard, Bertram s'était révélé être un bon compagnon d'aventure malgré son apparence d'élève sérieux et de bon citoyen. Le jeune homme était bien content d'avoir laissé à l'holistique une nouvelle chance de le surprendre, suivre ses intuitions sans aucune raison valable... Cela menait souvent aux meilleures rencontres, être au bon endroit au bon moment.

Beckett à son tour en apprenant qu'ils étaient tous les deux perdus. Bien sûr c'est embêtant ! Être perdu cependant faisait partie de son quotidien, et comme on l'a si bien dit il y a quelques années de cela : "il faut se perdre pour trouver l'introuvable". A croire que Beckett avait pris cette réplique trop au sérieux.
Oh, il avait trouvé quelque chose...
Curieux, il se leva finalement dans un vague grognement et s'approcha de quelques pas, essuyant ses vêtements. Qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir d'intéressant dans cette clairière ?
Oh le fourbe ! Il brandissait une plume d'hippogriffe ! Beckett afficha une moue envieuse sans attendre, passant son regard du trophée à Bertram. Quel crâneur... Le jeune homme glissa ses doigts dessus, déçu de ne pas avoir farfouiller la zone avant lui.
Il la rangea dans sa robe, sous le regard avide du Serpentard.

- Tu es un niffleur, Bertram.

Il lui avait volé son trésor ! Mais soit, qu'il la garde, Bertram en avait surement plus besoin que lui. Beckett était naturellement attiré par l'aventure, possiblement une autre plume d'hippogriffe croisera sa route. Quant à l'autre, elle lui rappellera qu'enfreindre les règles a du bon, dans son mal.

Ah, finalement ils avaient un moyen de rentrer chez eux ! Pointe au Nord, pas bête... Bertram, digne membre chevelu de la maison des Serdaigles, avait la solution à tout et semblait déjà se vanter du regard. Beckett arqua un sourcil également, avant de lui tirer la langue comme unique réponse.
Mine de rien, cela l'avait amusé, et le suivit sans attendre.
Finalement, une question qu'il redoutait relança la conversation. Beck ralentit le pas, fixant le sol, soupirant. Ce genre de sujet le faisait presque regretter d'avoir juré fidélité à la vérité et l'honnêteté. Faire semblant d'avoir une famille où tout allait bien aurait été tellement plus facile.
Il resta longuement silencieux, en retrait, cherchant comment agencer ses phrases. Ne pas en dire trop, mais répondre à la question. Possiblement chercher une sortie de secours.

- Hm...


Il s'efforçait de se rappeler que son père faisait de son mieux, mais quelque part il avait envie de lui hurler qu'il n'était qu'un lâche qui fuyait ses problèmes, comme quand il avait reçu les lettres de Poudlard sur ses querelles et ses sorties nocturnes. Il lui en avait parlé, et face à une réponse nette, claire qui ne le satisfaisait pas, avait décidé d'ignorer la délinquance de son fils.
Beckett savait quel genre d'excuse minable il sortait quand on lui reprochait l'attitude de son fils et s'énervait rien qu'à y penser.
Sans s'en rendre compte, il fixait le sol les sourcils froncés, visiblement irrité.

- Il désapprouve à sa manière.


Il donna un coup de pied dans un vieux bout de branche, tant qu'à faire. Son corps en disait plus que lui, contre son gré. Être expressif était une telle malédiction que s'il voulait mentir à quelqu'un pour ne pas le blesser, son regard aurait toujours été là pour le trahir.

- Pourquoi tu veux rendre ta mère furibonde ?


Beckett avait riposté sans attendre. Cela lui avait échappé, en fait. C'était en se laissant porter ainsi par ses sentiments qu'il se retrouvait dans ses pétrins.
Il soupira bruyamment et détourna le regard. Ce serait idiot de gâcher une soirée pareille, ou d'instaurer de la distance entre eux après une telle aventure, aussi sauvagement !

- T'as peut-être pas envie d'y répondre en fait... T'as qu'à me dire si c'est la première fois que tu enfreins le règlement. Il prit une pause, levant la tête vers la cime des arbres. Il s'embrouillait... Ou bien tu veux pas y répondre non plus, et garder tout ton mystère uh? Tu n'as qu'à donné une réponse et je trouverai la question qui lui appartient.

Quel idiot.
Beckett regrettait déjà, mais c'était dit, c'était trop tard. Une fois encore il avait parlé plus vite qu'il ne pense.
C'était un coup à avoir aucune réponse aux trois questions, s'il n'avait aucune imagination !
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Sam 13 Jan - 15:24

On the edge of an adventure

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


- Tu es un niffleur, Bertram.



Cette phrase m’arracha un sourire. Je n’avais jamais été vraiment intéressé par la chasse aux trésors. Evidemment c’était assez amusant comme jeu étant gamin, mais la chasse avait toujours eu plus d’importance que le trésor. Le chemin importait pas la destination.. Car contrairement aux habitudes des niffleurs, les trésors les plus précieux ne brillent pas au soleil. Cette plume n’était pas un trésor. Juste un memento, un marque-page si l’on préfère. Le vrai trésor était le souvenir, la sensation. A l’intérieur de moi, je le rangeais dans une petite boîte fermée à double tour. Mon trésor, mon secret que j’ajoutais à la pile de choses que je voulais protéger. Il se révélerait probablement utile lors de la prochaine attaque fortuite de détraqueurs.

Que sommes-nous si ce n’est la somme de nos souvenirs ?

Et j’avais la sensation que celui-ci était d’une importance cruciale.
Beckett me tira la langue. Avec lui c’était difficile savoir sur quel pied danser. Vu son palmarès je savais qu’il n’hésiterait pas à me faire savoir si j’allais trop loin. Mais vu son comportement il semblait plutôt bien me tolérer. Nous étions des complices, pour cette nuit du moins. J’osais donc lui poser la question sur ses parents. Vu son palmarès, ils devaient bien être au courant.

Mon camarade se referma comme une huître. Sujet sensible ? Sans aucun doute vu son attitude et sa réponse énigmatique :

- Il désapprouve à sa manière.



Voilà qui révélateur : “il-sa”. Un seul parent donc ? Juste un père. Et d’après le ton de sa voix et la façon dont il frappait cette pauvre branche du pied,  il n’appréciait pas sa façon de désapprouver. Je restais pensif, flairant le terrain glissant de ce côté là. Je préférais ne pas pousser l’interrogatoire plus loin. Mettre Beckett de mauvaise humeur ne faisait pas partie de mon plan, et sa phrase suffisait à émettre des hypothèse.

Peut-être que lui aussi voulait rendre un de ses parents furieux . Cette idée me frappa. Peut-être que Beckett et moi n’étions que des reflets opposés. Moi j’avais choisi de jouer au bon petit soldat pour plaire à mon unique parent. Lui, jouait la carte opposée, celle de la rébellion et la provocation pour susciter une réaction.

Les enfants à problèmes voudraient simplement qu’on les aime

Peut-être que j’avais raison, peut-être que j’avais tort mais… il y avait une belle symétrie dans cette hypothèse. J’aurai besoin de plus d’informations dans le futur.

Pourquoi tu veux rendre ta mère furibonde ?



Evidemment, je devais m’y attendre à celle-là. J’avais été un peu négligent, en riant sous l’effet de l’ivresse. Pourquoi est-ce que le parfait Bertram Godfrey souhaiterait faire ça. Je réfléchissais à la façon de formuler ma réponse,  retombant dans un silence qui déplaisait au serpentard, ce dernier se lançant dans un curieux monologue. Je le fixais avec surprise puis avec un léger sourire.

Socially awkward much ?

En y repensant, j’imaginais bien que la socialisation ne devait pas être son point fort. Ce devait être difficile quand on était dépourvu de ce filtre qui nous empêchait de dire à son camarade qu’il était un trou du cul. Alors ses pensées ressortaient comme ça, dans un discours brut et mal articulé. D’un ton calme et posé, je lui avouais.

Je n’aurai jamais cru dire ça un jour mais … je pense que tu réfléchis trop. C’est moi qui te rend nerveux comme ça ?  



Si un jour on m’avait annoncé que ma bouche sortirait ses mots à l’adresse de Beckett Campbell, j’aurai bien rigolé.

Ne t’inquiètes pas. Si je veux répondre, je répondrais. Sinon, je te demanderai de passer à autre chose, okay ?  



Je me sentais calme. Comme si rien ne pouvait m’atteindre, là dans le noir, au milieu de la forêt interdite. J’étais paré. Mais pas au point de tout révéler, non plus. J’inspirais profondément et je passais nerveusement ma main dans mes cheveux avant de reprendre avec le même ton calme et détaché.

Alors, oui c’est la première fois que j’enfreins le règlement ….de façon si flagrante. Et ...entre ma mère et moi c’est ….compliqué. Mais pour faire simple, elle a fait quelque chose qui m’a énervé et donc, ça ne me dérangerait pas de l’énerver en retour.



J’ignorais si Beckett savait la position que ma mère avait au Ministère. Ce n’était pas un secret, mais en tant que né-moldu et vu sa personnalité, ça m’étonnerait qu’il se préoccupe de ce genre de chose. J’aurais presque pu être surpris. Tout cela était vrai. Il manquait des éléments mais dans le fond...je venais de lui dire la vérité. ….. Meh. C’est pas comme si c’était important ou scandaleux. Je poussais un soupir et j’y ajoutais un large sourire.

J’imagine que ça doit te paraître un peu puéril.



Oh, je savais parfaitement que ça l’était. En revanche, il y avait autre chose, quelque chose de paradoxal. Je lançais un bref regard à mon camarade. Mais dans l’obscurité, impossible de déchiffrer son expression sans l’éblouir.

Donc tu sais… si on se fait repérer, tant pis. Mais d’une certaine façon… je préférais qu’on s’en sorte sans se faire avoir. Ca serait notre secret. Si tu peux le garder.



Cette dernière phrase sonnait comme un défi, un challenge. Et c’était une bonne question. Dans l’éventualité où nous pourrions nous en sortir discrètement, est-ce qu’il pourrait réprimer l’envie de crier son accomplissement sur tous les toits ?

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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Dim 14 Jan - 0:02


Aventure nocturne et interdite
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Beckett était pris au dépourvu. Lui, trop réfléchir ? Être nerveux ?
Parfois ses pensées se bousculaient dans son esprit, en effet. Il est vrai que c'était le pire moment pour lui de parler, finissant forcément par les énoncer à voix haute. Bertram était témoin du résultat.
Il l'observait du coin de l’œil, en silence.
La flegme de son compagnon était un bon exemple pour lui, qui n'avait pas d'autre choix que de reprendre son calme. Encore une fois s'il était laissé emporté par les émotions, et apprenait doucement à s'en remettre rapidement, efficacement.
Ce n'était visiblement pas encore au point.

Beckett l'écouta sans interrompre, fixant de nouveau le sol.
Lui aussi avait des soucis avec sa mère ? Ah, que les parents de cette génération se débrouillaient mal ! Ou peut être que personne ne savait véritablement agir comme un père, ou une mère, et quelque part était voué à faire des erreurs. Etant le premier né, forcément, il était une sorte de test pour eux...
Cela ne le rassurait pas trop quant à son futur !
Relevant le regard légèrement, il haussa les épaules. Puéril... Au fond, il avait un objectif semblable, non ? Lui cherchait juste à faire réagir son père, Bertram à énerver sa mère... Ah, les mamans. Quelque part, il aurait bien aimé avoir des soucis également avec sa génitrice.
Une idée lui traversa l'esprit, et posa immédiatement son regard sur son compagnon. De nouveau son instinct lui avait murmuré quelque chose, ses intuitions d'enquêteur du dimanche avait fait des parallèles. Lui aussi n'avait parlé que de sa mère...
Poser la question serait surement de trop. Puis hors de question de l'interrompre pour si peu.

Il continua de l'écouter en silence, ne le quittant pas des yeux.
Lui non plus ne voulait pas être surpris en train de s'aventurer ici, il avait assez de soucis comme cela et préférait jouer la carte de la discrétion.
Il ne put s'empêcher de sourire une fois que Bertram parla de secret. "S'il pouvait le garder", non mais il le prenait pour qui ?
Beck était très doué pour tenir des secrets, malgré sa manie de répondre trop librement aux questions. Enfin, cela se saurait si on lui donnait des secrets à garder.

- Hmm je ne sais pas...

Sa saute d'humeur était loin derrière lui maintenant, comme oubliée. Il reprit une marche plus rapide, histoire de rattraper Bertram, l'air pensif, déchiré par un énorme dilemme. Il n'en était rien bien sûr.

- Je pourrais vendre ce genre d'info au Stupeshit.


Il le dépassa, marchant à grandes enjambées. Il n'y avait pas d'intérêt pour lui à vendre ce genre d'info, encore moins participer à ce blog, bien qu'il apprécie lire les dernières rumeurs, et découvrir ainsi que les loups rôdent, et être tendu les soirs de pleine Lune.
Beckett se tourna vers Bertram, marchant à reculons, l'air sérieux.

- Je vais pas le faire, c'était une blague. Je peux garder ce secret. Puis si je le disais à tout le monde, tu ne voudrais pas partir à l'aventure une deuxième fois avec moi, pas vrai ?

Il fit quelques pas ainsi, fixant le Serdaigle sans rien ajouter, puis lui tourna le dos. Beckett réfléchissait déjà à une nouvelle aventure, complètement dépendant. Peut-être la révélation lui viendrait pendant la nuit, ou pendant une douche entre deux chansons.
Son pied fut arrêté net dans sa course, prit dans un trou, entrainant tout le corps du jeune homme vers le sol. Beck n'a pas eu le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, mais réussit à minimiser les dégâts en se rattrapant à un tronc.
Un coup d'oeil en arrière, se mettant sur le coté, pour voir qu'il s'était prit le pied dans un terrier.

- .. AH !

Beckett leva les yeux vers Bertram, restant au sol.
Bertram avec le niffleur dans les mains, le niffleur grimpant sur Bertram, le niffleur s'enfuyant... Tout lui revenant en tête !

- Le niffleur !!


Le Serpentard s'empressa de retirer sa montre et la déposa à une vingtaine de centimètres du terrier, délicatement, puis dispersa ses misérables pièces de monnaie aux alentours.
Après, Beckett se campa à coté de l'arbre, et fit signe à Bertram de faire de même.

- Cette fois, tu ne le fais pas fuir, d'accord ?
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Dim 14 Jan - 11:57

On the edge of an adventure

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


C’était une façon simpliste d’énoncer les choses, mais au final, c’était ça. C’était puéril, c’était petit, c’était idiot. Vraiment ? Etait-ce une graine de rébellion qui croissait en moi ou simplement, je me décidais de me libérer des chaînes qu’on m’avait imposé pour être finalement qui je voulais être. Ou simplement qui j’étais. C’était la sensation que j’avais éprouvée plus tôt face à cet animal. J’étais libre. J’étais moi.

Je lançais donc quelques miettes de vérité à Beckett. En réalité j’espérais susciter une réaction. Un hochement de tête, un soupir, une moue désapprobatrice, peu importe, tant que cela me mettait sur le bon chemin. Mais le bougre se défendait mieux que je le pensais. Un vrai dur à cuire, il ne laissait rien transparaître. J’avais lancé la ligne pour pêcher et j’étais rentré bredouille.

Donc j’avais décidé de le tester. Pouvait-il garder un secret ? Dans l’éventualité où nous ne nous faisions pas repérer, est-ce que ma réputation serait entachée. Est-ce que ma future carrière de fauteur de trouble serait mise en péril par (j’avais du mal à croire que je pensais de cette façon) mon mentor en la matière ? En d’autres termes, était-il digne de confiance ? La seule mention du stupeshit me fit serrer les dents. J’avais réussi à être épargné jusqu’à présent et je comptais sur le fait que ça continue. Je lui répondis d’un ton nonchalant avec ce sourire hypocrite.

Ca n’intéresserait personne.



Puisque j’avais réussi à devenir aussi insignifiant que le papier peint, caché par une myriade de tableaux trop grands. C’était ma première ligne de défense. Ne pas attirer l’attention. Je tenais à ma vie privée. On est plus à l’aise pour respirer sans une centaine d’yeux en train de vous examiner. J’étais plus à l’aise quand je pouvais agir dans l’obscurité. Beckett me dépassa pour me faire face, en marchant à reculons. Il tenait à me voir ? A déchiffrer l’expression de mon visage ? Automatiquement, mon regard fuya le sien.

- Je vais pas le faire, c'était une blague. Je peux garder ce secret. Puis si je le disais à tout le monde, tu ne voudrais pas partir à l'aventure une deuxième fois avec moi, pas vrai ?



Seul le futur pourrait me dire si Beckett était digne de confiance. Mes yeux marrons se reposèrent lentement sur le lui. Il me tourna le dos. Intéressant. Je n’avais pas réalisé que repartir à l’aventure avec moi était  devenu un de ses motivateurs. Je pourrais possiblement en tirer profit à l’avenir. Aussi.. si c’était vrai, je devais admettre que j’étais un peu flatté. C’est vrai qu’il s’était montré incroyablement conciliant et amical envers moi. C’était plutôt agréable, du moins s’il était sincère. Il y avait toujours la possibilité que je ne sois qu’un accessoire dans sa propre quête de sensations fortes, un charmant sidekick.

Le cri de Beckett interrompit mon raisonnement. Je braquais le faisceau de mon lumos sur lui. Il s’était juste pris le pied dans un terrier, rien d’affolant. Alors pourquoi est-ce qu’il me regardait avec des yeux ronds ?

Le niffleur !!



AH oui ! Evidemment, il s’agissait du terrier du niffleur. Beckett mit au point son appât et m’indiqua la position à adopter. Il était vraiment tombé sous le charme de la créature et m’intima de me tenir prêt. Le serpentard avait la première moitié du plan, j’avais la deuxième. Et cette fois-ci le petit voleur ne pourrait pas nous échapper. Nous attendions attentivement, sans détacher le regard du terrier des des objets brillants qui l’entourait. Un petit coup de lumos pour leur donner un reflet brillant et la créature ne tarderait pas à se montrer. J’étais prêt.

Et puis un long museau, des petits yeux de fouine qui brillent dans le noir. Voilà qu’il sortait du terrier rapidement pour empocher son butin avec un couinement de satisfaction.

Wingardium Leviosa

Ma baguette dessina un élégant huit dans l’air et le sortilège informulé ( plus rapide et discret ) frappa sa cible. La créature s’éleva à plus d’un mètre du sol, curieuse mais satisfaite, agrippant encore ses précieuses mornilles entre ses petits pattes. De la main droite, je dénouais rapidement mon écharpe, tout en maintenant le mouvement circulaire de ma baguette. Je la lançais vaguement à l’adresse de mon camarade.

A toi ! Attrape-le !





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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Dim 14 Jan - 23:15


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Beckett attendait sagement, traquant du regard le bout du terrain, la montre, ses pièces. Rien d'excitant n'allait se passer, surtout après la rencontre d'un hippogriffe, ce qui mettait déjà la barre très haut. Le niffleur sortirait, tomberait dans le piège, et là ils lui sautent dessus. Ainsi se construisait le plan dans la tête du jeune islandais.

Il jeta un coup d'oeil discret à Bertram, toujours pensif. Il ne s'était pas déprécié toute à l'heure ?  Comme si un ragot sur l'excellent élève qu'il était passerait inaperçu ! N'étaient-ils pas dans une école, lieu propices aux rumeurs injustifiées et cruelles sur la première tête de turc venue ? Une communauté d'amis si dévoués qu'ils ne répèteront jamais vos secrets, sauf à leurs meilleures amies, qui le dira ensuite à ses meilleures amies ? Un endroit où au final, il fallait surveiller sa réputation et ses dires plus que vivre comme on voulait, et grandir sainement ?
Mais un mouvement au bout de son champ de vision récupéra bien vite son attention. Le niffleur pointait le bout de son nez, hésitant. Le fourbe ne savait pas arrêter son avarice... C'était trop facile !
Il le suivait du regard, un sourire aux lèvres. Ce monde magique l'émerveillait sans cesse, à créer des créatures si étranges. Demi ornithorynque, demi taupe, et un goût prononcé pour ce qui brille. Beckett se prépara à bondir, avant de voir Bertram se servir de magie tout simplement.
Ah, oui, les sorts, c'est vrai. Après tant d'années, il gardait toujours des réflexes très moldu. Beck se racla la gorge, embarrassé, et se releva.

- Oooh...

Il attrapait les pièces et les gardait précieusement contre lui, les glissant dans sa poche sans même se soucier de toucher le sol ou non. Une écharpe lui apparut, et avec un peu de retard, l'attrapa avant qu'elle ne touche le sol. Un coup d'oeil à son camarade, puis au niffleur.
Beckett acquiesça et s'approcha de l'animal, l'entourant maladroitement de l'écharpe et le prenant ensuite dans ses bras. Le jeune homme était de nouveau perdu dans les yeux brillants du niffleur, avec son air coupable.

- Ne me regarde pas comme ça... Tu vas adorer Poudlard.


Après une dizaine de secondes intenses à fixer la boule de poils, il leva les yeux vers Bertram, une nouvelle idée derrière la tête. Beck lui adressa un léger sourire malicieux.

- On devrait lui donner un nom. J'avais pensé à... Redrum.


Beckett était convaincu qu'il ne comprendrait pas la référence. Peut-être même était-il l'un des rares enfants moldu à encore connaitre ses vieux classiques en 2027. Son père n'ayant qu'une chaine de télé, mais moult dvd poussiéreux, il n'avait pas eu d'autre choix que d'acquérir cette culture d'antan. Son furet s'appelait Hal, par exemple...

- A moins que tu aies d'autres idées !

Et sur cette parole, il reprit leur route, essayant de retrouver vaguement la direction qu'ils suivaient avant, butin dans les bras. Il décidera de son nom définitif en sortant de là.
Les arbres semblaient finalement s'espacer, laissant un peu plus de lumière pénétrer la forêt. Beckett ne distinguait pas encore l'orée cependant.
L'aventurier en herbe restait songeur, avançant sans se presser. C'était une soirée mouvementée, comme il les aimait. De l'interdit, du danger, des arbres, découvrir qu'au final ce n'est pas parce qu'on est premier de la classe qu'on est forcément coincé... Un vrai soulagement, au final.
Beckett fronça légèrement les sourcils, prit d'un dilemme, avant de poser son regard sur Bertram, le détaillant à nouveau.

- Je...

Bah bravo, faux départ. Beckett plissa les yeux, lui donnant un air surement plus sérieux qu'il ne l'imaginait.

- Je te mets la note de 7 sur 10.

Peut-être valait-il mieux contextualiser avant ce cela soit interpréter différemment, après l'avoir autant détaillé du regard.

- Je ne pensais pas que tu serais un aussi bon compagnon d'aventure. Puis quelque part tu es suffisamment rationnel que pour négocier avant de foncer, c'était super drôle. Et tu es utile aussi, ce qui fait bien 6 sur 10 en tout. Le point bonus, c'est pour retrouver le chemin après toute l'aventure, et le meme.


Il afficha un large sourire, fier de lui.
Bertram lui paraissait aussi un poil plus différent hors de l'école. Peut-être était-ce parce que c'était la nuit ? Le Bertram ne se révèlerait qu'une fois le Soleil couché ? Beckett était définitivement satisfait de sa nouvelle trouvaille : partir en double aventure avec des inconnus. La première était l'aventure elle même, la deuxième apprendre à connaitre l'autre.

- Du coup je me demandais... Maintenant que tu as enfreint le règlement, tu n'aurais pas envie de voir combien d'autres règles tu peux enfreindre sans te faire prendre ?

Beckett, une mauvaise influence ? Jamais de la vie !
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Bertram Godfrey
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Lun 15 Jan - 13:55

On the edge of an adventure

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


Ma manoeuvre avait fonctionné, la créature se retrouva en l’air avec son précieux butin.  De son côté Beckett, se redressait. Il ne comptait quand même pas lui sauter dessus. Au mieux il se serait fait mal et il se serait sali, au pire il aurait pu écraser le pauvre niffleur. La délicatesse n’était pas vraiment son truc apparemment. Mon camarade s’occupa de récupérer la créature avide et je pouvais enfin baisser ma baguette. Le serpentard lui lançait un regard plein d’affection que je n’avais jamais vu auparavant tout en le rassurant qu’il adorerait Poudlard. Beckett et son bébé. L’analogie allait même plus loin :

On devrait lui donner un nom. J'avais pensé à... Redrum.



Redrum ? Voilà qui était étrange.Et carrément creepy.  Ca me rappelait les soirées d’été passées seul à l’appartement ou encore chez mes grands-parents. Ca me rappelais ces téléfilms de séries Z ou la jeune femme blonde sortait de la douche pour voir ce mot écrit sur son miroir, ne pas comprendre que c’était “ murder” à l’envers avant de se faire décapiter par un serial killer quelconque au masque dégueulasse.  Toutefois je me la jouais diplomate :

Tu es sûr ? C’est un peu...glauque, non ?



Je m’approchais de l’heureuse maman pour observer ma progéniture d’un peu plus près. Le niffleur n’avait pas l’air tellement stressé tant qu’il tenait une pièce entre les pattes. Un sourire se dessina sur mes lèvres :

Regarde-le, il est tellement mignon….



Je n’avais jamais eu d’animal de compagnie. Ca demandait trop de soin, trop d’attention pour ma mère. Et comme les animaux de compagnie revenaient à l’appartement en été….C’était compliqué. Ca perdait ses poils, ou ses écailles, il fallait les soigner et pire, selon elle, ça risquait d’entraver mon développement social. Parce que lorsqu’on peut se confier à un animal, on avait tendance à délaisser les humains, les animaux étant beaucoup plus compréhensifs. Et d’un point de vue pragmatique c’était beaucoup de peine pour moi. On s’attache et quelques années plus tard, l’animal meurt. A cette idée, je reculais d’un pas, retrouvant mon ton à la fois amical et détaché :

Tu sais quoi, appelle-le comme le tu le souhaites. Redrum, c’est bizarre donc  ça lui ira très bien



Je ne pensais pas un seul mot de ce que je venais de dire, mais au final, ça n’avait pas tellement d’importance. Je pouvais accorder ça à mon étrange compagnon de fortune.
Nous avions ensuite repris la route. Pour libérer Redrum dans le parc vers sa nouvelle destinée, il fallait avant tout sortir de cette forêt. Nous avancions donc vers l’est. La forêt se faisait moins dense, bientôt il faudrait éteindre nos baguettes pour ne pas nous faire repérer. Je faisais semblant de ne pas remarquer le serpentard qui me fixait étrangement. Je réfléchissais au chemin du retour quand Beckett me sortit la phrase la plus aléatoire du monde.

- Je te mets la note de 7 sur 10.


Je me tournais vers lui.

Pardon ?



De quoi est-ce qu’il parlait au juste ?  Ca venait de nulle part comme ça. Il n’osait quand même pas noter mon apparence juste devant moi ? Je savais que Beckett était bizarre et brutalement honnête mais quand même…. Je valais bien un 8 -minimum. Devant mon regard surprit, il se mit à m’expliquer son raisonnement. J’éclatais de rire. Pas le rire poli que j’avais lorsqu’un prof ou un camarade faisait une blague, pas ce rire qui servait plus de masque social qu’autre chose. C’était juste tellement venu de nulle part qu’il se permette de me noter et de me le dire. Je me maîtrisais pour dire avec un sourire

Oh mince, je ne savais pas que c’était noté !  



Complètement absurde. C’est ce qui était dangereux avec Beckett. Imprévisible, il parvenait à m’arracher ce genre de choses. Des rires. Des sourires. Cette sensation de proximité. Il me donnait envie de lui dire ce que je pensais. De lui dire : “T’es bizarre Beckett, mais c’est un compliment”.

T’es un niffleur, Beckett

Mais je savais que ce n’était pas une bonne idée. Il pourrait le prendre mal. Et puis je ne me risquerais pas à lui offrir mes pensées sincères. Il était redoutable, mais j’avais encore une bonne ligne de défense : la peur et le sentiment profondément ancré que ce que les gens appréciaient chez moi, c’était l’image, pas le projecteur - deux choses complètement différentes.

 Du coup je me demandais... Maintenant que tu as enfreint le règlement, tu n'aurais pas envie de voir combien d'autres règles tu peux enfreindre sans te faire prendre ?



Je faisais mine de réfléchir en tapotant mon menton. Ma décision était déjà prise bien entendu, elle était prise depuis le moment où mon regard avait croisé celui de cet hippogriffe. J’avais du potentiel en tant que fauteur de trouble, je le savais depuis longtemps. Mais je ne pouvais pas lui laisser cette satisfaction de répondre vite et avec enthousiasme. Non, il fallait le faire languir un peu.

Hmmm… Pourquoi pas ? Peut-être. …. J’ai une note à améliorer, après tout. 7/10 c’est tout juste passable.



D’autres aventures me permettraient de passer plus de temps avec Beckett. Essayer de démonter son raisonnement comme l’on démonte une horloge, rouage par rouage. Le comprendre. Et puis il y avait le challenge. De quoi j’étais capable au juste ? Il était temps de tester mes limites. Je sortais mon téléphone de ma poche et j’en profitais pour regarder l’heure.

En plus tu as déjà mon numéro. Peut-être que je devrais t’enregistrer sous le nom de code : “ Prof” puisque tu aimes tant donner des notes ~  



Aussitôt, je l’insérais dans mes contacts.Il n’y avait rien de plus absurde que d’appeler Beckett “prof”.Des noms de codes et des poignées de main secrète, c’était tout ce que je voulais. Ca pourrait être pas mal, du moins si Beckett savait tenir sa langue. Ma réputation d’enfant de choeur pouvait se révéler très utile...si je parvenais à la maintenir. Je relevais la tête. Les arbres s’écartaient et sous nos pieds se dessinait le sentier que nous avions emprunté pour venir.

Eteignons nos baguettes. On approche.  



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Dernière édition par Bertram C. Godfrey le Mer 17 Jan - 11:54, édité 1 fois
Beckett Campbell
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Mer 17 Jan - 0:54


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Glauque, Redrum ? Carrément.
Cela faisait sourire Beckett de toute façon. Puis c'était un nom facile à retenir.
Visiblement, Bertram n'était pas insensible au charme de la créature non plus. Peut-être que oui, elle méritait un nom plus doux. Mais lequel...
Il y réfléchirait en marchant.

Bertram riait à ses explications, laissant Beckett légèrement perplexe. Il n'imaginait pas ses explications si hilarantes...
Au départ il n'allait pas noter la soirée, juste tâter le terrain, voir s'il pouvait finalement partir à l'aventure à deux. C'était lassant de découvrir de nouvelles choses, même si quelque part c'était le destin réservé aux enfants uniques. Eh, enfant unique... Si seulement.
S'il menait la vie dure aux règles, il menait la vie dure au destin aussi : fini les balades seul. A dix huit ans, il pouvait bien finalement penser à entretenir ses relations.

- 7/10 c'est carrément moyen...


Il y avait un clou à enfoncer, il l'a fait.
Sans s'en rendre compte, le jeune islandais avait créé un monstre avide de méfaits et de désordre. Ou plutôt, il n'avait que réveillé ce qui dormait au plus profond du Serdaigle, une envie de se rebeller. Il ne restait plus qu'à attendre et voir si c'était une bonne ou une mauvaise chose.
Le jeune islandais tourna la tête vers Bertram, arquant un sourcil. Prof ? Lui ? Juste pour la note ? Un léger sourire apparut sur ses lèvres, amusé.

- J'aurais plutôt dit "maitre". Mais "prof" ça ira ! "Gourou" ça le fait aussi...


De toute façon, Bertram refuserait de l'appeler ainsi, comme n'importe qui de sensé et avec un minimum d'amour propre. Lui n'avait pas encore d'idée de nom de code pour son camarade de licence, mais ne s'en inquiétait pas plus. Comme tout, cela lui viendra en tête au moment voulu. Pas de raisons de se presser quand on avait foi en l'holistique.
Niffleur dans les bras, il essayait tant bien que mal de gérer sa baguette, s'y reprenant à deux fois avant d'enfin parvenir à faire cesser son Lumos. La forêt interdite était derrière eux... Ce fut une soirée courte mais intense. Beckett mourrait d'envie de poursuivre ses odyssées, mais la fatigue le gagnait, rendant déjà ses paupières lourdes. Leur course n'aidait pas et avait suffisamment fatigué ses jambes, qui l'emmenait contre son gré vers le dortoir des Serpentards.
Il listait les lieux qu'il lui restait à visiter dans sa tête, rêveur. Il y avait tant d'endroits dans l'école à explorer, et tant d'autre à Pré-au-Lard. Ne parlons même pas du reste du monde ! Le jeune homme soupirait bruyamment.

- Bon... On le dépose dans le parc, on se sépare, tu laves ton écharpe... Et j'imagine qu'on reprend les cours demain.

Une semaine de cours, même magique, restait quelque part monotone. Même de ce coté du monde, l'ennui était présent et bien réel. Dur de cacher cette expression de dépit de son visage, qui était perdu devant lui, ne fixant rien de particulier.
Bien vite, ils étaient déjà à l'orée de la forêt. Beckett en sortait sans même se donner la peine de voir s'ils étaient seuls ou non. Se faire prendre maintenant ne le dérangeait même pas, le méfait étant déjà accompli.
Cependant, il fut prit d'un frisson, et se tourna vers Bertram, soudainement prit d'un élan de vigueur :

- Gollum ! C'est son nom, Gollum !

C'était la révélation divine. Le niffleur devait s'appeler Gollum !
Rien ne pouvait faire changer d'avis Beckett. Ce nom lui était prédestiné ! Un amour pour tout ce qui est précieux, forcément ! Cela tombait sous le sens ! La mélancolie qu'il ressentait déjà de cette aventure s'était envolée sans crier gare, remplacée, remplacée facilement par cette nouvelle allégresse de passage.
Pauvre niffleur restant sagement emmitouflé dans l'écharpe qui ignorait la signification d'un tel nom.
Comme Bertram ?

- C'est le nom d'une créature inventée par des moldus, qui est complètement dingue d'un anneau en or, qui l'appelle son "précieux" et du coup... C'est parfait pour un niffleur non ? Il s'emporte, et une fois qu'il le comprend, détourne le regard; Bref. Mène nous aux parcs.
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Mer 17 Jan - 14:08

On the edge of an adventure

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


Mon camarade insista sur la note médiocre qui venait de m’attribuer.

7/10 c'est carrément moyen...



J’ignorais si il s’agissait d’une autre exemple de son incapacité sociale, d’une tentative d’égratigner mon égo ( ça avait fonctionné) ou encore de m’encourager à l’accompagner dans le futur. Ca pouvait aussi bien être les trois en même temps. En tout cas il paraissait surpris de son surnom. En effet, on ne pouvait dire que Beckett Campbell était un modèle pour qui que ce soit, et je doutais fortement que la voie éducative soit la sienne. Raison de plus pour l’affubler de ce surnom, personne ne pouvait faire le lien entre lui et ce pseudonyme.C’était un peu le but d’un nom de code, non ?

Et peut-être que nous avions de l’égo en commun. J’esquissais un sourire alors qu’il mentionnait le terme de “maitre” ou encore de gourou. Je retenais un Dans tes rêves ! . Quoi que…. Je comptais rester sur “Prof” mais je notais également qu’un “maitre” bien placé, avec le bon ton et le bon sourire pourrait peut-être me permettre de lui cirer les pompes en cas de besoin. Parfois, la fin justifie les moyens.

Les baguettes désormais éteinte, nous poursuivions vers l’entrée de la forêt. Je fermais les yeux un instant, profitant de ce moment, libre de toutes surveillances, de tous les regards et les jugements. Je savais que ça allait me manquer, Je me surprenais à souhaiter que notre escapade ait duré un peu plus longtemps. Mon camarade était apparemment du même avis vu qu’il soupirait. Si on m’avait dit que je partagerai l’opinion de Beckett Campbell…

Bon... On le dépose dans le parc, on se sépare, tu laves ton écharpe... Et j'imagine qu'on reprend les cours demain.



C’était exactement ce à quoi je pensais. J’hochais la tête positivement. Le pauvre, il avait l’air complètement déçu par la reprise des cours, trop ennuyants et contraignants à son goût, sans doute. Moi, je trouvais la plupart des cours intéressants. Et quand ils ne l’étaient pas, ou que le professeur devait s’évertuer à réexpliquer la même chose de dix façons différentes, je me contentais de penser à autre chose. Et désormais j’avais matière à réflexion.

Ca me paraît être un bon plan, Professeur.



Maintenant que nous étions sortis, je devais m’affubler de nouveau de ce masque, enfiler la peau du parfait et terriblement ennuyeux Bertram Godfrey. Soudainement, le serpentard s’écria, comme piqué par un aspileur :

Gollum ! C'est son nom, Gollum !.



C’était impressionnant la façon dont il pouvait passer de 0 à 100 en quelques secondes. De l’exaspération à l’excitation. Du soupir, à l’oeil brillant. Il m’avait fait sursauter. Il avait dû lire l’incompréhension sur mon visage puisqu’il m’expliqua avec enthousiasme la signification de ce nom. Une créature dingue d’un anneau en or qui l’appelait précieux. Il semblait être sur le point de continuer sur sa lancée et de m’expliquer tout ce qu’il y avait à savoir avant de s’arrêter brutalement en me demandant de le diriger vers le parc. Enfin “ demander”. C’était plutôt un ordre, mais je ne m’en formalisais pas. Apparemment “ s’il-te-plaît” ne faisait pas partie du vocabulaire du serpentard. Peut-être que je pourrais lui apprendre un jour. Mais pas ce soir. Je décidais d’être conciliant :

Bien sûr, suis-moi.



Pour un aventurier, Beckett devrait cultiver un peu son sens de l’orientation. Je l’emmenais donc vers le parc, le plus près possible de la grande cour. Sur le chemin j’avais entrepris d’arranger ma silhouette comme je le pouvais. Je préférais ne pas être vu décoiffé et débraillé revenant de l’extérieur. Les passeurs de ragots avaient l’art d’imaginer les détails les plus sordides.

Ici, ça devrait aller.



Je me tournais vers mon camarade et plus précisément vers le niffleur dans ses bras. De mes doigts gantés, je caressais le haut de sa tête curieuse. Il avait l’air à l’aise et confortable, emmitouflé dans mon écharpe et dans les bras de mon camarade. Je m’adressais à la créature.

Hey Gollum, ça va être ta nouvelle maison. Il y a plein de choses brillantes à chaparder là-bas. Je suis sûr que tu vas te plaire.



J’avais hâte d’entendre les élèves se plaindrent d’avoir perdu des choses mystérieusement. Ca redonnerait un peu de cachet à ce vieux château délabré, qui manquait d’une touche de folie. Enfin. on aurait pu argumenter qu’avec Beckett, ça devait suffire. Je relevais les yeux pour annoncer objectivement :

Tu as raison. Gollum, ça lui va beaucoup mieux.



Je laissais mon camarade dire au revoir à la créature. Et une fois le niffleur relâché, je fouillais dans mes poches pour y trouver une noise perdue, que je lançais contre les murs du château. Elle retomba dans un tintement qui attira l’intention de Gollum. Un petit coup de pouce vers le château ne lui ferait pas de mal. Avec un sourire je me tournais à nouveau vers Beckett. Il était temps de se dire au revoir aussi. Méfait accompli. Mais pas avant une tentative de blague.

Voilà Professeur, vous avez oublié le chemin qui mène à votre salle commune aussi ?



Une petite blague. J’avais vraiment eu l’impression d’être son larbin-boussole. Je lui adressais un large sourire et un rire poli. J’ajoutais presque aussitôt.

Relax, je plaisante.  



Je n'avais pas vraiment envie de le mettre de mauvaise humeur.

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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Ven 19 Jan - 1:06


Aventure nocturne et interdite
Je parle bien d'une balade dans la forêt interdite....
Il le suivait d'abord en silence, puis en baillant sans retenue. Ces péripéties l'avaient fatigué, pas sûr qu'il se réveille à temps pour les cours de demain. Maintenant il avait quelqu'un de désigné à qui demander des notes. Navré, Bertram, mais tu te le coltines en licence de Défense magique et Occultisme. Maintenant il va falloir le supporter. Questions, notes, rappels... C'est tout pour ta pomme.

Ils arrivaient tout juste au parc. Beckett suivait vaguement son camarade, levant les yeux au ciel. Ce soir, il était partiellement couvert. Dommage... Fatigué, et enfin entièrement conscient qu'il ne fait pas fort chaud pour une nuit d'hiver, il lui tardait d'aller se terrer sous ses couvertures. Aussi formidable que soit le niffleur, il n'était pas aussi fantastique que le sommeil suivant une balade en zone dangereuse.
Beckett observa le Serdaigle faire ses au revoirs à la créature. Tant de choses à voler... Ce n'était pas bien méchant, mais il lui tardait de voir la confusion parmi les élèves de Poudlard. Peut-être que cela lancera une intrigue, que les élèves allaient se mettre à chercher le voleur... De quoi divertir le jeune Islandais deux bonnes semaines !
Beckett sourit légèrement à la remarque de son compagnon. Gollum, c'était parfait.

- Pas vrai ?


Il s'accroupit et caressa délicatement l'animal, avant de le libérer de l'écharpe, et le déposer dans l'herbe. Le niffleur n'osait pas fort s'aventurer, reniflant dans toutes les directions comme essayant de trouver une entourloupe. Finalement, la ruse de Bertram eut raison de sa méfiance, et il disparut bien vite.
Beck se releva dans un soupir et lança l'écharpe à son propriétaire.

- Ils grandissent trop vite...


Ce fut le moment de la blague.
Il haussa les sourcils, pris de court. De l'humour ? Si tard ? Dans son état ? C'était comme si on lui avait demandé la primitive d'une fraction, il lui fallait le temps de remettre les mots en place et comprendre ce qu'on voulait de lui. Le jeune homme finit par afficher un sourire en coin, passant maladroitement sa main sur son bras. Eh, il n'était jamais contre l'idée de se faire raccompagner ! Mais c'était sûrement trop en demander, surtout à un novice de la sortie nocturne non autorisée.
Mine de rien, il s'était déjà fait à son nouveau surnom.

- Eh, si seulement !

Errer et chercher son dortoir, une autre aventure, qu'il faisait malheureusement chaque soir, si bien qu'elle n'avait plus rien d'excitant.
Ses pieds étaient déjà en route vers son lit avec nonchalance, de nouveau à reculons pour rester face à son interlocuteur.

- Bon... Mission accomplie. Tu devras songer à faire une bucket liste. Après, tu me fais signe ! Si tu la finis d'ici demain c'est encore mieux.

Lui, oppressant ? Si peu.
Puis cela s'était montré plutôt efficace, lorsqu'il avait prit son téléphone et menacé de l'emmener dans la forêt ! Il s'agissait d'un jeu entre la taquinerie et le test des limites, se révélant fort divertissant auprès du Serpentard. Ce dernier reculait jusqu'à l'une des entrées de l'école. C'était le moment ou le protagoniste sortait une punchline magnifique, avant de disparaitre du cadre. Il n'était pas le plus doué pour ce genre de chose... Comme dit il n'y a même pas cinq secondes, il n'y avait qu'un jeu auquel il s'estimait plutôt bon:

- Oh, je risque de me réveiller tard... Tu pourrais prendre note pour moi ? Merci d'avance, dors bien !

Et ce fut dans un large sourire satisfait de sa petite personne et de sa blague -car oui, il n'était qu'à moitié sérieux-, qu'il entra Poudlard et disparut dans le couloir, direction les sous-sols.
Un lit l'attendait avec impatience, et il était hors de question de le faire attendre plus longtemps. Il s'endormira bienheureux, à ressasser cette rencontre avec l'hippogriffe.
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Re: On the edge of an adventure [ Beckett Campbell] terminé Ven 19 Jan - 11:11

On the edge of an adventure

Bertram C Godfrey & Beckett Campbell


Une fois Gollum libéré - non sans un soupir dépité de sa chère maman de coeur - mon complice me lança mon écharpe que je récupérais, la posant sur mon épaule.

Ils grandissent trop vite...



C’est qu’il était sentimental Beckett. Je ne l’imaginais pas comme ça. En fin de compte peut-être qu’il avait plus de compassion pour les animaux que pour ses compatriotes. Et qui pourrait le blâmer pour ça ? Ce n’était qu’un aurevoir; J’étais convaincu qu’à défaut de le revoir, on entendrait parler de Gollum qui poursuivrait ses méfaits de son côté. Attention Poudlard, accroche toi à tes bijoux . Et qui sait ? peut-être que le petit malin parviendrait à se faufiler dans des endroits encore inconnus pour y récupérer des trésors perdus ? Après tout Poudlard regorgeait de secrets et de mystère.

Je tentais une blague, histoire de lui remonter un peu le moral. Et voir sa réaction. Est-ce que je pourrais me permettre un peu d’humour occasionnel ? Je le fixais, attentif à sa réaction. De la réflexion, de la perplexité ? Et puis enfin un petit sourire et un tic nerveux peut-être ? A observer.

Peut-être que c’était un peu tôt

Au moins il ne l’avait pas mal pris. Je regardais de nouveau le parvis de l’école, pensif alors que Beckett se mettait déjà en route.

Bon... Mission accomplie. Tu devras songer à faire une bucket liste. Après, tu me fais signe ! Si tu la finis d'ici demain c'est encore mieux.



Je rêve où il me donnait des devoirs ? Il prenait son surnom un peu trop au sérieux. Merlin, qu’ais-je fait ? Ais-je créé un monstre ? Une liste ? D’ici demain ?! Ca allait être un peu court.

D’ici demain ?!



Répétais-je, de toute évidence dépité par mon devoir. J’allais devoir y travailler dessus de la nuit. Au moins commencer. Et la terminer dans la journée. Dans quoi est-ce que je venais de me lancer ?

Oh, je risque de me réveiller tard... Tu pourrais prendre note pour moi ? Merci d'avance, dors bien !.



Mais c’est qu’il ne manquait pas de culot le bougre ! Il me prenait vraiment pour son larbin. J’y crois pas . J’étais tellement abasourdi que je ne trouvais de moyen de lui répondre quelque chose d’intelligent. Je me contentais de lui faire un signe de main, encore en train de me demander comment j’en étais arrivé là.

Euh O-oui, bonne nuit !



Et voilà qu’il était parti. Je poussais un soupir fatigué. Tu t’es fait plumer mon pauvre Bertram. Je me retrouvais avec deux obligations de mon cher professeur. Une “ Beckett list” et des notes à lui prendre. C’était foutu, à présent j’étais le pigeon désigné à qui il allait tout le temps demander ses notes. Je passais une main sur mes yeux. Bon et bien… ce n’est pas comme si j’avais le choix . Je me demandais si c’était la seule raison pour laquelle il m’avait embarqué dans cette aventure en premier lieu. Je balayais cette pensée d’un revers de la main. Non, s’il voulait mes notes, il n’avait qu’à demander, pas la peine d’élaborer un plan aussi complexe, sans savoir si ça allait fonctionner. Beckett était quelqu’un de spontané, pas de calculateur.

Sur le chemin jusqu’au dortoir, mes pensées tourbillonnaient, prenant note mentalement de ma future liste. Et une fois allongé dans la douce sécurité de mon lit, je ne pouvais pas penser à autre chose qu’à la rencontre avec cet hippogriffe. Cette sensation revenait, dans le bout de mes doigts, dans mon ventre. Comment étais-je censé dormir avec toutes ces pensées dans la tête ?! C’est ta faute, Beckett . Je m’emparais de mon téléphone, le déverouillais. Dans la galerie pratiquement vide je retrouvais la photo de ce soir.

Une idée folle et pas très nette se développa dans ma tête. Le genre d’idée qui éclatait dans votre tête comme une bulle de savon. Le genre d’idée qui se faufile dans votre tête vers 2h du matin. J’ai oublié quelque chose .


01:17
Message

Au fait, merci pour ce soir



Mes doigts hésitèrent à l’envoyer. Etait-ce vraiment approprié ? Cela pouvait être interprété de différentes façons...et puis…A quoi tu penses, Bertram ? C’est pas une bonne idée. C’était lui donner un avantage. J’effaçais le message et je rangeais cet objet de tentation sur ma table de nuit.

Il était temps de rêver. Enfin, d’essayer.

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